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 Rencontre IRL pour Bibliophiles [feat Maël]

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MessageSujet: Rencontre IRL pour Bibliophiles [feat Maël]   Dim 15 Jan - 2:31

Rencontre IRL pour Bibliophiles

feat. Maël Flusselin
Voilà, c'était le grand jour !
Ayame avait bondit de son lit comme si sa vie en dépendait afin d'aller prendre son petit-déjeuner. Pour une fois, les petites piques habituelles de ses frères n'avaient pas réussi à faire mouche tant sa joie était au rendez-vous. Une fois ses tartines beurrées à la confiture avalées, la blonde était repartie dans sa chambre pour attraper ses affaires et filer à la douche avant que la famille ne vienne piquer sa place.
Correctement préparée, elle se regarda dans le miroir : oui, c'était très bien comme ça ! Un short gris pour marcher (voir courir suivant l'heure) correctement et un haut bleu assez lâche pour ne pas l'entraver dans les grands mouvements de bras qu'elle serait amenée à faire.
Lors des dédicaces, il est très important de de suite avoir une bonne place dans la file d'attente et pour ça … il était nécessaire de savoir se frayer un chemin.
C'était un champ de bataille.

La blonde attendait cette dédicace depuis très, très longtemps. L'auteur était l'un de ses favori et son dernier livre avait su trouver une place dans son cœur parmi les autres. Elle avait suivit le blog de l'écrivain avec passion et quand l'annonce était tombée, forcément qu'Ayame allait sauter sur l'occasion. De plus, et l'information n'était clairement pas des moindres, elle allait enfin pouvoir rencontrer Maël.

Maël … Ils s'étaient découverts sur les réseaux sociaux et partageaient énormément de points communs. La passion des livres entre autre. Le jeune homme semblait être aussi fan des auteurs qu'elle appréciait plus que tout, ce qui lui faisait gagner bien des points. Et comme Maël se rendait aussi à cette dédicace tant attendue, ils avaient convenu de se retrouver un peu avant pour vivre cette aventure ensemble et enfin mettre un visage sur le nom de l'autre.

Ayame était néanmoins un peu nerveuse : elle n'avait jamais rencontré un ami des forums et blogs dans la vraie vie. Elle était constamment enjouée et survoltée donc elle espérait ne pas décevoir son ami bibliophile. Et bien qu'elle ne sache pas comment cela arrivait, la blonde espérait aussi ne pas le faire fuir comme les autres garçons. Vraiment, qu'est-ce qu'elle pouvait bien dire qui puisse déranger à ce point ?

Elle chassa ses pensées dans un mouvement de tête. Un petit coup de jus n'aurait pas fait de mal mais elle n'avait pas le temps. Ayame attrapa son sac, glissa le livre qu'elle allait faire dédicacer, vérifia qu'elle avait bien son billet de train et quitta la maison avec entrain.
Safrania était encore auréolée des lueurs à peine matinales et les rues se réveillaient lentement au rythme du peu de personnes déjà actives. Si peu de monde qu'elle arriva à la gare dans le timing parfait qu'elle avait prévu. Elle chercha son train, trouva sa place et attendit quelques minutes avant le grand départ pour Doublonville. Comme elle avait hâte !

Le trajet se fit impatiemment. Quand le train s'arrêta et qu'elle en descendit, elle fila comme une fusée vers le lieu de la dédicace. Horrible constatation, il y avait déjà du monde. Les curieux de Johto étaient venus en masse. Dans l'immédiat, elle devait trouver Maël. Par chance, au fil de leurs conversations, ils en étaient venus à s'échanger leurs numéros de portable. Un rapide SMS pour signaler sa position au garçon et elle attendit, son imagination tournant à plein régime. Elle avait, naturellement, vu des photos de Maël et inversement. Était-il aussi mignon en vrai ? Peut-être qu'une fois la dédicace terminée, ils allaient pouvoir prendre un peu de temps pour discuter d'autres choses …

Non, elle devait se calmer ! Elle était la plus âgée, elle devait montrer un minimum de maturité et ne pas se lancer au cou de ce garçon. Même si c'était dans son caractère. Incapable de se retenir, elle commença à se trémousser pour ne pas sautiller sur place. Maël, Maël, mais où pouvait-il bien être ?


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MessageSujet: Re: Rencontre IRL pour Bibliophiles [feat Maël]   Lun 16 Jan - 1:07

 

 
Rencontre IRL pour bibliophiles
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Lorsque tu ouvres les yeux, dérangé par la clarté qui t'inonde jusque dans tes paupières, tu mets quelques instants à comprendre où tu es. Tu n'es pas encore habitué à ces murs blancs, à ce sol carrelé, à cette table-basse au plateau de verre. Pourtant, tu ne vois qu'eux au réveil depuis quelques jours maintenant. Ton emménagement date d'une semaine désormais mais tu ne t'es toujours pas totalement fait à ton nouvel environnement. Passant une main sur son visage endormi puis dans tes cheveux cendrés, tu bâilles à t'en décrocher la mâchoire, cherchant ton téléphone portable à tâtons au milieu des draps emmêlés. Quelle heure peut-il bien être ? Si tu te décidais à brancher ton radio-réveil plutôt que de le laisser dans son emballage, tu le saurais. D'autant plus que tu l'as payé assez cher – tout ça parce qu'il ne réveille non pas au son, mais à la lumière. Un outil adapté à ta surdité qui te serait plus utile installé sur ta table de chevet plutôt que dans son carton. Mais pour cela, d'abord faudrait-il que tu retires la pile de livres qui y séjourne. Tu n'es pas bien futé, Maël : toujours à privilégier tes bouquins. Si tu prenais le temps de monter ta bibliothèque, tu saurais où ranger tous ces ouvrages. Mais le bricolage et toi, ça ne fait pas vraiment la paire. Sais-tu au moins ce qu'est un tournevis ? Je commence à en douter sérieusement.

Ah, voilà enfin ton téléphone portable. Comment a-t-il glissé dans ta housse de couette, je ne sais pas vraiment si je tiens à le savoir. Un coup d’œil sur l'écran t'indique qu'il est huit heure passée. Tu soupires : tu es dans les temps. La dédicace que tu attends depuis ton arrivée à Johto ne commence pas avant onze heure et demi. Tu prends donc le temps d'étirer chacun de tes muscles ankylosés par le sommeil avant de te glisser hors du lit. Sur ta table-basse, les vestiges de ta courte nuit te rappellent que tu n'as dormi que trois heures, une fois encore. C'est la même rengaine depuis que tu as posé tes valises à Rosalia. Bien que ton apprentissage auprès du professeur Shinki ne commence pas avant le début de la semaine prochaine, tu t'es plongé dans l'étude de la faune et la flore de Johto. Inutile de préciser que le sujet t'as passionné : ton impressionnante pile d'encyclopédies, tes cahiers noircis de notes et tes crayons à papier déchiquetés sont des témoins suffisants. Et ne parlons même pas de ton historique internet – depuis que tu jouis d'une connexion wifi parfaite, ton moteur de recherche ne se plaint plus de son chômage. Mais tu t'évertues à te convaincre que c'est pour la bonne cause. Tu dois connaître ton environnement sur le bout des doigts afin d'être opérationnel sur le terrain. Même si tu ignores encore ce que tu vas étudier auprès du professeur …

Encore un peu dans les choux, tu mets tout de même la main sur un bidon de lait par tu ne sais quel miracle. Tu te remplis un verre entier que tu avales aussitôt. Comme tu n'as pas spécialement faim, tu te contentes de ça comme petit déjeuner et rallies la salle de bain. Petite, exiguë, verte pétante, elle n'a pas l'aspect le plus charmant qui soit mais tu ne t'en plains pas. Tant que la douche fonctionne, tu ne lui en demandes pas plus. Tu passes ainsi quelques longues minutes sous l'eau, ignorant du mieux que tu le peux toutes ces marques blanches qui traînent ça et là sur l'ensemble de ton épiderme. Une fois propre comme un sou neuf et parfaitement réveillé, tu t'enroules dans une serviette propre et passe à ton petit examen matinal. Comme d'habitude, les petites cicatrices couturant tes joues attirent ton regard, te font grimacer. Ce n'est que quand tu les recouvres enfin d'un soupçon de fond de teint que tu te permets de respirer de nouveau. Certains s'accordent à te dire que ces marques disparaitrons avec le temps, mais tu n'en es pas si sûr. Les cicatrices, elles existent pour que tu te rappelles à jamais comment elles ont été faites. Elles ne sont pas indulgentes, elles ne veulent que ton malheur. Disparaître, ce serait effacer un instant de ta vie. Et la gomme est interdite sur les toiles d'existence.

Une fois séché et habillé, tu rejoins la salle qui te sert de salon, de chambre et de bureau. Tu habites un appartement étudiant, tu n'as donc pas le luxe de posséder une vraie chambre à coucher. Mais ça ne te dérange pas : comparé à tes précédents lieux de vie, ce logement est un palace. Tu ne dors plus dans une pièce humide aux murs de briques nues ou dans un dortoir plein d'enfants effrayés par le noir, mais dans un environnement qui n'appartient qu'à toi, où tu peux lire jusqu'au petit matin et jouir d'une pénombre totale. Même si tu n'es pas encore totalement installé ni même habitué, tu sais que ce n'est qu'une histoire de temps avant que tu ne puisses vraiment considérer cet appartement comme ton « chez toi ». Tu es destiné à y demeurer jusqu'à la fin de tes études avec le professeur, alors prends rapidement tes marques Maël. En tout cas, malgré le bazar ambiant, il te faut moins de dix minutes pour retrouver ton sac en bandoulière favori – un lot obtenu lors de la kermesse de l'école de Mathis, il y a bientôt trois ans – ainsi que le livre que tu comptes faire dédicacer à son auteur. Tu possèdes l'intégralité de ses ouvrages et si tu aimerais qu'ils possèdent tous sa signature sur leur quatrième de couverture, tu vas pourtant devoir te contenter de son dernier chef-d’œuvre. Il faut savoir se montrer raisonnable Maël, même si tu as du mal à l'être lorsque ça concerne ta passion première.

Neuf heure s'affiche sur l'écran rétroéclairé de ton téléphone lorsque tu refermes la porte de ton studio derrière toi. Un coup de clé dans la serrure et te voilà déjà en train de descendre la volée d'escaliers te menant dans le vestibule de l'immeuble. Tu jettes un coup d’œil dans ta boîte aux lettres – vide – avant de t'engager à l'extérieur. Le soleil t'accueille de ses rayons blonds, te caressant le visage comme le ferait une maman à son enfant. Tu ajustes le petit patch frappé de l'emblème représentant les sourds et malentendants sur ton sac en décollant le scratch pour mieux le replacer, histoire qu'il demeure facilement à la vue de tous. C'est Hélène, ta tutrice, qui t'a fabriqué ce petit objet. Puisque la surdité est un handicap invisible, les gens qui ne te connaissent pas ne peuvent deviner ta condition. Ainsi, pour éviter le maximum de soucis, Hélène a confectionné ce petit logo que tu peux accrocher à ton sac grâce à un système de scratch. Puisque tu te t'apprêtes à prendre le bus jusqu'à Doublonville et que tu n'as aucunement envie de mettre ton casque médical pour l'instant, tu préfères signifier ton handicap par le biais de cette petite chose. Elle n'est pas forcément visible aux yeux de tous, mais tu te sens toujours rassuré de l'avoir sur toi. Il te suffit de le montrer pour que les autres comprennent sur le champ.

Tu rejoins l'arrêt de bus en marchant tranquillement, observant les alentours avec toujours autant d'émerveillement. C'est ridicule, venant d'un adolescent de dix-huit ans, mais tu ne cesses de t'émerveiller sur chaque chose que tu vois. Le batifolage d'un papillon, le sourire d'un enfant, les roulades d'une pierre, la course des nuages. Toutes ces choses, tu en as ignoré l’existence pendant dix ans. Et tu as beau t'être habitué à la vie à la surface, tu demeures sensible à ces choses simples qui font parties du quotidien. Le charme opère encore, même huit ans après. Mais tu espères demeurer sous l'emprise de ce sort pour toujours, histoire que tu ne connaisses plus jamais la morosité qui t'a accompagné pendant la première décennie de ta vie. Alors tu t'arrêtes devant un parterre de fleurs pour y admirer les abeilles. Tu offres quelques caresses à ce chat qui se prélasse au soleil. Tu humes l'effluve sucrée qui s'échappe de la boulangerie. Tu adresses un sourire à ces inconnus, l'élargi lorsqu'ils y répondent. Le trajet jusqu'à l'arrêt de bus est ainsi ponctué de petits moments de douceur, de petits instants de plaisir qui te rendent joyeux, gai. Et quand le bus s'arrête devant toi, tu adresses au chauffeur le salut le plus chaleureux qu'il n'ait jamais reçu dans sa carrière.

Le voyage se fait dans le calme, au rythme des passants qui montent et qui descendent. Tu demeures debout tout le long, préférant laisser les places assises à ceux qui en ont vraiment besoin. Tes yeux naviguent entre le paysage qui défile derrière les vitres salies par le temps et l'écran annonçant les prochains arrêts. Puisque tu n'es pas en mesure d'entendre la petite voix robotique qui les signale, tu n'as pas d'autre choix. C'est la première fois que tu prends le bus à destination de Doublonville, tu ne sais donc pas repérer l'arrêt au visuel. Tu sais juste que tu dois descendre à « Doublonville Centre » pour être au plus prêt du lieu de la dédicace. Tu as tout noté sur un post-it, au cas où ta mémoire décide de ne pas te rendre service. Quand l'écran annonce finalement ton arrêt, tu t'approches des portes en y pressant le bouton vert. Tu as rarement prit le bus seul dans ta vie, mais tu sais quand même comment ça fonctionne. Même s'il te faut parfois plusieurs essaies pour composter ton ticket – les machines, c'est vraiment trop capricieux pour toi. Vivement que tu reçoives ta carte de bus, que tu te passes de cette corvée. Pour l'heure, le bus s'arrête enfin à ton arrêt, ouvrant ses portes à ton âme aventurière, à ta curiosité infinie.

Doublonville n'est pas totalement inconnue pour toi. Lorsque tu es parti de Kalos, tu as pris l'avion d'Illumis pour atterrir ici. Si c'est en voiture que tu as ensuite fait le trajet jusqu'à Rosalia – tu en remercie encore la collège de Hélène lorsque tu la croises – tu as cependant eu le plaisir de déambuler un peu dans les rues de la capitale après ton atterrissage. Célèbre pour son réseau de souterrains dans lequel tu ne mettras jamais les pieds, la ville jouit également d'un centre commercial connu dans le monde entier et d'une ligne de train la reliant directement à Safrania, dans la région voisine de Kanto. Tu n'es pas encore entièrement familiarisé avec la ville, mais tu comptes bien l'être le plus tôt possible. C'est pourquoi tu as prit un plan à l'office du tourisme et que tu l'étudies en ce moment même. D'après ce que tu as relevé sur ton post-it, la séance de dédicace a lieu dans le centre commercial, dans une librairie de renom. Tu as bien fait de descendre à cet arrêt, car ta destination ne se trouve que quelques rues plus bas. Tu te hâtes donc de la rejoindre en te demandant si Ayame a fait bon voyage. Bibliophile comme toi, vous vous êtes rencontrés via ton blog de chroniques littéraires et vous échangez beaucoup sur vos lectures. Si vous ne vous êtes jamais vu auparavant, cette dédicace est l'occasion rêvée pour le faire. D'ailleurs, quand ton téléphone portable vibre dans ta poche, tu devines tout de suite que c'est elle.

Tu passes les portes électriques du centre commercial lorsque le message s'affiche enfin sur ton écran. Ayame t'attend devant le Staribucks, une chaîne de café très célèbre à Unys qui ne cesse de se répandre dans le monde entier. Si tu n'y as encore jamais mit les pieds, tu en as souvent vu à Illumis. Qui sait, ce sera peut-être l'occasion de goûter, une fois la dédicace passée. Incapable de te repérer dans ce lieu gigantesque noir de monde, tu t'approches d'un plan pour connaître ta position et savoir dans quelle direction te diriger. Le Staribucks est au deuxième étage, entre un fastfood très célèbre et un marchand de glace. Tu te diriges alors vers les escalators, bien que le stress commence doucement à monter. Tu as bien évidemment tenu Ayame au courant de ta surdité, mais tu ne peux t'empêcher d'imaginer le pire. Même si tu as prit ton casque et le microphone, tu sais déjà que tu ne pourras pas les supporter très longtemps. Huit ans après, l'appareil te provoque toujours autant la migraine. Tu essaies cependant de relativiser : tu as ta tablette, ton téléphone et un carnet. Vous pourrez communiquer quoi qu'il arrive. Même si ça demeure beaucoup moins instinctif qu'une discussion de vive voix, c'est toujours mieux que rien. Soucieux, tu te rends à peine compte que tes larges oreilles hybrides sont apparues sur ta tête. Elles ne sont pas capables d'entendre franchement mieux que tes oreilles humaines, de toute façon.

Arrivé au deuxième étage, tu prends désormais à droite. D'après le plan, le Staribucks se trouve tout au fond, près des portes de sortie en cas d'incendie. Néanmoins, tu repères la librairie bien avant le café. Il y a tellement de monde qui fait la queue que cette dernière se mesure sur quelques mètres. Pourtant, elle n'est pas censée commencer avant une bonne demi-heure. Le succès de cet auteur n'est vraiment plus à refaire ! Mais tu es assez patient – et fan – pour demeurer des heures debout dans une file, alors tu t'en inquiètes pas plus que ça. Tu cherches surtout ton amie du regard. Vous avez déjà eu l'occasion de vous échanger quelques photographies, histoire que vous puissiez vous reconnaître le jour j. Ainsi, tu inspectes les alentours à la recherche d'une chevelure blonde – ou de l'emblème du célèbre café, c'est-à-dire un Stari blanc sur un fond vert. Et c'est Ayame que tu repères en premier, se dandinant d'un pied sur l'autre comme un enfant impatient. Aussitôt, tu fends la foule jusqu'à elle, ignorant de ton mieux les crampes qui assaillent ton estomac. Tu commences à regretter ton verre de lait lorsque tu arrives à sa hauteur. Et là, tu te sens un peu con, car tu ne sais pas quoi faire. Tu n'es plus capable d'entendre ta propre voix depuis huit ans. Parler est devenu difficile, car tu ne sais pas comment les sons sortent de ta bouche. D'après Mathis, tu prononces des sons graves depuis que tu es entré dans la puberté. Tu ne sais pas si c'est vraiment une bonne chose, cela dit.

S-s-salut … ?

Tu ne t'es pas entendu, mais tu es certain d'avoir bafouillé. Honteux, tu baisses aussitôt les yeux, tripotant la bandoulière de ton sac pour évacuer ton stress. Tu aurais mieux fait de mettre ton casque avant de l'aborder – réfléchir, Maël, ça t'arrive ailleurs que devant tes livres ? Tu peux bien le mettre maintenant, le mal est fait de toute façon. Attends donc de voir sa réaction avant de lui tendre le microphone. Nerveux, tu ne sais pas quoi faire, à part regarder bêtement tes chaussures. Pourtant, tu dois bien les relever pour aviser sa réaction. Déjà que tu n'entends rien, alors si tu ne la regardes pas, ça ne va pas du tout arranger ton cas. C'est au prix d'un effort considérable que tu relèves finalement la tête, lui adressant un petit sourire désolé. Si elle s'enfuie au courant, ne te demande pas pourquoi pendant cent sept ans. Cela voudra simplement dire que tu as merdé Maël. Et que tu es définitivement pas doué en société malgré tous tes efforts. C'est bien beau d'être un gentil garçon poli et travailleur, mais si tu ne sais même pas dire bonjour correctement à une fille, tu fonces droit dans un mur. Et pour sûr que tu vas douiller.

 

 


MAËL
{ Run wild, run free, the sky's beneith the feet. }


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MessageSujet: Re: Rencontre IRL pour Bibliophiles [feat Maël]   Lun 23 Jan - 17:51

Rencontre IRL pour Bibliophiles

feat. Maël Flusselin
Le Staribucks était un lieu qu'Ayame aimait beaucoup. Le principe du gobelet avec le prénom, c'était amusant et c'est sans honte qu'elle assumait les collectionner : du basique blanc au spécial Noël rouge. Ils trônaient sur un bureau, petits souvenirs d'un agréable moment. Et autant l'avouer dans la foulée, les diverses boissons, qu'elles soient froides comme le thé glacé au citron ou chaudes comme le thé aux épices et le fameux chocolat, étaient toutes incroyablement délicieuses ! Et en prime, les pâtisseries ! Cheese-cake, Velvet Pie, donut et autres cookies. La gourmande Ayame se frottait les mains à chaque fois qu'elle s'arrêtait devant la vitrine pour faire son choix.

Deux femmes quittèrent le magasin, leurs gobelets fumant répandant l'arôme d'un café de bonne qualité. Personnellement, la blonde n'était pas vraiment adepte du café, même en y ajoutant une grosse dose de lait mais, s'il le jeune étudiant qui la servait avait la main lourde sur le caramel et le sucre … enfin, ça doit rester buvable.

Si Maël aime également, peut-être pourraient-ils s'y arrêter pour faire le plein pour affronter la difficile guerre de la file d'attente. Ou plus tard, pour se reposer. Et s'il ne connaissait pas ? Autant lui faire goûter alors ! Ah mais pour un étudiant, les prix étaient un peu … Bah, elle lui offrirait ! Et s'il n'aimait pas ça ? Ou s'il avait autre chose à faire après !
Ayame avait changé son jour de congé pour aujourd'hui mais Maël avait probablement un emploi du temps de son propre côté.

Elle se trémoussait toujours, les yeux rivés sur la file d'attente pour la dédicace. Les lecteurs étaient vraiment très variés : hommes et femmes, de tout âge. L'auteur avait un panel d'ouvrages qui s'adressait à tous, sa plume gagnant des récompenses à chaque roman. C'était incroyable quand même ! Écrire jusqu'en devenir quelqu'un d'important. Ayame ne pourrait pas, elle n'aurait pas la patience. Non, elle préférait lire. Lire, c'était plus adapté à sa personnalité un peu rêveuse. C'était plus simple de s'embarquer dans le monde de l'auteur qu'être l'auteur qui doit créer un lieu dans lequel s'embarquer. Elle aimait découvrir et attendre un second volume. Elle aimait se rendre à ces séances de dédicaces et voir en personne, celui ou celle qui l'avait fait rêver pendant quelques centaines de pages.

La rêverie se stoppa dès qu'un jeune homme s'approcha d'Ayame. Elle se tourna vers lui, reconnaissait seulement Maël quand elle leva les yeux vers les cheveux cendrés. Oh, il était un poil plus grand qu'elle, mais la différence était à peine visible. Soudainement un peu intimidée -c'était quand même son premier ami sur Internet qu'elle voyait en chaire et en os- sa petite main attrapa la hanse de son sac et la serra, en se mangeant doucement la lèvre inférieure.
Par Arcéus Tout Puissant, c'était vraiment un beau garçon !

« S-s-salut … ? »

Aaaah, quelle voix adorable ! Oh là là, elle avait vraiment envie de le serrer contre elle et de caresser ses cheveux qu'elle imaginait être tout doux.
Il semblait un peu gêné également, voilà un autre point en commun, tiens ! Ses yeux étaient rivés au sol, pourtant il allait bien falloir qu'il la regarde pour qu'elle puisse le saluer à son tour. Naturellement, elle avait été mise au courant concernant son handicap mais … et alors ? Il n'était pas plus différent des autres à ses yeux. Elle connaissait quelques mots et expressions du langage des signes, pas suffisamment pour tenir une conversation cela dit. L'une de ses collègues, plutôt calée, lui avait appris quand la bibliothèque avait été ignorée toute une journée. D'après elle, c'était nécessaire, car beaucoup plus de gens qu'on ne l'imaginait ne pouvaient communiquer qu'ainsi. Et Ayame avait été bien d'accord.

Il releva finalement les yeux et Ayame se fit encore la réflexion qu'il était très mignon. Il devait beaucoup plaire aux jeunes demoiselles autour de lui. Elle lui fit un grand sourire, vraiment contente de pouvoir enfin le rencontrer.
Mettant son appréhension de côté, elle le salua à son tour :

« Bonjour, Maël ! »

Ayame leva les mains et le salua également en effectuant le signe, se doutant bien qu'elle n'allait pas se tromper sur ça : saluer quelqu'un, c'était un basique et ça restait en tête. Par contre, si la conversation devenait trop poussée … oh, ils allaient bien trouver un moyen de parler tous les deux.

« Je suis contente d'enfin te voir ! »

Elle hésita un instant sur les signes à faire mais les réflexes commençaient à revenir très doucement.
Finalement, elle cacha ses mains dans son dos, s'empêchant par la même, de prendre le garçon dans ses bras. Le pauvre risquait de fuir sinon …  


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MessageSujet: Re: Rencontre IRL pour Bibliophiles [feat Maël]   Sam 18 Fév - 19:35

 

 
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Comme à ton habitude quand tu es stressé, tu commences à charcuter ta lèvre inférieure avec tes dents. Puisqu'elle est toujours gercée et que tu n'as jamais de baume, il y a toujours des petites peaux à arracher. Et tu y vas franco : souvent, tu t'en fais saigner. Mais comme tu ne supportes plus ce goût métallique dans ta bouche, ça te donne systématiquement la nausée. Puisque tu manges peu, tu as rarement de quoi rendre - ce qui rend les spasmes plus douloureux encore. Malgré tout, dès que tu appréhendes une situation, il faut que tu viennes torturer ta bouche. Certains font les cent pas, d'autres se rongent les ongles, mais pas toi. Tu es un peu masochiste, par moment. Tu aimes te faire du mal. Tu aimes te rappeler le goût du sang. Lorsqu'il glisse sur ta langue et s'écoule dans ta gorge, ça te rappelle toutes les atrocités que tu as commise dans ton enfance. Tu ne l'as jamais voulu, certes, mais tu l'as fait. Et ça te hante, chaque jour, chaque heure. Dès que tu fermes les yeux, dès que tu te fais saigner la lèvre. Tu veux oublier, mais tu ne peux pas. Tu es incapable de fuir à cette réalité. Tu essaies de ne pas perdre la face dans ta vie de tous les jours, mais dès que tu te retrouves seul, il t'arrive de pleurer et de t'excuser auprès de ces victimes de ce jeu pervers duquel tu étais le pion favori. Tu n'es pas assez fort pour échapper aux spectres de ton passé : ils te hanteront jusqu'à ce que tu aies la force nécessaire de les ignorer, de les chasser de ta mémoire et de ta vie.

Finalement, tu arrêtes de torturer ta lèvre avant même de la faire saigner : Ayame t'adresse un grand sourire chaleureux. Elle semble vraiment ravie de te voir – ça te rassure. Elle ne fait aucune remarque sur ta salutation maladroite ni sur ton allure un peu débraillée. Tu ne sais pas si ce pantalon vert va vraiment avec ce pull bleu, tu n'as jamais su associer les couleurs entre elles. Ta garde-robe contient essentiellement des jeans basiques et des pantalons noirs mais en arrivant à Rosalia, tu as craqué pour ce pantacourt vert kaki. Depuis, tu le mets dès que tu en as l'occasion, comme un enfant avec son nouveau jouet. Mais tu n'es pas ici pour faire un défilé de mode, de toute façon. Et si jamais Ayame trouve que ça fait vraiment trop ridicule, tu enlèveras ton pull – le tshirt blanc en dessus est censé passer avec tout. C'est Hélène qui te l'a dit en t'aidant à faire ta valise. Elle t'a aussi dit de te contenter de bas sobres histoire que tu ne fasses pas de mélange bizarre. Mais tu ne lui as pas obéit. De toute façon, elle est à des kilomètres et des kilomètres de toi, désormais : elle ne pourra pas voir ton petit écart. Et puis d'abord, tu aimes l'association de ces deux couleurs. Ça te rappelle le ciel et la terre. Ça te rappelle- … bon ok, après réflexion, ça ne va pas du tout. Il va falloir que tu te débarrasses rapidement de ton pull.

La bouche d'Ayame s'agite. Tu n'as pas de mal à comprendre qu'elle te salue également. Tu lis ton prénom sur ses lèvres comme s'il était écrit en lettre capital sur une feuille blanche. A ces mots, elle ajoute un geste qui te surprends. La main droite, tenue à l'horizontale, paume tournée vers elle, Ayame exécute le signe signifiant « bonjour ». Il lui suffit pour ça de partir de son menton et de décrire une légère courbe vers l'avant avec sa main. C'est l'un des premiers gestes que Hélène t'as appris : il est basique et simple à retenir. Et pourtant, ça te fait vraiment plaisir de voir Ayame l'utiliser. Tu ne savais pas qu'elle parlait le langage des signes – elle n'a peut-être que des bases mais c'est déjà ça. D'autant plus qu'elle enchaîne sur d'autres gestes – d'abord hésitants, puis plus affirmés – que tu comprends sans le moindre mal. Elle est contente de te rencontrer. Tu te sens rougir et, gêné, tu te grattes l'arrière du crâne. Tu n'as plus parlé la langue des signes depuis ton départ de Kalos. Les enfants de l'orphelinat l'ont tous appris pour facilité ton intégration, mais tu sais que ce n'est pas une langue connue de tous. Tu lui réponds donc en pointant d'abord ta poitrine d'un doigt, puis tu tends les poings, les fait se percuter et tends tes index.

« Moi aussi ! »

Tu es tout sourire – ton angoisse s'est envolée. Contrairement à ce que tu as cru, ce n'est pas si étrange de se retrouver face à Ayame. Tu ne lui as toujours parlé que via internet et, pourtant, tu as l'impression de la connaître depuis toujours. Tu te sens à l'aise, parfaitement à ta place. L'attitude de ton amie te rassure. Tu te rappelles alors du petit présent que tu as acheté pour elle – tu t'imaginais pas la rencontrer sans lui rapporter un petit quelque chose. Alors tu plonges ta main droite dans son sac et le fouille. Ça ne te prend pas longtemps, tu reconnais le papier kraft de l'emballage cadeau. Ce dernier est vraiment mal fait, mais tu n'es pas quelqu'un de très manuel. Ce qui compte, c'est qu'elle ne puisse pas voir ce qu'il contient avant de l'avoir déballer. Même si, à la forme, il est facile de deviner qu'il s'agit d'un livre. Ton unique crainte serait qu'elle le possède déjà. Puisqu'il n'est sorti qu'hier en librairie, il ne devrait pas y avoir de problème mais Ayame travaille dans une bibliothèque : elle peut très bien recevoir certains livres en avance que les employées peuvent feuilleter à loisir avant de les ranger sur les étagères. Néanmoins, tu es presque certain qu'elle t'en aurais parlé si elle l'avait déjà lu – vous suivez cette série avec tellement de passion que vous en parlez presque tout le temps. Vivement que l'auteur fasse sa tournée des dédicaces pour la sortie, d'ailleurs – ça vous redonnera une occasion de vous voir dans ce genre d'événement !

Tu lui tends le paquet, un petit sourire aux coins des lèvres. Depuis que tu touches un peu d'argent grâce à ta bourse scolaire, tu aimes faire plaisir aux autres. Tu as offert de nouvelles baskets de sport à Mathis avant de partir pour Johto et jamais tu n'as vu autant d'étoiles dans ses yeux. Tu ne penses pas être le plus doué du monde pour ça, mais tu fais de ton mieux. Si tu en cours Hélène, Mathis porte ses baskets tous les jours – même pour aller à l'école. Ce n'est pas étonnant venant de ton frère, il doit vouloir les montrer à tout le monde. Alors qu'elles sont toutes simples, même pas de marque. Mais ça lui suffit pour être heureux. Donc tu es heureux aussi. Ayame aimera-t-elle son petit cadeau également ? Ce n'est certes pas grand chose, mais tu espères lui faire plaisir. En toute logique, ça devrait lui plaire si elle est vraiment aussi bibliophile que toi. Et ce n'est pas n'importe quel livre après tout ! C'est le tome 3 de L'Epée du Géant, une série fantastique mettant en scène un humain ayant fusionné avec un Monorpale suite à un rite étrange, lui conférant ainsi une épée à la place de son bras gauche et de nombreux pouvoirs étranges. Et l'histoire se déroule dans un univers steampunk. De quoi trouver grâce aux yeux d'un large public – et surtout aux tiens !

 

 


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MessageSujet: Re: Rencontre IRL pour Bibliophiles [feat Maël]   Mar 14 Mar - 21:38

Rencontre IRL pour Bibliophiles

feat. Maël Flusselin
L'heure ne cessait d'avancer et la séance de dédicaces allait bientôt commencer. Une équipe de sécurité encadrait l’événement, la petite foule répartit entre deux lignes de barrières métalliques pour tenter de créer une file où personne n'allait chercher à se doubler afin de grappiller une ou deux pauvres places.
Et tout au bout, loin, très loin de là où se trouvait Maël et Ayame, dans la petite librairie qui ne payait pas de mine de l'extérieur, on installait déjà plusieurs stylos et une bouteille d'eau sur la table où leur auteur favori allait s'installer pour signer ses romans. Il y avait également quelques exemplaires de ses best-sellers pour ceux désirant choisir vraiment au dernier moment, quelque œuvre allait mériter l'autographe tant attendu, tant désiré.
Littéralement, attendre jusqu'à arriver devant cette petite table, c'était comme atteindre Avalon. Heureusement, le soleil ne tapait trop fort, l'insolation allait être évitée. Pour une peau pâle comme celle d'Ayame, c'était le coup de soleil automatiquement. Et vu la carnation de Maël, ils devaient encore une fois, être semblables sur un point.

D'ailleurs, le garçon lève les mains à son tour, lui répondant dans cette langue qu'elle maîtrisait très difficilement. Ses gestes sont quand même plus franc que les siens, c'est impressionnant à voir. Mais Ayame allait vite se retrouver sans savoir comment dire ce qu'elle avait à raconter. Comment allaient-ils communiquer à ce moment-là ?

« Moi aussi ! »

Baaah, juste pour ce beau sourire, elle serait bien capable d'aller chercher tous les signes sur Internet, peu importe le temps que ça prendrait. S'ils venaient à se revoir, il allait falloir qu'elle investisse dans un petit cahier. La blonde avait déjà lu plusieurs livres sur les styles d'écriture et ce qu'ils révélaient sur chaque personne … ça pourrait être amusant de tester ses connaissances avec Maël.

Le garçon se mit soudainement à fouiller dans son sac et il en sortit un paquet kraft. Serait-ce le livre qu'il voulait aller faire dédicacer ? Ayame était curieuse de savoir ce qu'il avait choisit sachant qu'elle-même était venue avec le tome 2 de « L'épée du Géant », qui était tout simplement une des meilleures séries qu'elle avait pu lire. Tout était parfait dedans : les personnages, la narration qui pouvait la faire rire autant que la faire pleurer dans les plus tristes moments ainsi que le style steampunk. La blonde l'avouait, elle avait un très gros point faible pour ce dernier point.
Un si gros point faible qu'entre le tome 3 de la série et le livre d'illustrations dans lequel une jeune artiste en collaboration avec l'auteur avait représenté les personnages, tantôt en croquis au fusain, tantôt en aquarelle, elle avait craqué sur le deuxième.
Il était tellement amusant à ses yeux de voir comme l'image qu'elle s'était faite des personnages pouvait parfois être totalement éloignée de celle de leur créateur.

Qu'elle ne fut sa surprise quand Maël tendit le livre enveloppé de kraft dans sa direction, son petit sourire aux lèvres. Elle le regarda d'abord sans comprendre avant qu'un petit coup de jus fasse redémarrer son cerveau.
Ayame récupéra ce qui était visiblement son cadeau, soudainement très intimidée. On ne lui faisait pas souvent ce genre de surprise, c'était plutôt agréable. Et très gênant en même temps, elle qui n'avait rien pour lui. Est-ce qu'il … est-ce que c'était obligatoire le cadeau quand on se rencontrait pour la première fois ? Elle avait fait une grosse boulette alors !! Vite, une idée, une idée … !!

Histoire de gagner du temps en espérant avoir une illumination, la Pikachu fit glisser un ongle entre le papier et un bout de scotch pour le décoller sans tout déchirer. Elle était bien élevée tout de même, hors de question de se donner en spectacle en déchirant tout le travail de Maël.
Maël lui avait offert un livre. Rien que cette pensée mettait du baume à son cœur, c'était le meilleur cadeau qu'on puisse lui faire.

Et lentement, tout doucement, la couverture du tome 3 de « L'épée du Géant » se dévoila à sa yeux ébahis. Waouh, il la connaissait vraiment bien, elle était en train de planer de bonheur. Ayame regarda la couverture pendant encore un moment, ne sachant pas quoi dire.
Oh, tant pis ! Autant y aller en étant la Ayame de d'habitude !
Un sourire si grand qu'il révéla ses dents, elle fit un pas dans sa direction pour venir le serrer contre elle avec son bras de valide, l'autre retenant fermement son précieux cadeau contre elle.

« Merci ! Merci, merci, merci, je l'adore !!! Je le commence dès ce soir, promis ! Oh là là, c'est le meilleur cadeau que j'ai jamais eu, Maël !!! »

Du rouge monta légèrement à ses yeux quand elle réalisa ce qu'elle venait de faire. Et si le garçon prenait peur et décidait de ne plus l'approcher ?! Peut-être qu'il n'aimait pas les contacts rapprochés comme l'étreinte faite à l'instant ? Stupide Ayame ! Par moment, elle pouvait vraiment agir comme Edwin, bien que son comportement à lui, lui déplaise fortement.
Elle avait envie de se frapper le front avec le roman dans ses mains.

Ensuite, Ayame réalisa que peut-être, Maël n'avait pas compris ce qu'elle disait, ce qui empirait la situation : une femme qui se jetait contre lui pour le serrer fort contre elle après avoir reçu un livre … c'était pas une agression, hein !! Juste un élan affectif trèèèès naturel pour elle.
Elle soupira, se traitant mentalement de tous les noms.
Recalant le livre sous son bras, elle hésita un peu sur ses gestes :

« Désolée … Ton cadeau me plaît énormément alors merci ! Merci beaucoup ! »

C'était épuisant d'être aussi spontanée parfois. Elle en faisait automatiquement toujours trop à un moment donné.
Ayame fit un geste en direction en direction de la file toujours plus longue qui n'attendait qu'eux. Là, pour le coup, elle ne connaissait pas les gestes exactes pour suivre son idée. Donc, elle improvisa en articulant un maximum.

« On y va ? » 


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MessageSujet: Re: Rencontre IRL pour Bibliophiles [feat Maël]   Dim 16 Avr - 18:08

 

 
Rencontre IRL pour bibliophiles
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Un peu nerveux, tu te dandines d'un pied sur l'autre, tes doigts tripotant machinalement la bandoulière de ton sac. Pendant un instant, tu es tenté de te mordiller la lèvre, mais tu te ravises : tu l'as suffisamment charcuté pour aujourd'hui. Alors tu te contentes de jouer avec la langue, la faisant glisser le long de tes dents. C'est toujours le même cirque lorsque tu stresses : il faut que tu t'occupes, et pas seulement les mains. Maintenant que le cadeau est entre les mains de Ayame, tu as l'impression que le temps s'est ralenti. Et c'est bien ça qui te rends si nerveux. Tu as besoin de savoir si ta petite surprise a plu à ton amie. Vous vous parlez peut-être sur internet, mais tu as voulu marquer le coup de cette première « vraie rencontre » avec ce livre. Puisque vous partagez la même passion, tu ne pouvais pas lui offrir quelque chose d'autre. Cependant, tu crains qu'elle le possède déjà. Bibliothécaire, la Pikachu doit recevoir fréquemment des ouvrages et les nouveautés sont ce qui attirent le plus des clients. Même si tu n'as encore jamais mis le pied à la bibliothèque de Safrania, ton amie t'en parle suffisamment souvent pour connaître quelques détails sur sa façon de fonctionner. Et tu es certain que, si elle n'a pas encore le tome trois de l'Epée du Géant sur une étagère, ce n'est plus qu'une question de temps avant que ce ne soit le cas.

Doucement, Ayame déchire le ruban adhésif maintenant le papier cadeau en place. Vu l'état général du paquet, tu ne lui en aurais pas voulu si elle l'avait déchiré : Mathis ne se serait pas retenu de le faire. Cependant, l'importance qu'elle porte à ton paquet te fait chaud à cœur. Elle ne sait pas encore ce qu'il contient et pourtant, elle le traite déjà avec une délicatesse inouïe. Quand le kraft glisse enfin pour dévoiler la couverture du roman, la blonde reste sans voix. Ton stress monte en flèche : l'a-t-elle déjà ? Est-elle déçue ? Même si elle aime les livres tout autant que toi, Ayame reste une fille. Peut-être aurait-elle davantage préféré un parfum, un bouquet de fleurs ou même un joli foulard ? Hélène te l'a pourtant répété cent fois : rien ne fait plus plaisir à une femme que des fleurs. Mais toi, tu n'y connais rien. Du moins, tu maîtrises le côté botanique du sujet, mais le reste … Il y a tellement de variétés différentes que tu saurais incapable de deviner laquelle la Pikachu aurait préféré. Alors que ce roman … Tu es sûr et certain qu'elle aime, puisque vous suivez l'avancement de l'histoire avec la même passion. Mais alors, pourquoi cette réaction ? Pourquoi ce manque de réaction ? As-tu misé sur le mauvais Ponyta ?

Et alors que tu t'apprêtes à t'excuser, la voilà qui esquisse un magnifique sourire. L'instant d'après, elle te serre contre elle de son bras valide – l'autre est occupé à maintenir le roman contre sa poitrine. Si tu rougies furieusement, tu es bien trop soulagé pour t'en préoccuper. Certes, tu n'as pas entendu un traître mot de ce qu'elle a raconté, mais sa réaction vaut bien plus. Tu n'es néanmoins pas vraiment habitué aux câlineries, alors tu ne sais pas quoi faire de tes mains. Tu les garde donc bêtement le long de ton corps, en espérant que Ayame ne le prenne pas mal. Les contacts physiques ne sont vraiment pas ton fort – tu n'arrives à être spontané et naturel qu'avec Mathis. Pourtant, tu dois bien avouer que c'est agréable, comme sensation. Pendant un instant, tu as l'impression de redevenir enfant et de reposer contre ta mère. Elle te manque, d'ailleurs. Tu aurais aimé qu'elle s'échappe avec Mathis et toi, qu'elle puisse de nouveau déployer ses ailes et s'envoler. Mais la maladie l'a emporté alors que son frère n'était encore qu'un petit oisillon. Pourtant, où qu'elle soit, tu sais qu'elle veille sur vous et savoure votre liberté retrouvée.

Ayame fini par s'écarter, non sans d'adorables petites rougeurs au niveau des pommettes. Sa propre spontanéité semble l'avoir mis dans l'embarra – tu en viens même à te demander qui est le plus gêné entre vous deux, maintenant ! Tu ne lui en veux pas : elle est exactement la même que sur internet, elle n'est pas une étrangère. Il faut simplement laisser le temps à la barrière des écrans de s'évaporer, afin que la présence physique ne soit plus si « étrange ». Tu as la sensation que ce n'est qu'une questions de minutes : devant toi ou derrière son écran d'ordinateur, Ayame reste Ayame ! Le livre sous le bras, cette dernière enchaîne d'ailleurs quelques signes. S'ils sont toujours aussi hésitants, ça ne t'empêche pas de les comprendre. La Pikachu s'excuse et te remercie. Le présent lui plaît – même si ça, tu n'en as plus le moindre doute depuis son étreinte. Et ça te rends heureux, comme le prouve le grand sourire étirant tes lèvres abîmées. Il faudra que tu envoies un message à Hélène, ce soir. Un livre, ça peut aussi rendre une femme heureuse !

Finalement, vous vous concentrez de nouveau sur le but principal de votre présence ici : la session de dédicace. D'un geste, la Pikachu désigne la file qui ne semble pas dégrossir. Inutile d'entendre ce qu'elle dit, tu devines où elle veut en venir. Alors vous prenez la direction de la librairie, d'une allure un peu trop rapide pour être naturelle. Tu as tellement hâte de rencontrer l'auteur que tu en as des papillons dans l'estomac. Arrivé aux abords de la file, tu constates que la dédicace n'a pas encore commencé. Pourtant, tout semble avoir déjà été mis en place. Une petite table ainsi qu'une chaise, un pot à crayon et une bouteille d'eau n'attendent plus que la star du jour. Quelques exemplaires du dernier roman de l'auteur trône sur des présentoirs en carton aux couleurs de la série, permettant aux retardataires de se le procurer avant la signature. Toi, tu as emmené toute ta collection. Tu ignores si l'auteur acceptera de tous les signer, mais ce n'est pas le plus important. Tu tiens à lui montrer que son travail te plaît et que tu fais parti de ses plus fervents fans. Et pour preuve : tu t'es procuré le livre le jour de sa sortie et tu l'as dévoré dans la journée. Le soir-même, tu publiais une chronique sur ce chef d’œuvre, encourageant quiconque de se plonger dans l'univers singulier de l'auteur.

Surexcité, tu vérifies une nouvelle fois si tu as bien ton casque et le microphone. Ce serait trop bête de te retrouver face à ton idole et ne pas être capable d'entendre ce qu'il dit ! D'ailleurs, tu hésites à l'enfiler dès maintenant. Même s'il te donne facilement la migraine, ça te permettrait de discuter plus facilement avec Ayame. Bien qu'elle connaissance quelques signes, tu sais qu'elle ne parle pas aussi couramment que toi ce langage bien particulier. De quoi mettre rapidement un terme à vos échanges. Or, tu comptes bien profiter de cette journée avec elle, tant pis pour le mal de tête qui s'en suivra. Alors tu tires la pochette contenant le matériel de ton sac afin de t'équiper convenablement. Dès que tes longues oreilles de Feunnec apparaissent sur ton crâne, tu poses le casque sur ta tête et l'allume aussitôt. Une fois cela fait, tu attrapes le microphone et le tend à Ayame. Tu lui as déjà parlé de cet équipement offert par Avalon lorsque tu as quitté l'hôpital d'Illumis, inutile donc ne lui expliquer comment il fonctionne. De toute façon, ce n'est pas bien difficile : il suffit d'allumer l'appareil et de parler dedans. Ce modèle lui permet même de l'accrocher à ses vêtements, à la façon des micro-cravates dans certaines émission télévisées.  

Tu as fait bonne route ?

Ça te fait toujours bizarre de t'entendre via un microphone. D'autant plus que, depuis que tu as perdu l'audition, ta voix a mué. Tu peines à te reconnaître. Ce malaise demeurera-t-il, même avec des implants ?

 

 


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MessageSujet: Re: Rencontre IRL pour Bibliophiles [feat Maël]   Lun 22 Mai - 21:17

Rencontre IRL pour Bibliophiles

feat. Maël Flusselin
Ayame avait promis de commencer à lire ce nouveau livre dès ce soir mais en vérité, cela allait être très dur d'attendre d'être arrivée chez elle. Rien que le temps qu'elle allait passer dans le train du retour pourrait lui permettre de se noyer dans les premiers chapitres. Et vu la taille du livre, même une lectrice comme elle allait avoir besoin de temps. Déjà que c'était dur de se retenir là dans la file d'attente …

La blonde serra son cadeau encore plus fort contre elle. Il y avait si longtemps qu'elle n'avait pas reçu quelque chose ! Maël avait vraiment eu une idée de génie ! Cependant … L'heure de la bataille avait sonné ! La librairie était prise d'assaut par des fans tantôt calmes, tantôt surexcités de bientôt voir en vrai l'auteur de cette magnifique série.

Elle regarde Maël et y voit la même flamme dans ses yeux. L'instant d'après, avec une démarche vraiment très étrange, les deux jeunes adultes avancent vers l'Eden, non loin d'eux. Il y a, malgré tout, quand même du monde dans le centre commercial. Pas spécialement à cet étage mais des curieux viennent quand même voir ce qui peut attirer autant de monde. Pourtant, la publicité avait été faite en masse.

Rapidement, ils se glissent à leur tour dans la file. Il y a autant de monde avant qu'après ces deux-là, une place pas trop mauvaise. Juste ce qu'il fallait pour que l'auteur ait trouvé ses marques mais ne soit pas pour autant au bout du rouleau, épuisé par le rythme infernal de la séance de dédicaces.
Une fille et son copain tentent de doubler malgré tout, tentative fort peu subtile et … très vite avortée par un regard d'Ayame. L'air crépite un peu, elle menace. Oui, la violence c'est mal mais cet événement, c'était quelque chose d'important pour elle ! Ainsi que pour Maël ! Hors de question de gâcher cela. Et accessoirement, de se faire piquer la place par deux impatients grossiers, mal habillés et pas plus vifs mentalement que deux Ramoloss.
Alors quand ils rejoignent le bout de la file, loin, étonnamment très loin de Maël et d'elle, Ayame se tourne vers son ami pour l'observer mettre son matériel.

Oh, bien sûr, elle ne fera aucun commentaire ! Déjà parce que ça gênerait probablement le garçon, ensuite parce qu'elle n'a rien à dire à ce sujet. Maël était un petit cupcake trop mignon et trop innocent pour ce monde, elle se devait de le protéger ! Telle était sa vision, enrichie par toutes ses lectures héroïques !
Elle attend, patiemment, se contentant de regarder à droite et à gauche, prête à foudroyer le malotru qui ferait une remarque déplacé. Elle était l'aînée, elle se devait de veiller sur lui comme une mère Persian !

« Tu as fait bonne route ? »

Trop adorable.
Elle hocha vigoureusement de la tête, avançant doucement au rythme de la file. Le train n'était spécialement son moyen de transport préféré mais il avait ses qualités : voyage rapide et pas trop cher quand on savait s'y prendre à l'avance.

« Il n'y avait pas beaucoup de monde dans mon train, c'était agréable. Et toi ? Tu est venu en bus ? »

Comme Ayame ne savait pas trop comment fonctionnait l'appareil de Maël, elle essayait de ne pas parler trop vite, contrairement à son habitude. Pas au point de découper les syllabes une par une. De toute façon, elle comptait sur le garçon pour lui dire si sa façon de parler lui allait ou non. Elle avait souvent dit au garçon, quand ils se croisaient sur les réseaux sociaux, qu'il était libre de lui dire ce qu'il avait envie de dire justement, sans se retenir de peur de la blesser. Elle espérait donc, qu'en face à face, l'adorable petit Pokemon, en ferait de même.

Les dédicaces semblaient se faire rapidement, les deux amis avaient déjà bien avancé. Y avait-il un temps réglementaire pour chaque lecteur ? Ayame voulait quand même glisser quelques mots à la formidable personne à l'origine de cette merveilleuse série.

Un homme visiblement chargé de contenir cette masse de personnes lançait quelques règles élémentaires :

« Ne poussez pas, votre tour va venir. Et un seul livre à dédicacer par personne »

Tch ! Ah, elle se serait bien passée de cette dernière remarque. Ayame allait devoir choisir entre le livre dans son sac et celui qu'elle tenait contre sa poitrine. Bon, le choix était vite fait ~

« Tu vas faire dédicacer quel tome, Maël ? »

Curiosité, curiosité !
Ah, la file ne bouge plus, première pause aux toilettes de l'auteur visiblement. Ça doit être tellement stressant … ! Il fallait compatir.

Discrètement, autant qu'elle pouvait l'être -soit vraiment discrète-, Ayame ouvrit le livre pour se donner un avant goût de ce qui l'attendait dans ce tome :

1 an auparavant près des Ruines

Oh là là, un flashback !!! Qu'allait-il révéler de plus ? Un mystère sur le héros ?! Sur le Monorpale ?! Sur l'un des camarades qui l’accompagne ?! Ouh, il lui fallait impérativement la réponse !!!  


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MessageSujet: Re: Rencontre IRL pour Bibliophiles [feat Maël]   Mar 18 Juil - 14:34

 

 
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Bien que tu possèdes ton matériel depuis près de huit ans maintenant, tu as toujours un peu de mal à le supporter. Le casque a certes été étudié et modifié pour convenir à des longues oreilles hybrides, il ne demeure pas moins désagréable à la longue. De plus que ce n'est pas un outil particulièrement discret : de loin, nous pouvons peut-être le confondre avec un casque audio tout à fait banal mais, de près, nous réalisons que c'est loin d'être le cas. Il est plus gros, plus lourd et surtout, équipé de petits fils qui pendouillent ça et là. Ce modèle n'étant pas le plus récent qui soit, il ne possède pas tous les petites améliorations que les scientifiques d'Avalon ont mit au point depuis. Désormais, ces fils qui se chatouillent la nuque sont cachés et l'outil en lui-même est largement plus petit et plus léger. Son confort est amélioré, tout autant que son efficacité. Malheureusement, c'est bien trop cher pour que tu puisses t'en procurer un. Celui qui recouvre tes oreilles, tu ne le dois qu'à la générosité de Avalon et des membres qui ont participés à te remettre sur pied. En mettant de l'argent de côté, tu pourrais sans aucun souci t'en procurer un rapidement, mais tu préfères économiser pour tes futurs implants. Tant qu'à améliorer ton audition, autant viser l'opération en elle-même.

Néanmoins, bien que ton appareil attire les regards, cela fait bien longtemps que tu ne t'en soucies plus – enfin si, tu n'apprécies pas forcément que l'on te dévisage comme une bête de foire, mais tu relativises. Qu'en déplaise aux passants, tu préfères entendre quitte à t'embarrasser de ce casque énorme. En temps normal, tu évites de le porter en public pour éviter d’attirer l'attention mais pour cette fois, tu prends le risque. Tu ne peux pas passer du temps avec Ayame et te présenter devant l'un de tes auteurs favoris sans pouvoir entendre un traitre mot de ce qu'ils pourraient te raconter. Ce sont des occasions suffisamment importantes pour que tu choisisses cette solution. Et puis, il y a tellement de monde dans la fil et dans le centre commercial en règle générale que, même affublé de ton casque, tu passes plus ou moins inaperçu. De toute façon, même si quelqu'un osait te dire quoi que ce soit, le visage effrayant d'Ayame promettait des années de souffrance à quiconque s'y risquerait. Son attention te fait rougir un peu et tu caches ton malaise en ouvrant un nouveau sujet de conversation. Quitte à attendre – et à avoir mit le casque – autant faire la causette ! Bien que tu connaisses Ayame via internet, tu es curieux de savoir si elle est fidèle à elle-même dans la réalité.  

Il n'y avait pas beaucoup de monde dans mon train, c'était agréable. Et toi ? Tu es venu en bus ?
Oui, ta voix paraît étranglée alors tu déglutis, Rosalia n'est pas si loin que ça, ça ne m'a pas prit longtemps. La route passait à côté du Parc Naturel, c'était vraiment beau !

Ton emploi du temps ne t'as pas encore permis de te balader à ta guise dans Johto, mais le Parc Naturel fait parti des lieux que tu désires le plus visiter dans la région. Tu as vu de nombreux articles dans différents journaux vantant la beauté du parc. Pour un amateur de la nature tel que toi, tu es certain d'y trouver ton bonheur. Avec un peu de chance, peut-être y trouveras-tu de nouvelles plumes d'oiseaux ? Ta collection ne cesse de s'agrandir et tu es toujours à la recherche d'une nouvelle pièce. D'autant plus qu'il n'y a pas endroit plus agréable que bouquiner qu'un parterre d'herbe grasse à l'ombre d'un grand arbre. C'est certes très cliché, mais tu n'es pas toujours la personne la plus originale qui soit. D'ailleurs, pourquoi pas s'y rendre un de ces jours avec Ayame ? Tu ignores si c'est une amatrice de la nature tel que toi mais ça peut toujours être une petite promenade sympathique. Bon, cela la forcera à reprendre le train puis le bus pour rejoindre le parc mais si ça ne la dérange pas, pourquoi pas. Il faudra que tu lui en parles un peu plus tard. Vois déjà comment se déroule cette première journée avant de faire des plans sur la comète.

La queue avance plutôt rapidement, te rendant de plus en plus impatient - pour peu, tu trépignerais comme un Ponyta. Si tu te doutes ne pas pouvoir tenir la patte de ton auteur favori trop longtemps, tu espères avoir le temps nécessaire pour échanger un peu avec lui. Mais vu à la vitesse où les dédicaces défilent, tu ne penses malheureusement pas pouvoir lui dire tout ce que tu désires. Ce n'est pas plus mal quelque part car, te connaissant, tu serais capable de lui parler pendant des heures et des heures de son œuvre. Or, tu n'es pas tout seul à attendre et tu n'es certainement pas le seul fan impatient de se retrouver face à l'auteur de cette fantastique série. Il va falloir que tu ravales ta frustration Maël. Tu aperçois alors un homme habillé en noir – visiblement de la sécurité – qui lance des directives à voix haute. Évidemment, tu n'entends pas un traitre mot de ce qu'il dit : bien qu'Ayame garde le microphone allumé, il capte les bruits les plus rapprochés. Ainsi, si tu ne saisis pas ce que cet homme peut bien dire, tu entends les murmures impatients du groupe de jeunes filles faisait la queue derrière Ayame et toi. Elles semblent bien plus jeunes – dans les quatorze ou quinze ans, guère plus – mais la même lumière brille dans leurs yeux. Le public de l'auteur est bien plus large que ce que tu pensais.

Tu vas faire dédicacer quel tome, Maël ?
Le dernier, c'est le seul que j'ai apporté. J'avais peur qu'il refuse de signer un autre tome que celui pour lequel il fait cette tournée …

Tu butes sur certains mots mais tu caches habilement ton trouble. Si tu t'étais écouté, tu aurais glissé l'intégralité de la série dans ton sac afin de tous les faire dédicacer. Mais il t'a fallu être raisonnable, et ce n'est pas plus mal. A la tête un peu dépité de certaines personnes de la queue et grâce à la question de Ayame, tu comprends que l'annonce passée par cet homme était la possibilité de faire signer qu'un seul ouvrage. Heureusement, en fin de compte, que tu ne t'es pas embarrassé de ta collection, ça aurait alourdi ton sac pour rien. Tu réalises alors que la file n'avance pas. C'est seulement en avisant l'auteur disparaître derrière une porte que tu comprends qu'il prend sa première pause. Largement méritée, il a signé de nombreux ouvrages en même pas une demi-heure. Il va falloir patienter encore un peu Maël. Tu lances un petit regard à Ayame : bien qu'elle tente d'être la plus discrète qui soit, tu vois bien qu'elle louche sur les premières pages du roman que tu lui as offert. Et tu ne peux que la comprendre ! Toi-même, lorsque tu as acheté le livre, tu as commencé à le lire en faisant la queue à la caisse. En sortant de la librairie, tu avais déjà dévoré deux chapitres – ton appétit est gargantuesque quand il s'agit d'avaler des mots.

Il faut que tu le finisses vite, je ne pourrai pas attendre longtemps avant de craquer !

Tu lui fais un petit clin d’œil complice : comme n'importe quel fan, c'est toujours compliqué pour toi de ne pas pouvoir échanger sur ta lecture. Mais il te faut être patient : le spoil, c'est interdit. Tu n'aimes pas que l'on te raconte, alors jamais tu ne le ferais aux autres. D'autant plus que ce serait gâcher la lecture de Ayame : ce nouveau tome est tellement riche en révélations et le plotwist est tellement divin que ce serait un crime de dire quoi que ce soit. De toute façon, connaissant la Pikachu, elle a achevé sa lecture en deux temps trois mouvements. Rien que son retour en train, tu sais qu'il sera occupé de la meilleure façon qui soit. Du coup de l’œil, tu aperçois l'auteur qui revient déjà de sa pause. Elle n'aura pas été très longue : sûrement le temps de passer aux toilettes et de boire un coup. A peine assit qu'il reprend aussitôt. La queue se remet donc tranquillement à avancer. Curieux, tu observes les fans ravis qui s'éloigne de la librairie en serrant leur livre contre eux comme le plus précieux des trésors. Vu à la vitesse où vont les signatures, tes espoirs d'échanger plus de deux mots avec l'auteur se réduisent petit à petit. Mais tu relativises : deux mots, c'est mieux que rien après tout.

Votre tour arrive bientôt. Il reste trois personnes devant Ayame et toi. Ton cœur bat tellement vite dans ta poitrine que tu en as le tournis. L'auteur est là, à quelques mètres à peine. Il sourit de toutes ses dents à la demoiselle toute timide qui lui tend son livre, les joues roses. Si tu n'entends pas ce qu'il dit, tu vois ses lèvres bouger : il prend le temps de parler un petit peu avec ses fans. Ça te rassure un peu, tu as connu des auteurs aigris qui se fichaient pas mal des personnes ayant fait le déplacement pour le rencontrer. La petite fille s'éloigne, un garçon à peine plus jeune que toi s'avance. Plus que lui et sa camarade avant que ça ne soit votre tour. L'angoisse te tords la gorge : tu espères pouvoir lui adresser quelques mots sans avoir l'air ridicule. Le garçon s'éloigne déjà, il n'a pas perdu de temps. Son amie s'attarde un peu plus : elle dépose une lettre sur le bureau de l'auteur, sûrement un petit dessin comme certaines personnes aiment le faire. Tu as hésité aussi à lui prendre un petit quelque chose, ou à lui écrire une lettre. Mais tu n'as finalement pas osé : il doit tellement en recevoir que tu n'aurais, de toute façon, probablement jamais eu de réponse. La fille s'écarte finalement et la jeune femme chargée de faire défiler la queue se tourne vers Ayame et toi. Tu te tournes alors vers la Pikachu en lui prenant doucement le micro.

Passe d'abord, je peux encore attendre quelques minutes.

En vérité, tu es plus impatient qu'un enfant le matin de Noël. Mais tu connais tes bonnes manières, Maël. Les dames d'abord !

 

 


MAËL
{ Run wild, run free, the sky's beneith the feet. }


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Rencontre IRL pour Bibliophiles [feat Maël]
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