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 Armitage "Dialga" Zeituhr | The Guardian of Time

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Localisation : Sinnoh.
Je suis (Inrp) : Hétérosexuel et... c'est compliqué.
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Race Pokemon/ Métier: Dialga / Directeur des Collections de la Bibliothèque Nationale de Sinnoh (spécialisé en philosophie, histoire et sciences de l’homme)
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MessageSujet: Armitage "Dialga" Zeituhr | The Guardian of Time   Mer 31 Jan - 17:44

Armitage D. Zeituhr

“Time is of the essence...”
©️️Feat. King Bradley
(Fullmetal Alchemist)
Nom Prénom :
Armitage “Dialga” Zeituhr.
Age :
Des millénaires… Physiquement, la quarantaine.
Orientation et situation :
Hétérosexuel et... "c'est compliqué".
Métier ou Occupation :
Directeur des Collections de la Bibliothèque Nationale de Sinnoh (spécialisé en philosophie, histoire et sciences de l’homme).
Région et ville :
Sinnoh, Joliberges.
Race :
Pokémon Légendaire Dialga.
Groupe :
Pokémon Légendaire.
Attaques/Armes/Équipement :
Dialga a vu sa puissance bridée par Arceus afin de ne pas mélanger ou briser les différentes timelines et de garder cette réalité intacte. Ainsi, en vérité, Dialga peut réellement manipuler le temps à sa guise et se déplacer aisément entre le passé, le présent et le futur de différentes dimensions. Il pourrait utiliser l’une de ses attaques à pleine puissance toutefois cela est très peu probable qu’il y arrive sans s’affaiblir énormément.

Hurle-Temps : C’est l’attaque emblématique de Dialga et en tant que telle, c’est la plus puissante. Elle permet au légendaire de contrôler le temps à sa guise, soit en l’accélérant, en le ralentissant ou en l’arrêtant tout bonnement. Basée sur le son, c’est grâce à sa voix que Armitage peut manipuler l’échelle de puissance de l’attaque. Par exemple, un murmure n’aura pas le même effet qu’un véritable cri. De plus, l’effet ne peut durer plus de quelques minutes. A l’origine, l’attaque créait une énorme onde de puissance qui brisait littéralement le temps sur son passage mais pour cela, il faudrait que Armitage ait sa forme originale qui lui permettait de faire des cris beaucoup plus forts. Comme toute attaque basée sur le son, il ne pourra l'utiliser si on l'empêche d'utiliser sa voix.

Pouvoir Antique : Un pouvoir redoutable qui vient du fond des âges et qui permet à Dialga d’arracher des morceaux de roche du sol et de les faire léviter pour les envoyer sur une ou plusieurs cibles, tout en augmentant ses capacités physiques et sa puissance psychique. Il peut également s’en servir pour faire léviter des objets ou lui même, mais dans sa forme actuelle il ne peut l'utiliser de façon aussi poussée que dans sa forme originale.

Fulmifer : Dialga absorbe toutes les attaques que vous lui envoyez dans une faille temporelle puis vous renvoi le tout au double de sa puissance dans une explosion de lumière d’argent. Cette technique lui permet aussi de se déplacer devant une attaque qui ne le viserai pas lui mais un allié afin de prendre les dégâts à sa place et de renvoyer les dégâts au lanceur. Les dégâts ne seront pas physique mais feront perdre de la puissance à Armitage si il l'utilise trop souvent.

Aéropique : Technique purement physique, elle permet à Armitage de combattre avec une grande aisance et une grande rapidité. Utilisant son contrôle du temps pour ralentir légèrement ce dernier sauf pour lui même, cela lui permet d’avoir des réflexes et une vitesse de déplacement et d’attaque accrue. Il tournoie, s’élance et lacère tout sur son passage avec une redoutable efficacité.


Physique

Armitage a un physique plutôt remarquable pour son âge. En effet, il possède un corps étonnamment athlétique pour un quadragénaire. Vous aurez affaire à un grand homme à la stature forte avoisinant le mètre quatre vingt dix pour une petite centaine de kilos. Il n'est pas non plus très sec, son amour pour la bonne nourriture l'empêchant d'arriver à un pourcentage de gras proche du zéro absolu. Cependant, il est très musclé : ses épaules et ses hanches sont larges, son cou est massif et il a l'apparence d'un homme bien battit et de constitution très solide. Et pour cause, Armitage passe énormément de temps à faire du sport et surtout des sports de combat et l'escrime qu'il affectionne tout particulièrement, et pour cause, il a été militaire pendant une partie de sa longue vie. Mais revenons en à son apparence.

Son visage est celui d'un homme d'âge mûr, marqué par la vie. Armitage a des mâchoires carrées, un visage plutôt long mais un menton large, un front ridé et des joues creuses. Il porte la moustache à merveille, cette dernière étant épaisse, et cela ajoutant encore à son aspect impressionnant. L'œil qui n'est pas dissimulé par son cache-œil est fin et cernés, d'un bleu acier. L'autre n'est pas invalide, mais il le dissimule car il porte la teinte perpétuelle de sa forme originelle : la sclérotique est d'un noir profond et la pupille brille d'un éclat rubis. Il possède des cheveux coupés court d'un bleu si profond qu'ils semblent être noir. On peut cependant remarquer quelques reflets quand le soleil les touche.
Au niveau de ses vêtements, Armitage reste plutôt simple et classique, tout en gardant une certaine élégance, sans doute des réminiscences de ses années chez les militaires. Il apprécie tout particulièrement d'ailleurs de porter son vieil uniforme, symbole de l'honneur et du devoir pour lui. Mais sinon, il porte souvent des chemises dont il remonte les manches, des pantalons classiques et des chaussures de militaire par contre car il aime aussi le confort, ainsi que de grands manteaux élégants mais toujours dans des teintes assez sombres. Il porte très rarement des couvre-chefs, n'aimant pas du tout cela.

En tant que Dialga, il a gardé la trace de son symbole : un cristal bleu clair qui est comme encré dans sa peau au centre de son torse. Ce dernier s'illumine quand Armitage utilise ses pouvoirs,  alors que ses deux yeux deviennent noirs et rouges. De plus, si il tente d'augmenter sa puissance, il prendra sa forme hybride : la lumière se met alors à parcourir ses veines d'un éclat bleuté (ou orangé dans le cas où il prendrait sa forme primal mais rassurez vous ce n'est pas prêt d'arriver vu le blocage que Arceus lui a mis) et des plaques d'acier recouvriront des parties de son corps notamment la tête, les bras et les jambes, son épine dorsale s'hérissera également en des piques de métal comme une crête, et ses doigts feront place à des griffes d'acier.

Caractère

La première fois qu’on rencontre Dialga en général, il montre une facette agréable, polie et joviale, un éternel sourire aux lèvres et toujours prêt à faire des blagues ou à profiter de la vie. Il semble être un épicurien qui a énormément de passions : la bonne cuisine, le sport et la connaissance, et qui aime s’occuper des autres. Mais tout cela n’est qu’une facette. Car le dieu du temps possède une personnalité bien plus sombre et plus complexe.
Armitage est un homme relativement sérieux et réaliste : il sait faire la part des choses entre ses attentes et ses capacités réelles, couplé par une volonté d'acier. En général, son côté entreprenant le rend plutôt curieux et minutieux. C'est un éternel étudiant et il faut insister pour réussir à le faire sortir de ses livres, une passion qu'il a développé suite à sa transformation car elle résume toute la connaissance et l’histoire des Humains. C'est un très bon chanteur qui possède une remarquable voix de baryton basse, c'est d'ailleurs grâce à son intérêt pour le chant qu'il a rencontré Selina. Pareillement, il est très attiré par les débats en tout genre. Pour lui, ce n'est pas juste une prise de position de l'un ou l'autre des participants mais un véritable échange d'idées. Cela permet à tout un chacun de s'enrichir et de gagner en maturité. Aussi, il a tendance à s'enflammer facilement pour tout ce qui a trait à la cérébralité. Et c'est d'ailleurs son principal défaut, à force de trop vouloir cerner les gens et les pousser à devenir meilleur, il en devient envahissant et trop insistant, et parfois trop franc et trop direct si on le pousse trop dans ses retranchements.
En effet, Armitage peut avoir des avis très arrêtés sur certains sujets et est très têtu. Il ne voudra pas bouger d'un iota de ses convictions si on ne lui prouve pas par A plus B là où il a tort. Il est très logique et pragmatique, aussi certaines notions abstraites tel que la foi, l'amour, l'honneur lui sont difficile à concevoir, mais cela ne fait que renforcer son envie de les comprendre. Par contre, il considère que le devoir prime sur tout, et notamment son devoir en tant que dieu, et de voir quelqu’un ignorer ses devoirs le met toujours dans une colère noire. Il est aussi très possessif et territorial mais seulement avec les légendaires. Les Pokémons normaux et les humains n’ont strictement rien à craindre de lui.

Malgré tout, Armitage n'est pas quelqu'un d'incorrect ou de désagréable. Il est toujours diplomate et prêt à aider les autres dans le besoin. Il a conscience qu'il peut sembler trop cynique ou rigide sur certains points et essaye malgré tout de ne blesser personne. Il peut sembler sévère mais il l'est tout autant envers les autres qu'envers lui même. Et cette grande exigence envers lui même le pousse au stresse et à l'angoisse et à une volonté maladive de contrôle sur tous les aspects de sa vie. Il veut tellement se pousser à bout qu'au final, il lui arrive très rarement de pouvoir réellement se détendre, mais il a prit l’habitude d’avoir une certaine routine pour palier à cela, grâce aux conseils de sa femme. La vie de monsieur tout le monde ne lui convient absolument pas et il en a conscience malgré ses nombreux essais pour faire comme les autres. Souvent, il lui arrive d’avoir des visions du futur ou du passé et il est alors pris de crises violentes qui le plongent dans la dépression, mais qui est certes beaucoup moins grave depuis qu’il a eu sa “prise de conscience”. Il a beau essayer de contrôler cet aspect de sa vie, il a bien du mal à lutter contre ses angoisses et ses démons.

Histoire

J’ai souvent entendu les gens autour de moi dire, quand on mettait le sujet sur la table bien sûr, car ce n’est pas le genre de sujet qu’on sort au travail à la machine à café, que la personne la plus puissante de l’univers serait celle capable de manipuler le temps. Ils n’ont pas tout à fait tort ni tout à fait raison. La réalité est plus complexe. Mais vous allez sans doute me faire remarquer que de me placer comme le légendaire le plus puissant serait très arrogant de ma part. Et encore une fois, vous n’auriez ni tort ni raison. Vous pensez que je suis trop flou et vague ? Hmpf. Vous n’êtes pas sorti de l’auberge, croyez moi…
Car le temps, n’est-ce pas l’élément de ce monde le plus difficile à définir, à quantifier ? Le temps, est-ce le passé, le présent ou le futur ? Mais qu’est-ce que ces trois éléments quand on est capable d’aller et venir entre ces derniers ? Quand on voyage dans le passé, est-ce que cela devient notre présent ? Le temps n’est pas quelque chose de quantifiable que vous pouvez mettre dans des petites cases à votre guise. Le temps est changeant, immuable, comme le flot d’un gigantesque fleuve. Personne ne peut le remonter, il ne peut que se laisser porter. Et je suis la seule personne qui ait le pouvoir de naviguer sur ses eaux comme il me sied.
C’est à la fois un don et une malédiction. On perd la notion des choses, de la réalité. Des êtres vivants qui sont jeune et en bonne santé dans le passé, seront vieux et malade dans le futur. Quelle version doit on croire ? Quelle version doit on accepter ? Pour réussir à être le maître du temps, il faut avoir conscience de tout cela, avoir conscience qu’on ne pourra jamais vivre comme tout un chacun, d’avoir une famille, des amis, un travail et des passions. Je m’y étais fait, vous savez. Sincèrement.

Tout a commencé avec le battement de nos coeurs, et le monde s’est mis à bouger. Le temps a pris son cour et j’ai ouvert les yeux aux côtés de mon jumeau, de mon frère Palkia et de mon père Arceus. … Non, je viendrai à Palkia beaucoup plus tard. Il n’est pas important pour l’instant. Enfin si, mais notre relation ne l’est pas, importante. Bref, je disais que je m’étais éveillé aux côtés de mon jumeau, un autre Dialga. Enfin, j’ignore si il est devenu un mâle ou une femelle, je ne l’ai pas revu depuis le grand changement. Votre langue est difficile à concevoir pour nous car nous n’avions pas de sexe défini quand nous étions des dieux. … Pourquoi nous étions par paire ? Je l’ignore. Sans doute que le poids de nos responsabilités requièraient d’être deux. Au moins, nous étions différents de couleur et de caractère. Mais je ne vais pas non plus m’épancher sur le sujet, si vous voulez des informations complémentaires, vous n’avez qu’à lui demander. Tout ce que je peux vous dire, c’est que nous nous tolérions, là où je l’admet j’avais du mal à côtoyer les autres légendaires. J’étais plutôt… territorial à l’époque, il faut l’avouer. Je le suis toujours un peu, remarquez.
Bien sûr, la vie n’était pas du tout la même que celle que j’ai actuellement. Imaginez vous, être totalement extérieur aux choses, un peu comme dans un rêve. Vous êtes tout puissant et avez le contrôle de tout. Oh, que j’aimais cette situation. Il n’y a pas de soucis à se faire, pas de reproches. Je faisais mon travail, je veillais à ce que le flot du temps reste inchangé et j’observais en spectateur depuis ma dimension. A part les quelques fois où d’autres légendaires ou même des humains, se sentaient trop ambitieux et tentaient de venir changer le cour des choses dans mon monde, je ne combattait que rarement. Dans ce monde, il n’y avait pas de temps alors on ne connaissait pas la notion d’ennui ou de lassitude. On observait les différentes époques, on guidait la destinée et voilà tout. C’était simple mais la simplicité était mère de félicité pour nous. Malheureusement, je ne peux retourner à cette époque bénie. Depuis le grand changement, Arceus a bloqué certaines de mes capacités. Il savait que j’aurai tendance à vouloir revenir en arrière. Bien sûr, ce serait mentir que de dire que son manque de confiance ne me vexe aucunement. Mais que voulez-vous. Après tout, nous n’avons jamais eu le droit de le contredire.

Le grand changement. Une lubie de notre père. Je n’ai jamais compris ce qu’il lui avait pris. La guerre c’est un évènement inévitable. A quoi bon essayer de rapprocher les humains des Pokémons quand on sait qu’il y a toujours eu ce genre d’évènement ? Enfin, il s’est pris de changer la réalité sans me demander mon avis, grand bien lui en fasse. Mais pourquoi ne pas s’y rendre pour revoir la scène de nos propres yeux ? Je vous rassure tout de suite, personne ne nous remarquera. Je n’ai que la capacité de regarder dans le passé pas de le changer, et ce à cause du blocage qu’Arceus m’a imposé. Mais ainsi vous pourrez voir les choses par mes yeux.


L’obscurité m’entoure. Où suis-je ? Et surtout quand suis-je ? Ou bien suis-je tout court ? Je ne sens plus mes pattes, ma tête, mon corps. Je ne sens rien. Comme un vide immense. Et puis, soudain, je ressens comme un pincement qui se change en une multitude de picotements. Bon sang, c’est tellement désagréable que ça me réveille en sursaut. J’ouvre mes yeux d’un coup, la lumière m'éblouit un instant alors que je prends une profonde inspiration, comme si je sortais d’une longue apnée. Mes oreilles bourdonnent, c’est étrange. Bientôt, ma vision s’habitue à mon environnement et je fronce les sourcils, assez perturbé parce que je vois.
Le ciel, un ciel nocturne aux multiples étoiles qui illumine la plaine où je repose. Une plaine ? Quelle plaine ? Je ne me souviens pas de… Attendez. J’essaye de bouger l’une de mes pattes mais c’est étrange, ce n’est pas comme d’habitude, c’est trop… fin. Je vois alors une main humaine arriver dans mon champ de vision et par instinct je tente d’esquiver… avant de réaliser qu’il s’agissait là de la réaction au mouvement que j’avais essayé de faire. Je reste là, interdit. Je bouge ces doigts étranges et je tourne cette main dans tous les sens. Mais qu’est-ce que c’était que cette histoire ?! Pourquoi est-ce que je…
La réalité me frappe alors avec une force brutale qui me sonne sur le coup. Je me relève précipitamment… enfin, j'essaye car je retombe tout aussitôt sur le ventre. Un gémissement de douleur résonne dans ma gorge. Mais ce n’est pas le grognement auquel je suis habitué. Ce n’est pas ce cri grave qui semble venir du fond des âges. Non, c’était une voix d'homme, une voix faible. Je décide alors de ne plus bouger, quelque peu terrifié sur le coup par la réalisation qui venait à mon esprit. Il l’avait fait. Il l’avait vraiment fait. Je me redresse à quatre pattes dans l’herbe, haletant et affligé, et surtout nu comme un ver. J’ai froid. Enfin, je crois que c’est ça. Et mon ventre fait d’étranges bruits. Je ressent des choses que je n’avais jamais ressentis auparavant. Bordel.

- P…ère...

Les mots étaient venu tout seul. Des mots de la langue des humains. Certes, je comprends cette langue pour avoir observé cette dernière se développer depuis les affres de la civilisation, mais c’est la première fois que j’arrive à la parler et surtout de manière aussi instinctive, comme si le langage que j’utilisais auparavant n’existe plus vraiment.
Je frappe du poing sur le sol avec un grognement de colère. Comment avait-il pu agir ainsi sur le cour des choses ?! Ne lui avais je pas dit et répété qu’il ne fallait pas interférer avec le destin ?! Mais non, on écoute jamais le maître du temps voyons, ça serait tellement lui demander. J’essaye alors de me concentrer pour ouvrir un portail vers ma dimension, me disant que je pourrais peut être revenir en arrière et l’en empêcher. Mais quel idiot j’étais. Bien sûr qu’Arceus m’avait bloqué cette capacité. Je peste à nouveau en me redressant en position assise. Je ferme les yeux, cherchant à déclencher mes pouvoirs. Mais tout ce que je réussis à faire, c’est de faire jaillir des griffes d’acier de mes mains, des plaques d’acier de mon visage et de mon dos, puis à me faire léviter un instant au dessus du sol.

- Stop.

Ma voix s’était élevée à nouveau, grave et autoritaire. Une vague d’énergie émane alors de ma personne au même instant et le temps s’arrête. Je regarde autour de moi. Plus un son. Les herbes ne bouge plus sous la brise nocturne, un oiseau de nuit s’est interrompu dans son vol et les fourmis au sol ont cessé de ramener des feuilles à leur fourmilière. J’observe le ciel et tout autour. Plus rien ne bougeait. Alors enfin, je pu reprendre mes esprits et me concentrer, réfléchir. Mais cela ne dura pas. Quelle ne fut ma surprise quand je sentis au bout de quelques secondes le temps, bien que très ralenti, reprendre son cour. Je du le laisser faire et le vent revint effleurer mon visage humain. Je me pose au sol, sur mes pieds. Quel mot étrange pour des membres si étranges. Il me fallut un peu de temps pour maîtriser ce qu’ils appellent la marche et je ne vous cache pas que je suis tombé un nombre incalculable de fois. Et puis, je continue de m’entraîner, m’obstinant à essayer de récupérer l’entièreté de mes pouvoirs. Je n’aime pas ce monde. Je n’aime pas cette apparence. J’ai l’impression d’être pataud, faible et fragile alors que dans mon monde j’étais tout puissant.

Et le petit matin arrive. Frigorifié et affamé, je me met à errer tel une âme en peine à la recherche d’un peu de nourriture. Mais impossible de chasser sous cette forme. Alors j’essaye de chercher des traces de civilisations. Je ne sais pas qui j’allais rencontrer ou si ils seraient cordiales. Mais je me sens tellement faible que mon corps bouge tout seul. Et je n’ai pas assez d’énergie pour m’entraîner plus. C’est étrange de marcher sur deux pattes. Certes on gagne en vision d’ensemble mais au détriment de la vitesse et de l’endurance. Palkia n’a pas dû avoir ce problème, lui, le chanceux. Mes pieds me font souffrir quand j’arrive enfin à proximité d’un village humain… et que je sois surpris par les phares d’une voiture qui me fonce dessus. C’est ça, riez. J’étais tellement faible à ce moment là que je n’aurais pas pu revenir en arrière. De toute façon, les voitures de l’époque étaient loin de nos modèles actuels. Par réflexe, je met ma main devant moi, des griffes d’acier tranchant la carlingue en deux. L’un des morceaux de l’avant du véhicule continue sa course dans le fossé alors que le reste me rentre dedans brutalement. Sous le choc, je n’ai même pas le temps de réagir et je me retrouve assommé sur le coup.

Je me réveille quelques heures plus tard, endolori mais moins faible cependant. Je suis dans un lit de camp, habillé et au chaud, mais je sens quelques douleurs dans mon flanc. Sans doute quelques côtes cassées.

- Ha, tu es réveillé ? Bien. Comment te sens-tu ?

Je sursaute. Un homme d’une quarantaine d’année aux cheveux blonds et aux yeux clairs portant une barbe drue se penche sur moi et avant que je ne puisse réagir, il ouvre ma paupière de force pour me mettre une lumière dans l’oeil. Je grogne férocement et il me calme d’une main sur l’épaule.

- Tout va bien, jeune homme. Je suis médecin. Laisse moi t’examiner.

Perplexe, je le regarde faire sans oser rien dire. Je ne connais pas encore très bien cette langue, du moins au point de pouvoir la parler de façon aisée. Il tâte mes côtes et je grimace sous le coup de la douleur. Il se recule, songeur mais un sourire rassurant aux lèvres.

- Tu t’es quand même cassé quelques cottes à cause de cette voiture. Il faudra que tu fasses attention, tu n’es plus aussi résistant que quand tu étais un Pokémon, mon garçon.
- ...O...Où..?



L’homme semble surpris de m’entendre parler mais dans le bon sens du terme. Il sourit.

- Tu es un précoce toi, dis donc ! Ne t’en fais pas, tu es en sécurité. Tu es dans un refuge pour les hybrides.


Hybride ? De quoi parle t-il ? Ha. Sans doute de la nouvelle forme des Pokémons. Je m'enfonce dans mon lit, prenant un air plutôt boudeur alors que l’homme sort pour appeler quelqu’un. Père. Je regarde ma main à nouveau. Alors ce n’était pas un rêve. Je me doutais qu’il était en colère mais pas au point de faire un tel changement dans la réalité. Mes sourcils se froncent un instant, alors que je suis en proie à un désespoir mêlé à une colère sourde. Ma dimension, où est elle ? Pourrais-je un jour ne serait ce qu’y retourner ? Pourquoi me retirer ce pour quoi je suis né ? Pourquoi mon Père m'afflige t-il de la sorte ?!
Quand le médecin revint, il fut surpris de voir que j’avais mis mon bras sur mes yeux et que des larmes coulaient sur mes joues, mon corps tremblant faiblement par acoup à cause de sanglots silencieux, ma main libre se refermant sur les draps avec l’énergie du désespoir.

Je me retrouvais donc dans un genre de refuge pour Pokémon. Il y en avait de partout, des petits, des grands, tous concentrés dans la maison et dans le jardin. Certains étaient encore sous le choc, d’autres couraient partout. La plupart du temps, Hector était obligé de leur courir après avec des vêtements parce qu’ils avaient oublié de s’habiller. Haha. C’était le bon vieux temps. Pardon, je digresse.
J’ai eu un peu de mal au début. Hector et Theresa étaient des anges avec toutes ces personnes qui avaient besoin d’aide. Theresa, c’était sa femme, une dame adorable qui est resté autant que possible à mon chevet.


La pluie tombait au dehors de façon continue depuis plusieurs heures déjà. Et pourtant, je ne me lasse pas de la regarder. Elle teinte le paysage d’une sorte de lumière ambiante grise et douce. J’aime cette lumière. Elle me rappelle ma dimension.
Je suis assis sur une chaise sur le perron de la maison, mes coudes posés sur mes genoux, les mains croisées l’une dans l’autre et une couverture sur mes épaules. Je porte un simple t-shirt blanc et un pantalon de toile simple et mes pieds sont nus. Je n’ai pas encore l’habitude de porter des vêtements mais je sais que si je ne sors pas couvert, je risque d’attraper froid. Heh. Attraper froid. Un dieu qui tombe malade, c’est d’un ridicule.
J'hésite. J'entends des cris joyeux à l'intérieur. Ça doit être encore Lucy qui fait des siennes. Je tourne mon regard vers mes mains que j'ouvre alors sous mes yeux. J'hésite encore. Mais je ne sais pas si je m'y ferai un jour. Pendant un bref instant, je sens mon estomac et mon cœur se tordre, comme broyé par quelque chose. Et les muscles de mon visage se tendent, mes yeux me chauffent. Je sens les larmes monter. Alors je pousse un grognement, les dents serrées, et je me lève. Je marche maladroitement jusque dans l'herbe détrempée. Le rideau de pluie s'écrase sur ma tête. Je lève alors mon visage vers le ciel. L'eau glacée me fait du bien, au moins pour un temps. Je prends une profonde inspiration et laisse échapper un cri qui vient du plus profond de mon âme. Le temps défile à l'envers pendant de longues minutes. Puis se bloque. Plus rien. Un grognement de colère monte en moi alors que je hurle au ciel.

- Pourquoi ?! Pourquoi tu ne me laisses pas revenir avant ?! Qu'est-ce que je t'ai fait pour que tu décides de me punir ainsi ?!

Je serre les poings, sentant tout mon corps en proie à une colère noire mêlé à un certain désespoir.

- Que tu veuilles que les Pokémons soient humains pour qu'ils soient heureux, je peux l'entendre ! Mais POURQUOI MOI ?! JE N'AI RIEN DEMANDE !!! COMMENT TU VEUX QUE JE CONTINUE A FAIRE MON DEVOIR ?!!!

Je m'effondre à genoux dans la boue alors que la pluie reprends de plus belle. Mes mains se plantent dans le sol alors que mes épaules sont secoués de sanglots.

- Je... ne demandais rien... Je t'aimais... Je te respectais... J’étais heureux avant que... tu n'en fasses qu'à ta tête... Tu n'es qu'un... despote...

Je sursaute soudain. Une main s'était posée sur mon épaule. Je me retourne et croise le regard de Theresa. Elle est vraiment une belle femme pour son âge, ses longs cheveux argentés tressés élégamment sur son épaule et ses yeux gris semblable au ciel au dessus de nous. Elle me regarde avec inquiétude mais sourit tant bien que mal. Je n'avais même pas réalisé que le temps était revenu à la normale...

- Je sais que c'est dur... Nous en avons vu tellement qui n'arrivaient pas à s'adapter à tout ça. Mais ils ont trouvé le courage d'y faire face et d'avancer, et je suis certaine que tu peux y arriver toi aussi...
- Tu ne sais rien de moi, mortelle.
répliquai-je avec plus de colère que je ne l'aurai voulu. Je me redresse, la surplombant facilement. Mais elle me sourit toujours, et prend mes mains dans les siennes avec une douceur toute maternelle qui me surprend sur le coup.
- Je sais que tu es le légendaire Dialga. Tu crois que je n'ai pas vu le diamant incrusté dans ta poitrine quand je t'ai récupéré après ton accident ?

Surpris, je reste sans voix. Je ne m'attendais pas à ça. Elle le remarque et prend un air faussement boudeur et me donne une tape sur l'épaule. Je l'ai à peine senti, bien sûr. Mes types acier et dragon me rendent plus résistant que la moyenne. Elle pousse un gémissement en se massant la main. Je ne peux m'empêcher d'esquisser un sourire.

- Tu croyais vraiment que je ne saurais pas faire la différence ? Que je ne saurai pas qui tu es ? Je suis né à Sinnoh et j'ai été éleveuse pendant 30 ans, jeune homme ! Je connais mon folklore !

Aberrant. Voilà qu'elle me grondait à présent. Cette situation est tellement comique que je laisse échapper un léger rire et cela semble la satisfaire. Mais mon rire se change vite en larmes etouffées. Je porte une main à mon visage pour les dissimuler. Elle m'attrape délicatement le bras et me guide jusqu'à la maison.

- Allez, viens. Tu vas attraper la mort à rester sous la pluie comme un idiot.

Ce n'était pas une vie idyllique, c'était certain. Le temps passait et j'avais bien du mal à me faire à tout ça. Je me sentais comme une coquille vide, sans objectif, sans but. Car je voyais toujours tout de façon extérieure, comme avant, alors que je n'étais plus extérieur à la réalité. Alors les gens me trouvaient distant, la plupart du temps hautain et arrogant. Theresa et Hector démentaient fermement, me qualifiait plutôt de réservé et timide, de solitaire. Ils n'avaient pas tort, ni raison. Je me mettais à l'écart des autres, certes. Je ne parlais pas beaucoup et préférait observer. Cela les mettait mal à l'aise ? Soit. Je ne m'en souciais guère. J'enregistrait des informations. J'essayais de comprendre pourquoi Père avait décidé de ce grand changement.
Theresa essayait de me faire participer aux tâches et je ne rechignais jamais. A vrai dire, je crois que j'aimais bien me rendre utile. Ça me permettait d'oublier ma situation pendant un instant. Alors je travaillais énormément, et à force d'avoir l'habitude de certaines tâches, je les faisais par réflexe sans qu'on ne me demande quoique ce soit. Hector me grondait, inquiet de voir que je passais mes journées à m'occuper de la maison, du jardin et de toutes les corvées que personne ne voulait faire. Parfois, oui, je me demandais si je ne devais pas partir et les laisser comme beaucoup de Pokémon l'ont fait. Mais à chaque fois que j'observais cette petite barrière blanche et son portillon, je me disais "mais où pourrais-je bien aller ?". A dire vrai, je n'avais nulle part où aller alors autant attendre.


Le soleil d'hiver brillaient paisiblement, entrecoupé par quelques paresseux nuages éparses. Je m'étais arrêté dans ma tâche pour observer comme à mon habitude. Cette fois, ce nuage ressemblait à un girafarig. Ou un ponyta..? Je soupire, le menton posé sur mes mains elle-mêmes apposées sur le bout du manche de ma pelle. Encore une journée comme toutes les autres à déblayer la neige dans le jardin. Quelle plaie... Heureusement que la nature m'offrait encore quelques réjouissances.
Je sens quelque chose m'agripper la jambe et je tourne mon regard d'acier vers l'importun... Ha. C'est Cléo. Une Ptiravi qui est arrivé chez nous il y a quelques semaines. Je ne sais pas pourquoi elle s'est attaché à ce point à moi mais bon. Il faut dire que depuis que je m'occupe des plus jeunes pour aider Theresa, ils se sont vite attachés à moi. Voilà qu'elle me regarde avec ses grands yeux noirs. Je soupire. Ha, les pokémons fées...

- Ar... Armi... ARMITAGE ! s'exclama-t-elle avec un grand sourire en riant, après avoir quelque peu galérer pour prononcer mon prénom. C'est Hector qui avait insisté pour me donner un prénom, comme à tous les autres. Il adorait ça.

- Cléo, qu'est-ce qu'on a dit sur l'attaque Charme ?

La petite prit une moue boudeuse et se mit à tirer sur le tissu de mon pantalon d'une main en tendant l'autre vers moi. Dans le creux de sa main potelée, il y avait plein de petits cailloux tout ronds et lisses. Elle avait du les déterrer de la neige, la connaissant.

- Maiiiiis euh... Regarde ! J'ai trouvé des cailloux !
- Formidable... A ce rythme, il n'y aura plus aucune pierre dans le jardin si tu les ramasses tous...
- Et alors ?


Je pris un air songeur. Elle n'avait pas tort. Elle remarque qu'elle m'avait posé une colle et se met à rire avant de ranger les cailloux dans la poche de son manteau déjà bien rempli par d'autres trésors.

- Un jour, j'en trouverai un aussi beau que le tiens ! affirma-t-elle en désignant ma poitrine du doigt. Je soupire avec un sourire.
- Tu peux toujours essayer mais je pense que tu vas avoir du mal.
- Mais moi aussi je veux un caillou magique !


J'éclate d'un rire sincère. Un caillou magique. On ne me l'avait pas encore faite celle là.
C'est à ce moment que Roman déboula littéralement de la maison. Et quand je dis littéralement, je n'exagère pas. Il fit un roulé boulé jusqu'en bas des marches du perron, puis se mit à geindre douloureusement. C'était un jeune racaillou qui avait l'apparence d'un garçon de six ans, et qui visiblement ne s'était pas encore rendu compte qu'il n'était plus un Pokémon. Il était arrivé au refuge quelques jours après Cléo.

- Bravo, Roman. Tu t'améliores. dis-je avec une certaine ironie dans ma voix. L'enfant se redresse en grommelant. Je laisse alors ma pelle pour m'approcher de lui et vérifier qu'il ne s'était pas fait trop mal. Mais non, il va bien. Il aura peut être une bosse sur la tête ce soir mais rien de grave. Il était solide malgré ses grosses larmes qui commençaient à perler à ses yeux. J’époussette alors son dos pour enlever la neige sur son manteau. Je devais l'admettre, m'occuper des enfants n'étaient pas la pire des activités pour moi.

- J'me suis fait mal ! s'exclama l'enfant en hoquetant.
- J'ai remarqué, oui. Ne t'inquiètes pas, ce n'est rien de grave. Pourquoi est-ce que tu courrais comme ça ?
- C'est Lony ! Il fait rien que dire des choses méchantes sur toi ! J'ai essayé de te défendre mais il est méchant !


Ha. Lony. Je ne peux m'empêcher de pousser un profond soupir. Cet Etourvol m'énerverait si je n'étais pas si las de nature. C'est un individu mesquin qui aime semer le chaos là où il passe. Mais c'est un petit joueur comparé aux Giratinas que j'ai connu. Je me relève, aidant Roman à se redresser au passage.

- Ne t'en fais pas pour ça. Tu n'as pas besoin d'essayer de me défendre, Roman.
- Mais... j'ai envie de te défendre, Armitage.


Il me regarde avec une innocence si pure que cela me rend interdit... avant de me faire sourire, attendri. Je suis peut être un peu trop sentimental pour un légendaire après tout.

- Ce n'est pas sa faute, il...
- Il dit que t'es pas vraiment un légendaire ! Il dit que si t'étais un vrai légendaire, tu ne passerais pas tes journées dans un trou paumé à faire la lessive et le ménage !
explique Roman.
- Hein ?! Mais il est bête ou quoi ? Armitage c'est un légendaire, un vrai qui a des pouvoirs magiques et tout ! Et si il reste c'est parce qu'il nous aime trop parce qu'on est trop gentil ! Hein que c'est vrai ? s'exclame Cléo en se tournant vers moi.


Mais je ne réponds pas, perdu dans mes pensées. C'est vrai. Il avait raison, cette situation était ridicule. Mais que pouvais-je faire de plus ? Je n'ai aucun...
Je suis interrompu dans mes pensées par une boule de neige qui s'explose contre ma nuque. Je pousse un grognement en sentant le froid dans mon cou et me retourne pour voir le haut de la tête de Julia qui dépasse d'un amas de neige.

- Julia ! T'abuses ! s'exclame Roman d'un air adorablement outré.

La jeune Farfuret ricane de façon diabolique. J'esquisse un sourire narquois en la dévisageant prêt à me défendre.

- Vas y. Réessaye pour voir, petite futée...

La petite aux cheveux bleus foncés se prépare et utilise vent glace en me visant délibérément. Je croise les bras et un éclat d'argent m'entoure, capturant l'attaque de la petite qui émit une exclamation surprise... avant de pousser un cri quand sa propre attaque se retourna contre elle. Julia se protégea derrière son tas de neige et les autres enfants éclatèrent de rire quand elle me lança :

- Eh ! C'est pas du jeu !
- Bien fait ! A l'attaque, Cléo ! Protégeons notre dieu !
s'exclame à nouveau Roman en commençant à réunir de la neige entre ses mains. Cléo fit de même avec enthousiasme, prit au jeu. La situation m'aurait fait rire mais ce que m'avait transmis Roman me tracassait...

J'ai passé encore plusieurs années chez Hector et Theresa, m'occupant des pokémons en détresse. L'ampleur du grand changement avait bouleversé tant de vies, parfois en bien mais souvent en mal. Père. Comment pouvais tu ne serait-ce que t'imaginer que les choses iraient instantanément mieux ? Tu aurais du me concerter. Nous aurions fait une simulation grâce à mon contrôle du temps. Mais non. Et à quoi bon le ressasser ? Père ne me faisait pas confiance et il avait agis avec un empressement fatal. Et je voyais les répercussions, tous les jours. La méfiance des uns, la crainte des autres. Rien n'avait changé.
Le temps passait et certains partaient, d'autres restaient. Mais je ne vieillissais pas. J'étais là, inutile et impuissant, et je voyais les plus vieux s'éteindre...


Je me tenais devant la porte de la chambre de Theresa, la main posée sur la clenche. J'hésite et je l'avoue, je suis fébrile. Il est tard et j'ai couché les plus jeunes. Les autres sont dans le salon au rez de chaussée, inquiet. En tant qu'"aîné" et légendaire, il fallait que ça soit moi qui soit là. Je finis par trouver le courage de toquer d'une main sur la porte et de presser la poignée de l'autre. La chambre est éclairée faiblement par la lampe de chevet et Theresa est allongée dans son lit, le docteur à ses côtés. Je referme la porte derrière moi et m'approche. Elle me sourit encore, dans un moment pareil ?! Cette femme ne changera jamais. Le docteur se lève et me laisse la place à son chevet avant de sortir. Je prends la main de Theresa dans les miennes avec une tendresse que je m'ignorais.

- Regarde toi... dit elle de sa voix rauque en portant son autre main à ma joue. Tu n'as pas changé...

Je baissai les yeux, presque honteux de ne pas avoir prit une ride alors qu'elle en avait tellement à présent.

- Liliane m'a dit que tu avais essayé plusieurs fois de manipuler le temps à la mort d'Hector... mais je te demanderai de ne rien tenter pour moi... Tu ne ferais que t'épuiser...
- Mais je...
- Non, Armitage.


Elle m'avait interrompu si subitement. Je me sentais comme un enfant honteux, évitant de croiser son regard.

- Tu dois comprendre que si Arceus a voulu le monde ainsi, il avait de bonne raison...

Mes sourcils se froncèrent alors que la colère du à mon impuissance regagnait du terrain.

- Je sais que tu te sens coincé, incapable de faire ce que tu pouvais faire avant juste en bougeant le petit doigt...
- Je n'avais pas de doigts avant...
- Laisse moi parler, idiot.
répliqua-t-elle avec un léger rire. Je suis persuadée que ton père n'a pas voulu te faire souffrir. Il voulait que tous le monde vive d'égal à égal, même si cela impliquerait des douleurs et des déceptions.

Elle me force à relever la tête avec douceur et mes yeux se plongent dans les siens. De la voir si faible et mourante me serre le cœur avec une telle violence que je ne peux retenir mes lèvres de trembler et mes larmes de couler. Elle me regarde avec la compassion d'une mère pour son enfant.

- Ne reste pas bloqué ainsi sur le passé. Tu es Armitage à présent, quelqu'un de neuf, de nouveau... Tu n'es plus Dialga. Il faut que tu ailles de l'avant et que tu nous laisses moi, Hector et cette maison...
- N-Non... Je ne peux pas !


Je m'effondre sur ses mains, les serrant avec l'énergie du désespoir entre les miennes.

- Je ne sais pas où aller et quoi faire de cette vie !
- Tu trouveras. Mais pour ça, tu dois lâcher prise. La chute ne sera pas si douloureuse, crois moi. Je te connais, Armitage, je sais que tu te préoccupes des autres et que tu t'inquiètes pour ce futur apocalyptique que tu aperçois dans tes cauchemars.


Theresa me redresse doucement, reprenant mon visage entre ses mains.

- Mais ce ne sont que des cauchemars. Si tu t'emploie à rendre le monde meilleur, il le deviendra...
- Ne m'abandonne pas... Pitié...


La vieille femme sourit toujours et ferme doucement les yeux.

- J'ai bien vécu, et je suis heureuse de ma vie. Maintenant, je dois laisser... ma place...
- Theresa..?


Mais elle ne me répondit jamais. Les protégés de la maison d'Hector et Theresa firent leur deuil et quittèrent l'endroit peu à peu. Je fus le dernier à partir, avec trois enfants qui restaient et qui n'avaient pas voulu partir avec les autres Pokémons adultes. Partir fut difficile, mais au final, je n'étais pas seul alors je tenais le coup. Melody, Hugo et Gilderoy étaient des enfants adorables quoiqu'un peu agités. Ils étaient respectivement d'anciens Tiplouf, Keunotor et Baudrive. Nous avons marché pendant longtemps avant d'arriver à Vestigion où nous nous sommes installés pendant quelques mois. J'étais beaucoup plus distant, essayant le moins possible de m'attacher à ces trois là. Enfin, avant que je ne les vois grandir jour après jour. J'ai laissé ces trois enfants à un orphelinat. Oh, ce ne fut pas facile, sachez le. Mais je ne voulais pas revivre la douleur de voir un proche vieillir sans rien pouvoir y faire. Et puis, je suis resté chez moi, dans un appartement minable, à revenir dans le temps pour observer toutes ces années perdues, ou à observer l'avenir avec un pessimisme exacerbé par ce que j'y voyais. Je me laissais dépérir à force, ne pensant pas à me nourrir ou à dormir. Et puis, un jour, après une énième vision de cauchemar du futur qui m'attendait, ce fut trop pour moi. Et je tentais de mettre fin à mes jours.

Je me suis loupé. Bordel. Il faut croire que je suis incapable de faire quoique ce soit de bien dans cette vie. C'est sans doute à cause de ce corps d'humain fragile que j'ai raté. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé en détail mais... quand j'ai appuyé sur la détente, le coup est parti. Ça j'en suis sûr... Mais depuis, c'est le noir total.
Bientôt, j'entends le bip distinct d'une machine à ma droite. Puis une autre à ma gauche. C'est dissonant, arythmique. Je n'aime pas ça. Et puis, je sens des picotements dans mes doigts. C'est exactement comme la fois où je me suis réveillé il y a... 34 ans, déjà ? Le temps passe si vite... J'essaye d'ouvrir les yeux mais mon œil gauche est couvert. Et puis une vive douleur m'envahit, comme si on m'avait planté une aiguille dans l’orbite jusqu'au fond du crâne. Je pousse un grognement en me contorsionnant dans mon lit. Un lit..? Un lit d’hôpital..?
En effet, malgré que ma vision soit floue je vois que je suis dans une petite pièce blanche épurée si ce n'est le matériel d’hôpital qui m'entoure. La lumière du soleil passe à travers les stores de la fenêtre, créant une ambiance étrange.

- Qu'est-ce que...? demandai-je dans le vide d'une voix rauque. Presque au même moment, la porte s'ouvre sur une infirmière. Surprise sans doute que je sois déjà éveillé, elle vient jusqu'à moi et m'examine.
- Ne bougez pas, je fais venir le docteur ! dit elle avant de s'éclipser aussi rapidement qu'elle était venue. Puis, quelques minutes plus tard, le dit docteur arriva. Lui aussi avait l'air très surpris. Il s'approche et m'examine à son tour.

- Monsieur ? Vous êtes conscient ? me demanda-t-il en braquant sa lampe de poche dans mon œil droit. Je grogne pour toute réponse, mais ça semble le satisfaire. Quel est votre nom ?
- A...Armitage...
- Votre nom de famille ?
- Euh... Je...


Tiens, je n'y avais jamais songé à ça. Un nom de famille. Je crois me souvenir que Hector et Theresa m'avaient donné le leur sur les papiers qu'ils m'avaient fait remplir. Quoique ça veuille dire.

- Beauchesne... Je crois...

Le docteur échange un regard avec l'infirmière, plutôt étonné.

- Vous avez été trouvé dans votre appartement. Vous avez tenté de mettre fin à vos jours avec un pistolet... Vous vous en souvenez ?
- Oui... Je me suis raté, j'imagine..?


Je ne pus m'empêcher de laisser échapper un rire sarcastique mais cela me lança si fort au niveau de mon crâne que je m'interrompis rapidement, grimaçant de douleur. Le docteur, lui, semblait dubitatif.

- Vous avez été transféré à l'hôpital pour Pokémon de Féli-cité pour de plus amples examens. Nous ne... nous attendions pas à ce que vous reveniez parmi nous.
- Ha. C'est... C'était si grave que ça..?
- Il... La moitié gauche de votre crâne était en piteux état, c'est le cas de le dire, M. Beauchesne.


Ça me fait tellement bizarre d'entendre quelqu'un m'appeler par le nom de famille d'Hector. Mais passons. J'essaye de me redresser dans mon lit et l'infirmière retient à peine une exclamation surprise. Décidément.

- Je vais bien. C'est ça qui compte, non ? Aïe, ma tête... m'exclamai-je en portant main main à ma tempe gauche. J'étais bon pour une grosse migraine. C'est à peine si j'arrive à réfléchir tellement la douleur s'insinue dans mon crâne. C'est alors que le docteur se jette presque à mon chevet et je ne pus m'empêcher de le regarder avec un air stupéfait.

- Vous... Vous êtes bien un légendaire ?! s'exclama-t-il, des étoiles dans les yeux. Oui, à l'époque je ne faisais pas attention à dissimuler mon aura alors...
- Euh... Oui... Je suis Dialga.
- HA ! JE LE SAVAIS !
laisse s'échapper l'infirmière. En voyant les regards se tourner vers elle, elle s'excuse platement, s'empourprant. Le docteur retourne son attention sur moi.
- Par Arceus, pourquoi avez-vous essayé de vous tuer ?!

Ha. La question qui fâche. Je détourne les yeux... enfin, l’œil, et fronce les sourcils, mes doigts se refermant sur la couverture de mon lit d’hôpital. Le docteur comprend le message et se releve en soupirant et commence à défaire le bandage sur mon œil.

- La capacité de régénération des légendaires est tout à fait surprenante. Le crâne s'est refermé et même les cheveux ont repoussé... Et ce en moins de 24h ! C'est... Ha...

Il retire le coton qui couvrait mon orbite gauche et semble être parcouru d'un frisson. Je n'en comprend pas la raison, après tout, j'arrivais à voir avec cet œil finalement. Bon, la lumière me fait un mal de chien, mais ça c'était plus du à la migraine résiduelle qu'autre chose. Mais non, le docteur et l'infirmière étaient pétrifiés.

- Qu'y a t'il ? demandai-je innocemment. L'infirmière me tend alors un miroir de poche que j'attrape précautionneusement. Qu'elle ne fut ma stupeur quand je vis que mon œil gauche avait la sclérite d'un noir d'encre et la pupille d'un rouge ardent. Mes couleurs originelles...


Est-ce qu'inconsciemment, en me régénérant, j'avais fait le choix de récupérer une partie de mon ancien moi ? C'est possible. En tout cas, c'était la théorie la plus plausible car c'était un cas sans précédent jusqu'à ce jour. Et c'était plus optimiste que de me dire encore que c'était une punition de mon Père.
J'ai du donc cacher cet œil jusqu'à aujourd'hui, pas par crainte mais plus par conscience que cela pouvait effrayer les mortels. Le désavantage était aussi fonctionnel, car cet œil semblait plus enclin à voir des visions du passé et du futur à des moments les plus inopportuns, comme si même mon pouvoir avait subi une refonte à cet endroit.
Enfin, j'ai passé quelques mois malgré tout à l’hôpital. Je n'avais nulle part où aller et j'étais tellement dépressif qu'il a fallu que je me fasse aider. Même si au final, je ne pense pas que ça ait changé grand chose à ma situation. Il a fallu que j'insiste pour que ma présence en tant que légendaire ne soit pas trop ébruitée. Je n'étais clairement pas en état de retrouver ma famille, et après tout, je n'en avais même pas l'envie. Je préférais rester seul.
Mais tout cela m'a permis de découvrir que Hector et Theresa m'avait officiellement adopté et laissé leur héritage. Ils n'avaient jamais eu d'enfant et aurait voulu utiliser cet argent pour faire le bien. Ils avaient donc jugé qu'en tant que légendaire primordial, je serai à même de respecter ce souhait. Sauf que ce que j'ignorais, c'est que ce gentil couple d'éleveur avait des origines nobles mais avaient été évincés de leur famille à cause de leur choix de vie plus... simple. Aussi, je me retrouvais affublé du doux nom d'Armitage Du Bois De Beauchesne, ainsi que d'un compte en banque plutôt bien fourni. Je l'avoue, j'étais assez perplexe mais honoré qu'ils aient choisi de me faire confiance. Cela me rendit un peu moins pessimiste quant à mon avenir, et plus curieux. Il fallait que j'avance et que je fasse le bien. C'est ce qu'ils auraient voulu.

En sortant de l’hôpital avec un nom, de l'argent et une vision un peu plus optimiste de la vie, je me décidais à parcourir le monde pour observer. C'est ce que je faisais de mieux après tout. J'errais d'une région à l'autre, travaillant dans différents domaines, observant l'avancée du projet d'Arceus, et aidant ceux qui en avaient besoin. J'ai rencontré beaucoup de personnes mais je m'étais mis comme point d'orgue de ne pas m'attacher au risque de briser le peu de santé mentale que j'avais réussi à retrouver. Mais je ne pouvais m'empêcher de sentir mon coeur se fissurer petit à petit à l'idée que chaque année qui passait était un peu plus inutile.
Finalement, au bout de 10 ans d'errance, je finis par recevoir une lettre d'huissier qui me faisait savoir que j'étais devenu le dernier héritier des Du Bois De Beauchesne et que par conséquent, on allait me léguer une immense fortune et un manoir. Hmpf. Comme quoi, je pouvais aussi avoir de la chance. Je me suis demandé pendant longtemps si Hector et Theresa en avait conscience et avait tout manigancé dans l'ombre. Mais ce n'était pas leur genre. Je pense même qu'ils auraient été capable de refuser l'héritage. Ce ne fut pas mon cas. Je décidais d'accepter et de m'installer dans le manoir familial à Kalos, à Romant-sous-bois. C'était un endroit un peu délabré mais isolé au milieu d'un bois, charmant pour quelqu'un comme moi qui appréciait la solitude et le calme. Je passais les années suivantes à réparer la propriété de mes propres mains tout en entamant une carrière dans l'armée. Oui, vous avez bien entendu. Est-ce si surprenant ? Sachez que l'armée m'a apporté beaucoup. Etant un légendaire, on m'a très vite permis de gravir les échelons mais ce que j'adorais par dessus tout c'était de former les nouvelles recrues. L'ordre, la discipline, l'honneur et l'abnégation. Toutes ces valeurs sonnaient comme une douce mélodie à mes oreilles et je l'avoue, je n'étais pas "heureux" mais au moins, je n'étais pas malheureux comme avant.


- Oh allez, quoi ! Ça va être génial !
- J'ai dit non. Et concentre toi sur ta garde, bon sang !


Ismael pare le coup que je lui ai porté de justesse, mais il titube légèrement. Il manque d'équilibre, je lui ai toujours dit de faire attention à ses appuis. Il reprend l'attaque et essaye de me feinter. Inutile. Même sans utiliser mes pouvoirs, je le vois venir de loin. J'esquive, et la lame de mon sabre vise son flanc gauche. Il réussit à parer non sans difficulté encore une fois.

- Je suis sûre qu'elle va te plaire !
- Excuse moi de douter de tes goûts en la matière.
- Eh ! C'est pas...


Je réussis à bloquer son jeu de jambe et je feinte. Ma lame s'arrête à quelques millimètres de sa gorge. Ismael reste un instant, comme pétrifié avant de lever les mains en signe d'abandon.

- ...très sympa.

Un léger rire narquois s'échappe de mes lèvres alors que j'effectue quelques mouvements et range mon sabre dans son étui. Je ne comprenais pas la velléité de porter un attirail de protection alors je n'en portais jamais. Mais Ismael était un simple humain, il valait mieux pour lui qu'il soit protégé. Non pas qu'il y ait ne serait-ce qu'un minuscule pourcentage de chance que je puisse le blesser. Je maîtrise suffisamment mes armes pour le savoir. Ismael retire son casque. Il est en nage en dessous alors que moi je me sens à peine échauffé. Quelle terrible vie que cela doit être d'être humain...

- Fin de l'entraînement, lieutenant. Et tu as tenu... hésitai-je, jetant un regard vers l'horloge numérique murale qui avait été installée au dessus du raque de rangement. Oh. Deux minutes et 36 secondes de plus que la dernière fois. Bravo. Tu te fais toujours humilier par un borgne.
- Hahaha...
riait faussement Ismael en rangeant son attirail d'escrime. C'est facile pour toi ! T'es un Pokémon et un légendaire en plus !
- Je n'utilise pas mes pouvoirs quand je fais de l'entrainement, lieutenant...
- Ha oui, mon colonel ? Et le gamin là euh... comment il s'appelle déjà..? Celui que tu as fait voler sur plusieurs mètres ?
- Stéphane Lacroix ?
- Ouais, voilà !
- Ce n'est pas pareil. Il avait poussé un de ses camarades lors de l'entrainement d'escalade. Il aurait pu le blesser gravement si je n'avais pas été là.
- Et celui qui s'est retrouvé à l'infirmerie il y a deux jours ?
- Damien Gilles... Je n'ai fait que renvoyer l'attaque qu'il me destinait par frustration.
- Ouais, ouais... et comment elle s'appelait la petite nerveuse là...
- Katty Pradelle...
- Ouais, elle avait fait quoi pour se retrouver accrocher en haut du mat pendant quatre heures ?


Je ne répondais pas tout de suite et un air triomphant apparu sur le visage d'Ismael alors que je poussais un profond soupire.

- ...elle... m'avait agacé.
- Ha ! Je le savais !
- Elle m'avait manqué de respect ! C'était une punition juste !
- Ouais, ouais, c'est ça ! A d'autres ! A mon avis, tu profites de ton statut, rien de plus !
- Lieutenant Ismael Rodrigues, je tiens à te rappeler que je suis un légendaire primordiale et que si je le voulais, je pourrais déjà être général...
- Hmpf. Pas ma faute si tu aimes entraîner les jeunes recrues... Déjà qu'il a fallu presque te forcer la main pour que tu acceptes de ne plus être que sergent instructeur...


Je lève les yeux au ciel d'un air exaspéré alors que nous nous dirigions vers les vestiaires. Ismael était une des rares personnes qui connaissait ma véritable nature pour la simple et bonne raison qu'il l'avait deviné de lui même avant de venir m'en parler. J'essayais d'être discret, mais quand quelqu'un découvrait mes origines, il était alors inutile de nier. Je lui avais tout de même fait promettre de ne pas l'ébruiter en lui précisant bien que si j'apprenais qu'il m'avait trahi, ma vengeance serait redoutable. Il l'avait plutôt bien pris.

- Bon alors ? Tu ne veux vraiment pas venir à cette soirée ?
- Ce n'est pas mon truc et tu le sais... Surtout si c'est juste pour me faire rencontrer des jeunes femmes.
- Bon, et bien vois ça comme une demande de ma part pour avoir quelqu'un qui pourra me ramener si je suis ivre !
- Ha, dans ce cas je ne peux clairement pas refuser...
répondit-je avec un air affligé.

En cours...


A propos de Domnorian
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Comment es-tu arrivé ici ? Ceci est un DC. Héhé. DCliande. Desséliande. Okay, je sors...
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MessageSujet: Re: Armitage "Dialga" Zeituhr | The Guardian of Time   Jeu 1 Fév - 13:17
C'est bien d'être aux pieds du plus beau et puissant et.. ok je sors /sbaf/

Rebienvenue et bon courage pour ta fichette ♥️
Le trio se complète avec toi du coup 8D



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MessageSujet: Re: Armitage "Dialga" Zeituhr | The Guardian of Time   Jeu 1 Fév - 18:48
Yo brother, how are you my best bro ?

Je te réserve un petit Rp brother !
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MessageSujet: Re: Armitage "Dialga" Zeituhr | The Guardian of Time   Jeu 1 Fév - 20:06

Pas juste le trio de Sinnoh est complet alors que celui de Hoenn est ... tristement vide D8 /pan

Rebienvenue parmi nous ! Dialga est mon légendaire favori de son trio, je suis donc bien contente de le voir~

Au plaisir de RP avec toi à l'avenir ! :D


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MessageSujet: Re: Armitage "Dialga" Zeituhr | The Guardian of Time   Ven 2 Fév - 6:17
Judas ! D:

Rebienvenue quand même - même si je suis très triste du coup -



Merci à Samaede pour le kit ♥️
Geist vous joue un tour en #9933ff
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MessageSujet: Re: Armitage "Dialga" Zeituhr | The Guardian of Time   Lun 12 Fév - 15:37
Il était temps que je vienne, en tant que représentant du trio des Lac ... C:

Re-bienvenue o/
King Bradley, c'est la très grande classe, vraiment ! Enfin le trio de légendaires fouteur de bordel de Sinnoh est complet /paf

J'espère que tu ne comptes pas bousculer l'équilibre du monde, hm ? C:
Courage pour ta fiche (et plutot pour la fin de ton histoire ;) ). Au plaisir de te lire !


    J'écris mon blog en #0066ff


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MessageSujet: Re: Armitage "Dialga" Zeituhr | The Guardian of Time   
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Armitage "Dialga" Zeituhr | The Guardian of Time
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