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 Tout est dans les détails. [PV Fuyuki]

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MessageSujet: Re: Tout est dans les détails. [PV Fuyuki]   Dim 3 Avr - 14:25
Fuyuki contemplait le jeune Noctali écroulé contre le mur sans pour autant toucher terre. Comment en étaient-ils arrivés là au juste ? Quand le Givrali infiltré était parti en mission de recrutement à Hoenn, il ne pensait pas avoir affaire à un gamin. Et surtout pas un gamin hybride qui tentait de piéger Chronos. Non, franchement, que croyait-il pouvoir faire tout seul ? C’était peut-être sacrément culotté de la part de Fuyuki de juger Flynn alors qu’il était un peu dans la même situation, mais lui au moins il savait se défendre. Et il n’était pas aussi jeune. Peut-être que seulement quelques années les séparait, mais c’était toujours ça de pris. Le Givrali avait de l’expérience, mine de rien, et cela faisait toute la différence entre lui et ce gamin qui se permettait de le prendre de haut. Lui au moins avait réussi à entrer dans Chronos sans se faire attraper. Et il perdait clairement son temps avec ce gosse. Pourquoi restait-il au lieu de tourner les talons et de l’abandonner là tout de suite sans se retourner ? Par peur de se prendre un coup dans le dos ? Pff, ridicule, Flynn était incapable de le toucher. Alors par désir de le sauver et de l’aider car il s’y était attaché ? Tout aussi ridicule... Comment aurait-il pu s’attacher à un sale gosse dans son genre ? Pourquoi aurait-il envie de l’aider, de le sauver ? De qui, de quoi, d’ailleurs ? Avait-il peur qu’il recommence avec son idée d’entrer à Chronos pour se venger ? Avait-il peur qu’il se fasse tuer ? Fuyuki chassa ces pensées plus absurdes les unes que  les autres de sa tête. Ou, du moins, il essaya. Car, en vérité, elles continuaient à le hanter.

Les yeux céruléens continuaient de fixer le Noctali shiny qui avait rabattu sa capuche pour découvrir sa tête. Ils en profitèrent pour le scruter, l’observer et essayer d’en apprendre plus sur lui. Celui qui détenait le plus d’informations avait toujours un avantage capital et cela Fuyuki l’avait appris depuis bien longtemps maintenant. C’était presque devenu un réflexe que d’en obtenir toujours plus, toujours en premier. Le poing de Fuyuki se serra légèrement et l’agacement refit une fois de plus surface. Que pensait-il faire en le traitant encore et encore le monstre ? Le faire pleurer, peut-être ? Ah ! Tu peux toujours essayer. Fuyuki le savait depuis longtemps qu’il ne valait pas grand-chose, il n’avait pas besoin qu’on le lui dise. Et à vrai dire, cela ne lui faisait rien de l’entendre dire d’autres bouches. Son esprit le savait depuis bien plus longtemps, après tout. Le Givrali se contenta d’un reniflement méprisant et agacé pour seule réponse. Il n’avait pas envie de gaspiller sa salive pour ce sale gosse qui le cherchait de plus en plus. C’était qui le plus minable des deux, hein ? Il ne broncha pas quand l’autre avança. Il n’avait pas peur, il ne fuirait pas. Ce serait plutôt Flynn qui finirait par fuir, s’il continuait ainsi.

- Très bien. De toute manière, je ne sais pas qui tu cherches alors je ne vois pas comment je pourrais l’approcher, crétin. Je ne te menaçais pas, je disais juste que t’avais une chance d’avoir un allié. Mais si tu ne veux pas de mon aide, tant pis pour toi. Crois-ce que tu veux, traite-moi de monstre si tu le désires, je m’en contrefiche. Tu crois pouvoir la sauver toute seule ? Tu crois pouvoir battre Chronos et Oswald sans l’aide de personne ? Ah, la bonne blague.

Fuyuki prit une petite pause avant d’esquisser un sourire dur et sarcastique, un sourire qui faisait aussi mal que le venin des paroles qui suivirent.

- Ce n’est pas un gamin dans ton genre qui y arrivera. Cela fait un an que j’essaie de trouver une solution pour le tuer et si je ne suis pas encore passé à l’acte, c’est juste parce que je ne veux pas mourir comme un abruti. Tu n’as aucune idée de ce qu’il est, de qui il est. Tu ignores ce que j’ai vu là-bas. Quelles horreurs mes yeux ont observé. Tu crois que ça me fait plaisir de voir des hybrides se faire torturer et tuer des pires manières qui soient ?! Tu crois que ça me fait plaisir d’y assister car je suis dans ses petits papiers ?! Sans pouvoir rien y faire, jour après jour ?!

Essoufflé, Fuyuki fit une nouvelle pause pour prendre un peu d’oxygène, les poings serrés à s’en blanchir les phalanges. Il se retenait de frapper, d’utiliser ce qu’il savait de l’art du combat pour donner une leçon à ce gamin qui se croyait tellement plus supérieur et blanc comme neige.

- C’est vrai, je ne sais rien de toi. J’ignore ce que Chronos t’a fait et la raison de ton désir de vengeance. Mais si tu fais n’importe quoi, cela n’aidera pas l’ange que tu veux sauver et cela ne t’aidera pas non plus. T’es trop jeune pour mourir, même si je me demande si tu ne le mériterais pas, juste pour te donner une leçon. Tu crois que je suis un monstre ? Très bien, mais moi je crois que tu es juste un crétin fini, Flynn.


Le Givrali avait laissé le gamin s’approcher et finir sa tirade avant de faire la sienne. Maintenant, il se rendait compte que le Noctali était à sa portée. S’il voulait le frapper, il pouvait. Mais il ne le fit pas. Car malgré ses paroles, ce n’était pas son genre de faire du mal à des mioches quand il pouvait l’éviter. Et comme il n’était pas en mission et que sa couverture était déjà brisée il n’avait aucune obligation. Enfin... Du moment que l’autre respectait la trêve, bien entendu. Dans le cas contraire... En une fraction de secondes, l’esprit agacé de Fuyuki devint beaucoup plus concentré, les réflexes reprenant très vite le dessus. Il ne paniqua pas quand l’autre le frôla, il resta parfaitement de marbre quand le gamin utilisa feinte, enregistrant néanmoins l’attaque dans un coin de son esprit et en étant un peu impressionné malgré lui qu’il connaisse une telle attaque. L’effet de surprise est certes là, mais Fuyuki est tellement entraîné au combat que son esprit arrive à garder un minimum de sang-froid et de concentration.

Son poignard apparaît alors dans sa main, la dureté envahit ses prunelles, cette fois il n’hésitera pas. Quiconque le cherche, gamin ou adulte, finit par le trouver, à un moment ou à un autre. Et la pitié, ce n’est pas vraiment pas son genre. Flynn esquive le coup que Fuyuki tenta de donner avec le manche de son poignard, coup qui l’aurait probablement sonné vu la force utilisée pour l’action. Pas mal. Ne s’y attendant pas complètement, ce fut le poing de Flynn qui toucha le Givrali en premier. Ce dernier ne réagit cependant pas malgré la douleur et en une fraction de secondes fit un croche-patte au Noctali qui s’écrasa par terre. La lame du poignard vint se poser alors sur la gorge du plus jeune tandis que des prunelles céruléennes d’une dureté presque effrayante vinrent se planter dans celles obscures du Hoennien.

- Tu as fini ? Parce que je commence à en avoir marre. Donne-moi une bonne raison de ne pas te trancher la gorge, là tout de suite.

Bien sûr, au fond de lui, il sait qu’il ne le fera pas. Tuer des gamins, ce n’est pas trop son genre. Mais donner une leçon, ça ça ne le dérange pas. Pas complètement, du moins. Sa main est suffisamment sûre pour ne pas glisser par accident, mais ses prunelles assez effrayantes pour semer le doute.







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MessageSujet: Re: Tout est dans les détails. [PV Fuyuki]   Sam 16 Avr - 21:35
Tout est dans les détails.
Fuyuki x Rhapsodie

Tous ces mots, ces mots qui se veulent assassins et venimeux, cette tirade qui cherche à me faire taire, ces stupidités dont je me contrefous même si elles se veulent dures, je n’en ai que faire ; je finis même par en sourire. Mauvais, peut-être un peu cruel moi aussi. Parce qu’il a faux, si faux, tellement faux que c’en est risible ; il croit tout savoir et pourtant rien de ce qu’il me dit ne fait écho en moi. Il a l’air si sûr de lui, il paraît lire en moi, me connaître plus encore que quiconque, et pourtant il fait fausse route comme personne. Je pourrais en rire, je pourrais continuer sur ma lancée : m’en foutre et m’en aller, pour cette fois-ci, laisser ce monstre à sa traîtrise mais, tout à coup, ce sont les mots de trop.

Je mériterais de mourir ? Une leçon, qu’il dit ? Je défaille, cette fois-ci. Personne ; personne n’a ce moindre droit sur moi. Connard. Il y croit, à ses palabres débiles. Alors, pour ce coup, je cède, je craque, il me met hors de moi et je plie si facilement que ça aussi, c’en est risible. « Rhapsodie, pourquoi tu fais ça ? » Je tremble tout entier ; elle est partout et nulle part, si froide et sa chaleur me manque. « Rhap, ces marques, ces larmes, Rhap pourquoi t’as les yeux qui brillent d'avoir mal ? » Je l’ignore ; je l’ignore. Fantôme, fantasme de mon esprit, espoir aussi fou que vain.

Et je cède, et je flanche, comme un con.
Au moins, mon coup réussi.

La seconde qui suit ma si petite victoire, je suis au sol, occupé à grogner contre la douleur de ma rencontre imprévue avec le bitume de l’allée. Je ne réalise pas tout de suite l’ombre qui pèse sur moi, ni le froid soudain contre ma gorge. Il me faut quelques instants, quelques secondes pour comprendre, pour saisir le regard de Fuyuki, pour que ses mots se répercutent et prennent sens dans mon esprit. « Tu as fini ? Parce que je commence à en avoir marre. Donne-moi une bonne raison de ne pas te trancher la gorge, là tout de suite. » Je déglutis, je tente de me débattre pour le repousser, mais avec tant de précautions pour ne pas me blesser que le moindre effort se révèle inefficace, que la moindre tentative demeure inachevée. Quelque part, je crois que j’ai peur. Peur qu’il ne mette sa menace à exécution, peur de ce qu’il se passerait, s’il le faisait. Peut-être bien que je mourrais, et que c’est ce qui m’effraie tant ?

Un violent frisson remonte le long de ma colonne vertébrale lorsque l’idée m’effleure l’esprit, et je siffle entre mes dents, avant de céder à un rire amer. Foutu pour foutu, tant qu’à faire « Ça dépend, tu sais cacher un corps ? » Je l’ai soufflé à voix basse, le ton agressif et la voix rauque. « T’façon t’y gagnerais quoi ? Allez, une mort de plus sur la conscience, et moi au mieux j’aurais au moins la paix ? » Et un sommeil paisible, pour cette fois. Ce sommeil paisible qui n’existait plus sans elle, que je retrouve un peu avec lui et qui me manque quand la solitude reprend le pas. Ce sommeil paisible, celui dans lequel on n’a pas si mal.

« T’es tellement con, Fuyuki. »
Et je le suis tout autant, sûrement.

Je le vrille du regard, de mes prunelles dont je vois le reflet dans les yeux si clairs de mon, quoi, adversaire ? J’y aperçois les traits tirés, fatigués d’un gosse à l’air au bout de sa vie, j’y vois le teint pâle et maladif d’un gamin instable qui ne sait plus ce que la paix signifie, j’y distingue les topazes quittées de tout éclat, à l’air plus mortes qu’encore vives, qui observent cet autre, ce traître sans plus trop savoir qu’en penser. Plus rien, sans doute. Ça y est, l’enfant se désintéresse, l’adolescent s’en retourne dans ses idées noires, la bête sauvage se laisse acculer sans plus rien tenter d’autre, trop blessée déjà pour oser lutter encore contre plus fort. T’es tellement con, Rhapsodie.

Je ferme les paupières, relâche chacun de mes muscles ; je rends les armes, je lâche l’affaire. Et s’il lui venait à l’esprit de presser plus fort sa lame contre ma gorge, qu’il le fasse, qu’il ose, qu’il tranche, s’il le désire tant. Je suis résigné, rien qu’une énième fois. La combativité n’est pas chez moi, pas de mon côté ; je suis celui qui fuit plutôt qu’affronter, celui qui courbe l’échine sans baisser les yeux et se laisser piétiner en se contentant d’une morsure ou deux sans vraiment mettre de coeur à chercher cette liberté tant voulue, tant attendue et si enviée aux conquérants. Imbécile. Je frémis ; pense pas, Rhap, pense pas.

D’une voix presque inaudible et pourtant brisée, je ris. Je ris sans joie, je ris sans humour, je ris sans éclat ; c’est juste un rire sans fond, qui résonne alors qu’il ne devrait même pas exister, jamais être entendu. « T’as vraiment rien compris, hein. J’pensais que t’étais intelligent, un peu… J’me suis fourvoyé, alors ? » Fourvoyé. Maman rirait, de m’entendre utiliser un des mots que j’ai lu dans les bouquins qui trônent sur ses étagères. Parce que je suis le vulgaire, sans vocabulaire ; moins j’en sais et mieux je me porte. Oui, pour sûr, ça l’amuserait, et sans doute ne se priverait-elle pas de me dire que ça sonne un peu forcé, entre mes lèvres. Et ça l’est peut-être un peu, à dire vrai. « J’en ai rien à foutre, de Chronos, moi. Ça, c’est ton terrain puisque tu l’as décidé, et celui d’Avalon. Perso, tout ça, votre guerre à deux balles qu’aura jamais d’vainqueur, j’m’en fous t’imagines même pas à quel point. » Je ris, à nouveau, et ça sonne encore plus cassé que l’instant d’avant. « Moi tout c’que j’veux, c’est récupérer mon ange. Du reste, le ciel peut bien nous tomber d’ssus, j’m’en carre royalement. »

Et puis, une vague soudaine de courage, de cran un peu, et mon ton reprend ses notes provocantes, jusque là mises de côté. Je rouvre les yeux, je les plonge dans ceux de Fuyuki « Oswald et ton année de vains efforts pour le tuer —et m’fais pas rire, t’as assumé l’avoir sauvé alors que l’monde se porterait bien mieux si tu l’avais laissé crever comme il le mérite— c’pas mon problème. Parce que de lui aussi, j’en ai rien à foutre. »

De lui.
De lui.
Mais pas d’un autre.

Pas de cet autre, dont les prunelles me hantent où que j’aille, ces améthystes qui déchirent l’obscurité de mes cauchemars pour les rendre plus terrifiants encore. Pas cet autre, dont la simple énonciation suffit à me retourner les tripes, et à faire bouillonner un mélange flou de haine, de colère tout autant que de crainte et d’angoisse. Pas cet autre, pas ces prunelles qui me font me sentir sans cesse épié, jamais en paix. « Ouais, non, t’as raison. Y’en a un, un seul que j’veux voir tomber, même si ça veut dire que j’en crèverai. J’m’en fous, j'l'emporterai dans la tombe. » Je frissonne ; c’est con. Ça n’est que dans les histoires épiques que l’on entend le héros prononcer de ces inepties, seulement parce que c’est une histoire, et que dans les histoires, le bien l’emporte toujours. Dans les histoires, le héros peut bien être un idiot effronté, il vaincra le mal avec l’aplomb de ceux qui ne craignent pas pour leur vie. Parce que les histoires sont des conneries d’enfants.

« Y’a que cette enflure que j’veux voir tomber, ce Sky, j’veux le voir agoniser, j’te jure que j- » Je m’interromps soudainement, le souffle presque coupé, parce que je réalise. Son prénom m’est revenu, tout à coup, alors même que j’étais certain de ne plus jamais le retrouver. Le lieutenant Sky. C’est ce qu’il ont dit, cette nuit-là, les types qui nous ont embarqués ma soeur et moi. N’est-ce pas ? Je me sens trembler, et je ne sais pas vraiment pourquoi ; mais je sais ce que me renvoie mon reflet dans les yeux de Fuyuki : l’image d’un gosse dont la peur est venue remplacer l’insolence qui luisait dans ses prunelles, un enfant perdu en quête de réponses, un ado’ paumé, mal assuré, qui vient tout à coup de perdre pied. Et ça n’est rien qu’une fois de plus.
© ASHLING DE LIBRE GRAPH'




Rhapsodie provoque en cadetblue.

5 Magicarpes de Noa, 2 de Fuyuki & Mizuki, un de Zephiriel, Eden, Nithral, Roxane & Eljina. ♥

RPZ & bordel:
 

Album des cadeaux ; merci ! ♥

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MessageSujet: Re: Tout est dans les détails. [PV Fuyuki]   Dim 24 Avr - 1:04
Fuyuki avait la situation en main. On pouvait difficilement dire le contraire vu que c’était lui qui se tenait au dessus de son adversaire, un poignard contre sa gorge. Certains auraient probablement réussi à se dégager sans mourir et à reprendre le dessus, mais quelque chose disait au Givrali que ce n’était pas le cas du Noctali shiny. Il n’avait aucune certitude, mais son instinct le trompait rarement. Ce n’était qu’un gamin, après tout, un gamin qui avait fait une tentative d’infiltration bien maladroite. C’était vrai que Fuyuki lui-même était inexpérimenté quand il s’était fait recruter, mais il s’en était quand même relativement bien tiré. Suffisamment pour qu’on ne devine pas qu’il était ce qu’il était, justement. Et son petit doigt lui disait justement que même si ce n’était pas lui qui avait recruté Flynn, ce dernier se serait fait chopper. Les sbires de Chronos doués n’étaient pas forcément légions, mais il n’était pas non plus le seul à être à la hauteur. Car dans le cas contraire, l’organisation ne tiendrait plus debout depuis le temps. Oswald et sa clique haute-placée ne suffisaient pas à eux seuls à faire tourner la machine. Même si ça aidait sans nul doute à éviter que cette dernière ne rouille... Fuyuki n’aimait pas du tout l’admettre, mais le sommet de sa hiérarchie était doué. Même trop doué. Le fait qu’il n’arrivait pas à trouver une faille pour le détruire, ce sommet, le prouvait mieux que quoique ce soit d’autre. Prétentieux ? Allons, c’est d’un jeune espion solitaire dont on parle. Vous croyez vraiment qu’il est modeste alors qu’il pense détruire une organisation pareille à lui tout seul ? La bonne blague. Bref, revenons à nos chatons. Ou nos renards, comme vous voulez. Le regard planté dans celui de son cadet, Fuyuki attendait patiemment. Il n’avait vraiment pas l’intention de le tuer. Ce n’était qu’un gamin et il avait beau être parfois impitoyable dans ses missions pour donner le genre, il n’était quand même pas un tueur d’enfants. Certaines convictions ne se reniaient jamais, même dans les pires situations. Cela permettait de rester humain. Enfin, dans un sens, bien entendu car le Givrali ne l’était pas complètement. Et, ça, il ne l’oubliait jamais, malgré le plaisir qu’il avait à se faire passer pour tel. Il respectait et appréciait trop ses origines et sa famille pour renier ce qu’il était.

Flynn essayait de se débattre, mais comme prévu, c’était peine perdue. Malgré les apparences, le corps de Fuyuki était musclé et fort, il n’avait donc aucun mal à retenir au sol le Noctali qui à cause du poignard ne bougeait pas aussi bien qu’avant. C’était presque trop facile. Pourtant, Fuyuki n’avait pas son habituel sourire moqueur et prétentieux aux lèvres. Pas cette fois. Pas quand il avait un poignard sur la gorge d’un gamin. Au contraire, son regard était dur, concentré et sérieux. Il ne voulait pas commettre l’irréparable, alors il se concentrait comme rarement pour ne pas laisser ses émotions contrôler ses gestes. Car la colère avait tendance à l’envahir en présence de ce cadet un peu trop insolent et incontrôlable à son goût. Fuyuki avait tendance à oublier qu’il était un peu pareil, dans le fond. Lui non plus ne respectait personne en dehors de sa famille. Lui aussi avait un but. Et lui aussi disait toujours ce qu’il pensait réellement. Mais, bon, lui ne parlait pas dans le vide, ce qui était franchement bizarre si vous voulez mon avis. Fuyuki leva les yeux au ciel quand Flynn posa sa question. Il ne prit même pas la peine de répondre alors qu’il aurait très bien pu s’amuser à effrayer le gamin en répondant par l’affirmative. Mais la vérité était que non, il ne savait pas cacher un corps efficacement et sérieusement il n’avait pas envie d’apprendre un truc pareil. Qui en avait envie, d’ailleurs ? Ne répondez surtout pas à cette question, je n’ai pas envie de le savoir, hein. Le Givrali serra les dents et se retint de frapper son cadet. Qu’est-ce qu’il était insupportable celui-là. Pas besoin de lui rappeler les morts qu’il avait causé, merci bien, elles le hantaient chaque jour malgré les apparences qu’il arrivait à donner de l’extérieur. La morale, il pouvait très bien se la faire toute seule. Il n’avait besoin de personne pour lui dicter sa conduite et surtout pas d’un gamin encore en couche-culotte. Ouille. Désolée, c’était méchant. Enfin.

Le regard azuré rencontra celui du jeunot avec un manque d’émotions presque impressionnant si cela n’avait pas été aussi effrayant. A croire que l’organisation avait enlevé toute humanité si je puis dire à l’âme du Givrali. Pour quelqu’un qui se faisait passer pour un humain, avouez que c’était franchement comique. Bien sûr, ce n’était pas complètement le cas, heureusement. Mais cela faisait quand même peur de voir un tel regard chez un jeune adulte. En tout cas, Fuyuki était presque blasé qu’on le traite de con. Pas qu’il ait l’habitude, quoique, mais plutôt car dans ces situations sa fierté n’était pas forcément la chose la plus importante au monde. Ben oui, hein, quand on place un poignard sur la gorge d’un gamin, on ne pense pas forcément aux futilités, vous en conviendrez, du moins je l’espère pour vous.

- Peut-être bien. Qu’est-ce que ça peut me faire de toute manière ?


Sourire amer qui laissait presque penser que Fuyuki avait conscience de sa faiblesse, de son état pitoyable, du ridicule de sa situation, de ce qu’il était devenu. A croire qu’il savait mieux que personne quel misérable il était... Ce qui était sans doute le cas, d’ailleurs. Personne ne nous connaît mieux que soi-même comme on dit. Le Givrali sentit que son adversaire abandonnait. Le désespoir qui sortit de son rire glaça l’aîné, ce qui était plutôt ironique pour un type glace. Mais il avait rarement entendu une telle amertume dans un rire ou une voix autre que la sienne. Et cela faisait peur, dans un certain sens. Fuyuki ne répondit pas, il se contenta d’écouter, presque sans vie, tel une statue de glace, chose qu’il était peut-être au fond. Car pouvait-il être véritablement en vie ? Il en doutait, parfois. Le pire, c’était que Flynn avait raison. Parfois, il savait bien que cette guerre qu’il menait tout seul, ou celle que menait Avalon qui était presque pareille à la sienne ne valait rien. Chronos était trop fort. Oswald était trop fort. Il le voyait, le constatait tous les jours. Les humains étaient bien trop puissants, hors de la portée des hybrides. Et ce malgré tous les pouvoirs de ces derniers. Avec l’aide des légendaires, ce serait peut-être différent, mais ces derniers n’intervenaient jamais, du moins d’après ce que savait Fuyuki. Car c’était probable qu’on lui cachait des choses, tout dans les petits papiers de certains de supérieurs qu’il était, il n’était qu’un sbire, après tout. Enfin. Même si cette guerre était inutile, même si elle n’avait aucun sens, même s’il n’avait aucune chance, il continuerait. Car il ne savait rien faire d’autre, en réalité. Enfin, la façon de penser de Flynn était quand même égoïste. Enfin, il était mal placé pour le lui faire remarquer et il n’en avait plus vraiment la force.

La tension revint dans les muscles du Givrali quand le Noctali repartit sur sa lancée. L’agacement l’envahit à nouveau et il fit disparaître le poignard aussi vite qu’il était apparu, de peur de commettre l’irréparable. Le contrôle quand il était dans tous ses états, ce n’était pas vraiment ça. Et il était suffisamment fort pour maintenir au sol son cadet sans, enfin normalement. Il ne disait toujours rien, il laissait couler, faisait comme si les mots ne l’atteignaient pas. Alors qu’ils l’atteignaient aussi sûrement que le poignard qu’il venait de ranger. La curiosité l’envahit soudain et il replongea ses orbes azur dans celles de son « cousin ». Avant de se figer complètement.

Sky... Ne me dites pas que... Vu les tremblements de son cadet, il pensait probablement à la même personne. Un soupir échappa à Fuyuki qui s’écarta enfin, laissant le gamin se relever. Il lui tourna le dos, même si c’était dangereux vu les circonstances. Mais il n’avait pas peur, il se savait plus fort dans tous les cas et de toute manière cela lui égal au fond. Ce gamin ne le tuerait pas, il le savait. Et à part la vie et sa famille qui n’était pas présente dans les parages, le Noctali ne pourrait rien lui enlever de précieux.

- A ta place, je ne le ferais pas. Peut-être que tu connais le lieutenant, car je suis sûr qu’on parle du même, mais cela ne change rien au fait qu’il est trop pour toi. Ou pour moi. Enfin, pour le moment, en tout cas.


Il tourna la tête et adressa un regard à la fois sérieux et moqueur à son cadet avant de faire un signe de main.

- A plus, gamin. Essaie de ne pas te faire tuer, hein. Même si on ne s’entend pas, on est en quelque sorte de la même famille, alors cela me chagrinerait un peu. Enfin, peut-être car t’es quand même vachement agaçant quand tu t’y mets.


Et oui, Fuyuki partait comme ça, comme si de rien n’était Sacrément lunatique ce type vous dites ? Peut-être. Ou alors, peut-être avait-il simplement envie de partir avant de craquer devant un gosse. Car ses mains tremblaient pour une raison obscure en réalité. Tellement qu’il n’était pas sûr de pouvoir se défendre efficacement cette fois... Seul le futur nous le dira.







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MessageSujet: Re: Tout est dans les détails. [PV Fuyuki]   Dim 6 Nov - 20:00
Rhapsodie x Fuyuki
Tout est dans les détails.
Fuyuki x Rhapsodie

Il vient de retirer la lame de son poignard de sous ma gorge, et je ne peux réprimer le sourire mauvais qui vient s’installer sur mes lèvres. Je ne sais pas, je ne comprends, cette amertume dans ma bouche, ce feu dans mes veines, le désespoir de mon coeur. Peut-être qu’au fond, j’espérais qu’il oserait ? Peut-être qu’en vérité, j’osais espérer qu’il tremblerait, qu’il faillirait, qu’il la commettrait, son irréparable connerie ? Je pourrais bien rire, si je n’avais pas la gorge nouée, pas l’impression de pouvoir céder aux larmes d’un instant à l’autre. Pourtant, mes yeux ne brûlent pas ; mais c’est ce noeud dans ma gorge, ces tremblements dans mes poings fermés, ces grincements dans mes dents serrés. L’envie de gueuler, à m’en casser la voix, comme trop de fois, l’envie de flancher, d’abandonner, comme j’y songe bien trop souvent pour un gamin de quinze ans. C’était la haine, la peur, la lâcheté à son paroxysme ; l’inavouable et l’inéluctable ; ce qui rongeait, plus sûrement que de l’acide, mais dans le secret que ce qui n’atteignait jamais le corps, seulement l’esprit. La culpabilité, la rancoeur, ce que l’on ne dit jamais parce que personne ne comprend, même s’ils essaient. Parce que l’on a ni le même chemin, ni les mêmes douleurs, pas les mêmes hier, encore moins les mêmes lendemains. Parce que l’on trace notre propre route, et c’est ce qui nous rend si faibles et si forts tout à la fois.

Il me relâche, se redresse et, alors qu’il parle, j’observe le ciel entre les toits des bâtisses qui entourent la ruelle. Bleu, quelques nuages qui défilent, peu soucieux de ce qu’il se passe ici bas pour le commun des mortels. Gamin, je voulais toucher les étoiles, chevaucher les nuages, et mes parents me faisaient croire que c’était possible, à grands renforts de rêves et d’espoir. Mais c’est parti, tout ça, parti si loin, avec l’insouciance et les jours paisibles, dans les cris, les larmes et les portes qui claquent. C’est parti, tout ça, disparu, envolé comme a disparu ma soeur. Depuis, ça n’est plus qu’un vieux souvenir que l’on essaie de m’arracher. Un vieux souvenir, qui me garde la tête hors de l’eau ; peut-être qu’un jour, tout ça, on le retrouvera.

« Enfin, pour le moment, en tout cas. » Je frissonne. « Pour le moment, Rhapsodie. » Je retiens un hoquet, parce qu’il y a son visage de porcelaine penché sur moi, son sourire et ses yeux qui m’observent et m’hypnotisent. « Pour l’instant. » je souffle en tendant la main, mais elle se dissipe comme on s’éveille d’un songe, tout en images floues et fondus obscurs. Je sens comme une chaleur sur ma main, mais ça n’est rien ; rien qu’un rayon de soleil venu s’échouer sur mes doigts marqués de cicatrices. Rien qu’un rayon de soleil, et ça n’est pas le mien. « A plus, gamin. Essaie de ne pas te faire tuer, hein. Même si on ne s’entend pas, on est en quelque sorte de la même famille, alors cela me chagrinerait un peu. Enfin, peut-être car t’es quand même vachement agaçant quand tu t’y mets. » Je me redresse, lentement, et je l’observe qui s’éloigne sans rien dire, sans rien répondre. Qu’y a-t-il à ajouter, alors même que je ne sais plus ce qui en vaut la peine ? « ... Grand frère ? » Son regard est triste, tout à coup, et c’est comme si je sentais le poignard de Fuyuki s’enfoncer au plus profond de mon coeur. C’est douloureux, et ça me glace de l’intérieur.

Je bondis tout à coup, je vacille sur mes jambes mais parviens à ne pas tomber, et je cours ; je cours pour le rattraper avant qu’il ne disparaisse à l’angle d’une allée, je cours pour lui saisir le poignet, je cours à presque m’en effondrer contre lui. Je tiens debout, sans trop savoir par quel maléfice. Je halète, alors même que l’effort n’était rien, rien comparé à ces heures dans les bois, rien comparé à tout le reste. Pourtant, j’ai le souffle court, mes poumons me lancent, je tousse jusqu’à être enfin capable de parler, dans une respiration entrecoupée. « Victoria... » Et j’espère, oh, j’espère, que c’est le nom qu’elle leur a donné, là-bas. J’inspire, profondément, difficilement. « Victoria Miller. C’est… Fais en sorte qu’il ne lui arrive rien. Je… S’il te plaît. »

Et je recule, lentement, pas par pas ; je recule en le lâchant, comme brûlé par sa peau pourtant si froide ; je recule en secouant la tête, rongé de culpabilité, rongé de mille pardons et de mots que je ne prononcerai jamais. « Protège-la... » Ma voix s’est brisée pour de bon ; protège-là, mieux que je n’ai su le faire.
Je tourne les talons, comme je l’ai toujours fait face aux difficultés ; je tourne les talons et je fuis, comme je l’ai toujours fait depuis qu’elle est partie ; je cours dans les rues, je m’efface, je disparais. Mettre le plus de distance possible entre lui et moi est devenu ma seule préoccupation. Je m’enfonce dans la foule du centre de Lavandia, je bouscule quelques passants qui me lancent des regards noirs ; je les ignore et je fuis encore. Il me faut longtemps, si longtemps pour cesser de courir, si longtemps pour inspirer enfin, si longtemps avant de prendre le soin de calmer mon coeur qui s’est emballé. J’observe les alentours, le monde qui passe, le monde qui tourne et les nuages qui filent encore au dessus de nous. Ça me donne le vertige, ce monde qui va trop vite.

C’est capuche rabattue sur mon crâne et mains dans les poches que je m’enfonce dans l’un des petits commerces qui traînent dans les parages, et c’est avec mes pièces de fond de poche que j’achète une canette de lait à la baie fraive. L’amertume coupée par la douceur du lait parvient à m’apaiser pour de bon, et je tâche d’oublier cette rencontre, ce contact d’un peu trop près avec ce type qui aurait pu me tuer, s’il n’avait pas été lui, un hybride, plutôt qu’un homme. Je n’y parviens pas vraiment ; même là, assis sur ce perron, non loin de l’arrêt de bus et en l’attente de celui qui me ramènera jusqu’à Cimetronelle, je ne peux m’empêcher de lancer des regards alentours. Pourtant, j’en suis certain : Fuyuki doit être déjà bien loin, maintenant.

Et moi, moi… Moi, je suis ici, assis sur les marches en pierre réchauffées par le soleil automnal, à observer les visages inconnus, les adultes qui vont, ceux qui viennent, les enfants qui jouent au ballon en riant lorsqu’il heurte les murs ou les barrières ; moi je suis là, et j’observe cette liberté que je ne sais plus vraiment éprouver. Moi, je suis là, et je suis malade de ce monde qui tourne sans jamais s’arrêter.
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Rhapsodie provoque en cadetblue.

5 Magicarpes de Noa, 2 de Fuyuki & Mizuki, un de Zephiriel, Eden, Nithral, Roxane & Eljina. ♥

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Album des cadeaux ; merci ! ♥

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MessageSujet: Re: Tout est dans les détails. [PV Fuyuki]   Mar 8 Nov - 17:55
Sale gosse. Fuyuki retint ces mots qui menaçaient de sortir de sa bouche. C’était si tentant de le nommer ainsi, ce gosse cassé qui s’amusait à le provoquer et qui était aussi insupportable que son cousin. A croire que les Noctali l’étaient tous. Caractéristique du type ténèbres, peut-être ? Qui sait. Il n’en connaissait pas tant que ça, pas assez pour l’affirmer en tout cas. C’était peut-être juste une caractéristique des Noctali et si c’était le cas il n’avait vraiment pas de chance. Les Givrali étaient moins agaçants, à une exception près. Car celui qui nous intéressait là tout de suite battait tous les records quand il s’agissait d’énerver les gens. Il était donc mal placé pour le reprocher aux autres, mais c’était toujours amusant de le faire. Les mains dans les poches, l’air détendu et même serein, le jeune homme aux cheveux bleus marchait depuis un moment quand il se fit rattraper par l’autre adolescent.

Adolescent qui s’effondra à moitié contre lui, d’ailleurs, la faute probable à sa course effrénée. Perplexe, Fuyuki l’observa après s’être tourné, se demandant ce qui lui prenait tout d’un coup. Le Givrali aurait très bien pu avoir peur qu’il fasse un malaise dans son état, mais il avait assez joué au baby-sitter pour la journée. Il se contenta donc d’attendre les paroles qui ne manqueraient pas de venir, après tout il l’avait rattrapé pour une raison, en toute logique. Les paroles ne manquèrent pas de venir en effet, surprenantes et inattendues. Fuyuki haussa un sourcil, hautement perplexe. S’il s’était attendu à ça. Il resta muet pendant quelques secondes, presque choqué par la supplique du plus jeune.

Il l’avait cru trop fier pour ça, mais apparemment ce gamin avait compris qu’il n’arriverait pas à sauver celle qui lui était chère tout seul. En même temps, si elle avait été enlevée par le lieutenant le plus loyal d’Oswald – comment expliquer la haine de Flynn à son égard autrement ? - cela n’étonnait pas l’espion. Il avait beau mépriser le haut-gradé, il devait reconnaître qu’il était doué et dangereux. Bien trop pour un simple gamin, aussi motivé et suicidaire soit-il. Le Nishimura soupira et passa une main sur sa nuque.

Génial. Pourquoi cela tombait sur lui au juste ? Il n’avait vraiment pas de chance. Déjà que c’était dur de garder sa couverture jour après jour, cela le serait encore plus s’il fouillait et mettait son nez là où il ne devait pas. Il aurait très bien pu refuser d’aider Flynn et le laisser se débrouiller seul avec son ange comme il l’avait si bien dit, mais le Givrali n’en avait pas le courage. Qui aurait cru qu’il prendrait pitié de ce gamin ? Qui aurait cru qu’il avait un cœur ? Un vague sourire apparut sur ses lèvres et le Givrali ricana légèrement, plus pour se moquer de lui-même que de son « protégé ».

- Je ferais ce que je peux.


Il ne pouvait pas promettre. Sa couverture passerait toujours avant le reste, mais il avait quand même l’intention de faire ce qu’il pouvait. Même si ce ne serait sans doute pas grand-chose. Il n’oublierait pas ce nom, il le conserverait dans un coin de sa mémoire et ferait ce qu’il pourrait pour la retrouver. Il n’y avait plus qu’à espérer qu’elle soit tombée sur un dresseur pas trop cruel avec les hybrides, même si à Chronos on ne devait pas rêver non plus. Mais il y avait quand même du mieux parfois, alors autant croiser les doigts.

Fuyuki n’eut pas le temps d’ajouter quoique ce soit car le gamin partit sans se retourner. Le Givrali le suivit du regard, se demandant bien s’il le reverrait un jour. Il finit par hausser les épaules, le destin déciderait pour eux. L’espion partit à son tour, glissant à nouveau ses mains dans les poches. Il était temps de rentrer au QG. Il avait un rapport et des recherches à faire...
FIN

(Je me suis éclatée à faire ce rp avec toi et Rhap 83 non, franchement, nos bébés forment une sacrée paire xD vivement qu'ils se retrouvent et que leur lien se développe parce que ça va être de la bombeee ! De toute manière c'est toujours géant de rp avec toi voilà :B)







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