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 Sur le chemin, je t'ai rencontré (Pv Maël)

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MessageSujet: Sur le chemin, je t'ai rencontré (Pv Maël)   Mer 25 Jan - 5:05
Sur le chemin, je t'ai rencontré.
Une simple histoire de charrette !
SHINKI Kyoko
&
FUSSELIN Maël
Kyoko était contrariée. Accroupie devant un petit stand qui bordait le chemin menant au laboratoire d'Akira, la goupix regardait avec attention son reflet dans un miroir à pieds, ses doigts négligemment fermés sur une adorable pince à cheveux alors que les autres clients lui tournaient autour avec exaspération.

Depuis quelques jours, la petite rousse était particulièrement soucieuse de son physique pour ne pas dire, obsédée par ce dernier. Que ce soit son teint qu'elle ne trouvait plus assez pâle ou la forme de ses yeux qui ne lui paraissaient plus aussi jolie qu'avant, Kyoko, en ce moment, aurait voulu tout changer et tout refaire de son visage.

Elle soupira et se caressa les lèvres, pensive.
Tout avait commencé à la suite d'une remarque innocente. Ce matin-là, Kyoko avait perdu son portable et la personne qui le lui avait rapporté - une camarade de classe - avait naïvement demandé, si le garçon en fond d'écran était son petit ami. Évidemment, cela l'avait fait beaucoup rire, puisqu'il s'agissait en vérité d'Akira, son renard de frère. Son hilarité s'était toutefois vite éteinte quand les grandes prunelles chocolat de sa collègue s'étaient écarquillées et qu'elle avait immédiatement répliqué, un sourire désolé en coin : Tu ne lui ressembles pas du tout.

Tu ne lui ressembles pas du tout.

Kyoko fronça les sourcils et prit le miroir d'une main, approchant son visage jusqu'à ce que le bout de son nez en frôle la surface froide. Ne ressemblait-elle vraiment pas à Akira ? Il devait bien y avoir quelque chose de similaire entre eux pourtant, non ? Peut-être la bouche ? Les sourcils ? La mâchoire ou même les joues ?

La jeune fille soupira profondément. A force de s'observer, elle-même ne trouvait plus.

-Mademoiselle, alors-qu'en pensez-vous ? Prenez-vous la barrette ?

Le regard violet de Kyoko se porta sur la marchande et elle se redressa, le poing précieusement fermé sur l'accessoire qu'elle avait déniché un peu plus tôt. Petit et fine, la céramique du peigne qu'elle tenait était magnifique, peinte à la main dans un bleu azur et décorée de jolis flocons argentés qui rappelaient l'hiver, avec, accrochée à sa hanse la plus épaisse, de longs et très fins fils d'or blanc qu'on avait décoré de fleur de pruniers en porcelaine et aux cœurs de saphirs. C'était le genre de beaux bijoux que portaient les femmes nobles lors des réceptions du nouvel an, dans leur chignon ou leurs tresses. Mais en l'occurrence, celui-ci était particulièrement raffiné.

Kyoko se mordilla la lèvre inférieure tandis que son pouce dessinait fébrilement les contours de la barrette. Yuuna aimerait-elle ce cadeau ? Elle était si humble et douce, nul doute qu'il lui faudrait insister un peu pour la convaincre d'accepter. Au pire, elle pouvait toujours poser le paquet quelque part près des affaires de l'assistante et s'enfuir ensuite sans demander son reste.

La goupix avait économisé tout le mois de décembre pour offrir un objet de cette valeur à la galopa, espérant secrètement lui montrer ainsi à quel point, elle l'appréciait. Son cœur manqua un étrange battement et elle se mit à rougir furieusement. Yuuna serait tellement jolie avec cette barrette dans les cheveux...

Ah, si j'étais un homme, j'aurai pris Yuuna pour femme ! Tu as intérêt a pas foirer ton coup Akira.

-Oui, faites-moi un papier cadeau s'il vous plaît, si possible dans une boîte solide pour éviter tout accident malencontreux.

La commerçante s'inclina poliment et Kyoko souriante, remit un des deux écouteurs qui pendaient à son cou dans son oreille droite. Aujourd'hui, était un jour de marché à Rosalia et les venelles de la ville, d'habitude extrêmement calme, grouillaient de monde. C'était un spectacle réjouissant et plutôt rare pour un endroit où les gens ne restaient jamais longtemps en général.
Attirée par tout ce capharnaüm, la jeune pokémon avait profité de sa visite quotidienne au labo pour faire un détour sur la plus grande place du village.

La marchande vint lui tendre un coffret japonais orné d'un beau ruban blanc et en échange, elle lui donna ironiquement tout son portefeuille dans une moue coquine. De toute façon, celui-ci reviendrait complètement vide.

Satisfaite de son emplette, Kyoko rangea la boîte dans le fond de son sac à main avec précaution et prudence pour être certaine qu'il ne puisse rien arriver à cette dernière. Elle allait relever la tête quand un violent coup de coude administré entre les côtes lui coupa le souffle et la fit grimacer. Son regard se détourna de la petite route qu'elle était sur le point de prendre pour se diriger furieusement vers l'allée principale où s'affairaient les passants et les convois.

-Hey !! -lâcha-t-elle, cependant totalement ignorée par le grand gaillard qui venait de la cogner.-

Peut-être que c'était le hasard ou bien le destin, mais c'est à ce moment-là qu'elle repéra un étrange attroupement autour d'un jeune homme. Il semblait particulièrement nerveux et était retenu par quelques personnes qui l'empêchaient fermement de mettre un pied devant l'autre pour une raison qui échappait totalement à Kyoko. Toutefois, si l'attention des uns était concentrée sur sa silhouette qui paraissait frêle, mais énervée, les yeux de l'inconnu, eux, passaient frénétiquement d'un point lointain à la chaussée.

Qu'est-ce qu'il a, celui-là ?

Elle s'avança légèrement, suivant avec attention ce regard paniqué qui remontait et descendait de plus en plus vite avec une inquiétude grandissante. Se concentrant vivement sur le fond de la venelle qui aurait paru flou à n'importe qui, la goupix cru distinguer un objet foncé et descendre dans cette direction, ainsi qu'un mouvement certain de panique. Étais-ce son imagination ?

C'était bien trop loin pour qu'elle soit sûre de ne pas se tromper, mais à la façon dont le garçon d'en face réagissait, il ne pouvait pas s'agir d'une coïncidence ? La renarde s'apprêtait à prudemment s'éloigner quand elle l'aperçut enfin, le gamin au milieu de la rue qui creusait un trou entre les dalles sans se douter de rien. Un  cri retentit, strident et Kyoko réagit au quart de tour. Le souffle court, elle se précipita au pas de course jusqu'au petit garçon et tenta de le tirer par le poignet pour l'éloigner vivement du chemin.
L'enfant lui résista cependant violemment, surpris et énervé par cette intervention impromptu.

-Qu'est-ce que vous faite la vielle ?! -siffla-t-il, boudeur-

-Roh tais-toi et suis-moi le mioche !! -répliqua-t-elle, le ton alarmant de sa voix néanmoins étouffé par le brouhaha des gens autour d'eux qui commençaient à fuir sur les côtés.-

-Attention, éloignez-vous vite de la route !!!

Kyoko paniquée fit la seule chose qui lui venait à l'esprit, elle se pencha au-dessus du garçonnet et l'enfonça de force dans ses bras, fermant vivement les yeux en attendant que la charrette qui dévalait la rue à toute allure, les percute.




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MessageSujet: Re: Sur le chemin, je t'ai rencontré (Pv Maël)   Mer 25 Jan - 22:38

 

 
Sur le chemin, je t'ai rencontré
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Marché - Rosalia

Maël, apprendras-tu donc un jour à regarder devant toi lorsque tu marches ? Car en gardant tes yeux rivés sur ton bouquin, comment peux-tu espérer partir d'un point A et arriver à un point B sans passer par le reste de l'alphabet ? Si tes pas sont assurés, ce n'est pas parce qu'ils connaissent le chemin par cœur, loin de là. Heureusement que les passants sont plus attentifs que toi, sinon tu en aurais renversé au moins une dizaine depuis que tu es sorti de chez toi. Nombreuses sont ces personnes qui s'écartent de ton sillage et te regarde t'éloigner en se demandant quelle mouche t'a piqué. Et toi, tout concentré que tu es à ta lecture, tu ne remarques rien. Tu te contentes de lever les yeux quelques secondes pour t'assurer que tu ne manques pas ta rue, histoire de te donner un minimum de bonne conscience. Mais « quelques secondes », ce n'est pas suffisant pour te repérer, surtout lorsque tu ne connais pas encore la ville. C'est la réflexion que tu te fais soudain en changeant de page. Perturbé par cette devanture que tu n'as jamais vu auparavant, tu t'arrêtes au beau milieu de la rue, calant ton marque page au début du neuvième chapitre. Un malencontreux coup d'épaule de la part d'un homme qui ne t'as pas vu t'arrêter propulse aussitôt ton ouvrage sur les pavés de l'allée, t'arrachant un couinement d'animal blessé. Si tu n'entends pas les excuses du passant, tu remarques cependant à son visage confus que ce n'était pas voulu. D'ailleurs, il se hâte de récupérer ton livre avant que quelqu'un ne marche dessus et te le rends en époussetant sa surface. Tu le récupères en lui rendant son sourire désolé.

Maintenant que tu es plus attentif à ton environnement, tu remarques plusieurs choses. Déjà, tu n'es pas du tout sur la route menant au laboratoire. A vrai dire, tu ignores tout simplement où tu te trouves. Tu as beau regarder de partout, tu ne reconnais pas la moindre échoppe, pas la moindre ruelle. Par contre, tu comprends rapidement que tu te trouves au milieu d'un marché - les petits stands installés de part et d'autre de la rue ne trompent pas. Tu comprends mieux pourquoi il y a autant de monde, bien que tu viennes à peine de le remarquer. Concentré sur ta lecture et privé de ton audition, comment aurais-tu pu t'en rendre compte avant ? - en levant les yeux, oui, certes. Bref, tout ça ne t'annonce rien qui vaille. Tu ne sais pas où tu es ou comment rejoindre ta route. Et tu ne risques pas de réclamer l'aide des passants – y a-t-il seulement une personne au milieu de cette foule qui sait parler la langue des signes ? Nerveux, tu te mordilles la lèvre inférieure en te rapprochant d'un stand proposant diverses sortes de thé. L'odeur t'entête aussitôt, te forçant à battre en retraite un peu plus loin. Une fois en sécurité entre un vendeur d'éventails et une marchande de tissus, tu glisses ta main dans ton sac en bandoulière pour en sortir ton téléphone portable. Si tu n'as jamais utilisé la fonction GPS auparavant, c'est enfin le grand jour. Sauf si ton appareil décide de ne pas capter le réseau internet … voilà qui te donne un nouvel argument en faveur du papier. Lui au moins, il ne te trahit jamais lorsque tu as besoin de lui !

Te voilà donc bien embêté. Désorienté, tu prends cependant le temps de glisser ton livre entre ta tablette et tes carnets – il ne faudrait pas qu'il s'abîme quand même. Tes prunelles olives ratissent la foule qui s'agite devant toi tandis que ton cerveau tourne à plein régime. Que faire ? Tenter de communiquer avec un passant quitte à utiliser ton casque et le microphone ou essayer de t'en sortir par toi-même ? En remontant la rue, tu finiras bien par retrouver ton chemin. Surtout maintenant que tu as rangé l'élément perturbateur qui t'a mis dans cette situation. Décidé à te sortir de ce pétrin, tu sors de ta cachette pour rejoindre la cohue que tu devines bruyante. Même huit ans après avoir perdu l'audition, tu es toujours autant perturbé de voir des bouches s'agiter mais aucun son te parvenir. Tu aimerais savoir quel brouhaha créait ce genre de marché. Quel tintement produisent ces carillons. Quel clapotis s'élève de cette fontaine. Tous ces bruits inconnus, qui ne faisaient pas parti de ta vie lorsque tu entendais. Tu ne te souviens que de cris, que de pleurs, que de râles de souffrance. Et du fracas de l'explosion, des pierres propulsées contre les murs, du roulement des gravats – et des hurlements d'agonie, aussi. Dans tes cauchemars, tu revis ces scènes, ces moments de ta vie que tu souhaiterais tant oublier. Mais ils te hantent, te happent dans une spirale infernale et ne t'autorisent à t'en échapper qu'une fois l'aube arrivée. Combien de temps encore te tortureront-ils ?

Occupé à déchiqueter ta lèvre inférieure, tu zigzagues parmi la foule que tu remontes à contre-courant. Tu es bien le seul à vouloir t'échapper de ce marché si animé et visiblement si apprécié des Rosaliens. Tu aurais sûrement apprécié en faire le tour si tu n'étais pas attendu par le professeur un peu plus tard dans la matinée. La prochaine fois, peut-être, tu prendras le temps de t'y promener. Pour l'heure, tu te contentes de regards furtifs à droite, à gauche, appréciant les couleurs chatoyantes des stands et les jolis produits qu'ils proposent. Et ce n'est par on ne sait quel hasard que, à ce moment précis, cet enfant au visage maculé de chocolat a lâché son ballon en forme de Galvaran. Attiré par ses reflets dorés et argentés, ton regard a suivi sa trajectoire tandis qu'il s'élève au dessus de la cohue Et c'est à ce moment que tu l'as aperçu. Ce point à l'horizon qui ne cesse de grossir, ces personnes qui se hâtent de s'écarter. En plissant suffisamment les yeux, tu parviens à reconnaître ce qui arrive à tout allure en direction du carrefour où la foule s'est amassée. Une charrette, identique à toutes seules qui supportent les stands autour de toi. Aussitôt, tu regardes autour de toi, mais personne ne semble l'avoir remarqué. Tout le monde vaque à ses occupations, inconscient du danger qui les guette. Nerveux, tu trépignes sur place, incapable de savoir quoi faire. Comment espères-tu prévenir qui que ce soit dans ta condition ? Ce n'est pas en agitant les bras comme un pantin désarticulé que tu vas être utile en quoi que ce soit.

Pourtant, la charrette se rapproche de seconde en seconde. Vite, il te faut agir avant qu'il ne soit trop tard. Mais alors que tu t'apprêtes à fendre la foule, ton sac percute une cagette de pommes, provoquant la chute de l'une d'elles. Par réflexe, tu te penches pour la ramasser mais c'est sans compter sur la vendeuse qui commence à s'agiter. Incapable de comprendre ce qu'elle peut bien bougonner, tu la regardes d'un air ahuri. Aussitôt, un petit attroupement de personnes se forme autour de toi. A leurs regards désapprobateurs, tu comprends que l'on te reproche quelque chose. Mais quoi ? Oui, tu as fait tomber cette pomme, mais tu ne l'as pas fait exprès. Sur leurs lèvres, tu penses reconnaître les mots « voleur » et « argent ». Pensent-ils donc que tu as essayé de voler le fruit ?! Incapable de comprendre la situation, tu essaies de t'échapper mais impossible pour toi de faire ne serait-ce qu'un pauvre pas. Tu as beau avoir reposé la pomme dans la cagette, ces inconnus continuent de te tenir la patte. Or, la charrette continue son bonhomme de chemin et se rapproche de plus en plus. Ce n'est plus qu'une question de seconde avant qu'elle ne déboule dans la rue et ne provoque un vrai carnage. Heureusement, l'alarme a été donné car s'en suit un mouvement de panique qui te soulage plus qu'il ne t'effraie – les bouches sont grandes ouvertes, mais aucun cri ne vient vibrer dans tes oreilles, même hybrides. Ton soulagement soudain ne dure cependant qu'une demi-seconde : tandis que chacun prend ses jambes à son cou sans se soucier de son prochain, une jeune fille tente de convaincre un gamin de la suivre. Empoté, il ne bouge pas d'un poil, alors que la demoiselle s'apprête à faire rempart de son corps.

Effrayé à l'idée qu'ils puissent se faire percuter, tu joues des coudes pour fendre la foule paniquée, le regard rivé sur la charrette qui n'est désormais plus qu'à quelques mètres. Persuadé de ne pas pouvoir les rejoindre à temps, tu libères une énergie psychique qui s'entortille tel un serpent autour des roues de la roulotte. Jamais encore tu n'as tenté une chose pareille – lorsque tu utilises Psyko, c'est seulement pour amener des objets à toi ou pour garder un livre à hauteur d'yeux quand tes mains sont occupées à autre chose. Ce sont des objets légers et statiques que tu as l'habitude de déplacer, pas une charrette remplie de légumes lancée à pleine vitesse. Mais tu n'as pas le droit à l'erreur, tu dois contrôler ce pouvoir encore tout nouveau pour toi si tu ne veux pas être aux premières loges d'un spectacle morbide. Transpirant à grosses gouttes sous l'effort, tu utilises toutes tes forces pour arrêter le roulement des roues en bois. Soudain, la charrette s'immobilise, vacille, puis s'écroule finalement à quelques centimètres à peine de ses futures victimes, rependant son chargement au milieu de l'allée. Fébrile, tu mets quelques secondes à réaliser ton exploit avant de tomber à genoux, le souffle court. Un peu plus et c'était la fin des haricots. Heureusement, tout est bien qui fini bien – sauf pour ces tomates éclatées, se vidant lentement de leur jus sur la chaussée.

Tremblotant, tu parviens tout de même à te relever pour rejoindre la demoiselle et l'enfant qui n'ont pas bougés d'un iota. Quelques carottes et pommes de terre ont roulées à leurs pieds mais, pour le reste, ils ne semblent pas avoir été mitraillés de légumes. La voix chevrotante, entrecoupée d'inspirations soudaines, tu t'adresses ainsi à la demoiselle :

T-t-t-t-tout va bien … ?

Elle peut bien te rire au nez pour ton élocution désastreuse, tu pourras toujours te consoler en te disant que tu lui as sauvé la vie ...

 

 


MAËL
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MessageSujet: Re: Sur le chemin, je t'ai rencontré (Pv Maël)   Jeu 26 Jan - 15:26
Sur le chemin, je t'ai rencontré.
Une simple histoire de charrette !
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Kyoko l'avait bêtement attendu.

Alors que la charrette fonçait sur elle et le petit garçon, à pleine vitesse, les cris d'effroi et de stupeur montant crescendo dans l'atmosphère, à l'image de la note finale d'un orchestre lorsque la maestro lève la baguette au plus haut et que la musique bat son plein, Kyoko l'avait patiemment attendu ; le film de sa vie.

Elle en avait tellement entendu parler, tellement lu de livres à son sujet qu'elle l'avait attendu, sans réfléchir et sans se questionner, les yeux fermés, à la recherche de ces fameux souvenirs qui étaient censés défilés d'une minute à l'autre dans sa tête.

De qui allait-elle se rappeler en premier exactement ? De ses sœurs ? D'Akira ? De Shin ? De son père ? Peut-être même de sa mère ? Sa prise nerveuse dans le dos du garçonnet, elle avait fouillé et raclé à l'intérieur de sa tête pour réussir à attraper la première image qui lui viendrait à l'esprit, sans succès.
Et les secondes défilaient sans qu'il ne se passe quoi que ce soit. Tout était... Tristement vide.

Ce n'est pas possible, je ne me rappelle de rien ? Je vais vraiment mourir comme ça ?!

Kyoko hoqueta, elle devinait désormais le cliquetis des roues, le son des fruits qui dévalent sur la route et s'éclatent en morceau. Elle se demanda même si ce qu'il resterait de son corps serait semblable à une bouillie de pépins éclatés, et elle serra la mâchoire, l'estomac retourné à cette idée.

Soudain, il y eut un grand fracas.
La goupix étrangla le garçon dans son étreinte prête à encaisser le choc...qui ne vint jamais.

T-t-t-t-tout va bien … ?

Hein ?

Kyoko rouvrit fébrilement, un œil, puis un autre. Je suis vivante ?

-La vielle, lâche-moi tout de suite !

La renarde sentit un puissant de coup-de-poing taper dans son ventre et relâcha immédiatement sa prise sur le gamin, qui s'enfuit sans demander son reste. Au moins, si elle doutait être vivante, la douleur qui se distillait désormais sournoisement entre ses côtes lui prouvait a fortiori le contraire.

Quel ingrat. -marmonna-t-elle dans sa barbe, encore choquée parce qu'il venait de se passer.

Lentement, mais sûrement son regard se posa sur le jeune homme qui se tenait près d'elle, la poitrine secouée par une respiration curieusement saccadée, et avec une odeur de sueur qui lui collait à la peau, mais pas de façon spécialement désagréable.

À sa façon de se tenir, Kyoko comprenait qu'il venait de fournir un effort conséquent, voir violent. Etait-il celui qui avait arrêté la roulotte folle ? Elle ne savait pas, mais elle le reconnut en tout cas comme celui que les passants avaient difficilement maintenu en place un peu plus tôt.

Avec ses yeux doux et son visage juvénile, il dégageait quelque chose d'étrangement apaisant. Elle ne pouvait pas dire qu'il avait les traits saisissant. Il n'était pas d'une beauté qui coupait spontanément le souffle, mais d'un charme particulier et bien plus subtil, peut-être même plus précieux et rare.

La rousse se passa nerveusement une mèche de cheveux derrière l'oreille et ouvrit la bouche pour tenter de lui répondre, se retrouvant néanmoins muette.
Pour la première fois depuis son intervention “héroïque”, elle se rendait compte que sa gorge était douloureusement étroite, pressée par une imposante boule qui lui bloquait l'œsophage et l'empêchait de respirer comme il faut. C'était si désagréable qu'elle en avait les larmes aux yeux et que ses mains, ses jambes, son dos, tremblaient. Tout tremblait.

Les iris mauves de Kyoko trouvèrent ceux vert olive de l'inconnu qui semblaient gentiment inquiet.

Allez-Kyoko ! -s'insurgea-t-elle- Remercie-le ! Il vient de te sauver la vie par Arceus !

Mais à la place, elle attrapa fébrilement la manche du haut du jeune homme et se mit à pleurer. Kyoko couvrit sa bouche pour étouffer ses sanglots sans y parvenir et ses doigts se refermèrent désespérément sur le tissu chaud comme pour empêcher son sauveur de se relever et partir, passer son chemin après s'être assuré qu'elle n'avait rien de cassé.

-Je..je, je suis désolée. -bégaya-t-elle-, le nez et les yeux coulant, pleurant de plus belle.- Je..je suis désolée...

Son élocution n'était pour le coup, pas spécialement jolie non plus.




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MessageSujet: Re: Sur le chemin, je t'ai rencontré (Pv Maël)   Ven 27 Jan - 0:40

 

 
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Marché - Rosalia

Jamais ton cœur n'a battu un tel tempo endiablé dans ta poitrine – enfin, si, autrefois, dans d'autres conditions que tu souhaites oublier, donc faisons comme si c'était la première fois. En nage, tu peines à tenir sur tes jambes tant l'effort t'as coûté en énergie. Si tu n'écoutais que ton instinct, tu irais te trouver un coin confortable où roupiller un petit quart d'heure, laissant Repos remplir de nouveau tes batteries. Mais ce n'est ni l'endroit, ni le moment pour s'abandonner aux bras de Morphée, même l'espace de quelques minutes. Surtout pas après ce qu'il vient de se passer. Il s'en est fallu de peu pour éviter la catastrophe. Et dire que personne n'a levé le petit doigt pour cesser la course de cette charrette ! Tu ne veux pas croire qu'aucun hybride ne traîne dans les parages. Rosalia est connue pour son impressionnante population de Chétiflor et de membres de la famille d'Evoli. Que personne ne vienne te dire qu'aucune liane, qu'aucune force psychique – autre que la tienne – aurait pu réagir de la même manière que toi. Chacun s'est préoccupé de sa propre sécurité, sans se soucier d'autrui. La preuve, où est la mère de cet enfant insolent qui s'éloigne après avoir cogné sa sauveuse ?  A-t-elle seulement remarqué l'absence de son rejeton ? Si tu espères que oui, une partie de toi est pourtant persuadée du contraire.

Ton regard suit le chemin du gamin jusqu'à ce qu'il disparaisse au milieu de la foule. Maintenant que le danger est écarté, chacun a reprit ses activités comme s'il ne s'était rien passé. Seuls quelques marchands se sont éloignés de leur stand pour discuter entre eux et organiser le nettoyage de la chaussée. Entre les tomates explosées, les pommes de terre ratatinées et les poivrons éclatés, le propriétaire de la roulotte a perdu un bon quart de ses produits. Tu le repères facilement, la face livide et les yeux fous, au milieu de ses collègues. A son attitude effarée et son air désolé, tu comprends qu'il vient de passer le pire moment de sa vie. Et si tu en crois son tshirt trempé, la course poursuite après sa propre charrette l'a fait plus transpiré que n'importe quelle discipline sportive. La prochaine fois, aucun doute qu'il sécurisera davantage sa roulotte, histoire qu'elle ne se prenne pas une nouvelle envie de liberté. Personne cependant n'amorce le moindre geste dans votre direction. Ils doivent bêtement se dire que tu maîtrises la situation, mais c'est loin d'être le cas. Tu risques de t'évanouir à tout moment et si ton estomac n'était pas vide, tu en aurais répandu le contenue au milieu des légumes déchiquetés. Comme quoi, il y a du bon à avoir un appétit d'oiseau, parfois.

Puisque l'on t'as visiblement assigné la tâche de veiller sur l'état de la demoiselle, tu baisses les yeux sur elle et hoquète de surprise en voyant les larmes qui inondent son jolie visage. Est-elle blessée quelque part, au final ? Dans sa précipitation, peut-être s'est-elle tordue la cheville ou fait claquer un nerf. Ou alors, le coup de poing de ce petit sauvageon a eu raison de ses côtes. Si tu montes tout de suite sur tes grands chevaux, tu en redescends tout aussi vite en te rappelant que, parfois, un choc émotionnel est d'autant plus douloureux que n'importe quel coup. Cette charrette aurait pu les faucher, elle et l'enfant, et leur causer bien plus que quelques ecchymoses ou fractures. Lorsque ses doigts se referment sur la manche de ton hoodie bleu marine, tu es prit d'une certaine panique : que dois-tu faire ?! Tu n'as jamais été très doué pour consoler les filles – ou les garçons, d'ailleurs. Même les chagrins de ton petit-frère, tu as toujours eu du mal à les gérer. Tu as vu couler tant de larmes dans ton enfance que tu n'es pas capable de savoir comment les sécher – pourquoi pleurent-ils alors qu'ils sont en vie et en sécurité? te répètes-tu souvent, incapable de comprendre que tous ne ressortent pas des entrailles de la terre, que tous n'ont pas connu la même misérable vie que toi.

Sa bouche s'agite mais évidemment, tu n'entends rien. Et lire sur ses lèvres est une cause perdue : elles tremblent tellement que ses mouvements n'ont plus le moindre sens. Sûrement te remercie-t-elle tout simplement – c'est ce que l'on fait lorsque l'on vous sauve la vie, non ? C'est peut-être un peu naïf de ta part d'avoir de telles pensées, mais ce sont les plus logiques pour toi. Quoi que, la gratitude n'est pas la même pour tous – rien qu'à voir ce garnement qui n'a pas trouvé mieux comme remerciement qu'un bon coup de poing bien placé. Mais alors, que faire ? Ne lui demande pas de répéter, tu ne comprendrais rien de toute façon. Et comme vous n'êtes pas au meilleur de votre forme l'un comme l'autre, toute tentative de communication est vouée à l'échec. Alors, un peu bêtement, tu hoches la tête – tu fais comme si tu as compris, comme si tu as entendu. Tu as oublié d'accrocher ton logo au scratch de ton sac, elle ne risque pas de comprendre ton handicap, alors fais comme si rien n'était. De toute façon, une fois le choc passé, elle reprendra ses activités comme tout le monde et toi, tu pourras repartir à la recherche de ta rue – ou d'un bar avec banquettes où tu pourrais t'installer le temps de laisser Repos chasser ta fébrilité et ta fatigue pesante.

Mais pour l'heure, tu ne peux pas la laisser dans cet état. Surtout que des regards curieux commencent à converger dans votre direction – tu attends quoi pour la consoler ?! semblent-ils de dire, des reproches pleins les yeux. Déglutissant, tu plonges ta main libre dans ton sac et y fouille à l'aveugle, cherchant le paquet de mouchoirs qui s'y promène constamment. Puisque tu n'es jamais enrhumé le paquet est encore scellé, ainsi galères-tu à l'ouvrir d'une main pour en tirer un kleenex sans le déchirer au passage. Si tu y parviens finalement, c'est non sans avoir galéré quelques bonnes secondes. Tu te hâtes ensuite de le lui tendre, pressé de voir disparaître les larmes ravageant son joli minois. Les marchands commencent à vous tourner autour comme des hyènes impatientes, ainsi comprends-tu que votre présence sur la chaussée et si près du carnage est dérangeante. Ils ont déjà ramassés la plupart des légumes, qu'ils ont entassés dans une large cagette en bois – tout ça partira à la poubelle, à moins qu'un fermier du coin ne souhaite les récupérer pour ses cochons ou son composte. Ce qu'il reste à nettoyer est éparpillé autour de vous, dans un périmètre que les adultes n'osent pas franchir. Que s'imaginent-ils, que tu es le petit ami effrayé qui est venu s'assurer de l'état de sa dulcinée ? Si le rouge te monte aux joues, tu le mets sur le compte de la fièvre.

Finalement, sous la pression de leurs regards impatients, tu aides la jeune fille à se relever afin de débarrasser rapidement le plancher. D'autant plus que, parmi les marchands, il y a cette dame qui te crois coupable de vol à l'étalage. Alors avant qu'elle ne revienne te courir sur le haricot, tu préfères mettre les bouts. Encore tout tremblotant, ravalant difficilement un bâillement qui promettait d'être long, tu guides non sans mal la rouquine loin du carnage végétal, prenant garde à ne pas glisser sur une tomate ratatinée ou une carotte bosselée. Tu contournes un morceau de bois éclaté ainsi qu'une laterne en papier blanc déchirée, plaignant le propriétaire de la charrette – avec de tels dégâts, elle ne risque pas de flâner dès le lendemain auprès de ses congénères. Si tu en avais eu la force, tu l'aurais gardé droite le temps que l'on vienne assurer son équilibre, mais c'est déjà un miracle de l'avoir arrêté à temps alors ne te blâme pas pour si peu. Ce ne sont que des dégâts matériels, une lanterne vaut moins qu'une vie. D'autant plus que ça aurait pu être bien pire : si elle s'était écrasée contre un mur ou au milieu d'autres charrettes, il y aurait plus à déplorer qu'une planche éclatée ou un lampion déchiré. Le marchand devrait s'estimer heureux de ton intervention – d'ailleurs, il ne t'a même pas remercié. Ou alors tu ne l'as pas entendu. Ce qui ne serait même pas étonnant.

Fébrile, tu guides néanmoins la demoiselle jusqu'à un amoncellement de palettes en bois, sur laquelle tu t'écroules en haletant. Tu ignores à qui elles appartiennent, mais tu n'as pas trouvé meilleur banc où t'asseoir. Vous êtes un peu en retrait du marché, dans une rue peu fréquentée où les marchands laissent leur bazar le temps de faire leurs affaires. En théorie, personne ne viendra vous y enquiquiner – chacun doit passer sa charrette au peigne fin pour s'assurer qu'elle ne risque pas de leur échapper. Du revers de la manche, tu essuies la fine particule de transpiration qui scintille sur ton front, écartant en même temps les mèches cendrées qui s'y sont collées. En ce moment, tu donnerais tout pour un verre d'eau – tu as la gorge si sèche que tu as l'impression d'avoir traversé un désert. Pourtant, tu mets tes besoins primaires de côté pour concentrer ton attention sur la demoiselle que tu as … héroïquement sauvé d'une charrette démoniaque. Pourquoi a-t-elle choisi de faire barrière de son corps plutôt que simplement pousser l'enfant ? Etait-elle donc prête à subir des dégâts colossaux pour l'épargner ? Un petit sourire fleuri sur tes lèvres sèches et gercées. Le véritable héros, en fin de compte, ce n'est pas toi. Mais bel et bien elle.

 

 


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MessageSujet: Re: Sur le chemin, je t'ai rencontré (Pv Maël)   Sam 28 Jan - 16:50
Sur le chemin, je t'ai rencontré.
Une simple histoire de charrette !
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Kyoko, les larmes pleins les joues, tenta de remettre un peu d'ordre dans son visage défait. Elle ramassa d'abord son sourire et le coin de ses yeux, en s'entraînant à rire bêtement dans le vide. En même temps, elle ne pouvait pas arriver avec une expression de serpillière chez Akira. Il en deviendrait fou d'inquiétude et elle voulait éviter cela à tout prix. Elle détestait quand son frère se faisait du mouron, surtout par sa faute.

La main toujours accrochée au haut de son sauveur, elle apprécia le silence respectueux dans lequel il l'abandonnait. Elle ne savait pas trop si c'était parce qu'il se sentait concerné ou juste perdu, mais l'un comme dans l'autre, cela ne la dérangeait pas puisqu'au moins, il restait à ses côtés. Combien de personnes auraient eu la patience de la voir sécher ses pleurs et se calmer ? Pas tant que ça ! D'ailleurs, on leur jetait déjà quelques regards agacés. Que l'humain peut-être égoïste parfois, c'est ce qu'elle pensait.

Le nez coulant de morve, elle accepta poliment le paquet de mouchoirs qu'il lui tendit. Voilà un geste qu'elle n'oublierait pas. C'était le premier souvenir qu'elle garderait de lui et le plus agréable aussi. Cette main tendue vers elle et ses yeux alors qu'il lui offrait de quoi essuyer les gouttes qui pendaient lamentablement à ses cils, elle ne l'oublierait jamais.

-Merci et désolée. -répéta-t-elle, en se mouchant bruyamment-.

Ce n'était pas encore le moment idéal pour discuter. Le jeune homme semblait l'avoir compris, parce qu'il ne répondit toujours rien et l'aida plutôt à se mettre debout sur ses genoux tremblants. Ses derniers s'entrechoquaient encore, similaire aux jambes d'un crabe lorsqu'il s'enfonce dans le sable. Autant dire que le choc passait à peine.

Les doigts fermement noués au doux hoodie de l'albinos, Kyoko suivit ses pas à petit rythme, s'amusant à placer ses chaussures dans la jolie trace qu'il laissait en battant la poussière du chemin de ses talons. Elle eut un sourire en réalisant la différence de taille, et rougit un peu. Il avait peut-être l'air frêle, mais il était prévenant et robuste, suffisamment pour la protéger. Son cœur se mit à battre un peu plus vite et ses larmes se tarirent. Les souvenirs de cette effroyable expérience cédaient à nouveau la place à des pensées plus juvéniles et innocentes.

Pendant leur marche, il sembla à Kyoko qu'elle tapait dans une ou deux pommes, mais elle tâcha de ne pas y prêter attention. En fait, elle évita de regarder la rue dans son ensemble, parce qu'elle avait un peu peur de replonger dans un état catatonique, si on pouvait appeler ça comme ça. Bientôt, ils s'installèrent sur un tas de planches et il sembla à la goupix qu'elle pouvait enfin respirer correctement, désormais à l'abri et éloigné de ce triste incident. Ses mains se serrèrent sur sa jupe d'un bleue similaire à celui du hoodie. Elle songea, qu'on aurait presque dit qu'ils étaient assortis, un peu comme un couple. Cette pensée fit naître une certaine nervosité au creux de son estomac. Elle avait des papillons dans le ventre. C'était agréable.

-Hum...merci beaucoup de m'avoir aidé. Je vous suis vraiment reconnaissante. S'il y a quoi que ce soit que je peux faire pour vous être utile.

Un léger blanc s'installa. Kyoko, les yeux fixés sur la pointe de ses chaussures devint écarlate. Pourquoi ne répondait-il pas ? Etait-il en colère ? En avait-il marre de ses jérémiades ? Incapable de comprendre ce qu'il clochait, elle se sentit brusquement honteuse.

-Je suis désolée si je vous importune. -répéta-t-elle.

Nouveau silence. Kyoko fronça les sourcils et releva la tête, prête à dire que, si elle l'embêtait, elle pouvait toujours s'en aller, mais c'est là qu'elle croisa son sourire et se tut. Le garçon avait une expression si gentille et avenante qu'elle balaya tout sentiment dérangeant et tout mal-être comme le vent emporte une meule de paille. La goupix remarqua aussi, la façon dont sa poitrine se soulevait de manière irrégulière, la sueur qui collait quelques mèches à son front et marquait sa tempe, luisante et battante et puis le teint bien trop pâle de son visage.

Il n'avait pas l'air bien du tout. Au contraire, il semblait malade et mal en point. Et malgré tout ça il me sourit et moi je ne me soucis de rien ? Quelle belle idiote ! La culpabilité envahit violemment le cœur de Kyoko et elle serra les poings jusqu'à ce que les jointures de ses phalanges en blanchissent. Elle avait été aussi égoïste que les autres à ne pas se soucier une seule seconde de l'état dans lequel pouvait être celui qui l'avait si bravement secouru.

-Vous n'avez pas l'air d'aller bien. -murmura-t-elle avec inquiétude.-

Elle se mit à fouiller dans le paquet de mouchoirs qu'il lui avait donné et en sortit un, tapotant le front du garçon sans attendre. Elle se concentra à essuyer chaque goutte, même légère qu'elle pouvait débusquer, faisant attention à ne pas frotter pour que le contact soit le plus doux possible contre la peau qui semblait sensible. Elle posa ensuite le paquet sur ses genoux et sortit une petite bouteille d'eau de son sac qu'elle déboucha et lui tendit même jusqu'aux lèvres, parce qu'elle craignait qu'il ne soit, en vérité, trop faible pour le faire lui-même.

-Tenez-buvez ! Ça va vous fera du bien... On devrait peut-être vous emmener à l'hôpital, vous ne pensez pas ? Voulez-vous que j'appelle un taxi pour vous ? Vous semblez avoir des difficultés à parler...- s'inquiéta-t-elle - Pouvez-vous respirer correctement ? M'entendez-vous ?




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MessageSujet: Re: Sur le chemin, je t'ai rencontré (Pv Maël)   Ven 24 Fév - 18:14

 

 
Sur le chemin, je t'ai rencontré
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Psyko, c'est la dernière capacité que tu as acquise. A l'orphelinat, il arrivait à ce que des livres soient rangés bien trop haut pour que tu puisses les attraper. Et un jour que tu priais pour que l'ouvrage désiré tombe de lui-même dans tes mains, il s'est mit à vibrer sur son étagère. Sur l'instant, tu n'as pas fait le lien entre ce phénomène et toi. L'établissement n'étant pas de première jeunesse, il n'était pas impossible que des petites bestioles aient élues domicile dans les hauts rayonnages des bibliothèques. Pourtant, cela se répéta plusieurs fois, et pas qu'avec des livres. Tu faisais vibrer les couverts, les oreillers, les fruits sur les arbres. Dès que tu désirais attraper quelque chose, ce phénomène avait lieu. Intrigué, tu avais finalement fait part de ton observation à ta tutrice, Hélène. C'est elle qui t'a apprit que tu commençais à développer tes pouvoirs psychiques. Si les Feunnec sont de type feu pur, ses évolutions obtiennent ensuite le type psy. Tu n'étais donc qu'aux prémisses de ton pouvoir, mais c'était suffisant pour toi. Quand tu es parvenu à faire venir un livre jusqu'à toi qu'à la force de ta pensée, tu as compris que cette faculté te serait très utile dans le futur. Tout ce qu'il t'était difficile d'atteindre venait d'eux-mêmes se loger au creux de tes mains. Ouvrages, vêtements, casseroles, nourritures : tout vient à toi dès que tu en as besoin.

Cependant, tu n'es habitué qu'à manipuler de petits objets d'un poids dépassant rarement cinq kilogrammes : cette charrette a représenté un véritable challenge pour toi. Si tu ne regrettes pas ton intervention, tu es bien décidé à entraîner ta force psychique sur des choses plus lourdes, histoire de ne pas finir en nage à chaque fois. Bien sûr, tu ne t'attends pas à arrêter des charrettes tous les jours mais c'est bien la preuve que ton pouvoir peut servir à autre chose qu'à faire léviter des livres sous tes yeux. C'est bien suffisant dans ta vie quotidienne mais autant être paré à toutes éventualités – et sait-on jamais, au laboratoire comme dans ton travail à mi-temps, ça ne peut pas être inutile. Tu n'es peut-être encore qu'un Feunnec mais tu sais que tu n'as pas encore atteint les limites de ton psychisme : si la veille on t'avais dit que tu étais capable d'arrêter une charrette en pleine course, tu ne l'aurais pas cru. Et pourtant, c'est bien ce que tu as fait. Tu t'es certes contenté de bloquer les roues, ça ne demande pas moins un effort considérable pour y parvenir. La preuve en est : jamais tu n'as eu aussi soif de toute ta vie. Même pas au sein de l'arène.

Enfin, ce n'est pas si grave. Tu as simplement besoin de quelques minutes de repos, histoire de reprendre tes esprits. Tu trouveras bien un endroit où acheter une bouteille d'eau une fois que la terre cessera de tourner autour de toi. Assise à tes côtés, la rouquine semble se remettre petit à petit de ses émotions. Ses lèvres s'agitent : tu essaies d'y lire, sans réel succès. De profil, ce n'est vraiment pas facile. La pauvre parle donc dans le vide – tu t'en veux un petit peu. Certes, ce n'est pas de ta faute mais il faudrait la prévenir, histoire qu'elle ne pense pas que tu sois malpoli. Cependant, bien que tu sois sourd depuis huit ans déjà, cela demeure difficile pour toi de l'avouer. Souvent, les gens se prennent de pitié pour toi et tu n'aimes pas vraiment ça. Ce n'est en effet pas facile à vivre mais ça aurait pu être pire, bien pire – tu pourrais encore être sous terre à lutter pour ta survie. D'autant plus que tu sais que cette situation n'est pas éternelle : dès que tu en auras les moyens, tu pourras te faire poser des implants et tu retrouveras l'audition. Pas totalement, cela va de soi, mais qu'importe : même si ce n'est qu'un petit peu, tu veux pouvoir entendre des mélodies au piano, des chants d'oiseaux et des rires chaleureux.

La jeune fille se tourne alors vers toi, l'air inquiet. Et alors que tu essaies de comprendre pourquoi, elle tire un mouchoir du paquet et vient doucement tapoter ton front avec. Elle chasse ainsi les quelques gouttes de transpiration restantes avec une douceur agréable. Tu sens tes pommettes s'embraser mais tu fais mine de rien – bien que tu sois très mauvais acteur. Ce geste te permets alors de comprendre sa mine soucieuse : si elle en vient à éponger ton front, c'est que tu dois vraiment avoir sale mine. Tu as tellement peu l'habitude que l'on puisse se faire du souci pour toi qu'il te faut parfois quelques minutes pour le comprendre. Pourtant, depuis huit ans maintenant, tu es entouré de personnes qui veillent sur toi. Tu devrais être capable de te rendre compte de ce genre de chose, désormais. Mais il faut croire que tu ne changeras jamais : dans l'ordre des priorités, les autres doivent toujours passer avant toi. Tu as suffisamment côtoyer la souffrance et le malheur pour relativiser et considérer qu'il serait malvenu de ta part de te plaindre de quoi que ce soit. Oui, tu es actuellement sur les rotules, mais la jeune fille a failli mourir. Ce qui est quand même bien plus grave, non ? C'est du moins ce que tu te dis, bien que tu ne sois pas totalement contre les petits gestes qu'elle a à ton égard.

La demoiselle troque alors le paquet de mouchoirs avec une bouteille d'eau, qu'elle tire de son sac. Aussitôt, elle la dévisse et approche le goulot de tes lèvres – pour peu, elle t'abreuverait d'elle-même. Mais tu n'es pas mal à ce point, alors tu la remercies en te saisissant de la bouteille. Si tu t'écoutais, tu la viderais aussitôt de l'intégralité de son contenu. Cependant, tu ne peux te résoudre à tout lui boire, alors tu te contentes de quelques gorgées. Si ces dernières suffisent à t'apaiser la gorge, tu as encore cette horrible sensation de soif. Tu fais pourtant de ton mieux pour l'ignorer et te hâte de reboucher la bouteille avant de céder à la tentation. Tu lui rends ainsi avec un petit sourire – à croire que tu ne sais faire que ça, sourire bêtement quelque soit la situation. Néanmoins, si tu as appris une chose depuis que tu vis à la surface, c'est qu'un sourire peut tout dire. Et qu'il est très facile de l'esquisser, que ce soit pour de vrai ou pour dissimuler quelque chose. Tu n'es pas un menteur, mais tu ne peux pas te permettre d'être égoïste. Alors ce que tu ressens vraiment, tu préfères souvent le garder pour toi. De toute façon, ce n'est pas comme si tu étais capable de te confier avec facilité. Tu n'es plus capable de d'entendre parler depuis huit ans déjà. Et après tant d'années, nous oublions beaucoup de chose …

Mais tu ne peux rester dans le silence plus longtemps. La jeune fille va vraiment finir par croire que tu ne veux pas lui parler – or, ce n'est vraiment pas le cas. Alors tu te tournes vers ton sac – que tu as déposé à côté de toi – et tu fouilles entre les livres et les cahiers pour mettre la main sur ta tablette. Lorsque tu repères enfin sa pochette noire, tu la saisis et ouvre le rabat. Une petite pression sur le bouton du milieu et l'écran s'illumine. Aussitôt, tu navigues parmi les pages jusqu'au raccourci d'un logiciel de traitement de texte. Dès que le document vierge s'ouvre, tu te hâtes de connecter l'appareil au petit clavier fixé sur le rabat de la pochette. Ce n'est qu'une fois le tout stabiliser sur tes genoux que tu commences à taper, sollicitant seulement deux doigts, comme à ton habitude – ce que beaucoup trouve vraiment bizarre. Mathis est capable de taper avec tous ses doigts, mais pas toi. Ca ne te rends pas plus lent pour autant : d'ailleurs, tu tapes tellement vite que tu laisses souvent des petites coquilles se glisser dans tes textes. Ce qui rend tes relectures très comique, par moment. Mais là n'est pas le propos. Il ne te faut que quelques secondes pour rédiger le petit texte que tu destines à la jeune fille. Et une fois sûr de ton écrit, tu déposes la tablette dans ses mains – non sans une nervosité apparente.

Je sais que tu me parles mais je suis désolé, je ne t'entends pas : je suis sourd des deux oreilles. Si tu veux me dire quelque chose, tu peux écrire à la suite ou alors, bien articuler pour que je puisse lire sur tes lèvres. A moins que tu ne connaisses le langage des signes ?

Et c'est en relisant furtivement par dessus son épaule que tu réalises que tu l'as tutoyé. Bravo Maël, que l'on t'attribue le prix Nobel de la politesse !

 

 


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MessageSujet: Re: Sur le chemin, je t'ai rencontré (Pv Maël)   Dim 5 Aoû - 16:39
Sur le chemin, je t'ai rencontré.
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Au gré des minutes, les battements incessants du cœur de Kyoko commencèrent à se calmer et lorsque l'adrénaline eut fini d'agiter son sang et rougir ses joues de sa chaleur, la goupix sentit un grand froid se lover dans son ventre. Akira, ne devrait jamais être mis au courant de cette mésaventure. Il ne s'en remettrait pas et lui interdirait sans aucun doute de sortir seule pour les cinq prochaines années. Son grand frère, aussi adorable soit-il, pouvait se montrer protecteur à l'extrême lorsque ses instincts paternels étaient titillés et la renarde n'était pas d'avis à l'inquiéter ou l'angoisser inutilement. Parfois, elle se demandait si Akira avait toujours été aussi sérieux et soucieux, ou s'il avait gagné ses traits de personnalité à la mort de cette mère dont Kyoko ne possédait que des souvenirs fugitifs semblable à quelques mirages lointains. Tandis que le silence s'installait, doux, que ses doigts fins se refermaient sur la bouteille d'eau, souples, et que ses pensées filaient avec le vent, volages, la goupix songea une courte seconde, que si on ne l'avait pas sauvé un peu plus tôt, elle aurait alors, peut-être, rencontrer cette reine dont le visage n'était depuis longtemps plus qu'une tâche d'aquarelle informe dans ses rêves d'enfants. Mais aussitôt que l'idée s'en vint, Kyoko l'enterra. C'était là le désir irréalisable d'une orpheline et non un souhait réfléchit.

Kyoko se mit à cligner des yeux vivement. Plongée dans ses pensées, elle n'avait pas tout de suite remarqué les gestes agités de son sauveur et c'est donc avec un regard intrigué qu'elle posa ses grandes prunelles sur ses deux doigts souples qui avaient commencé à frapper en rythme. La jeune hybride se demanda brièvement si son petit héros n'avait pas tout simplement décidé de l'ignorer pour travailler ou écrire à un proche. L'avait-elle ennuyé à ce point avec ses piailleries et son inquiétude ? Kyoko savait pertinemment qu'en tant que personne, elle était capable de se montrer un peu envahissante, et même autoritaire dans sa façon d'aborder les autres, mais elle n'avait pas voulu cela avec lui et n'avait pas l'impression d'avoir été cette petite fille exaspérante et capricieuse, qui courait toujours dans les jambes de son frère ou de Shin. Elle n'avait pas pour intention de se montrer pénible et elle espérait secrètement que sa gentillesse ne soit pas passée pour de l'arrogance. Toutefois, aussitôt, que Kyoko put lire ce qui était écrit, la nausée qui s'était mise à tarauder son ventre se calma et ses doutes fondirent comme neige au soleil.

-Oh !

Et d'abord, tout ce qu'elle trouva à dire. Parce que vraiment, elle ne savait pas comment réagir. C'était la première fois qu'elle était confrontée à quelqu'un victime d'un handicap et elle  se doutait que la brusque vague de compassion qui enserrait sa gorge, ne serait pas la bienvenue. Elle ne voulait pas être impolie, mais en même temps, elle avait une furieuse envie de le serrer contre elle, parce qu'à le voir ainsi, timide et effacé, à le dévisager, Kyoko avait l'intime conviction qu'un peu d'affection ne lui ferait pas de mal et honnêtement parlant, sa situation lui inspirait inévitablement de la peine. Or, la pitié, était un sentiment très désagréable. Elle le savait pour en avoir fait l'objet à chaque fois que l'on apprenait pour sa mère, morte trop tôt et abandonnant dans son sillage des enfants trop jeunes. Mais les chiens ne font pas des chats, et Kyoko comme ses sœurs et son frère a bien des égards pouvait se montrer extrêmement maternelle et protectrice.

Un air un peu hagard s'installa sur le visage de la goupix qui chercha désespérément ses mots pendant une longue minute. Une minute si longue et déconcertante qu'elle s'inquiéta que ce silence prolongé ne mette à son tour mal à l'aise son interlocuteur. Puis, avec une hésitation marquée, elle sortit un petit calepin de sa poche et gribouilla en patte de fourmis sur le papier deux ou trois phrases en belles boucles noires. Kyoko était plutôt fière de son écriture. C'était stupide, mais elle s'était toujours vantée de la trouver jolie et facile à lire, ronde et douce comme la courbe d'une pomme. Elle se racla un peu la gorge et montra le carnet timidement.

-Je ne m'en serais jamais doutée, tu agis si naturellement, que je n'ai pas pensé une seconde que ça puisse être le cas ! Je suis désolée, mais je ne connais pas le langage des signes, j'aimerais bien maintenant.

Vivement, elle arracha le papier, puis en reprit un autre, pour continuer sur sa lancée. Kyoko volubile, était une pipelette et quitte à s'y casser le poignet, elle comptait bien écrire autant qu'elle n'aurait normalement parlé, si le garçon avait pu l'entendre. Ce n'était pas son handicap qui allait l'empêcher de se montrer, eh bien, comme elle l'était avec tout le monde : un bout en train, un peu trop expressif et diablement excitée en toutes circonstances ou presque.

-Je voulais te remercier de m'avoir sauvé, c'était très courageux de ta part. Tu n'es pas blessé ? Devrait-on aller à l'hôpital pour vérifier que tout va bien ? Je suis inquiète.

Et parce qu'elle se rendit compte qu'à force de bavardages elle en oubliait l'essentiel, la goupix rajouta précipitamment.

-Au fait, je m'appelle Kyoko ! Et toi ?

Le maëstrum d'émotions qui avait envahit sa tête et son cœur était si puissant, qu'elle ne fit même pas attention à sa familiarité. De toute façon, Kyoko n'était pas spécialement à cheval sur l'étiquette et un coup d'œil à la phrase précédemment écrite par le garçon, la rassura quant au fait qu'il ne considérerait pas son ton comme indélicat. Après tout, il était le premier à avoir pris l'initiative de la tutoyer, non ? Dans un sourire entendu rassurant, Kyoko se releva et s'épousseta la jupe. La journée était encore jeune et brusquement, elle n'était plus si pressée de se rendre au laboratoire. Akira avait un don, comme un sixième sens, il devinerait tout de suite que quelque chose venait de se passer et aucun sourire, ni aucune grimace de Kyoko ne parviendrait à lui faire démordre de son idée. Il était têtu Akira, plus que n'importe qui, et on ne pouvait de toute façon pas dire que la petite renarde était douée pour mentir. Ce n'était juste pas dans sa nature, elle était franche et culottée, mais pas menteuse. Du coup, si elle pouvait gagner un peu de temps et éviter la tempête, et si son héros n'était pas blessé et suffisamment remis de ses émotions, son envie la plus pressante était de l'emmener déjeuner en sa compagnie. Le ton rieur, Kyoko se mit donc à le dévisager de plus belle, avec une expression attentive et coquine, ses boucles rousses contrastant vivement contre sa peau pâle et son petit carnet à la main, le stylo brandit et prêt à écrire, tenu avec impatience en l'attente de la moindre réponse.




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MessageSujet: Re: Sur le chemin, je t'ai rencontré (Pv Maël)   Lun 6 Aoû - 21:57

 

 
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L'estomac entortillé, tu guettes avec une appréhension certaine la réaction de la jolie rouquine. Tu sais bien que ton handicap n'est pas évident à comprendre : nombreuses sont les personnes qui pensent qu'il suffit de parler fort, voire même de hurler, pour se faire entendre. Mais les choses ne marchent pas comme cela, d'autant plus que ta surdité est trop profonde pour qu'un cri suffise. Cependant, ce que tu redoutes le plus, c'est la pitié. Il est déjà bien assez difficile pour toi de ne pas t'apitoyer sur ton sort, inutile que l'on t'en rajoute une couche supplémentaire. Bien sûr, tu essaies toujours de te rassurer en te disant que ça aurait pu être bien pire, mais cela reste une condition très difficile. La preuve en est en ce moment-même : tu ne peux même pas discuter normalement avec la jeune fille. Tu es obligé de passer par l'écrit, ce qui est bien plus long et moins instinctif. Tu comprendrais d'ailleurs si elle venait à écourter votre échange. Il est bien moins agréable de communiquer avec un sourd qu'avec … une personne normale. La langue des signes n'est pas assez répandue pour que tu puisses en espérer quoi que ce soit. Mais qu'à cela ne tienne, tu es habitué à tout cela. Cela reste très difficile à vivre, certes, mais tu ne peux rien y faire, de toute façon. Face au handicap, la plupart des gens choisissent de fuir. Et comment leur en vouloir ? Ils sont simplement incapables de comprendre et il est bien connu que l'inconnu effraie le commun des mortels.

Tu t'attends donc à ce que la rouquine ne fasse pas exception à la règle et s'en aille sans plus de cérémonie. Elle semble d'abord surprise face à ta révélation, puis un air hagard vient s'installer sur son visage. Angoissé, te voilà qui maltraite de nouveau ta lèvre inférieure, sentant rapidement le goût métallique du sang envahir ta langue. Mais étrangement, ce n'est pas ce qui t'inquiète. Tu es bien plus effrayé par le manque total de réaction de la part de la demoiselle. Est-elle dégoûtée ? Est-ce qu'elle ressent de la pitié à ton égard ? Compte-t-elle essayer de te parler en hurlant dans tes oreilles ou en agissant comme une mère avec son bébé, en faisant des phrases courtes sans verbes d'une voix bien trop niaise ? Mais elle ne fait heureusement rien de cela. Elle plonge plutôt une main dans sa poche pour en tirer un petit calepin et un crayon. Aussitôt, elle commence à gribouiller sur le papier. Ainsi tente-t-elle la communication par écrit : voilà qui sera bien plus confortable pour toi. Tu ne comprends seulement pas pourquoi elle n'a pas écrit à ta suite, sur la tablette. Peut-être se sent-elle plus à l'aise avec du papier et un crayon, ce que tu comprends tout à fait. Tu préfères également ce genre de support, mais tu gâches moins de papier avec ta tablette. Disons que c'est ton petit côté écolo.

Les mots que tu peux lire sur le calepin te mettent un petit peu de baume au cœur. D'après elle, tu n'agis pas étrangement. C'est bien l'une de tes plus grandes phobies : que ton attitude soit altérée par ton handicap. Mais visiblement, à ses yeux du moins, ce n'est pas le cas. Et pour une raison que tu ne saurais expliqué, cela te fait vraiment plaisir. Quant au langage des signes … tu t'en doutais un petit peu. Ce n'est pas quelque chose de banal que l'on apprend à l'école. Ce qui est bien dommage d'ailleurs, parce que ça peut toujours s'avérer inutile, quelque soit la situation. En tout cas, si tu parviens à devenir professeur un jour, tu comptes bien transmettre ce savoir à tes élèves. Bref, l'heure n'est pas à ça. La rouquine arrache déjà sa page pour écrire sur la suivante, qu'elle te présente aussitôt. Elle te remercie pour ton sauvetage, qu'elle considère très courageux. Tu te sens rougir de nouveau, flatté. Il n'y a pas à dire, c'est vraiment plaisant d'être remercié pour ses bonnes actions. Certes, ce n'est pas ce que tu as recherché en arrêtant la charrette, mais ça fait quand même plaisir. Chez certaines personnes, la gratitude est une notion oubliée depuis bien longtemps. Tu ne peux d'ailleurs pas t'empêcher de penser à ces marchants qui se sont hâtés de vous chasser de la scène comme si vous en étiez les responsables. Un petit merci, ça ne tue personne !

Concernant de potentielles blessures, tu n'as rien à déplorer, si ce n'est une fatigue certaine provoquée par la force mentale déployée un peu plus tôt. Et contre cela, aucun médecin ne peut agir. Il faut seulement que tu te reposes un petit peu. Dans le pire des cas, il te suffit d'utiliser repos et faire une sieste d'une petite dizaine de minutes pour retrouver tes forces. Bon, tu ne seras pas non plus en pleine possession de tes capacités mais tu seras déjà bien moins en nage. Cependant, tu t'imagines mal piquer un petit somme en pleine rue. Déjà parce que ce serait dangereux, mais surtout parce que ce n'est pas poli vis-à-vis de la jeune fille. D'ailleurs, la voilà qui te présente une nouvelle page. C'est ainsi que tu apprends qu'elle s'appelle Kyoko. En voilà un joli prénom, typique de la plupart des habitants de Johto. En tout cas, elle ne semble pas décidée à te faire à toute jambe, ce qui te rassure. Au contraire même, la rouquine entretient le « dialogue » comme deux personnes le feraient naturellement à l'oral. Un petit sourire au coin des lèvres, tu effaces le contenu de ton traitement de texte et pianote sur le clavier pour lui délivrer un nouveau message. Le tutoiement semble de mise, alors tu fais une croix définitive sur le vous. De toute façon, vous semblez avoir à peu près le même âge, alors pourquoi s'embarrasser de formule de politesse ? Vous n'êtes pas des vieilles personnes !

Je m'appelle Maël, enchanté. Ne t'inquiète pas, je ne suis pas blessé, juste un peu fatigué. C'est la première fois que j'utilise Psyko de cette façon, mon corps n'était pas prêt ! Et toi, tout va bien ? Tu as prit de grands risques en voulant faire barrière de ton corps. Tu es bien plus courageuse que moi.

Toi, tu t'es contenté de vivre la scène de l'extérieur. Même si tu n'étais pas parvenu à arrêter la charrette, tu n'aurais rien risqué. Alors oui, la plus courageuse entre vous, c'est bel et bien Kyoko. Personne d'autre parmi les passants ne semblait vouloir venir en aide à cet enfant. Ils étaient bien trop occupés à assurer leurs propres arrières. Ce qui te dégoûte profondément, d'ailleurs. Ces gens-là ne connaissent donc pas l'entraide ? C'est tout de même la moindre des choses. Même toi, dans les conditions dans lesquels tu as grandi, tu sais qu'il faut protéger les faibles. Où était la mère de cet enfant ? En train de fuir pour se mettre elle-même en sécurité ? Aussitôt, tu repenses à ce fameux jour où l'usine a explosé, dans les Souterrains. Dès les premiers bruits suspect, ton réflexe a été de retrouver ton petit-frère. Tandis que tout le monde s'éloignait des machines défectueuses, tu avançais à contre-courant pour le retrouver. Si tu avais fuit comme le reste, tu n'aurais sûrement pas perdu ton audition. Mais tu n'aurais plus de frère. Alors quitte à choisir, tu as préféré sauver la vie de celui qui comptait le plus à tes yeux. Es-tu le seul à penser ainsi ? Tu espères bien que non. Le monde n'est tout de même pas si … égoïste ? Bien malheureusement, tu es incapable de répondre à ta propre question.

Un coup d'oeil à l'heure affichée sur ta tablette te permet de réaliser une chose : tu n'es pas encore en retard. Voilà qui te rassure, tu ne voudrais pas faire mauvaise impression dès ton premier jour au laboratoire. Qu'en penserait le professeur ?! Mais alors, tu tiques sur un mini détail … Si tes souvenirs sont bons, le marché aux légumes a lieu les mardis matins, d'après le journal local que tu t'es procuré à ton arrivée. Or … tu es attendu mercredi au laboratoire. Réalisant l'erreur que tu as failli commettre, tu pousses un soupir à mi-chemin entre la peur et le soulagement. Heureusement, au final, que tu t'es perdu ! Sinon, tu n'aurais jamais mit les pieds au marché et tu te serais pointé le plus naturellement du monde un jour en avance. Bon, c'est toujours mieux qu'un jour en retard mais … le professeur doit avoir un emploi du temps précis et ton arrivé l'aurait probablement chamboulé. Vraiment Maël, ce que tu peux être dissipé par moment ! Ta propre bêtise t'agace. Mais bon, quitte à être dehors, autant en profiter pour localiser le laboratoire afin de ne pas te perdre une nouvelle fois demain. Peut-être la demoiselle sait comment s'y rendre ? Après tout, elle semble être du coin. Tu ne voudrais pas abuser de sa gentillesse mais … c'est peut-être ton unique occasion d'avoir un guide. Alors pourquoi ne pas tenter le coup ?

Je ne voudrais pas abuser mais … saurais-tu me dire comment se rendre au laboratoire Pokémon ? Je suis censé y aller demain mais je ne connais pas bien la ville, je suis arrivé très récemment.

Tu rougis un peu et fuis son regard en lui présentant ta tablette. Cela te gêne vraiment de lui demander cela mais … qui ne tente rien n'a rien, comme on dit !

 

 


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MessageSujet: Re: Sur le chemin, je t'ai rencontré (Pv Maël)   Ven 19 Oct - 18:38
Sur le chemin, je t'ai rencontré.
Une simple histoire de charrette !
SHINKI Kyoko
&
FUSSELIN Maël
Kyoko aurait presque dansé d'un pied sur l'autre dans sa hâte d'en savoir plus, le silence et le tic-tic du clavier s'étirant en quelques longues secondes qui lui donnèrent irrémédiablement la bougeotte. Non pas que l'attente la dérangea forcément, elle avait ainsi tout le loisir d'observer son interlocuteur, ses longs cils, le trait fin de ses lèvres, son joli nez mutin et ses doigts blancs. Kyoko se prit à rougir et se fustigea intérieurement pour son manque de tenue. Nul doute que d'un bon coup d'éventail sur la tête, sa plus grande et sévère sœur n'aurait pas hésité à lui dire de se calmer et d'avoir une attitude digne d'une jeune fille de son éducation. Comme si elle pouvait sentir le famillier regard noir, lourd et pesant d'accusations dans son dos, Kyoko se redressa droite comme un i et tâcha de croiser les jambes et les bras pour se distraire. Elle remua le nez et elle loucha même du regard, tout pour essayer de ne pas se montrer brusque et écrire ou parler, encore et encore. Mais Kyoko n'y pouvait rien, c'était plus fort qu'elle ! Quand elle était intriguée, la jeune pokémon devenait une véritable pile-électrique, comme une radio de voiture dont les boutons se seraient brusquement cassés et qu'il serait impossible de mettre en pause.

Heureusement pour elle, le garçon se redressa enfin. Il n'avait pas mis tant de temps que ça, vraiment, Kyoko était juste à ce point impatiente de faire sa connaissance ! Tellement en fait, que la coquine se serait presque penchée par-dessus son épaule pour jeter un coup d'oeil à sa tablette et profiter aux passages des délicieuses effluves de son parfum. Elle l'avait noté toute à l'heure: c'était un mélange à la fois de propre et de frais, mais aussi de quelque chose de plus mystérieux, sauvage et indéfinissable. C'était son odeur toute personnelle et elle n'appartenait qu'à lui, unique et inimitable. Elle se rappela soudainement de ce moment où il s'était tenu près d'elle et de sa main qu'elle avait entortillé dans son hoodie chaud alors qu'il la ramenait vers le banc. La douce caresse de ses yeux verts posée sur sa silhouette tremblante... Il avait tenté de la rassurer, et de façon si gentille aussi, elle, une petite inconnue dont il ne connaissait absolument rien et qui venait à l'évidence de lui faire plus de tort que de bien. Irrémédiablement, le rouge lui remonta aux joues. Il est vraiment gentil et mignon. -pensa-t-elle, puis s'insurgea tout aussi brusquement- Ce n'est pas le moment de se laisser aller à rêvasser, vilaine Kyoko ! Arrête ça tout de suite.

Je m'appelle Maël, enchanté. Ne t'inquiète pas, je ne suis pas blessé, juste un peu fatigué. C'est la première fois que j'utilise Psyko de cette façon, mon corps n'était pas prêt ! Et toi, tout va bien ? Tu as prit de grands risques en voulant faire barrière de ton corps. Tu es bien plus courageuse que moi.

Tu es bien plus courageuse que moi. Elle, courageuse ? Kyoko n'aurait jamais utilisé ses mots-là pour se qualifier et n'aurait jamais cru que quelqu'un les emploierait non plus. Casse-cou, irréfléchie, idiote, c'était le genre de réprimandes qu'elle s'était attendue à recevoir. Elle n'aurait pas du tout pensé qu'on viendrait la féliciter pour son attitude, surtout quand, au final, elle était restée plantée sans rien faire telle une biche prise de surprise par la lumière des fards. Oh, maintenant qu'elle y pensait, elle se sentait absolument ridicule. Pourquoi n'avait-elle pas bougé ? Était-elle à ce point stupide pour attendre sagement de se faire écraser ? Mais le regard du pokémon était sincère, dénué de la moindre trace de mensonges et Kyoko se sentit étrangement chaude de l'intérieur, réchauffée jusqu'au creux de sa poitrine où son cœur manqua un battement furieux. Et voilà, en quelques mots, le muscle était devenu fou ! Et Kyoko avait presque envie de se taper violemment le torse pour lui dire de se taire et la laisser tranquille, car elle ne s'entendait plus penser. Toutefois, elle n'avait décidément pas besoin que Maël, -c'est ça?- la prenne pour une folle.

Maël. C'était un joli prénom qui lui correspondait tout à fait, agréable à prononcer et léger comme une brise de vent printannière. Elle en eut un sourire idiot et hocha presque la tête, comme pour donner un signe d'approbation dont tout le monde se serait bien fichu de toute façon. Cela dit, il était rare, constata-t-elle, de rencontrer des gens qui soient en parfaite harmonie avec leur prénom. Après-tout, un prénom était avant tout et en premier lieu le choix des parents, et non une décision mûrement réfléchie selon la personnalité de l'enfant. D'ailleurs, ne serait-il pas plus intelligent d'attendre au final que ces derniers soient un peu plus grands pour leurs donner un prénom officiel ? Ce serait tellement plus logique ! Prenons le prénom "Shizuka" qui signifie "calme et reposant" par exemple. Qu'aurait-elle fait si on l'avait appelé "Shizuka" ? C'est vrai Kyoko n'avait strictement rien de calme ou de reposant. Elle se serait sentie terriblement inadéquate à faire ainsi défaut à son prénom.

Avec avidité, Kyoko se mit à faire gratter son crayon sur le papier. Elle préparait déjà un long paragraphe pour tenter de l'inviter à manger avec elle. Elle avait commencé sa phrase, prenant le soin de le féliciter ardemment pour la maîtrise et la puissance de sa capacité psyko quand le nouveau mouvement de tablette l'interrompit net. Un étrange sentiment de nervosité s'installa dans son ventre. Ah, -songea-Kyoko, désabusée- il va t'annoncer qu'il a un rendez-vous quelque part et doit partir. Au fond, elle ne le connaissait pas du tout, il était sans aucun doute un garçon très occupé, peut-être même un père de famille avec une femme et des enfants et sans aller jusque-là, un petit-ami dont la promise devait l'attendre un peu plus bas, au coin de la rue. Kyoko n'aurait pas su dire pourquoi, mais cette pensée plus que les autres la dérangea. C'est donc dans une amertume résignée, le stylo posé mollement sur son cahier et le poignet flasque que la goupix se mit à attendre le couperet qui annoncerait le verdict, cette petite phrase qui déterminerait sans équivoque que cette rencontre était terminée et qu'il était inutile d'insister. Maël reprendrait le chemin de sa vie sans lui jeter un regard en arrière et le ciel de ce matin serait d'un coup bien plus gris...

Je ne voudrais pas abuser mais … saurais-tu me dire comment se rendre au laboratoire Pokémon ? Je suis censé y aller demain mais je ne connais pas bien la ville, je suis arrivé très récemment.

...ou bien plus bleu. Pour un peu, Kyoko se serait presque jetée au cou du pokémon et l'aurait enfermé dans une étreinte à lui briser les os. Avec un nouveau sourire qui faisait cette fois deux fois le tour de son visage plutôt qu'une, la goupix se rapprocha et attrapa les poignets de Maël pour les serrer entre ses doigts. Un contact qu'elle était venue chercher instinctivement, sans réfléchir. Kyoko avait toujours été plutôt tactile et communicative. En l'occurence, elle était actuellement diablement excitée par la perspective de lui montrer le laboratoire pokémon. Elle ne savait pas trop pourquoi Maël voulait s'y rendre, mais qui d'elle aurait été mieux placé -à part Akira ou Yuuna bien évidemment- pour lui faire visiter les lieux ? La simple idée de passer l’après-midi en compagnie du garçon l'avait rempli d'une joie peu commune et elle s'était sentie obligée de lui transmettre ce très agréable sentiment par ce simple geste un peu familier, mais tout de même délicat. Loin d'elle l'idée d'être envahissante, même si toute-somme, elle l'était toujours un peu, c'était juste qui était Kyoko.

Oh, mais oui bien sûr ! J'allais justement t'inviter à manger avec moi. Je serais tellement contente de te montrer le laboratoire pokémon. Tu sais, mon frère travaille là-bas. C'est un très grand professeur pokémon, alors tu as déjà peut-être entendu parler de lui. Il s'appelle Akira Shinki, je suis sa petite sœur. Et oh la la, je suis désolée, j'écris déjà trop, mais je suis sûre que tu vas adorer le laboratoire et Rosalia. Il y a pleins de fleurs et une magnifique petite rivière pas très loin d'ici, c'est si jolie et agréable pour pique-niquer. Tu es nouveau à Johto, n'est-ce pas ? Je pourrais te faire visiter la ville et toute la région, j'y suis née alors, forcément, je connais l'endroit comme ma poche. Si tu as du temps, on pourrait manger ensemble et...

Kyoko, rougissante, se rendit compte qu'elle écrivait déjà beaucoup trop. Devrait-elle juste tout barrer et refaire une proposition un peu moins enthousiaste ? Elle adressa un regard à Maël qui devait l'observer en attente d'une réponse. Gribouiller brusquement ce qu'elle venait d'écrire serait peut-être mal venu ? Et si jamais il s'imaginait qu'elle s'obligeait à l'aider après l'avoir vu changer sa réponse ? Non, elle n'avait définitivement pas envie qu'il s'imagine quoi que ce soit du style. L'estomac dans les chaussettes parce qu'elle se sentait terriblement timide, Kyoko tendit donc son carnet avec son bout de phrase à moitié mangée et tout son blabla inutile.

Pour faire bonne figure en dépit de son teint rose, Kyoko se retourna et désigna du bout du doigts une petite venelle qui menait à quelques cafés. Elle se mit aussi inconsciemment à se mordiller la lèvre inférieure, la passant sous ses dents anxieusement presque à sang dans la peur d'un rejet sec. Comment réagir s'il lui disait qu'il n'avait pas tant de temps à lui donner finalement ? Elle serait déçue, cela ne fait aucun doute. Mais de toute façon, depuis quand, exactement, se sentait-elle à ce point concerné par l'avis d'un inconnu, qui plus est un garçon ? Cela ne lui ressemblait pas du tout, mais elle ne pouvait que constater que l'opinion de Maël comptait vraiment pour elle, et cela même si elle le connaissait à peine. Peut-être était-ce parce qu'il l'avait si vaillemment secouru et qu'elle ne voulait pas qu'il s'imagine avoir sauvé une mauvaise fille ? L'explication bien que plausible ne sonna toutefois pas vraiment vraie aux oreilles de la goupix. Ah, Kyoko n'y comprenait vraiment rien, mais ce n'était peut-être pas si important de toute façon. Ce qui comptait, en cet instant, c'était que Maël accepte sa proposition, ni plus, ni moins, elle n'avait pas besoin de chercher plus loin.




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MessageSujet: Re: Sur le chemin, je t'ai rencontré (Pv Maël)   Dim 4 Nov - 13:33

 

 
Sur le chemin, je t'ai rencontré
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S'il y a bien une chose à laquelle tu as prit goût depuis que tu ne vis plus dans les Souterrains, c'est bien l'indépendance. Pouvoir faire ce que tu veux, quand tu veux. Enfin, tout en respectant les règles des adultes, évidemment. Dans ce monde étranger, dont tu ne connaissais ni les codes ni les demandes, tu ne pouvais te reposer que sur autrui. Mais au fur et à mesure, tu t'es habitué à cette vie nouvelle jusqu'à t'y faire une place. Certes, ton handicap restait une barrière haute entre toi et nombreuses autres choses, mais en comparaison avec ce que tu avais avant, tu avais l'impression que le monde entier s'offrait à toi. Prendre des décisions, choisir ce qu'il y a de mieux pour toi, ce que tu aimes, ce que tu n'aimes pas … voilà des choses qui t'étais interdites avant, et que tu tenais désormais dans les paumes de tes mains. Ainsi, tu t'es très vite responsabilisé, refusant d'être un boulet malgré ta surdité. Il ne fallait pas que ce handicap soit un frein trop important à ta vie, tu ne voulais laisser quoi que ce soit te barrer la route une fois de plus. De ce fait, tu as prit l'habitude de te débrouiller par toi-même, de gérer les situations seuls et considérer chaque réussite comme une véritable victoire. Parfois, aux yeux d'autrui, certaines choses peuvent sembler bénignes, mais avoir une signification plus forte encore pour toi.

C'est pour bien cela que tu es gêné de demander ton chemin à Kyoko. Bien sûr, tu aurais très bien pu chercher par toi-même jusqu'à trouver le laboratoire tout seul. Mais tu n'es pas non plus un idiot qui crache sur l'aide des autres. Tu es d'ailleurs le premier à dire qu'il ne faut pas hésiter à se faire aider – c'est l'hôpital qui se moque de la charité, n'est-ce pas ? Mais bon, comme on dit : fais ce que je dis, pas ce que je fais. Si tu es le premier à tendre la main aux nécessiteux, tu fais également parti de ceux qui préfèrent se débrouiller seul. Dans l'unique but de préserver son égo, en plus. Il est toujours plus gratifiant de se dire que nous avons pu y arriver tout seul. Mais il faut savoir ravaler sa fierté et faire confiance aux autres. Dans ton cas, ce n'est pas vraiment une histoire de fierté, cela dit. Simplement la peur de déranger. Et ça, c'est encore un autre souci. Tu te répètes toujours des phrases idiotes comme « et si elle ne veut pas et se force ? » ou encore « et si je lui fais perdre son temps inutilement ? ». Et ce sont ces questionnements qui te torture et t'empêche de réclamer de l'aide lorsque tu en as besoin. Comme quoi, tu ne t'es toujours pas affranchi de certains de tes vieux démons.

Pourtant, tu n'as pas eu tant de difficultés que cela de réclamer l'aide de Kyoko. Peut-être parce qu'elle ne te considère pas comme une petite chose fragile qu'il lui faut absolument protéger ? Le souci avec ton handicap, c'est que dès que les gens l'apprennent, ils ne peuvent s'empêcher de te prendre en pitié et de te considérer comme un enfant incapable de penser ou d'agir par toi-même. Or, ce n'est pas parce que tu entends très mal que tu es un idiot fini pour autant – la preuve, tu as obtenu tes diplômes scolaires comme n'importe qui d'autre et tu es sur le point de faire tes premiers pas en laboratoire. Certes, certaines choses sont bien plus difficiles – tout ce qui apprentissage oral, ce n'est pas pour toi – mais tu ne comptes pas te laisser abattre pour si peu. Mais tout le monde ne voit pas la chose de la même façon que toi. Alors pour éviter de t'attirer la pitié et les regards peinés, tu préfères te débrouiller tout seul. Oui tu es sourd, mais tu n'es pas souffrant. Tu restes une personne comme les autres. Ce que certaines personnes ne comprennent malheureusement pas. Mais Kyoko le comprend, elle … n'est-ce pas ? C'est ce que tu espères, au fond de toi.

C'est néanmoins pas sans une petite appréhension nichée au creux de ton estomac que tu observes la demoiselle plongée dans la lecture de ton petit texte. Tu te mordilles légèrement la lèvre inférieure, quelque peu angoissé. Pourtant, l'instant d'après, la jeune fille dépose la tablette entre vous avant de prendre tes poignets dans ses petites mains, ses yeux brillant d'un éclat joyeux. Elle semble sincèrement surexcitée, et cela te laisse pantois. Plusieurs théories te traversent l'esprit. Serait-ce une employée du laboratoire ? Une autre élève du professeur ? Une habituée des lieux ? Si tu as envie de la questionner, tu tiens cependant ta langue. Kyoko est déjà occupée à gribouiller dans son carnet, très sûrement pour te fournir les réponses que tu attends d'elle. Curieux, tu ronges ton frein en reprenant ta tablette entre tes mains, prenant garde à ce qu'il ne lui arrive rien de fâcheux – si tu venais à la briser, tu perdrais un outil fort pratique pour ton quotidien. Alors il te faut en prendre soin, puisque tu n'as vraiment pas les moyens de t'en offrir une autre. Tu rabats donc l'aile de la coque sur l'écran fragile, le mettant en sécurité jusqu'à ce que tu aies à t'en servir à nouveau.

Oh, mais oui bien sûr ! J'allais justement t'inviter à manger avec moi. Je serais tellement contente de te montrer le laboratoire pokémon. Tu sais, mon frère travaille là-bas. C'est un très grand professeur pokémon, alors tu as déjà peut-être entendu parler de lui. Il s'appelle Akira Shinki, je suis sa petite sœur. Et oh la la, je suis désolée, j'écris déjà trop, mais je suis sûre que tu vas adorer le laboratoire et Rosalia. Il y a pleins de fleurs et une magnifique petite rivière pas très loin d'ici, c'est si jolie et agréable pour pique-niquer. Tu es nouveau à Johto, n'est-ce pas ? Je pourrais te faire visiter la ville et toute la région, j'y suis née alors, forcément, je connais l'endroit comme ma poche. Si tu as du temps, on pourrait manger ensemble et...

Tu avises le long paragraphe avec les yeux ronds. Elle a vraiment écrit tout ça en si peu de temps ? Woah. Si tu tapes très vite sur un ordinateur ou une tablette, tu es cependant très lent à la main. Il faut dire que tu t'appliques tellement à faire de belles boucles et de belles formes aux lettres que tu perds un temps fou. Enfin bref, ce n'est pas le sujet. Tu te hâtes donc de parcourir le paragraphe des yeux. Et la première information que tu y trouves te fait lever les yeux vers la jeune fille. La sœur du professeur, sérieusement ?! Tu comprends mieux sa réaction, à présent. Tu ne pouvais pas trouver meilleur guide, c'est certain. Tu continues donc ta lecture et souris en te faisant la réflexion que Kyoko doit être aussi bavarde à l'oral que sur le papier. N'est-ce pas frustrant pour elle de devoir tout écrire alors qu'il serait plus simple de lui parler directement ? Ton cœur se serre à cette pensée, mais tu essaies de la repousser en terminant ta lecture – tiens le paragraphe s'arrête au milieu d'une phrase ? S'est-elle fait la réflexion qu'elle écrivait trop ? A voir ses joues toutes rouges, tu mettrais ta main à couper que c'est effectivement le cas. En tout cas, tu prends un certain plaisir à la lire – tu aimerais avoir le même à l'entendre.

Ainsi donc, la petite-sœur du professeur Shinki te propose de manger un bout avec elle et de te faire visiter la ville – la région, même ? Tu n'aurais pas pu rêver te faire une meilleure amie qu'elle. Ton visage s'illumine tandis qu'elle pointe une petite rue dans laquelle tu aperçois déjà quelques devantures de café. Il est vrai que tes efforts de la matinée t'ont ouvert l'appétit et que tu ne serais pas contre avaler un petit quelque chose. Et en bonne compagnie, évidemment. Mais avant, tu tiens à lui rédiger une réponse. Alors tu installes de nouveau ta tablette sur tes genoux, efface le contenu de ton fichier texte et reprend sur une page vierge. Tu fais mine de réfléchir quelques secondes, puis laisse courir tes doigts sur les touches. Elles émettent un « tac tac tac » presque assourdissant tandis que tu tapes sur les lettres, la barre espace ou même la touche effacer quand, dans ta précipitation, tu oublies ou rajoutes quelques lettres à tes mots. C'est toujours le même souci lorsque tu tapes sur un clavier, tu vas tellement vite que tu ne te rends pas compte de tes erreurs. Alors avant de tendre la tablette à Kyoko, tu relis ton texte pour t'assurer que tu n'y as laissé aucune faute. Ce n'est qu'une fois satisfait que tu lui cèdes de nouveau ton outil favori.

Tu es la petite-sœur du professeur ? Ça pour une surprise ! Je ne savais pas qu'il avait une sœur. En tout cas, je serai ravi de manger quelque chose avec toi, et de visiter la ville. Je suis arrivé il y a quelques jours à peine donc je n'ai pas encore eu l'occasion de beaucoup explorer les environs. Moi je viens de Flusselles, à Kalos. Et le temps n'est pas aussi clément qu'ici.

A Flusselles, il fait tout le temps froid, quelque soit la saison. Nichée au nord-est de Kalos, elle est entre mer et montagnes. Néanmoins, ce n'est pas le froid qui dérange vraiment un type feu tel que toi, bien au contraire. En tout cas, tu apprécies énormément cette ville où tu as grandi. Nous y trouvons une telle richesse culturelle que tu as tout de suite été charmé. L'immense cadran solaire a d'ailleurs toujours été ton monument favori, surtout lorsqu'il scintille à la lueur du couchant. Penser à la ville qui t'a donné ton nom repend en toi une bouffée de nostalgie qui te fait réaliser à quel point Kalos te manque. Néanmoins, tu éloignes aussitôt tes pensées tristes. Si tu es à Kanto, c'est pour étudier et t'offrir la chance de pratiquer le métier de tes rêves. Lorsque tu auras ton diplôme en poche, tu reviendras vivre à Kalos, tu l'as promit à Mathis. Mais avant cela, il va falloir prendre ton mal en patience et donner le meilleur de toi-même dans ton apprentissage. Dès demain, tu comptes bien prouver au professeur que tu as motivé et que ce métier te passionne. Ce que tu espères, cependant, c'est que ta surdité ne soit pas un frein à ta progression – cela serait vraiment difficile à supporter, pour toi.

Réalisant soudain que tu as oublié de rajouter quelque chose à ton texte, tu reprends doucement la tablette des mains de Kyoko, rajoute ce qu'il manque et lui rend aussitôt :

J'imagine que tu connais les meilleures adresses où manger ?

Avec ton appétit d'oiseau, il ne te faut pas grand chose pour remplir ton estomac – ni la meilleure des cuisines pour te contenter, d'ailleurs – mais tu comptes sur les connaissances de Kyoko pour te faire découvrir des saveurs dignes de Rosalia.

 

 


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Sur le chemin, je t'ai rencontré (Pv Maël)
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