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 « The Dragon & The Lady » - Vesper ♥

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MessageSujet: Re: « The Dragon & The Lady » - Vesper ♥   Sam 25 Juin - 15:46

   


   
« The Dragon & The Lady »
feat Azylis


   


   

   
La nuit est brûlante, étouffante. À moins que ce ne soit ton corps qui est en feu, Vesper. Tu as l'impression que tout autour de toi est chaud, de nager en pleine canicule. Même l'air te fait mal quand tu inspires, carbonisant tes poumons alors que la sueur coule de ton front et colle tes vêtements à ta peau. Ton corps combat l'infection, se rebelle contre la douleur et la maladie. Il lutte ; comme toi Vesper. C'est ce que tu as toujours fait, depuis trop longtemps maintenant. Lutter, encore et toujours. Et tu ne saurais dire si cela en valait la peine — tout te semble vain.

S'il n'y avait eu cette fille, cette humaine, tu aurais sans doute cesser de luter. À quoi bon ? Tu survis plus que tu ne vis réellement. Tu ne manqueras à personne si tu disparais. Ton père ne le saurais pas avant un moment, Blaise n'aurait plus à s'inquiéter de ta personne … pourtant, tu ne peux t'y résoudre. Cette ridicule humaine t'as tendu la main, t'as redonné un souffle d'espoir. Tu la hais et tu l'aimes pour cela, dans ton désespoir solitaire Vesper.

Tu avales ta salive ou plutôt, tu veux le faire mais ta gorge est désespérément sèche. C'est douloureux. Et puis cette chaleur — c'est insupportable. Tu grognes un peu d'abord, essaie de bouger, mais le moindre mouvement étire les bandages et te fait mal. Tu renonces et appelles finalement ta bienfaitrice au départ indésirée. Mais Azilys a fini par devenir, dans ton état de faiblesse et d'abandon, le seul repère véritable en ces lieux qui te sont inconnus. Et étant alitée, incapable de bouger par toi-même, tu sais que tu n'as d'autres choix que d'accepter de lui faire confiance et qu'elle t'aide. Tu as besoin d'elle Vesper — c'est difficile n'est-ce pas ? D'admettre que sans l'autre, on est pas capable. Longtemps que ce genre de chose ne t'était arrivé qui plus est.

La blonde est là, en effet. Comme si elle guettait la moindre de tes réactions et elle réagit promptement à ton appel. Une vraie infirmière, songes-tu avec une pointe d'ironie. Un métier noble, au moins. Aider les autres, faire le bien... tu t'en souviens Vesper ? Il n'y a pas si longtemps, toi aussi tu le voulais. Tu te voyais, dédier ta vie à la justice et à aider les plus faibles. Et finalement regarde-toi. T'es un déchet de la société aujourd'hui. Et tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même, tu le sais.

Tu te racles un peu la gorge, mais soupires doucement lorsque Azilys tire la couverture et te retire une partie de la chaleur écrasante qui t’assomme. « J'ai chaud ouais. Et j'ai soif aussi. » tu as presque du mal à admettre ce besoin, n'osant réclamer un verre d'eau de vive voix. Cette position de faiblesse t’insupporte. « Aide-moi à me redresser un peu aussi. S'il te plait. » grommelles-tu alors que tu t'appuies déjà sur tes bras pour te soulever et quitter cette position totalement allongée.

L'effort te fait haleter et grimacer. Tu as envie de grogner ta frustration, de balancer un bon draco-rage pour évacuer. Mais tu ne peux pas — malheureusement. Tu attends un peu que Azilys te ramène ce que tu réclames en silence et puisse contenter ta gorge irritée. Peut-être aussi de quoi faire baisser la fièvre. Le sommeil t'as quitté en revanche pour le moment. Tu remues un peu les jambes, heureuse de constater qu'elles au moins, t'obéissent encore. Lorsque la blonde revient, tu la remercies. Tu l'observes, le reflet de la lune par la fenêtre et le faible éclairage de la lampe de chevet pour seules lumières. Sa silhouette se détache sur les murs de la chambre, déformée et agrandie par les ombres.

Un silence, que tu finis par briser. « Tu me fais penser à mon frère, un peu. Lui aussi était gentil et calme. Un peu naïf peut-être et en même temps très lucide. » Pourquoi tu parles de ça ? La fièvre doit te faire à moitié délirer. Tes yeux sont embués par la maladie. « Mais tâche de pas finir comme lui. Ce serait dommage que ton p'tit minois de jolie humaine finisse en une bouillasse sanglante. » Ce n'est pas une menace, tu parles sans vraiment penser, perdue entre deux eaux de ton esprit. Un ricanement sans joie. « Il me manque... Tu sais ce que ça fait, Azilys ? Tu as déjà perdu un être plus cher que ta propre existence, si bien que la vie sans lui, s'appelle même plus une vie ? T'as déjà eu le cœur brisé, piétiné, asséché ? »

Tu délires, Vesper. Arrête.
   
   

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MessageSujet: Re: « The Dragon & The Lady » - Vesper ♥   Mer 20 Juil - 12:12


“ The Dragon & The Lady ”
feat. Vesper ♥

Azilys est inquiète. Elle n'a jamais été responsable d'un blessé auparavant. Tout ce qu'elle est parvenue à traiter avec ces remèdes, ce sont des maux de tête, des courbatures, des petites brûlures. Des petites choses du quotidien qui ne demandent pas de soins intensifs. Il est rare que les membres du personnel de l'auberge se blessent et les rares clients auxquels il arrive des mésaventures préfèrent se faire soigner à l'hôpital de Janusia ou de Entrelasque. Quant aux hybrides blessés qui viennent trouver refuge sous le toit de l'auberge, ils sont sous la responsabilité de Christa. C'est elle qui les soigne, qui les veille, qui les traite. Quand bien même la passion de la blonde pour les plantes et les décoctions médicinales ne datent pas d'hier, elle demeure une apprentie, une néophyte. Tant qu'elle ne sera pas sous la tutelle d'un herboriste, elle refuse de prendre de trop grandes responsabilités en administrant ses remèdes à qui en a besoin. Du moins, les concoctions les plus difficiles à réaliser. Les infusions ou les onguents, elle en maîtrise une bonne partie mais pour le reste … Elle ne peut se fier qu'à ce qu'elle peut lire dans les traités de médecine qu'elle affectionne tant, mais la théorie ne vaut pas la pratique. Et cette dernière, elle ne l'affinera qu'en apprenant sous l'aile d'un professionnel. Mais avant cela, elle doit terminer le lycée.

De ce fait, avoir administré son remède à Vesper avant la chirurgie l'angoisse. Et si elle s'était trompée dans les dosages ? Et si ce n'était pas adapté à ce genre de maux ? Même si Christa a insisté, la blonde aura sa part de responsabilité s'il devait arriver quelque chose à sa patiente. C'est pourquoi Azilys n'a pas hésité une seule seconde à bondir de son lit pour rejoindre son chevet. Libérée de la chaleur de la couverture, l'hybride demeure brûlante. La fièvre la ronge et même si la blonde se doute que cela est une réaction normale, elle ne peut s'empêcher de s'inquiéter. Pendant un instant, elle songe à aller réveiller Christa. Cependant, Vesper lui demande simplement de l'eau. Enfin, de façon plus ou moins détournée. Avant de répondre à cette première requête, Azilys s'acquitte de la deuxième : elle aide ainsi sa patiente à se redresser un peu, ajustant le dossier du matelas d'appoint afin qu'elle puisse demeurer redressée sans forcer. Visiblement, toute trace de sommeil l'a quitté. Ce qui n'arrange pas spécialement l'infirmière du jour qui ne pourra demeurer éveillée au chevet de sa patiente toute la nuit. Mais s'il le faut, elle le fera, quitte à rater un jour d'école.

Une fois certaine que la nouvelle position de Vesper soit confortable, Azilys quitte sa chambre sur la pointe des pieds, sa lampe-torche en main. Elle possède bien une bouteille d'eau sur sa table de chevet, mais elle contient des petites plantes destinées à renforcer son système immunitaire – depuis toute petite, la blonde est très sensible à l'air pollué des villes. C'est ce qui a poussé ses parents à la confier à son grand-père alors qu'elle n'était qu'un poupon. Au moins, au milieu de la forêt, elle est protégée de cette atmosphère impur. Cependant, puisqu'elle se rend à Entrelasque tout les jours, elle doit protéger ses poumons. Ainsi, elle boit cette eau infusée aux plantes qui agit comme un nettoyant. Ce n'est pas la chose au goût le plus agréable au monde, mais elle a tellement l'habitude d'en boire qu'elle n'en est plus dérangée. Tout ça pour dire qu'elle ne peut pas servir ça à Vesper. Elle a besoin d'eau pure et bien froide. Azilys se guide ainsi à la lumière de sa lampe jusqu'au rez-de-chaussé, progressant à pas de loup pour ne réveiller personne. Parvenue à la cuisine, elle attrape un verre sur le rebord de l'évier et le rempli aussitôt. L'eau du robinet provenant des montagnes avoisinante, elle est riche en magnésium – idéale pour soulager les migraines.

Alors qu'elle s'apprête à remonter, Azilys jette un regard par dessus son épaule, en direction du bureau de son grand-père. Un petit remède pour la fièvre ne serait pas de refus, n'est-ce pas ? Abandonnant le verre d'eau sur le large plan de travail, la blonde se glisse dans la pièce vide et sombre. Puisqu'elle connaît l'endroit par cœur, elle se retrouve bien vite devant le meuble renfermant ses concoctions. Le faisceau de lumière de la lampe-torche se promène d'étiquette en étiquette jusqu'à ce qu'il tombe sur le flacon désiré. Il renferme des gélules à la fleur de sureau. Azilys a elle-même fait sécher la fleur pour l'émietter et en glisser dans les gélules. Ce n'est pas ce qu'il y a de plus agréable à prendre, mais ses autres remèdes sont des infusions : or, c'est un verre d'eau fraîche que réclame Vesper. Azilys se voit mal lui rapporter une tasse bouillante. Elle prélève ainsi une petite gélule dans le flacon et quitte le bureau après avoir tout remit en ordre. Généralement, son grand-père n'aime pas qu'elle les utilise sans son accord, mais il y a circonstance atténuante. Et puis, cela demeure les fruits de ses créations, de ses travaux. Elle prend donc toute la responsabilité des moindres effets secondaires. Et elle sait, par expérience, qu'il n'y a aucun risque à administrer ces gélules aux fiévreux.

C'est ainsi chargée que Azilys regagne lentement le premier étage et sa chambre. Elle abandonne la lampe-torche éteinte sur son lit et s'approche de Vesper avec le verre d'eau et la gélule. Elle lui conseille de prendre le médicament en premier et de le faire passer plus facilement avec une gorgée d'eau fraîche. L'hybride la remercie et obéit. Un silence de plomb tombe alors dans la chambre. La blonde n'ose rien dire, de peur de perturber une probable somnolence chez Vesper. Si elle pouvait parvenir à se rendormir, cela lui ferait le plus grand bien. En générale, la fleur de sureau agit assez rapidement, mais il faut tout de même être patient. Cependant, l'hybride brise le silence pour parler de son frère. D'après elle, Azilys lui ressemble. Cette dernière cligne des yeux, surprise, mais ne dit rien, la laissant continuer. Son visage se déforme en une grimace lorsque l'hybride use des termes  « bouillasse sanglante ». Qu'est-il donc arrivé à son frère ? Est-il mort, sévèrement blessé ? L'attend-t-il quelque part ou bien est-il parti à tout jamais ? Un rire lugubre, sans la moindre once d'hilarité ou de joie, résonne alors dans la chambre. Azilys n'a pas besoin de demander à Vesper ce qu'il est advenu de son frère. Parce qu'elle enchaîne aussitôt :

Il me manque... Tu sais ce que ça fait, Azilys ? Tu as déjà perdu un être plus cher que ta propre existence, si bien que la vie sans lui, s'appelle même plus une vie ? T'as déjà eu le cœur brisé, piétiné, asséché ?

Azilys avale de travers. Ses craintes sont fondées. Vesper a bel et bien perdu son frère. Elle ignore dans quelles conditions et, à en juger par la « bouillasse sanglante » évoquée plus tôt, elle préfère ne pas savoir. Son cœur se serre. Elle, elle n'a jamais connu la perte d'un être cher. Tout ce qui pourrait s'y apparenter serait son abandon par ses parents. Artistes de cirque, leur train de vie n'était pas adapté pour élever un enfant. Et lorsque Azilys est tombée gravement malade, ils ont décidés de la confier à son grand-père pour lui offrir un mode de vie plus stable. Elle les revoit parfois, au moins une à deux fois par an, mais ils sont comme des étrangers à ses yeux. Ce ne sont pas eux qui ont inflencés sa vie pour faire d'elle la jeune fille qu'elle est aujourd'hui. Leur absence ne lui pèse donc pas sur le cœur. Elle ne peut donc pas comprendre la douleur qui déchire le cœur de Vesper. Si elle venait à perdre Yoshihiro, elle n'est pas certaine qu'elle y survivrait. Quand bien même ils ne sont pas liés par le sang, ils ont grandit côte à côte, élevés par les mêmes personnes. Et ils portent le même nom. Cela fait donc de lui son frère, envers et contre tout. Cependant, elle ne peut qu'imaginer la douleur, pas la comprendre. Se serait mentir que prétendre qu'elle en est capable, alors qu'elle n'a jamais traversé une telle épreuve – et elle espère que cela n'arrivera jamais.

Non, souffle-t-elle doucement. Je ne sais pas ce que ça fait. Je voudrais te dire que je comprends, mais ce serait mentir. Car je ne peux même pas imaginer la douleur que cause la perte d'un être cher.

Elle parle d'une voix douce, lente, comme une mère qui cherche à rassurer son enfant. Ses mains viennent doucement prendre celles des Vesper, serrant ses doigts contre ses paumes. La fièvre la ronge tellement qu'elle doit être en plein délire. Et Azilys refuse de la laisser en proie à ses démons enfouis. Elle n'est pas médecin, encore moins psychologue, mais si ses mots peuvent l'apaiser au moins un petit peu, ce sera déjà une victoire. En attendant que la gélule à la fleur de sureau fasse effet, la blonde caresse les mains moites de sa patiente, cherchant avant tout à la rassurer. Elle aimerait aussi examiner son bandage pour s'assurer qu'il n'a pas bougé mais il est préférable d'attendre que Vesper soit plus calme. Azilys relâche finalement l'une des mains de Vesper afin d'écarter les courtes mèches bleues collées à son front par la sueur. Le plus important, c'est qu'elle ne s'agite pas davantage. Les points sont trop récents pour qu'elle tire dessus sans risque. C'est donc la mission d'Azilys de s'assurer que sa patiente demeure dans cette position. Et pour cela, elle doit éviter que le délire se prolonge. Elle doit l'apaiser, par les gestes comme par les paroles. Elle a souvent vu Christa procéder de cette manière : c'est à son tour de montrer qu'elle est capable d'être aussi efficace, aussi prévenante pour la pauvre hybride blessée et fiévreuse.

Mais tu sais, reprit-elle, ton frère n'est jamais loin de toi. Je sais que ce que je dis est assez cliché, mais ça n'en demeure pas moins la simple vérité. Il vit en toi. Tu dois vivre pour lui, Vesper, car je suis certaine qu'il ne voudrait pas que tu le rejoignes maintenant. Tu dois te battre et rester vivante. Fais-le au moins pour lui.





© Halloween




AZILYS ♥
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MessageSujet: Re: « The Dragon & The Lady » - Vesper ♥   Sam 23 Juil - 19:42

   


   
« The Dragon & The Lady »
feat Azylis


   


   

   
Tu n'as jamais été une enfante sujette aux maladies, autrefois. Tu tombais rarement mal, c'est à peine si tu avais un rhume durant les périodes froides hivernales. Lorsque cela arrivait, tu manquais une journée d'école pour te remettre. Reniflante et tremblotante, tu restais cachée sous les couvertures, t'enfonçant dans le gros fauteuil de ton père dans le salon. Tu regardais des dessins animés toute la matinée durant, tandis que Zoé te préparait des laits chauds, dans lesquels elle glissait une cuillerée de miel, pour apaiser ta gorge en feu. Quand ton frère revenait de l'école le soir, il venait se blottir contre toi et te racontait sa journée tout en te caressant le front. Comme tu aimerais, parfois, revenir à cette époque lointaine, si pleine d'innocence. Mais c'est impossible, tu le sais n'est-ce pas Vesper ? Tout a disparu, tout est mort en même temps que Callis. Il ne reste rien, hormis tes regrets.

Tu aurais voulu, plus souvent, lui dire que tu l'aimais. Le remercier pour tout ce qu'il a fait pour toi, même les choses les plus simples comme t'aider à te préparer le matin, te faire réviser tes leçons ou t'accueillir dans son lit lorsque tu faisais un cauchemar. Mais c'est trop tard. Tu aurais voulu aussi, dire à Zoé qu'elle était le pilier de cette famille et que sans elle, vous auriez chuté bien longtemps auparavant. Dire à ton père qu'il a fait de son mieux, qu'il travaillait et que ses absences n'étaient pas sa faute, que tu aurais dû mieux le soutenir et voir qu'il était lui aussi, au plus mal. Si tu avais su, Vesper. Tu voudrais revenir en arrière, corriger tes erreurs et savourer d'avantage chaque secondes précieuse en leur compagnie. Mais c'est trop tard, tout est fini. Votre famille ne sera plus jamais réunie. Tu as tout perdu.

Azilys est revenue, chargée du verre d'eau que tu as réclamé et d'un médicament pour calmer tes fièvres. Tu la remercies du bout des lèvres et te montres docile alors que tu avales le liquide bienfaiteur. Tu as l'impression de renaître, l'eau apaise ta gorge et tes brûlures intérieures. Mais pas ton esprit délirant en revanche, et voilà que tu parles alors que ta tête retombe sur l'oreiller, aidé par ta jeune infirmière dévouée. Tu parles, tu mentionnes Callis. Tu n'as jamais parlé de lui à un étranger, d'ailleurs tu évites d'y penser la plupart du temps, ne voulant pas ressasser des souvenirs si douloureux à ton cœur. Pourtant, te voilà Vesper, abrutie par la fièvre et la maladie, ta langue ne t'appartient plus et les mots qui sortent semblent échapper à ta volonté, tu n'as plus conscience réellement de ce que tu fais.

L'humaine est honnête, elle admet ne pas connaître cette douleur, ne prétends pas être ne serait-ce qu'à même de comprendre. Tu apprécies cela chez elle, au moins. Elle n'a pas l'hypocrisie de la plupart de ses confrères. En un sens, tu es presque soulagé pour elle. Tu ne souhaites à personne de bon de vivre une pareille souffrance. Azylis a été bonne pour toi, elle aurait pu te laisser mourir, reculer devant la menace de tes crocs, mais elle ne l'a pas fait. En cela, l'humaine a gagné ton respect, au moins un peu. Et tu te dis que, peut-être, tu pourras de nouveau faire confiance aux humains. Ton frère en était un — ce qui causa sa perte.

Sa main est fraîche sur ton front, agréable. C'est comme Callis. Pourquoi, pourquoi lui ressemble-t-elle tant, pourquoi remues-t-elle ces souvenirs en toi... Tu soupires doucement. Ses paroles ne t’apaisent pas, mais tu esquisse un faible sourire à travers les perles de sueur coulant de ton visage fiévreux. Non, en effet. Callis ne voudrait pas qu'elle meurt. « Tu parles bien, humaine. Je n'ai pas l'intention de mourir, pas tout de suite. Tu m'as donné une chance alors que je croyais mourir. Je respecte cela. J'ai une dette envers toi et je la payerais le jour venu. Un dragon n'a qu'une parole. » ton murmure est faible, mais cohérent. Le médicament semble commencer à faire effet et l'eau t'as remis les idées plus en place, à ton soulagement.

Tu clignes des paupières, plus faiblement. Le sommeil se fraye un chemin vers toi, t'attirant dans ses bras accueillants. Cependant, avant de t'y abandonner, tu murmures une dernière fois. « Plus que me soigner, tu m'as peut-être bien donner une nouvelle raison de ne pas mettre tous les humains dans le même panier. » Autrefois, peut-être même que vous auriez pu devenir amies. Mais il est trop tard, c'est ce que tu te dis Vesper. Non, ne renonces pas.
   
   

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MessageSujet: Re: « The Dragon & The Lady » - Vesper ♥   Mar 26 Juil - 18:12


“ The Dragon & The Lady ”
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Personne ne sait de quoi le lendemain sera fait. Chaque jour est une nouvelle épreuve de survie, au cours de laquelle chacun si il sera encore là le lendemain. Azilys a apprit une chose dans les traités de médecine qu'elle aime tant : personne n'est à l'abri de rien. La maladie peut faucher n'importe quelle vie, tout comme les armes, les accidents, la nature, autrui. Bien qu'elle veuille devenir herboriste et non pas infirmière ou chirurgien, la mort demeure dressée sur le pas de la porte, prête à entrer à la moindre occasion. Elle ne pourra pas guérir toutes les maladies. Elle ne pourra pas panser toutes les plaies. Un jour, pour sûr, une vie lui filera entre les doigts. Quand bien même elle refuse d'y songer, elle demeure consciente de cette fatalité. Cependant, Azilys préfère croire que cela ne lui arrivera jamais. Ou du moins, pas avant quelques années. Elle est effrayée à l'idée de faire face à la mort, à demeurer faible face à sa macabre puissance, sa macabre mission. Azilys craint qu'un jour, elle décide de lui arracher un membre de sa famille, disloquant son cœur au passage. Yoshihiro, Léon, Christa, Ozvan … si elle venait à prendre l'un d'eux, elle y laissera un bout d'elle-même. Ils sont tous trop important à ses yeux pour qu'elle en laisse un partir loin d'elle, s'envoler et l'abandonner à tout jamais. Parce qu'avec la Mort, il n'y a pas de retour en arrière.

Comment Vesper parvient-elle à soutenir cette douleur ? D'ailleurs, la soutient-elle vraiment ? N'a-t-elle pas perdu un bout d'elle-même à la disparition de son frère ? Comment peut-on survivre à cela ? Comment peut-on garder la volonté de vivre ? Désormais, son beau discours lui laisse un goût âpre sur la langue. De quel droit peut-elle lui dire de vivre pour son frère alors qu'elle-même en serait incapable ? Fais ce que je dis, pas ce que j'aurai fais, en quelque sorte. N'est-ce pas égoïste, au final ? Elle ne connaît pas Vesper. Elle ne sait pas qui elle est, qui elle a été, qui elle sera. Pourquoi elle est là, pourquoi on la pourchasse, pourquoi son frère est mort. On a beau dire, Vesper est une étrangère. Alors pourquoi cette volonté de la garder en vie ? N'est-ce pas, au final, pour se donner bonne conscience ? Pour se prouver que oui, elle est capable de jouer à cache-cache avec la mort, de lui mettre des bâtons dans les roues. De lui montrer que elle, Azilys, seize ans, est capable de contrecarrer ses plans. Qu'elle n'est pas la maîtresse des lieux, que sa fatalité n'existe pas entre ces murs. Qu'il y a quelqu'un, ici, prête à tout mettre en œuvre pour décaler de quelques mètres cette épée de Damoclès flottant au dessus de la tête de chaque être vivant. N'est-ce pas son véritable objectif au final ? Sa véritable motivation ? Ces belles paroles, sont-elles sincères ou ne sont-elles pas que fadaises pour calmer l'esprit torturé de cette patiente fiévreuse ?

Azilys se gifle mentalement. Non, elle n'est pas comme ça. Si elle a aidé Vesper, c'est simplement parce qu'elle ne peut pas laisser une personne mourir sous ses yeux. Parce qu'elle est humaine et altruiste. Parce que Léon et Christa l'ont élevés ainsi. Parce qu'elle est comme ça, tout simplement. Vesper avait besoin de son aide. Elle ne pouvait pas l'abandonner à son triste sort, entre les griffes de la mort ou de ses assaillants. Azilys n'est pas égoïste. Elle essaie de s'en convaincre, tandis que la gélule à la fleur de sureau fait petit à petit son effet sur la fièvre de Vesper. Cette dernière s'adresse alors à elle. L'hybride n'a pas l'intention de mourir, pas après avoir été sauvé. Cependant, elle s'encombre d'une dette. D'une dette qu'elle compte bien lui rendre un jour. Un petit sourire vient fleurir sur les lèvres de l'adolescente. Cela n'est pas nécessaire. N'est-ce pas son devoir, de venir en aide aux autres ? Elle n'est encore qu'une lycéenne, une enfant qui a mit un pied dans le monde des adultes, mais son destin est déjà tout tracé. Elle deviendra herboriste et soulagera les maux de toutes les personnes dans le besoin. Du mal de tête à la plaie sanguinolente, elle ne laissera personne souffrir. Elle ne laissera personne partir. Pas sans avoir donner tout ce qu'elle a. La Mort peut bien rôder tel un prédateur affamé, Azilys fera toujours en sorte de rallonger son jeûn.

Plus que me soigner, tu m'as peut-être bien donner une nouvelle raison de ne pas mettre tous les humains dans le même panier.

Tous les humains dans le même panier. En d'autres termes, avant l'intervention d'Azilys, tous les êtres humains n'étaient que des créatures mauvaises et malveillantes aux yeux de Vesper. La blonde ne peut lui jeter la pierre. Elle sait que certains hommes refusent de reconnaître que les Pokémon se dressent désormais à côté d'eux sur un pied d'égalité. Ils continuent de penser que ce sont des bêtes destinées à leur obéir, à demeurer esclave de leur volonté. Surtout ici, à Unys, où siège l'importante et l'effroyable team Chronos. La blonde est souvent aux premières loges de cet état de fait : la plupart de ses camarades de classe parlent des hybrides comme n'importe qui d'autre parlerait d'un chien ou d'un chat. Ils se vantent de posséder tel ou tel Pokémon, dressé pour obéir au moindre caprice. Certains de ces adolescents sont d'ailleurs issus de familles aisées partenaires de l'organisation anti-hybride. Ils ne font que marcher dans les pas de maman et papa, de suivre bêtement un chemin dessiner à l'avance. Ils ne cherchent pas à se faire leur propre opinion sur la question. Azilys ayant été enlevé par deux hybrides n'a pas la même façon de voir qu'eux. Elle ne voit pas le mal dans les yeux de Yoshihiro, elle ne voit pas la cruauté dans les gestes de Christa. Alors pourquoi penser qu'ils puissent être d'horribles créatures ? Pourquoi cette volonté de dominer des êtres si semblables . Azilys connaît la réponse. Parce que c'est le propre de l'Homme, de vouloir s'asseoir sur le trône du Monde, de le contempler de sa hauteur, et d'avoir main-mise sur chaque créature grouillant misérablement à ses pieds.

Azilys n'a pas le temps de répondre que Vesper dort déjà. Tant mieux, elle en a bien besoin. La blonde en profite donc pour vérifier l'état du pansement : il a l'air parfaitement en place. Christa l'aidera sûrement à le changer demain. Pour l'heure, il est important de se reposer. Cependant, elle ne peut s'empêcher de craindre une rechute. Et si Vesper réclame son aide de nouveau alors qu'elle est plongée dans un profond sommeil ? Azilys se connaît, elle sait que la plupart du temps, elle n'est pas facile à réveiller lorsqu'elle dort profondément. Néanmoins, elle ne peut pas veiller sa patiente toute la nuit : une longue journée de cours l'attend dès le lendemain. Mais quitte à choisir entre quelques heures les fesses sur une chaise à griffonner sur un cahier et s'assurer que Vesper se soigne correctement, Azilys a vite choisi. Ainsi, elle se lève et attrape son oreiller, sa lampe-torche et un livre. Elle s'assoit alors en tailleur à côté du lit de l'hybride, déposant son coussin sur ses cuisses pour y caler son livre. Elle finit par éteindre sa lampe de chevet pour allumer sa lampe-torche afin de continuer sa lecture sans propager une lumière trop forte dans la pièce. Ainsi, elle peut veiller sur Vesper tout en s'occupant. Sa fatigue s'étant envolée, Azilys parcourt les pages de son traité avec intérêt, relevant le nez de temps à autre pour garder un œil sur l'état de sa patiente …

* * * * * * * * * * * * * * * *

Ce sont les rayons de soleil venant chatouiller son visage qui réveille doucement Azilys. Il lui faut quelques instants pour sortir du brouillard du sommeil, processus accéléré par ses frénétiques battements de cils. C'est alors qu'elle réalise qu'elle est à moitié avachie sur les jambes de Vesper, son oreiller, son livre et sa lampe-torche ayant glissés sous le lit d'appoint. A en juger par le faisceau de lumière pointant la tranche de son ouvrage, elle s'est endormie en pleine lecture. Et pas dans la position la plus confortable qui soit, comme en atteste la douleur qui électrise son dos au moment où elle se redresse. Ses jambes sont lourdes et parcourues de fourmis désagréables ? tant que les étirer est un supplice. Ça lui apprendra à essayer de veiller toute la nuit. Il n'y a pas pire adversaire que le sommeil. Et là, on peut clairement imaginer qu'il a remporté leur duel d'un magnifique K.O. Son radio-réveil affiche sept heure trente. Il n'est pas trop tard pour partir pour le lycée mais elle n'en a pas l'envie. Elle ignore combien de temps elle a dormi, mais ce n'est certainement pas assez puisqu'elle donnerait tout pour ramper jusqu'à son lit et y demeurer pour l'éternité. Cependant, elle doit faire fit de sa fatigue pour s'assurer que Vesper va bien. D'ailleurs, elle a l'air réveillé … l'a-t-il dérangé en dormant ainsi sur ses jambes ?! Azily s'en voudrait énormément si, à cause d'elle, le sommeil de sa patiente a été perturbé. Sa mission était de veiller sur son repos, pas le déranger …

Oh, bonjour … J'espère que je ne t'ai pas dérangé. Je crois que … je me suis endormie en te veillant, cette nuit.

Tu parles d'une infirmière. Azilys doit bien avouer qu'elle a plutôt honte de cette situation. Enfin, visiblement, Vesper n'a pas rencontré de souci, sinon elle l'aurait secoué … Il n'y avait pas plus à portée de bras. Alors que la blonde attache un élastique dans sa chevelure blonde, un gargouillement résonne dans la chambre. En temps normal, à cette heure-là, elle a déjà petit déjeuné avec Christa et les autres. D'ailleurs, il est étonnant que sa nourrice ne soit pas venue la tirer du sommeil en remarquant son absence à table. A-t-elle conclu que la présence de Vesper lui ferait renoncer à une journée de cours ? Possible, même si Léon ne doit pas apprécier cela. L'école est une chose très importante à ses yeux. Mais ce n'est pas une journée manquée qui va bouleverser son niveau scolaire. Sans être l'intello de la classe, Azilys fait parti du peloton de tête au niveau des notes. C'est une élève sérieuse et impliquée, il lui en faut plus pour la mettre en déroute. Mentalement, elle remercie Christa de ne pas être venue la tirer de son sommeil : quand bien même elle ne cumule pas énormément d'heure de repos, elle a tout de même pu en gratter une petite. Ce qui est toujours ça de prit. Mais pour l'heure, elle ne se soucie pas de la journée de cours manquée ou de son compteur d'heures de sommeil. Si elle a faim, c'est sûrement le cas de Vesper aussi, n'est-ce pas ?

J'imagine que tu as envie de manger quelque chose ? Enfin, avant ça, tu as mal quelque part ? A la tête, au ventre ? N'hésite pas à me le dire !





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MessageSujet: Re: « The Dragon & The Lady » - Vesper ♥   Sam 28 Jan - 18:08

   


   
« The Dragon & The Lady »
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Ta nuit est agitée, la fièvre t'emportant Tu rêves de Callis, de ses sourires et ses bras qui t'enveloppaient dans une étreinte rassurante, si douce qu'elle pouvait te protéger de tous les malheurs du monde. Tu rêves de Louane, vos jeux d'enfants, vos doigts qui s'entremêlent alors que vous preniez le chemin de l'école ensemble. Tu rêves de ce baiser d'enfant, humide et innocent, que vous aviez échangé, cachées sous un buisson durant une partie de cache-cache, les dizaines, peut-être la centaine même, d'autres qui suivirent. À un moment tu ouvres les yeux alors que la douleur te réveille, tu distingues une forme près de toi, endormie. Tu ne sais plus qui est cette personne, mais ce n'est pas important. Tu t'endors de nouveau — à moins que tu ne te sois évanouie ? La suite n'est qu'un brouillard confus ou tu rêves de pokémons s'affrontant, de sang et d'os brisés.

Tu ouvres les yeux en sentant les rayons de l'aube sur ton visage. Grimaçant, tu tentes de te redresser, mais quelque chose te bloque — tu réalise alors que Azilys est endormie sur tes jambes. Probablement est-elle restée à te veiller toute la nuit. Humaine idiote, tu aurais été bien mieux dans ton lit, songes-tu. Néanmoins, tu souris. La blonde est certes une humaine, mais elle est intéressante. Tu commences à t'y attacher un peu, sans doute. Tu fronces le nez et grimaces en constatant que tu es trempée de sueur. Au moins as-tu tant transpiré dans la nuit que la fièvre semble partie, ou du reste bien affaiblie. Tu soulèves le bas de ton t-shirt humide pour regarder ta plaie. Le pansement semble avoir bien tenu, c'est une bonne chose. Azilys et la vieille femme connaissent leur travail après tout.

Tu reposes ta tête dans l'oreiller, attendant un peu. Tu n'as pas envie de déranger l'humaine, bien que tu n'aimes pas non plus cette idée de devoir rester alité. Peut-être au moins pourras-tu réclamer qu'on te laisse te doucher. La sensation des vêtements humides et puants collant à ta peau est désagréable. Ton ventre gargouille un peu — tu as faim, aussi. Depuis combien de temps n'as-tu pas mangé ? Tu ne sais même plus, cela remonte bien à avant les combats et ta fuite dans les bois, mais même à ce moment ce fut une nourriture frugale, à la hauteur de tes moyens. Tu as appris à te contenter de peu. La survie dans la rue n'offrait aucun luxe, après tout. Même si Blaise, qui s'inquiète toujours si facilement pour toi, insiste pour venir te faire la cuisine au moins deux ou trois fois par semaine. Tu n'as jamais réussi à le persuader de ne pas s'occuper de toi, le Laporeille est ainsi après tout.

Soudain, Azilys remue et semble se réveiller, t'arrachant à tes pensées. Tu souris un peu, amusée, alors que tu observes son processus de réveil. Sa position ne semblait guère confortable, en effet. Lorsqu'elle te remarque et s'adresse à toi, tu sens ton amusement monter d'un cran. « J'avais remarqué » souffles-tu avec une pointe d'ironie. « Tu aurais mieux fait de retourner te coucher. A moins que tu n'ai eu peur que je fuis ? Pourtant, ce n'est pas comme si j'étais en de me sauver. Et non, tu ne m'as pas déranger. Tu ne pèses quasiment rien. »

Elle s'était déjà fait plaquer au sol par un Rhinoféros et là, elle l'avait senti passer. Azilys endormi en travers de ses jambes, en comparaison, c'était une plume. Tu la regardes se redresser et s'attacher les cheveux. Tu n'as jamais eu les cheveux très longs pour ta part, à peine aux épaules quand tu étais une enfant, insistant toujours pour que ta mère les coupe, puis Zoé quand la femme de ménage prit le relais. Les cheveux longs, ce n'était pas pratique, ça s'accrochait dans les branches et ça tombait devant les yeux quand on jouait à la bagarre. Aujourd'hui, ils étaient plus courts que jamais et ça te convenait parfaitement.

Azilys te demande si tu as mal et tu secoues la tête. En dehors de ta plaie qui te tiraille dès que tu fais un mouvement, tu te sens moins faible que la veille. Les types dragon sont résistants après tout. « C'est supportable, ça ira. J'apprécierai en revanche de pouvoir me laver et de manger un peu. Mais je n'ai pas d'argent. » ajoutes-tu. Après tout, tu n'as pas songé à cela, mais allaient-ils exiger que tu payes tes soins et le reste ? Cette pensée t'avait frappé un peu plus tôt. Tu envisages déjà la manière dont tu pourrais te sauver si c'est le cas. Un autre détail te frappe. « D'ailleurs, tu n'es pas censé avoir école ou ce genre de chose ? » Azilys semble avoir à peu près ton âge, à quelques années près, mais elle a le profil d'une lycéenne en tout les cas. Pas que tu ai fréquenté le lycée longtemps pour ta part...


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MessageSujet: Re: « The Dragon & The Lady » - Vesper ♥   Dim 30 Avr - 19:19


“ The Dragon & The Lady ”
feat. Vesper ♥

Les yeux encore lourds de sommeil, Azily s'évertue à les frotter frénétiquement afin d'en chasser le brouillard épais. Elle n'a jamais vraiment eu de difficulté à se lever, le rythme de l'auberge l'ayant habituée à se lever tôt. Mais les émotions de la veille l'ont tellement épuisée qu'elle vendrait père et mère pour regagner son lit et y rester jusqu'à la fin de la matinée. Les grasses matinées ne sont pas habituelles pour elle mais pour une fois, elle se serait bien laissée tenter. Cependant, elle s'y refuse : si elle a loupé l'école, c'est pour prendre soin de sa patiente et pas pour dormir. Alors la blonde s'étire, bâille, chasse le sommeil de son corps avec acharnement. Et quand elle s'en sent capable, elle se penche sous le liT d'appoint de la dragonne afin de récupérer ses affaires y ayant glissé pendant la nuit. Une fois la lampe torche éteinte, elle la dépose sur son lit avec son livre et son oreiller. Il faudra qu'elle s'assure plus tard de ne pas avoir abîmer l'ouvrage, car il ne lui appartient pas : elle l'a emprunté à la bibliothèque du lycée. A première vue il n'a pas l'air d'avoir subit le moindre dommage mais un examen complet ne sera pas de trop : d'autant plus qu'il va falloir qu'elle retrouve sa page, son marque-page ayant prit la fuite pendant la nuit …

Enfin, au moins, Vesper ne semble pas lui en vouloir. Bien sûr, Azilys aurait mieux fait de rester dans son lit – sa patiente ne risquait pas de partir bien loin – mais elle voulait sincèrement s'assurer que sa fièvre tombe et que son pansement ne bouge pas. Au moins, en dormant sur ses jambes, elle s'est assurée que la dragonne ne gigote pas au point de déplacer ses bandages. Mais il y avait quand même plus confortable comme solution. Son dos allait le lui rappeler sûrement pendant quelque temps – faite qu'il lui reste un peu d’onguent pour apaiser tout ça. Bref, l'important au fond c'est qu'elle n'ait pas dérangé le sommeil de Vesper. Les cachets administrés la veille semblent avoir correctement fait leur travail, ce qui est une bonne chose. La dragonne a le regard bien plus brillant que la veille, signe que son état s'est amélioré. De là à dire qu'elle pourrait repartir dès maintenant, c'est impossible. Mais elle est sur la bonne voie : la première nuit est souvent la plus pénible et la dragonne ne semble pas avoir eu du mal à s'endormir. Ce qui n'est pas si étonnant après une chirurgie pareille.

Place désormais aux petits contrôles. Vesper a énormément transpiré : Azilys le sent autant qu'elle le voit. Pas étonnant qu'elle réclame une douche. Ses bandages ne semblent pas avoir bougés, ils continuent de retenir efficacement les compresses. Quant à son appétit, c'est une bonne nouvelle s'il se manifeste. Quant à l'argent … Le Refuge n'a jamais réclamé le moindre sou aux Pokémon blessés s'échouant entre ses murs. Ainsi, Vesper n'a aucun souci à se faire. L'établissement est là pour ça : prendre soin des plus démunis, des plus malchanceux. Alors elle pourra se restaurer et demeurer ici sans souci. Ce que la blonde lui explique tranquillement en contrôlant plus en détail ses bandages :

Cette auberge a pour vocation d'aider les hybrides en difficulté alors ne t'en fais pas, on ne te demandera rien. Si ce n'est de prendre les cachets que l'on te donne. Quant à l'école, je n'y vais pas. Enfin, pas aujourd'hui. Ce n'est pas en loupant une journée que je vais faire dégringoler ma moyenne. De toute façon, j'avais quelques professeurs absents alors je ne vais pas rater grand chose.

Son contrôle achevé, Azilys se lève enfin. Ses jambes tirent un peu mais il lui suffit de faire quelques pas dans sa chambre pour réveiller les muscles ankylosés. Elle enfile sa robe de chambre et s'en va ouvrir la porte au fond de sa chambre. Comme toutes les chambres de l'auberge, celle de la blonde possède une salle de douche attenante et privative. Elle tire des placards tout le nécessaire de toilette pour que Vesper puisse se laver en toute tranquillité. Néanmoins, il va falloir protéger ses bandages pour ne pas qu'ils prennent l'eau. Ses points étant vraiment récents, ils risquent de se défaire s'ils sont exposés à l'eau. Alors Azilys demande à Vesper de l'attendre et disparaît hors de la chambre. La blonde dévale les escaliers en quatrième vitesse, ralentissant aux dernières marches pour éviter que les clients petit déjeunant dans la grande salle ne l'entendent. Discrètement, elle se glisse dans la cuisine et constate qu'elle est vide. Ozvan doit être dans la réserve et Christa en salle. L'adolescente se permet alors d'emprunter du film alimentaire sans demander la permission et remonte dans sa chambre illico presto. Mission réussie : elle a rapporté le butin qu'elle désirait.

Bon, je suis désolée mais il va falloir magouiller un peu. Il ne faut vraiment pas que l'eau pénètre dans ta plaie donc si tu veux te doucher, je vais devoir emballer tes bandages dans du film alimentaire et sécuriser avec du ruban adhésif chirurgicale. Tu pourras t'occuper des zones emballées après, avec un gant de toilette. Quant à la plaie, je m'en occuperai moi-même. D'accord ?

Sans attendre sa réponse, Azilys sort le film alimentaire de son emballage, s'assurant qu'il en demeure assez pour l'enrouler autour de la taille de Vesper. Il faudra au moins faire trois ou quatre tours pour s'assurer de son étanchéité – heureusement, le rouleau semble quasiment neuf. La blonde réunie ainsi tous les éléments sur son bureau et retourne auprès de sa patiente, prête à l'aider si cette dernière ressent des difficultés à se lever. Elle ne lui propose pas sa main tout de suite : elle se doute que la dragonne va vouloir essayer d'y parvenir par elle-même avant. Alors Azilys attend, patiente, que Vesper se mette sur ses jambes – par elle-même ou par son biais.



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