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 【What we learn becomes a part of who we are ▬ Akira ♕】

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MessageSujet: 【What we learn becomes a part of who we are ▬ Akira ♕】   Mer 18 Jan - 22:06

 

 
What we learn becomes a part of who we are
ft. Akira ♥

 
Rosalia - Laboratoire Shinki

Parfois, tu n'es vraiment pas malin Maël. Voilà bien dix minutes que tu tournes comme un lion en cage à quelques mètres du laboratoire du professeur. Qu'attends-tu donc pour entrer ? Le déluge ? A force de faire les cent pas, tu vas finir par te donner le tournis. Pour la cinquième fois, tu rebrousses chemin, observe ton reflet dans la vitrine de la supérette, passe une main dans ta chevelure cendrée, ajuste ton sac en bandoulière, retrouve ta place près du lampadaire. Tu réitères ce cirque depuis un petit moment maintenant, tu sais que tu n'as pas mauvaise allure, mais tu recommences. Ce matin déjà, tu as changé sept fois de tenue. Sept fois ! Et ce n'est pas par caprice de diva. Simplement, tu as peur de faire mauvaise impression, de mal te présenter. De paraître trop décontracté ou, à l'inverse, bien trop professionnel. Après avoir longtemps hésité entre une chemise et un sweat uni, tu t'es penché sur le souci du pantalon – en jean ou en toile ? foncé ou clair ? - avant que le dilemme de la blouse s'impose à ton esprit. Tu as rapporté celle que tu utilisais au lycée, mais tu ne sais même pas si tu vas en avoir besoin. Benêt comme tu es, tu n'as pas demandé au professeur quel matériel il te fallait. Tu t'en contenté de carnets et de stylos colorés. De beaucoup trop de carnets et de stylos colorés.

Tu jettes un regard nerveux à la montre usée scellée à ton poignet – le cuir est tellement ancien qu'il s'effrite ça et là. Mais tu n'attends pas d'elle qu'elle soit belle, seulement qu'elle fasse son job. Et les aiguilles comptent bien faire encore quelques tours de cadran avant de prendre congé. Tu es attendu pour neuf heure. Il est huit heure quarante cinq. Tu as donc encore quinze bonnes minutes pour te torturer les méninges et tenter de dénouer ton estomac. A ce stade, il est plus entortillé que des écouteurs au fond d'une poche. Les coques des noisettes qui roulent dans leur boîte en plastique se percutent les unes les autres tandis que tu fouilles le contenu de ton sac pour la énième fois. Oui, tu as bien prit tes carnets. Oui, tu as bien prit des stylos. Oui, tu as bien prit ton casque et ton microphone. Oui, tu as bien prit ta tablette. Tu le sais très bien, tu l'as déjà vérifié dix fois avant de quitter ton studio et quinze fois depuis que tu es planté à côté de ce lampadaire. Mais, sait-on jamais, si l'un des objets à décidé de se faire la malle discrètement, tu dois en être informé sur le champ.

Et comme pour te narguer, ton téléphone portable glisse sur la tranche de ton roman du moment et s'en va galamment embrasser le sol. Tu t'assures aussitôt de son état en le faisant flotter sous tes yeux, soulignant une nouvelle fois l'utilité de tes capacités psychiques. Il n'y a pas à dire, depuis que tu as apprit l'attaque Psyko, tu en uses et en abuses sans en rougir. Lorsque, comme en ce moment, tu as les mains prises, c'est d'une utilité sans pareil. Ce n'est qu'une fois ta boîte de noisettes et ta trousse grisâtre calées dans ton sac que tu te saisies de ton téléphone, lui accordant une nouvelle inspection. Tu n'as pas vraiment les moyens de t'en acheter un nouveau – posséder celui-là est déjà une chance. Ce n'est peut-être pas le modèle dernier cri, mais il te permet tout de même de prendre des photographies et de naviguer sur le net – bien que tu t'en serves très rarement, préférant utiliser ta tablette pour ça. Tu ne l'utilises souvent que pour envoyer des textos, mais ce n'est pas une excuse pour ne pas en prendre soin. Ta vieille montre est la preuve que l'âge d'un objet t'importe peu tant qu'il fonctionne. Alors aussi longtemps que ton portable acceptera d'envoyer et de recevoir correctement des textos, tu ne t'en séparera pas.

Les aiguilles tournent beaucoup trop vite à ton goût et ton estomac se tortille au rythme des cliquetis de la trotteuse. L'heure approche. Tu te dandines d'un pied sur l'autre, tu essaies de te donner du courage. Mais tu restes planter comme un piquet, ta tête faisant la girouette entre le laboratoire et la rue menant à son studio. Tu hésites à y retourner, pour t'assurer que tu n'as rien oublié sur ton bureau, pour t'assurer que ta tenue est correct, pour t'assurer que tu es à la bonne adresse. Tu connais déjà la réponse à ces trois questions et pourtant, la tentation est immense. Ne tentes-tu pas simplement de fuir, Maël ? Tu as affronté des hybrides de la pire espèce dans les entrailles de la terre alors que tu n'avais même pas dix ans et aujourd'hui tu as peur d'entrer dans un laboratoire ? Tu as peur d'avancer vers ton futur, vers ton avenir, vers ta chance ? Ce professeur, il est le seul à t'avoir tendu la main, à t'avoir donné ta chance malgré ton handicap. Tu ne peux pas tourner les talons et chasser de la main cette magnifique opportunité. Alors respire un bon coup, serre les poings et entre. Marche vers ton avenir.

Tes phalanges rebondissent sur le plat de la porte, au même rythme que les battements effrénés de ton cœur. Tu ignores si tu as le droit de rentrer à ta guise, alors tu préfères attendre que l'on t'y invite. Tu es évidemment incapable de savoir si tu as tapé suffisamment fort pour te rendre audible à l'oreille humaine, mais tu espères bien que oui. Si jamais personne ne t'ouvre d'ici quelques minutes, tu n'auras qu'à recommencer, plus fort. Il ne faut juste pas que l'on t'invite à entrer de l'autre côté de la porte, car tu ne risquerais pas de l'entendre … Le professeur est au courant de la surdité, mais il est permis à tout le monde d'oublier. D'autant plus que ce n'est pas le handicap le plus courant – et surtout dans cette branche. Si les autres professeurs que tu as contacté ont refusés de te prendre, c'est parce qu'ils ont l'habitude de travailler d'une certaine manière qui n'était pas compatible avec ta condition. Ce que tu peux évidemment comprendre – l'intégralité de ta scolarité a été aménagé à ta surdité. Tu as toujours eu les cours couchés sur des polycopiés que l'on te donnait en début de séance, tu as toujours eu du temps supplémentaire pour réaliser tes exercices, pour passer tes examens. En quittant l'école, tu as prit la route la plus compliquée. Mais tu te sentais prêt à la traverser.

Et rassuré par tes propres pensées, tu sens tes épaules qui se relâchent, ton ventre qui se dénoue, ton angoisse qui s'évapore. Tout va bien se passer, Maël. C'est une belle aventure qui t'attends entre ces murs. Aie confiance.

 

 


MAËL
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MessageSujet: Re: 【What we learn becomes a part of who we are ▬ Akira ♕】   Sam 18 Mar - 16:35

What we learn becomes a part of who we are


Non j'ai pas oublié..

feat  Maël Flusselin - Akira U. Shinki



Une charmante journée, que demander de plus ? Hm ? Une charmante journée dans sa maison douillette ? Une charmante journée sur une plage de sable fin à siroter un cocktail ? … Ouais bon, ok. Admettons qu'il y avait peut-être plus fun que de passer sa journée enfermé dans un laboratoire, mais voyons tout de même le bon côté des choses, le laboratoire de Rosalia n'avait rien de si désagréable, au contraire. La ville dans laquelle il se trouvait été plus traditionnel de moderne, l'air y était donc plus que respirable, les habitations assez espacé et le laboratoire disposé même d'un jardin. Bref, pas vraiment de quoi se sentir coincé entre quatre murs pour notre professeur. Il pouvait se sentir comme chez lui dans son laboratoire et même y profiter d'un calme relatif, puisqu'il y avait beaucoup moins de monde pour venir le déranger ici. Cette sérénité aurait bien sûr pu être dérangé si l'une de ses sœurs cadettes avait choisit de se diriger elle aussi vers ce travail, mais il avait plutôt eu de la chance sur ce point et n'avait donc pas besoin de supporter d'autres Goupix ou Feunard. Même si avoir la petite dernière sous le nez aurait pu être pratique… Intrusif pour sa vie privé à elle, certes, mais pratique pour le Feunard parano.

Ahem, quoi qu'il en soit, ce cher professeur Shinki était au travail de bonne heure pour une fois et sans avoir dormi sur place en plus ! Un exploit ? Eh bien… Oui certainement. On pouvait aisément subodorer qu'un fêtard comme lui n'était pas spécialement du matin, malgré les litres de café qu'il s'administrait presque en intraveineuse. Mais pour le coup, il devait se trouver là, à cet instant précis, de bon matin pour… Et bien… En réalité, il avait un peu oublié pourquoi il était si important pour lui de se trouver au laboratoire ce matin-là, mais l'important était bien d'y être. Au pire, le pourquoi s'imposerait bien à lui à un moment ou à un autre, non ? A moins que la caféine ne remette d'un coup son cerveau en marche pour lui faire réaliser qu'il oubliait quelque chose de primordiale. Pas doué pour un scientifique trouvez-vous ? En même temps, ces gens-là ont souvent tendance à se déconnecter un peu de la réalité. Bon courage donc pour les faire revenir sur terre pour les choses les plus simples qui leurs passent souvent au dessus, alors que les choses compliqués ont elles tendances à s'imposer toute seule. Drôle de fonctionnement qu'a le cerveau d'un homme de science, mais bon.

S'il agissait comme une personne normal, Akira aurait sans doute regardé son agenda, pour y voir inscrit la chose importante qu'il devait faire ce matin-là. Mais non. Il n'y pensait tout simplement pas et pour lui, si cette chose était si importante, elle s'imposerait d'elle-même ! En attendant donc ? Eh bien, il triait tout simplement des dossiers, machinalement, en posant sur eux son regard mal réveillé. « Vous êtes insignifiant, de simples bouts de papier et je m'abaisse, moi le grand Akira Shinki, à vous trier. » Voilà ce qu'il semblait leur dire de ce regard de dédain. Mais en même temps, ce n'était pas un boulot pour les assistants ça ? N'en avait-il pas assez trier lors de ses années d'étude pour que son karma ne lui en redemande plus un seul de toute sa vie ? Et bien.. Non visiblement. Enfin, bien sûr, Akira avait une assistante, mais celle-ci avaient quelques soucis en ce moment, ce qui l'avait conduit à l’accueillir chez lui… Et chez lui, il y avait ses sœurs. Donc, ce matin-là, quand l'une d'entre elles avait décidé de lui kidnapper son assistante sous prétexte qu'elle n'avait pas grand-chose à se mettre, ce pauvre Akira n'avait rien pu faire. Pourquoi ? Eh bien… C'est un homme. Il est donc faible fasse à toutes représentantes de la gente féminine, même si cette dernière possède des gênes en commun avec lui. Pour ne pas dire que c'était même encore pire dans ce cas-là, puisqu'elle vivait à domicile pour lui casser régulièrement les pieds.

Akira était donc plongé dans cette activité passionnante de triage, donnant l'impression qu'il irait tout de même bien se recoucher là maintenant, lorsqu'il entendit frapper à la porte du laboratoire un peu plus loin. Son regard passa de la paperasse à la porte. De la porte à la paperasse. Puis balaya d'un œil septique la distance le séparant de la porte. Autant dire que la réponse à cette équation ardu ne tarda pas à faire tilt dans son esprit et qu'il l'exprima même à haute voix dans la foulé.

«  C'est ouvert. »

Simple, rapide, flemmard. Pourquoi donc se lever pour ouvrir alors que la personne n'avait qu'à activer une poignée se trouvant probablement toute près de la main et entrer ? Akira qui était quand même un fénéant notoire sur certains sujets ne voyait vraiment pas pourquoi il ferait cela. Par politesse ? Mouais, à tous les coups c'était un gamin qui venait lui demander on ne sait quoi, voilà tout. Mais étrangement, personne ne répondit à l'invitation à entrer, la porte resta close, ce qui interloqua notre professeur. Ben alors, la personne derrière la porte était sourde ou quoi ?…. Oh mince.

Deux petits neurones s'allumèrent alors dans le crâne du professeur, lui faisait auditionner 2 + 2 pour en arriver à la conclusion que cela devait bien faire 4. D'un geste, le Feunard se saisit donc de son agenda pour l'ouvrir à la page du jour et… Ah ben oui, bingo. L'arrivé du nouvel assistant. Bien jouer professeur Shinki. Cela avait bien valu la peine de l'écrire en gros et en rouge dans l'agenda pour ne même pas prendre la peine d'ouvrir ce dit agenda. Une erreur commune dirons-nous. Ainsi donc, le renard se décida donc à reposer l'agenda si inutile pour se lever et se diriger vers la porte d'entrée du laboratoire. Un long périple de quelques secondes, effectué tasse de café en main des fois que la déshydratation ou le manque de caféine se ferait sentir en cours de route. Il ouvrit donc la porte, puisque son nouvel assistant ne risquait pas de l'entendre lorsqu'il lui disait de le faire lui même, ce dernier étant tout simplement sourd. Entièrement ou partiellement, Akira ne savait plus trop, mais il lui avait semblé comprendre que le jeune homme lisait sur les lèvres… Ce qui était bien sûr impossible à travers une porte.

« Ah Maël ! Je t'attendais justement ! Bienvenu mon garçon ! »

Comment ça ce n'était pas vrai ? Mais si… Enfin.. Un jour, il s'était dit qu'il allait l'attendre, donc, c'était comme si il l'avait fait là. De toute façon, Maël n'avait pas de quoi prouver le contraire et Akira avait préparé un petit truc pour montrer qu'il était gentil et tout comme prof… Si si, il peut. Bref, le professeur voulu alors acceuillir son nouvel assistant en lui disant bienvenue dans le langage des signes, chose qu'il avait appris avec quelques autres, ne pouvait bien sûr pas enregistrer toute la langue d'un coup. Mais c'est alors que se présenta l'épineux problème.. Il avait sa tasse à café dans une main et avait besoin des deux.. Qu'à cela ne tienne ! Il la tendit donc à Maël, lui collant un peu dans les mains d'office pour pouvoir faire les gestes avec les mains et lui reprendre une fois cela fait… Oui c'était ridicule comme accueil, mais bon. Il ne fallait pas s'attendre à mieux de la part d'un professeur qui avait oublié le jour d'arrivé de son nouvel élève. C'est qu'il avait des tas de soucies en tête le bougre… Enfin bref. Invitant d'un geste le jeune homme à entrer, Akira s'éloigna donc du pas de la porte pour lui laisser l'espace d'appréhender son nouveau lieu de travail.

FICHE DE RP (C) MISS YELLOW sur LIBRE GRAPH'



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MessageSujet: Re: 【What we learn becomes a part of who we are ▬ Akira ♕】   Mer 10 Mai - 21:30

 

 
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Rosalia - Laboratoire Shinki

Les secondes filent à la vitesse d'un escargot tandis que, droit comme un piquet, tu attends que l'on vienne t'ouvrir la porte. Bien que tu sois impatient de rencontrer le professeur, tu ne peux pas t'introduire dans son laboratoire comme un voleur. Bien que tu aies frappé, la moindre des politesses est de patienter le temps que l'on t'invite à entrer. Malgré la nervosité, tu t'efforces de conserver un petit sourire – si ton professeur t'accueille pendant que tu tires une tronche de six pieds de long, il ne se fera vraiment pas une bonne image de toi. Or, la première rencontre est primordiale : c'est pendant ces instants qu'il va tenter de te cerner, qu'il va commencer à dresser ton portrait dans son esprit. Tu ignores quelles genre de relations le professeur a tendance à entretenir avec autrui – et surtout avec ses assistants – mais tu tiens quoi qu'il arrive à lui faire bonne figure. Qu'il ne pense pas que tu es un jeune effronté qui risque de mettre le bazar dans son laboratoire ou de traîner dans ses pattes. Tu comptes bien lui prouver qu'il a bien fait de te donner cette chance. Que tu comptes donner le meilleur de toi-même et l'assister du mieux que tu le peux. Ton handicap n'est pas un frein à ta motivation – au contraire, c'est l'essence qui fait tourner ton moteur à plein régime.

Pourtant, au bout de quelques instants sans réponse, tes doutes refont surface. As-tu tapé à la bonne porte ? Est-ce bien aujourd'hui que tu dois te présenter ? Ou alors n'as-tu simplement pas frappé assez fort ? Tu ignores comment est agencé le laboratoire, mais il se peut que le professeur travaille trop loin de la porte pour t'avoir entendu. Alors tu décides d'engager un compte à rebours dans ta tête, en partant de soixante. Et lorsque tu auras atteint zéro, tu toqueras de nouveau. Histoire de t'accorder le bénéfice du doute et de ne pas paraître trop impatient. Une minute de plus, ce n'est pas trop mal. Et puis, le professeur est au courant de ton arrivée. Il doit donc t'attendre de pied ferme. S'il n'est toujours pas venu d'ouvrir, c'est forcément parce qu'il ne t'as pas entendu. Tu patientes cependant encore un petit peu, le temps d'arriver à la fin de ton décompte. Les chiffres défilent dans ta tête dans l'ordre décroissant, dans un rythme qui t'es venu naturellement à l'esprit. Et alors que tu atteins enfin zéro, ton bras se lève mais tes phalanges n'ont pas le temps de rebondir de nouveau sur le bois de la porte. Car celle-ci s'ouvre soudain, dévoilant le propriétaire des lieux.

La première chose qui t'interpelle, c'est sa taille. Avec les photographies que tu as trouvé sur internet, tu le pensais … plus grand. Pourtant, il ne fait même pas une tête de plus que toi- une dizaine de centimètres de plus, à peu près. Pour le reste, rien qui ne t'étonne. Internet est une mine d'information qui n'a pas son pareil. Lorsque tu as reçu le courrier du professeur il y a quelques semaines, ton réflexe a été de taper son nom sur un célèbre moteur de recherche, histoire que tu saches à qui tu avais à faire. Tu sais donc que l'homme devant toi est un hybride Feunard, diplômé depuis cinq ans maintenant. Il ne fait donc pas parti des anciens mais ce n'est pas un débutant pour autant. Mais tu sais surtout que tu ne seras pas seul à épauler le professeur : en effet, au cours de tes recherches, tu as appris qu'il avait déjà un assistant. Ou plutôt, une assistante. Tu n'as pas trouvé énormément de détails, si ce n'est qu'elle apprend sous sa tutelle depuis quelques moins maintenant. Tu as d'ailleurs très hâte de faire sa connaissance. Mais d'abord, c'est au professeur que tu accordes toute ton attention.

Les lèvres du Feunard s'agitent et bien qu'il parle un peu trop vite pour que tu aies le temps de tout saisir, tu penses avoir compris le principal. Il te souhaite naturellement la bienvenue, ce qui te fait très plaisir. Mais en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, tu te retrouves avec une tasse de café dans les mains. L'arôme puissant de la boisson chaude te chatouille les narines. Et, sous tes yeux ébahis, le professeur signe à la perfection sa salutation. Tu ne penses pas qu'il parle régulièrement la langue des signes mais tu es ravi de voir qu'il a prit la peine de te saluer de la sorte. C'est donc un sourire un peu trop heureux aux lèvres que tu restitues la tasse à son propriétaire, lequel t'invite d'un geste de la main à t'avancer dans l'entrée. Un pied devant l'autre, tu t'éloignes du pas de la porte en prenant bien soin de refermer cette dernière derrière toi. Un peu intimidé, tu te contentes de suivre Akira – tu n'es pas assez à l'aise pour le moment pour naviguer à ta guise dans le laboratoire. Tu préfères que l'on te fasse visiter avant, histoire que tu ne fasses pas une gaffe. Tu n'es pas maladroit, mais les accidents arrivent bien vite …

Tu réalises alors que tu n'as pas encore prononcé un traître mot. Il serait bien que tu le fasses avant que le professeur ne te pense impoli. Cependant, l'idée que tu puisses mal t'exprimer te noue la gorge. Tu ne t'es plus entendu parlé depuis dix ans mais tu es bien conscient de tes soucis d'élocution. Parfois, tu montes dans les aigües sans même t'en rendre compte. Ou alors, tu bégaies tellement que tes paroles en sont incompréhensibles. Or, tu ne veux pas que le professeur Shinki entende ça. Alors ni une ni deux, tu sors ta tablette dans ton sac. Tu as pris le temps de l'allumer et d'ouvrir une page vierge sur ton logiciel de traitement de texte afin de pouvoir t'en servir le plus rapidement possible. Aussi vite que te le permettent tes pouces, tu inscris donc un petit texte à l'attention du Feunard. Bien qu'il soit au courant de ta situation, tu préfères prendre tes précautions – tu sais que vous ne pourrez pas entretenir des conversations uniquement par le langage des signes. Il va donc falloir utiliser le casque et le microphone, au moins le temps que le professeur t'explique comment il fonctionne. Pour le reste, vous aurez très certainement le temps d'en discuter plus tard. Il n'y a pas le feu, ne mettons pas la charrue avant les Tauros.

Merci beaucoup pour votre accueil professeur, ça me fait chaud au cœur. Je suis ravi d'être ici. A cause de ma surdité, j'ai des soucis d'élocution et je ne souhaite pas vous faire subir ça. J'échangerai donc avec vous via cette tablette, j'espère que cela ne vous dérange pas ? Cependant, avec mon casque, je pourrais vous entendre sans trop de souci.

Et tandis que tu lui tends la tablette d'une main, tu fouilles de nouveau dans ton sac de l'autre pour en sortir la petite boîte renfermant le matériel offert par Avalon après ton hospitalisation. Tes mains ainsi prises, tu ne peux pas en sortir les outils mais l'important pour le moment c'est que le professeur prenne connaissance de ton petit message. D'ailleurs, tu espères t'être montré assez poli. Tu n'as pas pris le temps de relire ton message avant de lui montrer, de peur de le faire trop attendre. Tu n'es pas quelqu'un de malpoli dans la vie de tous les jours, il ne devrait donc pas y avoir de problème mais une petite familiarité a très bien pu se glisser subtilement au milieu du reste. Bien que tu tentes de paraître le plus détendu possible, tu demeures tendu comme la corde d'un arc. Il te faudra quelques temps avant de te sentir parfaitement à l'aise mais tu es certain que tu finiras par t'y faire. Le professeur Shinki a l'air d'un chic type. Il n'y a aucune raison que ton apprentissage se passe mal, n'est-ce pas ?

 

 


MAËL
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