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 Réfia ; all the girls do not want flowers.

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MessageSujet: Réfia ; all the girls do not want flowers.   Sam 23 Avr - 17:30
All the girls do not want flowers
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suite de ce topic】Le soir tombait déjà, lorsque les deux unités sorties ce jour-là rallièrent Avalon, chacun vidé de ses forces, désireux d’un bon repas et d’une nuit de sommeil profond. Il y avait encore eu de la paperasse à régler, un rapport à rédiger, mais l’impatience à l’idée d’être enfin débarrassés de toute responsabilité les avait forcés à se presser. Tant pis si c’était un peu moins soigneux qu’à l’accoutumée, ils étaient lassés de cette journée, et Akainu était même quelque peu courbaturé des coups qu’il avait encaissé. Au moins, son arcade ne le faisait plus vraiment souffrir, sa lèvre non plus. La fatigue, sans doute, qui l’engourdissait, et agissait comme le plus efficace des anti-douleurs. Il n’aspirait plus qu’à rejoindre son lit, et était bien décidé à ne plus le quitté jusqu’à ce que les rayons du soleil viennent percer à travers ses volets, le lendemain. Pourtant, une part de lui refusait de dormir, encore alerte et préoccupée; Réfia. Elle s’était éclipsée, bien plus vite que tous les autres, disparaissant comme si elle n’avait jamais été là. Sans un mot, laissant là un Akainu sans doute plus inquiet qu’il n’aurait dû l’être. Il la connaissait à peine, bon sang. Pourtant, même le répéter encore et encore dans le secret de son esprit ne suffisait pas à le défaire du souci qu’il se faisait à l’égard de sa partenaire du jour.

« Dites, lança-t-il tout à coup à l’unité qui les avait raccompagnés, depuis l’orphelinat. Vous sauriez pas où dort Réfia ?
Ah, tu vois ! s’exclama la femme, le regard porté sur son collègue. Je racontais pas des conneries, il a des goûts douteux !
Tu lis trop de romans à l’eau de rose, Sélène. Sans déconner ?
Deux chambres plus loin que la mienne, rétorqua-t-elle, sourire en coin.
Et la tienne, elle est où ?
Oh, tu me déçois. J’espérais presque être stalkée autant qu’elle. C’aurait été flâteur.
Couloir de gauche, répondit l’un des hommes à la place de celle qui ne savait rester sérieuse un instant. A côté du débarras avec leur invasion de produits d’entretien qui empestent.
Merci, je te revaudrai ça.
Y’a pas de quoi. »

Ils échangèrent un sourire, et Akainu rejoignit sa propre chambre, retrouvant non sans joie un peu de familiarité et de stabilité. Ça lui changeait, après cette journée un peu trop forte en émotions pour lui. Du coin de l’oeil, il avisa son lit qui l’attirait irrémédiablement, mais il savait que s’il se risquait ne serait-ce qu’à s’y asseoir, il ne s’en relèverait pas. Alors, sagement, bien qu’à contre-coeur, il s’en détourna et s’enfonça dans la salle d’eau. Son reflet dans le miroir était plus pâle que d’habitude, lui qui avait le teint légèrement plus bronzé que le reste de sa fratrie, et il réalisa avec une grimace que son collègue n’avait pas menti : il affichait bien des cernes profondes, tant qu’on aurait pu croire qu’il n’avait pas fermé l’oeil depuis des jours. C’était faux, pourtant, mais la mission dont il revenait n’avait pas été tendre avec lui. Il soupira, et son regard fut attiré par l’éclat bleu brillant sur sa pommette. Il y porta deux doigts, l’effleurant précautionneusement, un sourire au bout des lèvres.

Et puis il s’écarta, retira sa chemise qu’il jeta au hasard dans la pièce —de toute façon, elle était déchirée et imbibée de sang— et retourna dans sa chambre en détachant soigneusement son couteau de bras de là où il se trouvait, l’abandonnant sur son bureau. Il faudrait qu’il songe à rincer la lame, mais pas ce soir ; demain, peut-être, se dit-il avant de se détourner. De sa commode, il tira un simple débardeur noir, ainsi qu’un bas de jogging gris —il ne savait même pas d’où il le tenait, celui-là— et retira son pantalon usé et poussiéreux pour enfiler les fringues propres qu’il avait récupérées. C’était bon, de ne plus avoir à porter des vêtements lourds de sang, de sueur et de poussière. Il était bien heureux d’ailleurs que sa mère fut soigneuse au point de lui donner chaque fois de quoi s’en racheter —elle frôlerait l’infarctus en sachant combien de tenues étaient fichues lors des missions— sinon, il se serait depuis longtemps retrouvé sans plus rien à mettre… Et ç’aurait été une situation plutôt cocasse, à vrai dire.

Il abandonna là son téléphone et tout le reste, récupéra simplement le papier sur lequel était l’autocollant que Mélanie lui avait fait promettre d’offrir, l’enfonça dans la poche de son survêtement, éteignit la lumière, et sortit en silence dans les couloirs encore allumés du quartier général. Il croisa quelques autres internes qui, accoudés aux vitres ouvertes, fumaient leur cigarette ou qui, assis sur les bancs dans les allées, conversaient à voix basse, parfois au téléphone. Il faisait bel et bien nuit cette fois, et un courant d’air frais s’invitait dans le couloir par les entrebâillements des fenêtres, lui arrachant presque quelque frisson de temps à autres. Pourtant, au fond, il était encore tôt : pour preuve, le service du dîner avait commencé depuis à peine une demi-heure. Mais Akainu n’avait pas envie de se mêler à la foule, encore moins d’entendre un peu trop de bruit pour son crâne toujours douloureux quand bien même il n’en disait rien —c’était comme avoir une famille entière de Pijako occupés à lui creuser le crâne depuis l’intérieur.
Alors, il se fit aussi discret que possible lorsqu’il se faufila jusqu’aux cuisines pour faire les yeux doux aux cuisiniers, obtenant une pizzas parmi celles que l’on servait ce soir, en salle, ainsi que trois beignets, fourrés au chocolat ou aux baies, à qui veut la chance. Il s’arrêta ensuite aux distributeurs de boissons, et fit tomber deux canettes de lait chocolaté, en espérant au moins ne pas faire erreur dans les goûts culinaires de la demoiselle pour qui il faisait un effort… considérable ? Pas tellement, au fond. Mais ça fait toujours bien de dire les choses ainsi.

Enfin paré, il se faufila dans les couloirs, canettes et assiette de beignets en équilibre —plutôt stable, soit dit en passant— sur la boîte de la pizza qu’il sentait bien chaude sous ses doigts, et dont l’odeur lui mettait l’eau à la bouche —ou bien c’était celle, sucrée, de leur dessert… Il n’en savait trop rien, mais son ventre lui, s’en moquait un peu : il avait juste faim. Aussi, il fut soulagé lorsqu’il trouva enfin la porte de la chambre de Réfia —tout du moins espérait-il ne pas s’être trompé ; mais il avait soigneusement compté les portes jusqu’à celle-ci. Il bascula toute sa cargaison sur une seule main, libérant l’autre pour frapper trois coups presque timides à la porte de sa collègue, après avoir à nouveau effleuré la petite couronne sur sa joue, comme pour se donner un courage dont il manquait tout à coup.

« Réfia ? C’est ton Tyran préféré. J’apporte de quoi manger, tu t’es évadée si vite que je suis certain que t’es pas passée par l’étape restauration. Pizza et beignets au menu, si ça t’intéresse. »

Au fond, il éprouvait une certaine appréhension ; il faisait un effort pour elle, mais il n’était pas certain qu’elle s’en soucierait. Peut-être qu’elle n’ouvrirait pas, ou alors pour lui claquer la porte au nez, avec un quelconque reproche ? A vrai dire, il ne s’attendait pas vraiment à une scène bien différente de ce qu’il imaginait. Après tout, leur journée, ils l’avaient passée à se lancer des piques agaçantes, des regards noirs ou des silences pesants. Alors pourquoi ? Pourquoi se donnait-il de la peine pour elle, qu’il ne connaissait pas, et dont certaines facettes le répugnaient purement, simplement ? Lui même n’en savait trop rien. Parfois, mieux valait ne pas savoir, encore moins se questionner.
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Akainu se moque en #AA8A75
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MessageSujet: Re: Réfia ; all the girls do not want flowers.   Dim 24 Avr - 20:52
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Tu joues souvent à cache-cache. Quand tu ne vas pas bien où que tu sens une faiblesse, tu pars vite de la foule pour t’enfermer derrière une sorte de barrière invisible. C’est toujours le même refrain de toute façon. Les moments pleins d’émotions, les instants de retrouvaille, c’est toujours la même chose. Au fond, peut être que tu devrais juste te tirer une balle que de rester en vie si tu trouves que la vie ne sert à rien, mais t’as trop peur de mourir au fond, puis clairement, tu as honte. Mourir alors que ta mère doit te regarder entrain de t’effondrer, tu dois tellement la faire souffrir en ce moment même, et pourtant, tu ne t’excuseras pas sur sa tombe, de toute façon, cela fait beaucoup trop de temps que tu n’es pas aller dans ta ville te recueillir sur cette tombe, cela fait mal en vrai, mais ça aussi tu vas le cacher.

Tu pousses la porte de ton petit studio, enfin chambre de Avalon, mais on peut dire que c’est comme une ruche ici. L’odeur de la pêche embaume ta chambre, ce petit sent bon que ton père t’as envoyé pour te sentir chez toi, il a toujours été doué de toute façon pour réussir à te remonter le moral de loin. Fermant bien cette porte derrière toi, ton regard voit la couverture par terre quand tu es partie rapidement que tu remets en boule sur ton lit, enfin tu la mets de façon à ne pas couvrir le côté inutilisé de ton lit. Un ordinateur, un paquet de chips BBQ entamé, des cookies qui traine, des boules de papier froissé avec des idées à la con pour ton mangas des crayons, bref tu vies dans ton lit presque.

Enlevant ton t-shirt, libérant tes obus, tu le jettes sur ton fauteuil et allume la télé en ouvrant ta commande avec des photos de neo, de toi avec ton père, celle de la mission avec Clara aussi, fallait bien la gardé, même si te voir avec des talons et une robe noir fendu trop aguichante, il fait chier Neo d’avoir demandé cette photo. Prenant un t-shirt bien trop grand noir avec des motifs plutôt masculins, piqué du jumeaux, elle l’enfile avant de jeter le jogging pour se mettre à l’aise. Rien de mieux que d’être dans cette tenue pour toi. Laissant tout trainé, tu approche ta fenêtre que tu ferme les stores pour être légèrement dans ta bulle. Te mettant un peu accroupie dans la douleur, tu regardes dans ton mini frigo ce qu’il y a.

« Cool du thon et un reste de limonade qui doit être là depuis trois plombe. En bref, ça veut dire fait les courses Pétunia. »

Claquant le frigo, tu regardes dans la commode à fourre tout, non y a presque plus rien, te laissant tomber sur ton lit, tu tournes ta tête vers ton bureau. Une feuille qui a déjà quelques traits dessiné pour faire quelques choses. Tu le récupères pour le regarder, ce n’est qu’une silhouette sans visage, juste les traits principaux pour les proportions. Vu la position, c’est une personne qui semble être entrain de regarder par la fenêtre ? Soupirant, tu ne sais pas trop ce que tu voulais faire, mais pour le moment tu te mets sur le ventre, entrain de mâchouiller tes cheveux devant la télé, tu ne sais pas l’heure qu’il est, tu t’es limites enfermé dans ton monde, ta bulle, derrière tes murailles. Dessinant des personnages random que tu vois à la télé, comme pour t’occuper, tu cherches aussi quelques trucs sur les pirates, marque des idées pour ton manga dans ton carnet à idée. Bref, tu reprends une vie un peu normale. Balançant tes jambes en l’air, tu as vite fait d’un coup de mettre la tête dans ton coussin en le serrant trop fort.

«Green ! Putain pousse sans douleur !!! »

Te mordant la lèvre, tu sens du mouvement dans ta colonne vertébrale, heureusement que tu n’as pas tes règles en même temps, car tu aurais eu la total n’empêche. Tu sais très bien que la nuit risque d’être assez courte quand même, surtout si cela fait aussi mal en une micro seconde. Poussant un petit soupir, tu te redresse un peu pour regarder la télé la tête dans l’oreiller, bien que tu commences à avoir faim. Tendant la main pour tirer le reste de chips, pas de chance il reste juste un fond.

L’idée d’aller au réfectoire ne te donne pas du tout envie, par principe déjà que tu n’as pas le courage de marcher, mais surtout que tu ne veux pas voir ses gens, surtout si y a ceux que tu ne peux pas encadrer. Poussant un grand soupir, tu serres ton coussin en te laissant lobotomiser par la télé. Au pire, tu gueuleras sur Heiji ou Neo tard dans la nuit si tu as trop faim.

Jouant avec ton crayon en le faisant tenir en équilibre, tu penches la tête de gauche à droite au son de la télé, soufflant sur le crayon pour voir comment il tombe. C’est presque autant passionnant que de voir ce qui se passe dehors dans le monde, c’est fou comme tu te sens un peu trop seul. Tournant un peu la tête vers ta commode de vêtement, tu remarques la peluche que t’as fait ta mère petite avec la peau bleu digne pour faire du vaudou… Détournant la tête, tu ne sais pas trop quoi penser. Ta mère peut être encore en fantôme à se faire du sang d’encre à ton égard ? Tu n’es pas croyante, mais tu l’espère quand même, qu’elle n’est pas là. En fait, personne n’est là, y a qu’une pauvre fille qui cherche la solitude et qui resteras comme ça, de toute façon le monde a décidé que tu seras comme ça, point ? Peut être que oui.

Et pourtant, tu viens d’entendre plusieurs tocs à ta porte.

Tu lèves un peu la tête, en croyant à une erreur, ce qui est souvent ça le pire. Poussant juste un long souffle agacé de ces erreurs tout à fait banales tu ne t’attarde pas plus longtemps.

« Réfia ? C’est ton Tyran préféré. J’apporte de quoi manger, tu t’es évadée si vite que je suis certain que t’es pas passée par l’étape restauration. Pizza et beignets au menu, si ça t’intéresse. »

Tu lèves la tête rapidement. Au début tu as cru à une blague, bien que c’était bien la voix de ce mec. Il veut quoi ? Il vient de te le dire pourtant. Posant la main sur ton ventre, tu réfléchis, tu ne sais pas, une blague de mauvais goût ? Détournant le regard vers tes restes de ration de survit, t’étais clairement en position de faiblesse, puis clairement qu’est-ce qu’il lui prend à celui là ? Tu te lèves doucement, posant tes pieds nus sur le parquet de ta pièce, approchant à pas de loup vers la porte fermé à clef, tu ne savais pas du tout ce qu’il fallait faire, bah, être toi-même et point.

Tournant les clefs, tu entends le déclic de la porte signifier l’ouverture de celle-ci. Approchant la main de la poignée, tu la descends et tire la porte pour laisser apparaitre ta silhouette le regard légèrement méfiant, tu es toi-même au moins.

« Tu te prends pour ma nounou Tyran? »

C’est vrai que le fait qu’il se ramène avec la nourriture comme une maman ou une nounou, mais tu ne diras pas maman, fait vraiment penser au scène cliché des films où la mère vient apporter un plateau pour sa petite fille mal dans sa peau, sur le coup, c’était presque adorable comme geste, bien que tu te méfies de lui, il est fourbe. Bien que tes yeux se pose sur le chargement du jeune homme, y a bien une boite, y a bien des beignets, et même des boissons, deux ? Il n’a pas mangé lui non plus ? Faisant un petit sourire narquois.

« Qu’est-ce que tu tentes de faire toi et ta gommette sur la joue ? »

Surtout que si c’est de la pitié, cela te ferais tellement mal de toucher à ce plat, ton regard un peu mauvais regarde le jeune homme vêtue de vêtement tout aussi détendu, on va dire que les retours de mission, on  peut tout de suite savoir qui en revient, les tenues sont souvent les même… Celle du dimanche que personne ne montre vraiment. Bien qu’au moment au tu remarques vraiment le beignet au chocolat, tu tends la main pour le saisir, oui tu aimes vraiment les beignets, donc pouvoir en avoir après une mission pareil, c’est presque une trop grande tentation. En plus, tu ne quittes pas du regard ce dessert, t’as peur qu’il se barre avec ? Ouais, tu le veux. Cela te donne vraiment envie, d’un coup Akainu est devenue vachement important, il a le précieux… Beignet glaçage chocolat avec des noisettes dedans… Cela vaut tout les repas du monde !



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MessageSujet: Re: Réfia ; all the girls do not want flowers.   Dim 24 Avr - 23:53
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Les secondes qui défilent paraissent des heures. Un instant, même, il se demanda si elle était vraiment là, à l’intérieur, de l’autre côté de la porte, ou si elle ne leur avait pas faussé compagnie pour de bon. Il ne la connaissait pas suffisamment pour dire sans aucun doute qu’elle en était capable, mais apprendre qu’elle avait déserté sa chambre, après ce qu’il avait vu d’elle aujourd’hui, ne l’aurait pas surpris. Il commençait à se demander s’il n’était pas en train de s’empêtrer dans l’une de ces situations trop compliquées pour lui, qui risquaient de mettre ses nerfs à vif et de lui faire perdre patience, l’une de ces situations au terme desquelles il ne sortait jamais indemne —une situation telle que celle dans laquelle il s’était emprisonné avec Cerise, les yeux fermés, rien que parce qu’elle était semblable à un fantôme qu’il voyait partout, et un peu trop souvent. Il était comme ces fumeurs —et l’image était amusante, quand on savait que l’odeur de tabac, il la détestait— qui passaient plus de temps à répéter « j’arrête quand je veux » qu’à donner des preuves de ce qu’ils avançaient. Pour sûr, cela dit, il commençait quand il voulait. Et il avait commencé, une énième fois ; par trois coups frappés à une porte et une intention qu’il ne s’expliquait pas.
Il n’était plus certain cependant que ce soit une bonne idée ; il aurait volontiers reculé, fait marche arrière, et rejoint l’un ou l’autre de ses collègues pour partager son butin, mais un cliquetis familier résonna. Le son ténu d’un verrou que l’on actionnait.

Il leva les yeux en direction de la porte qui s’ouvrait devant lui, et fit soigneusement un pas en arrière, plus par la faute de ces conventions sociales qui voulaient que l’on n’empiète pas trop sur le palier de ceux que l’on venait déranger que par réel désir de reculer. Ce qui le frappa tout d’abord, ce furent ces deux prunelles teintées de méfiance qui se posaient sur lui. Il s’était attendu à beaucoup de choses : mépris, colère, raillerie. De la méfiance ? Certainement pas. Il n’avait sans doute pas été le partenaire le plus charmant au cours de la mission qu’ils avaient menée ensemble, mais au moins, il avait toujours fait en sorte de la protéger, d’une façon ou d’une autre. Il ne l’avait pas laissée en pâture lorsqu’il pouvait l’aider, il avait été prêt à se sacrifier plutôt que de la voir tomber, il avait eu peur pour elle. Alors quoi ? Pourquoi cet éclat, dans ses yeux ?

Avalant un peu trop difficilement sa salive, il tâcha de détourner le regard de ces iris qui le vrillaient, d’une façon qu’il détestait. Il n’aimait pas ne pas savoir, ne pas comprendre, il n’aimait pas l’ignorance ; ne pas être au courant de ce qu’on pouvait bien lui reprocher le frustrait, lui mettait les nerfs à fleur de peau. Elle a raison, la Sélène, il songea tout à coup. J’ai un truc avec les femmes difficiles… L’idée aurait presque pu le faire rire, si ça n’avait pas été si agaçant.
Ses yeux, qui avaient cherché un autre point auquel se raccrocher, plutôt que les deux éclats de miel emplis de méfiance, s’étaient égarés un peu trop bas, sur deux jambes nues qui se découvraient sous un t-shirt à peine enfilé. A nouveau, il déglutit, et reporta bien vite son attention sur le visage de Réfia. Il n’était ni pervers, ni profiteur —taquin, joueur, ambigu, oui ; mais certainement pas un sale type qui ne pensait qu’à déshabiller les femmes avec qui il tuait le temps— et préférait ne pas avoir l’air d’être l’un de ces hommes peu recommandables qui courent les rues et que les demoiselles qui se respectent évitent soigneusement.

« Tu te prends pour ma nounou Tyran ? (il réprima un sursaut, brusquement ramené à la réalité par la voix de sa collègue) Qu’est-ce que tu tentes de faire toi et ta gommette sur la joue ? »

Il cligna des yeux, et porta à nouveau sa main à l’autocollant qu’il était certain de garder quelque part, même lorsque celui-ci refuserait de coller plus longtemps à sa peau. Il trouverait bien un endroit, avec un point de colle pour que tienne l’ensemble… Il soupira en laissant retomber sa main, et recula à nouveau d’un pas lorsqu’il vit les doigts désespérément tendus de Réfia, déjà partie à l’assaut des beignets. Tiens donc ? Ils lui faisaient donc tant envie ? Véritable faim, ou pure gourmandise ? Il était incapable de le deviner, mais quoiqu’il en soit il comprenait au moins qu’il disposait d’une arme de taille à l’encontre de sa chère camarade Avalonienne.

« Hep, hep, on touche pas ! persifla-t-il, le ton tout à coup moqueur, alors qu’il s’assurait que les beignets n’étaient plus à portée de la Bulbizarre. Tu sais qu’avec ton si charmant accueil, d’un coup je n’ai plus trop envie de partager ? J’ai tellement faim qu’un supplément de beignets, moi, je dis pas non. »

Et il ricana, presque cruel, au moins goguenard. Il minaudait, ses doutes d’un peu plus tôt déjà dissipés. Pourtant, la situation ne laissait pas vraiment présager quoique ce soit d’agréable, étant donné le ton qu’elle employait, et la façon dont il était prêt à rétorquer. Mais il préférait en rire, plutôt que de la craindre inutilement, cette situation ridicule dans laquelle ils se trouvaient —parce que oui, ç’avait un côté un peu risible, cette histoire de service de pizza et beignets à domicile et cet accueil froid et pourtant intéressé. En un sens, ça lui plaisait, c’était un peu comme un défi, d’obtenir victoire par capitulation adverse. Surtout lorsqu’il se savait en possession d’un moyen de pression face auquel elle n’avait rien pour rivaliser dignement.

« C’est pas toi qui m’as dit qu’après la mission, on verrait pour les préliminaires ? souffla-t-il, un sourire pas peu narquois accroché aux lèvres. Me voilà donc, à la bonne heure ! »

L’un de ses passe-temps favoris ? Ramener les vieilles histoires dont plus personne ne se souvenait sur le tapis. Mieux, encore : en tirer profit.
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MessageSujet: Re: Réfia ; all the girls do not want flowers.   Mer 27 Avr - 9:38
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Il était la devant toi, tu ne savais pas trop quel était son plan, pourquoi tu cherches toujours le mal ? Car tu es tout le temps comme ça, méfiante à en crever, peut être que cela te perdra ? Bien que ta méfiance est encore plus grande, vu que tu viens de perdre beaucoup pendant la mission, de l’énergie, ta liane et peut être un peu de fierté avec le bain que tu as eu. Serrant un peu le rebord de ta porte, tu tentes quand même de chiper un beignet par petite gourmandise.

« Hep, hep, on touche pas ! Tu sais qu’avec ton si charmant accueil, d’un coup je n’ai plus trop envie de partager ? J’ai tellement faim qu’un supplément de beignets, moi, je ne dis pas non. »

Tu le regardes encore plus blasé qu’avant, il se prend pour qui ce mec de venir se pavaner cette bouffe alors ? Partager ? Mais avec qui… ? Enfin, ce n’est pas compliqué, il ne semble pas du tout s’être planté de plante pourtant, c’est bien avec toi qu’il voulait partager ce repas ? T’as foutu quoi pour cette envie subtile ? Tu ne piges pas du tout là.

« C’est pas toi qui m’as dit qu’après la mission, on verrait pour les préliminaires ? Me voilà donc, à la bonne heure ! »

T’affiches clairement une mine déconfite, il a cru à une blague pareil ? Sérieux ?! Clignant des yeux, tu te retrouve d’un coup comme déstabilisé par sa bêtise, où c’est une blague ?! C’était un pique pour un autre pique, et te voilà entrain de voir l’homme en question pour des préliminaires ? Quoi que vu ce qu’il a en ça possession… C’est douteux comme préliminaire là.

«T’es dans les préliminaires du diner là. »

Dit tu en pointant clairement la boite de pizza, bien que cela t’arrange plus qu’il soit dans ce genre là, bien qu’un moment, tu viens d’imaginer un truc plutôt louche tout de même, levant ton regard dorée blasé vers le jeune homme tu le regardes en haussant un sourcil, signifiant clairement le questionnement.

« Où alors t’as le fantasme de le faire avec de la bouffe, t’es deg’ de gâcher de la bouffe Tyran. »

Posant une main sur ta hanche l’air un peu trop féminin, pour une fois, tu le regardes avec un sourire limite narquois. Tu prends clairement tout de haut, c’est presque normal pour toi, bien que c’est une sorte de barrière contre le monde. Bien que tu louches un peu trop sur le beignet qui limite est entrain de dire mange moi, la jeune femme soupir, c’est compliqué comme situation ? Non, t’as juste à dire oui. Mais un oui, c’est plutôt compliqué dans une vie où tu n’as fait que dire non.

Détournant le regard, tu ne peux t’empêcher de le tourner vers les pâtisseries, vers Akainu, puis le paquet, puis le tyran, puis le paquet, puis encore le paquet… C’est clairement une situation délicate, y a une chose connue que tu veux et l’autre don tu ne connais que d’une journée, même moitié de journée pour dire. Bien que ta réflexion c’est vite terminé par une douleur aigus dans le dos ou tu poses ta main sur celui-ci surprise aussi, ce n’est pas le moment Green.

« T’ain ! »

Pestant sur ta saleté de liane, tu grognes en cherchant un soulagement, bien que tu te rendes compte d’un coup, après avoir frotté cet endroit qui se veut un peu trop douloureux qu’il fait beaucoup plus chaud que d’habitude. Levant un peu le regard, tu croise d’un peu trop près celui du jeune homme. Merci Green, vraiment merci, tu as du te pencher trop en avant en te cambrant dans la douleur, heureusement qu’il était là en vrai, ou sinon tu aurais fini par terre la tête la première. Tu recules rapidement dans un petit pincement de dos, c’est vraiment pas le moment de lui tomber dans les bras comme une idiote. Grognant un peu, tu pointes le doigt d’un air presque blasé.

« Non tu dis rien, je sais que tu vas dire que je t’en dois une pour ça, mais non ! »

Même si tu ne le connais que peu, tu penses clairement que c’est le genre de personne à profiter d’un petit truc pour pouvoir s’infiltrer comme il peut. Bien que d’un coup il fait un peu plus froid, tu garde cette mine énervé rouge de gêne, tu détestes qu’on te voit si faible n’empêche, c’est comme une porte ouverte pour la moquerie. Tu es en position de faiblesse clairement, et sa tête ne peut pas t’aider à réfléchir, il est beaucoup trop fort dans le jeu de l’embrouille. Puis tu ne pourrais clairement pas aller manger avant un moment vu que tu peux à peine bouger comme tu l’entends, roulant des yeux. Cela t’énerve tellement que quelqu’un arrive à t’avoir comme Neo, aller combien cela va te couter ? Au pire, tu attaqueras s’il est trop louche. C’est fou toute la réflexion qu’il te faut pour juste dire un mot.

Que tu ne diras pas.

Tu fais un mouvement de tête plutôt compréhensif, avec le soupir de la capitulation, c’était pas une très grande lutte, mais t’es fatigué et ton dos permet clairement pas de tenir trop longtemps debout. Tu retournes t’assoir dans ton lit, le fixant un peu trop blasé, c’est bien la première fois qu’une autre personne que Neo ou Heiji rentre dans ce lieu un peu privée, ton monde, ta bulle… Cela est en fait un peu trop gênant, mais au fond, peut être que c’est une sorte de remerciement ?

Que tu ne diras toujours pas.



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MessageSujet: Re: Réfia ; all the girls do not want flowers.   Mer 27 Avr - 13:22
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A voir la tête qu’elle faisait, il n’était pas certain qu’elle comprenne qu’il ne faisait que plaisanter, avec son sous-entendu salace, qui n’était au fond qu’une façon comme une autre pour lui d’essayer de détendre l’atmosphère, en un sens. De l’autre, c’était simplement qu’il ne savait pas s’en empêcher, toujours un pied dans l’indécence, l’autre dans la retenue, il dosait les deux à sa façon et, habituellement, on n'interprétait pas ses mots d’une manière aussi terre-à-terre que Réfia semblait être en train de le faire. Alors, il l’observait, simplement, un éclat déconcertant dans le regard —et c’était sûrement lui, le plus déconcerté d’eux deux.

« T’es dans les préliminaires du dîner là, fit-elle en indiquant la pizza, support de tout leur potentiel dîner —il était encore persuadé qu’elle allait lui fermer la porte au nez d’un instant à l’autre. Où alors t’as le fantasme de le faire avec de la bouffe, t’es deg’ de gâcher de la bouffe Tyran.
... Hein ? lâcha-t-il, pas très sûr de comprendre ; jusqu’à ce que ce qu’elle venait de dire prenne sens dans son esprit, le forçant à écarquiller les yeux. ... Mais t’es crade, Réfia ! »

Et c’était un cri du coeur, spontané et dégoûté. Il grimaçait et, pourtant, une part de lui était à deux doigts d’éclater de rire, tant leur conversation était clairement ridicule. C’était lui qui avait ouvert les hostilités, après tout ; mais elle y répondait de telle sorte que c’en était encore plus risible. Pour peu, si les sous-entendus n’avaient pas été si explicites, on aurait tout aussi bien pu croire à une querelle d’enfants, dont tout le conflit résidait en le fait de savoir qui avait gagné la dernière partie d’un jeu sans véritables règles, tout du moins que chacun des enfants adaptait selon ses propres désirs —ses propres intérêts, surtout. Peut-être même que ça s’en rapprochait bien plus qu’il n’y paraissait, puisque le Pyroli prenait toujours un malin plaisir à mener la partie, sans jamais trop s’attendre à ce que l’on retourne ses propres règles contre lui. Que l’on entre dans son jeu, il avait l’habitude, il appréciait ; en devenir la victime, c’était un peu commun cela dit.

Il n’eut rien le temps d’ajouter qu’il vit Réfia perdre l’équilibre, sans trop comprendre ; elle tombait et, tout ce qu’il parvint à faire, c’est la retenir de son bras libre et contre lui. Ça n’était pas tant pour être le bon samaritain de la Bulbizarre que par pur réflexe qu’il l’avait empêchée de s’effondrer —c’aurait même sans doute été plutôt comique s’il l’avait laissée rencontrer le plancher d’un peu plus près— mais peut-être qu’il y avait un peu de cette inquiétude qu’il avait ressenti, plusieurs fois dans la journée, qui avait guidé son pas en avant, et son bras pour la réceptionner. Il n’en savait trop rien ; tout occupé à se perdre, à se noyer dans les prunelles de Réfia, tout à coup si proche de lui, rien qu’une seconde avant qu’elle ne se recule, avec la vivacité d’un Capumain. Comme si elle avait été tout à coup brûlée —c’aurait été plausible. Il ne la retint pas, recula même d’un demi-pas. Lui aussi, quelque part, venait de se brûler, et il s’évertuait à croire que ça n’était qu’une affaire de boîte un peu trop chaude dans sa main. La pizza brûlante, bien évidemment.

« Non tu dis rien, je sais que tu vas dire que je t’en dois une pour ça, mais non !
Je me doutais bien que t’avais un côté parano, persifla-t-il en un ricanement mauvais. »

Cela dit, elle capitula, sous le regard presque surpris d’Akainu. Elle ne lui claquait pas la porte au nez. Au contraire, elle lui cédait le passage, elle s’en retournait s’asseoir sur son lit, et lui laissait libre accès à l’intérieur. Et il hésita. Juste une seconde, indiscernable il l’espérait ; juste une seconde, avant qu’il n’entre finalement, et referme doucement la porte dans son dos —sans tourner le verrou ; elle était bien capable de croire qu’il comptait la séquestrer s’il s’y risquait.
Il tâcha de n’avoir pas l’air trop curieux ; mais il ne pu s’empêcher de laisser courir son regard sur la pièce. Dans le fond, cette chambre était semblable à la sienne : un lit, une commode, une télévision, un bureau, un réfrigérateur, en bref de quoi mener une petite vie de studio sans jamais sortir de sa chambre ; mais c’était les détails qui l’intriguaient, comme les photographies sur la commode —qu’il prit soin de ne pas observer outre-mesure, saisissant juste la tignasse verdoyante de sa collègue sur certaines d’entre elles, mais sans oser les observer pour savoir précisément ce qu’elles représentaient—, des feuilles de papier froissées perdues sur le lit, un carnet, des crayons, des paquets de chips et d’autres biscuits. Là aussi, au fond, ça ressemblait à sa propre chambre, quoiqu’il était sans doute plus soucieux du rangement et de l’ordre qu’elle ne l’était. La différence qui le frappa vraiment, ce fut la douce odeur de pêche qui flottait dans l’air, et qui détonnait avec celle de son déodorant pour hommes qui emplissait toujours sa pièce à vivre, même quand il aérait pendant des heures. C’était toujours là, accroché aux rideaux, aux draps, à ses vêtements. Ici, il ne s’était pas attendu à trouver une effluve si douce, capable de rappeler les jeux d’enfants. Pour peu, il se souvenait presque du parfum sucré qu’Atsue mettait, plus jeune —qu’elle mettait peut-être toujours, d’ailleurs, il n’en savait rien. Il n’était pas vraiment apte à dire pourquoi, mais il se sentait apaisé par la fragrance doucereuse qui venait lui chatouiller le nez.

Pourtant, il ne fit aucun commentaire, et s’approcha simplement du lit sur lequel elle s’était assise. Il ne la rejoignit pas tout à fait, préférant poser boîte, assiette et canettes à côté d’elle, avant de s’asseoir à même le sol, le lit en guise de dossier —il s’invitait déjà dans sa chambre, et il n’était pas certain que se glisser tout de suite sur le lit de son hôte soit une très bonne façon de préserver son image. Faire dans l’ambiguïté, oui ; avoir l’air clairement intéressé quand ça n’était pas le cas, jamais.

« La logique voudrait que l’on commence par la pizza, et que les beignets ne soient qu’en guise de dessert, mais je suppose que t’auras un faible pour l’agencement contraire ? (il esquissa un sourire, avant d’attraper l’une des canettes de lait chocolaté et de l’ouvrir.) Essaie de m’en laisser un, quand même. Je t’en cède volontiers deux sur les trois, mais j’aimerais bien y goûter quand même ! »

Il était plus amusé qu’autre chose, en vérité, mais il dissimula sa petite gaieté derrière sa canette de laquelle il bu quelques gorgées, son regard tout à coup porté sur les images qui défilaient à la télévision —sans réel intérêt cela dit. Souvent, la sienne demeurait éteinte, sauf lorsqu’il était pris par l’envie soudaine de lancer l’un de ces films d’action aux effets spéciaux trop gros pour être vrais dont il avait toujours raffolé, gamin ; un peu moins maintenant, mais c’était toujours bon de replonger un peu en enfance, et de se laisser gagner par une adrénaline moins dangereuse que celle qui l’envahissait lorsqu’il était sur le terrain.

« Ça va ? lança-t-il tout à coup, rompant le silence sans prévenir, les yeux levés vers elle, par dessus son épaule, alors qu'il attrapait l'une des parts de pizza dans la boîte entrouverte. Ta liane, je veux dire. »
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MessageSujet: Re: Réfia ; all the girls do not want flowers.   Mer 27 Avr - 18:06
all the girls do not want flowers.
Ma bulle, mon monde, MON Beignet feat Akainu

Tu l’as encore surpris avec ta pensée plutôt louche, bien sûr t’es clairement deg’ de penser ça, mais c’est lui qui a tendu la perche, tu l’as juste chopé au passage. T’en étais presque fier, bien qu’après une blague pareille, il est fallu que Green fasse acte de présence. Ce n’est pas la douleur qui a fait que la situation est devenue gênante, non c’est le concept d’avoir fini dans les bras de l’homme s’en le vouloir, c’était totalement déboussolant.

Au point que tu as accepté le fait qu’il rentre dans ta bulle, qu’il passe la première muraille, ce n’est qu’une seule muraille, pas grave ? Tu ne sais pas si tu dois regretter ton choix ou non. Tu t’assois sur ton lit, remontant les jambes pour t’allonger comme un Parecool qui se la cool douce. Bien que ce soit plus pour des raisons de position plus agréable que d’autre, tu as mal au dos, donc autant te mettre à l’aise tout de même, tu es chez toi après tout !

Tu vois le diner se poser à côté de toi, au moins tu as gagné quelques chose de plutôt stylé, une pizza et surtout les précieux beignets. Bien que tu viens de remarquer la tête rouquine de l’homme se mettre à ton niveau, il vient de prendre place par terre. Au moins, il n’était pas trop envahissant, c’est ce que tu t’es dis, retournant donc à la vision alléchante du repas, cela te fais baver d’avance au moins, en plus tu as clairement la dalle.

« La logique voudrait que l’on commence par la pizza, et que les beignets ne soient qu’en guise de dessert, mais je suppose que t’auras un faible pour l’agencement contraire ? Essaie de m’en laisser un, quand même. Je t’en cède volontiers deux sur les trois, mais j’aimerais bien y goûter quand même ! »

Tu gonflas un peu les joues, ce mec t’a presque trop compris. Tu ne voulais pas lui donner raison en plus, alors tu allais commencer par la Pizza et point. C’est fou comme tu ne veux pas donner raison à ce type, puis vu qu’elle est chaude la pizza, vaut mieux la manger maintenant. Bien que pourtant, tu le trouves presque trop gentil de te donner deux beignets sur les trois, c’est de la pitié ? Arrête de croire en la pitié Réfia, c’est de la pure gentillesse c’est tout. Le regardant fixer la télé, tu détournes le regard, tu ne diras pas encore une fois merci, car cela ne serait pas naturel pour toi.

Puis sur le coup, un grand silence se fait, comme un silence plutôt pensant, vous savez ce silence quand vous avez un ami chez vous pour la première fois et que vous n’avez aucune idée de quoi dire ou faire, c’est presque trop tendue comme ambiance. Mais, t’as jamais était doué pour dire ou commencer une conversation, même Heiji le faisait mieux que toi. Cela t’énerve un peu, tu es incapable de faire un truc spontanément quand tu n’es pas forcé… T’étais beaucoup plus causante avec le dresseur vert qu’avec le Tyran rouge en ce moment même.

« Ça va ? Ta liane, je veux dire. »

Tu clignas des yeux un peu surprise. Voyant qu’il prend une part, tu ouvres un peu plus la boite, comme sympas, où surtout que tu allais en prendre un peu aussi, autant profiter il a lancé l’attaque. Bien que sur le coup, tu es fais une petite moue bien à toi, comme gêné de parler de ce qu’il t’arrive, c’est tout de même humiliant de se dire que tu es bloqué au lit. Poussant un petit soupir.

« Dans la douleur, Green est entrain de pousser, elle se régénère assez vite, mais ce n’est pas super agréable, j’ai l’impression d’avoir un Alien dans le dos. » Tu croque dans la part bien chaude du diner « Enfin. Je suis bien obligé de faire avec. Car Tyran est trop long à la détente. »

Le petit pique bien méchant dans sa face, tu ne pouvais pas t’en empêcher, lui rappelait la même phrase que tu lui as dit : tu es trop lent.  C’était avec ça l’histoire des préliminaires. Mais tu ne pouvais pas t’empêcher de rabaisser, en vrai tu viens de t’en rendre compte…. Idiote.

Secouant un peu la tête, la jeune femme montre clairement des signes de stress, elle se ronge un peu l’ongle du pouce, avant de remordre dans sa part de pizza. Au fond, tu vas un jour trouver comment calmer ton côté, je veux me montrer plus imposante, mais tu ne peux pas t’empêcher de cela… « Il » t’a programmé comme ça. Te pinçant un peu la lèvre, la jeune femme croque dans la croûte de pâte en grignotant, cherchant comme un sujet, n’importe quoi… Ce n’est pas compliqué pourtant ? Si. Tu ne le connais pas du tout, enfin, du peu que tu as vu, tu es certaine c’est qu’il est dangereux, mais en même temps, il est un peu trop  « humain ».

« Enfin, elle va revenir dans un moment donc, je suis collé au lit pour le temps de pousse. C’est comme faire ses dents quand on est petit. »

Tu cherches désespérément un sujet à la con. Bien que tu passes ton temps à te plaindre pour un rien, trouve un autre sujet n’importe quoi. La jeune femme chercher, regarde partout, un truc d’accroche, un quelque chose qui fait que cela fait une conversation, la femme baisse le regard sur ce qu’elle a en bouche.

« Tu manges la croute ? Enfin, juste comme ça… »

Le côté morfale qui vient de parler, mais en fait, tu voulais surtout parler pour rien dire, c’est clairement un cas désespéré en conversation Réfia, t’as une vie social déprimante. Poussant un petit soupir camouflé, tu es mal à l’aise, car tu ne comprends vraiment pas pourquoi il veut rester là. C’est…Bizarre.

C’est alors que ton regard vient de se focalisé sur quelques chose de noir sur la part d’Akainu. Un petit élément noir, brillant et alléchant. La précieuse olive, bien sûr y en a d’autre sur les autres part, mais avec Neo, vous aviez l’habitude de vous la piquer, car elle a meilleure goût celle là. Bien que tu n’as plus trop réfléchit, tu approches doucement du jeune homme. Comme un félin prêt à sauter sur sa proie, tu l’as désires maintenant, c’est un jeu. D’un coup rapide, tu viens de croquer dans la part du jeune homme pour avoir l’olive noire.

Et c’est alors que tu percutes en deux seconde, en tournant ton regard dorée que t’es juste à 15cm de son visage et que tu viens de mordre dans sa part. Comme quoi la connerie c’est clairement mortelle. Tu recules rapidement, avec un air presque trop gêné, voir même qui donne l’air blasé stupide pour toi. Bien qu’un rire nerveux se fasse entendre, c’est plutôt le rire pour détendre l’atmosphère.

« C’est un jeu stupide, ou faut tester sa vivacité. Faut croire que c’est perdu pour toi. Mauvais Tyran. »

Ouais, on se récupère comme on peut en vrai, mais tu viens encore une fois, de le rabaisser, quel talent Réfia, quel talent.


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MessageSujet: Re: Réfia ; all the girls do not want flowers.   Mer 27 Avr - 20:44
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Elle ne répondit pas ; pas tout de suite, en tout cas, et il eut tout le loisir de mordre dans sa part de pizza qui, s’il n’avait pas été un Pyroli, lui aurait peut-être brûlé la langue. Il mâchait distraitement, pas vraiment intéressé par ce qui défilait sur l’écran de la télévision —difficile d’être intéressé par de la publicité qui tournait et retournait en boucle, comme si les chaînes n’avaient plus rien d’autre à présenter que ça, pour rentabiliser les heures où les postes de télévisions étaient allumées sans être vraiment regardées, rien que pour se rassurer, s’arracher à la sensation de solitude par un bruit de fond tout juste là pour décorer. Dans son dos, il entendait le tissu des draps qui se froisse, le couvercle de la boîte à pizza qui s’ouvrait, se refermait, soulevait une faible vague de chaleur porteuse d’une odeur délicieuse, qui le fit mordre à nouveau dans le saint Graal qu’il avait à la main.

« Dans la douleur, Green est entrain de pousser, elle se régénère assez vite, mais ce n’est pas super agréable, j’ai l’impression d’avoir un Alien dans le dos. Enfin. Je suis bien obligé de faire avec. Car Tyran est trop long à la détente. »

Il jeta un regard en arrière, mais ne rencontra qu’une paire de jambes. Il ne releva pas les yeux, se détourna simplement. De toute façon, qu’est-ce qu’il aurait bien pu lui dire ? Elle aurait pu mourir, dans ce hangar, et y songer lui retournait l’estomac. C’était sa liane qui avait souffert, et ça n’était certainement que parce que le type avait paniqué, que parce que son arme avait tremblé dans ses mains, que Réfia s’en était sortie vivante. L’idée qu’elle était passée si près d’une balle dans les chairs, là, peut-être, où la sauver aurait été impossible, lui faisait froid dans le dos. Pourtant, il ne la connaissait pas ; ça n’était pas comme elle, celle dont il traînait dans l’ombre depuis son entrée à Avalon, quand il avait quinze ans, celle qui l’avait entraîné, mis au sol un millier de fois avant qu’il parvienne à le faire à son tour, avant qu’il devienne fort, capable de se défendre et de l’emporter, comme il l’avait prouvé aujourd’hui ; ça n’était pas comme elle, celle qu’il avait aimée. Pourtant, la mort de la Bulbizarre, il ne parvenait pas à l’envisager sans être parcouru de frissons qui lui glaçaient le sang.

« Enfin, elle va revenir dans un moment donc, je suis collé au lit pour le temps de pousse. C’est comme faire ses dents quand on est petit.
Sauf que les petits, ils ont l’avantage d’avoir des trucs à mordiller pour rendre la chose moins douloureuse. Perso’, mes dents, je les ai faites sur les oreilles de mon frangin. »

Il ponctua ses paroles d’un rire, à se souvenir des récits de ses parents, et des photos qu’ils leur avaient montré au fil des années. Lui, Akainu, petit, les yeux emplis de la douleur que c’était de faire ses premières dents, qui passait des heures entières à mordiller les oreilles de Fuyuki. Parce que c’était froid, et que ça faisait un bien fou. Son rire, cependant, manqua s’étrangler dans sa gorge, quand il se souvint de ce qui lui était tombé dessus, quelques mois auparavant. Sa fugue, et plus aucune nouvelle depuis. Il renversa la tête sur le lit derrière lui, et fut tout à coup pris d’admiration pour le plafond de la chambre, quand bien même il ne le regardait pas vraiment. Fuyuki était parti, et même le Pyroli ne savait pas ce qu’il devenait. Ça aussi, ça lui retournait l’estomac. Ne pas savoir, s’inquiéter, être terrorisé à la simple idée qu’il lui soit arrivé malheur. Chaque fois, au cours de ses missions, il était confronté à l’horreur du monde dans lequel ils vivaient, l’horreur du monde auquel le Givrali s’était livré. Il n’était plus un enfant, non, mais il était son frère. Et, seul, plongé dans l’ignorance et la confusion, Akainu ne pouvait chaque fois s’empêcher d’imaginer le pire, quand bien même il faisait tous les efforts possibles et inimaginables pour ne pas y songer. C’était plus fort que lui.

« Tu manges la croute ? Enfin, juste comme ça…
... Hm ? marmonna-t-il, tout à coup ramené à la réalité. Oh. Euh. Oui, désolé. Je mange la croûte. Des fois. »

De toute façon, puisqu’il s’était interrompu dans son dîner pour se perdre dans ses réflexions, il n’y était pas encore arrivé. Il il restait même, à vrai dire, trois ou quatre bonnes bouchées avant d’y être, et il n’attendit pas une seconde de plus pour y mordre une fois encore. Ça refroidissait vite, en plus et, si manger une pizza froide ne le dérangeait en aucun cas, il les préférait tout de même chaudes. Tièdes, à la limite, passait encore.

Il s’était encore détourné de Réfia, observant le jeu télévisé qui commençait, sur l’un de ces jingle entraînants qui restent dans la tête pour des heures, et dont on se souvient encore, des années après la première fois qu’on l’a entendu. Un peu comme ces génériques de dessins animés, devant lesquels il avait passé ses matinées, plus petit, et qu’il serait certainement capables de chanter par coeur et en rythme, une dizaine d’années plus tard, à présent qu’il était majeur et vacciné. C’était ridicule, en soi, mais ç’avait aussi un petit goût de nostalgie, d’enfance et d’insouciance, de se rappeler du temps où la vie se résumait à un bol de céréales, sur le canapé, devant quelques personnages colorés qui sauvaient le monde, en bons héros qu’ils étaient.
Ses seules difficultés, à l’époque, consistaient en son manque de volonté à quitter son lit pour aller à l’école, puis à son manque d’envie de le rejoindre le soir, alors qu’il débordait encore d’énergie. Il avait longtemps était comme ça, incapable de s’asseoir et de ne plus bouger, toujours obligé de bouger en tout sens pour ne pas tourner en rond et devenir hargneux. Les soucis de concentration qui en découlaient lui avaient souvent valu des ennuis et des mauvaises notes, et ça n’était qu’avec le temps qu’il était parvenu à se calmer, parce qu’on l’avait inscrit au club de sport de son école, et parce qu’il avait eu quelques abrutis à frapper, lorsqu’ils s’en prenaient à Fuyuki ou Atsue. Ces idiots, il pouvait les remercier de lui avoir servi de catalyseur —un peu d’utilité à leur existence tellement médiocre à ses yeux.

Il ne l’avait pas vue ; cette ombre qui s’approchait dans son dos, tel un prédateur en quête de sa proie, qui n’attendait plus que le bon moment pour bondir. Il ne l’avait pas vue ; la féline affamée dans son dos, qui lorgnait sur sa pizza et ce qui s’y trouvait. L’olive tant désirée. Il ne l’avait pas vue et, quand elle surgit tout à coup pour mordre dans sa part, il ne trouva rien d’autre à faire que sursauter, complètement pris au dépourvu. Il clignait des yeux, ses ambres posées sur Réfia, dont le visage était tellement proche qu’il suffisait qu’il se décale de quelques centimètres à peine pour sentir son souffle sur sa peau, il en était certain. Cela dit, elle ne lui laissa pas le temps de vérifier, et recula d’un bond, alors qu’il n’avait pas cessé de l’observer par dessus son épaule, cette fois-ci. Toujours surpris, presque choqué. Elle… vient de faire quoi, là ? se demandait-il, comme sonné. De croquer dans sa pizza. Oui. Oui, elle avait osé. S’approcher si prêt, alors qu’elle paraissait l’éviter, tout autant que le chercher, le provoquer. Elle se prêtait à un jeu encore plus perturbant que celui du Pyroli. Pire que tout, elle parvenait à le déstabiliser.

« C’est un jeu stupide, ou faut tester sa vivacité. Faut croire que c’est perdu pour toi. Mauvais Tyran. »

Il y eut un long silence qui s’étira —quelques secondes à peine, cinq, six peut-être, mais ç’avait l’air de tellement plus dans une situation pareillle— avant qu’il n’éclate de rire, tout bonnement, tant et si bien qu’il manqua s’étouffer avec le morceau de jambon qui lui restait dans la bouche. Il toussa, sans pour autant cesser de rire ; il avait laissé la pizza sur ses genoux, et était occupé à boire en tâchant de n’en renverser pas une seule goutte.

« C’est bas, j’étais pas au courant des règles, moi ! se plaignit-il, alors même que sa voix trahissait l’amusement. »

Finalement, il se remettait plutôt vite de ses stupeurs, il fallait l’admettre. Il posa soigneusement sa canette, là où il était certain que même un mauvais geste ne la renverserait pas, et fit de même avec ce qu’il restait de sa part de pizza, en la reposant sur la boîte. Et puis, lentement, il se leva, s’étira et, placé de sorte à ce que Réfia ne puisse voir ce qu’il faisait, il tira de sa poche le morceau de papier fin sur lequel se trouvait encore sagement l’autocollant vert découpé en forme de coeur, et l’en retira précautionneusement. Et puis, l’air de rien, l’arme du crime laissée hors de portée de la vue de la Bulbizarre, il se tourna vers elle, sourire aux lèvres et regard équivoque. Tout à coup, sans prévenir, il se jeta à moitié sur elle, la clouant sur le lit tout en prenant soin à ne pas lui faire plus de mal qu’elle ne devait déjà en avoir à cause de sa liane. Presque à califourchon sur elle, il tendit la main, et vint lui coller la petite gommette sur le front, pas peu fier d’avoir finalement réussi.

« Là, comme ça je suis pas le seul à avoir l’air con avec un autocollant sur la tronche, et pas le seul non plus à manquer de vivacité, ricana-t-il en minaudant, pas peu fier de sa simili-vengeance. C’est Mélanie, l’amoureuse de Maxime qui m’a filé ça en me faisant promettre de te la donner. C'est un cœur, parce que... (il hésita ; comment dire un truc pareil à une fille qu’il connaissait à peine ? C’était ridicule, elle le prendrait pour un fou.) parce qu’il paraît que c’est bien d’avoir quelqu’un qui donne un joli coeur, quand on ne sait plus trop ce que c’est que d’avoir quelqu’un qui nous aime à nos côtés. (il ne pu réprimer le sourire qui se glissa sur ses lèvres, sans trop qu’il ne se l’explique.) Il est vert. Parce que le vert, ça porte chance il paraît. Même si, te concernant, le vert, t’en as déjà beaucoup. »

Il le sentait, cette fois. Le souffle de Réfia, sur sa peau. Il était près d’elle, un peu trop ; et quiconque entrerait dans la pièce à ce moment-là ne verrait sans doute rien d’autre que deux amants prêts à batifoler. Ça aussi, c’était ridicule. Pourtant, il ne reculait pas, à présent silencieux et le regard plongé dans celui de sa collègue, comme à la recherche de réactions, de réponses aussi. Il voulait voir ce que Mélanie avait vu chez Réfia, et qui lui avait échappé ; ce qu’une gosse avait aperçu et que lui-même ne parvenait pas à déceler. Ou peut-être que si, peut-être qu’il le décelait, mais qu’il prétendait le contraire. Peut-être même que c’était parce qu’il voyait sans savoir qu’il était là, ce soir, dans la chambre de cette « madame à l’air un peu triste » qu’il avait refusé de laisser seule.
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MessageSujet: Re: Réfia ; all the girls do not want flowers.   Jeu 28 Avr - 21:40
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Tout n'est qu'Ironie feat Akainu

Tu le regardes un peu avec cette gêne stupide, bien que sur le coup, tu le trouves amusant de la voir mauvais perdant, bien que tu aies appris entre deux qu’il a un frère. Tu ne l’aurais pas cru en fait, il a plus une tête d’enfant unique, enfin, tu imagines maintenant deux démons ensemble à la crinière semblable qui ricane avec des flammes en arrière… Tu en frisonnes toute seule d’un coup. C’est clairement flippant d’imaginer deux Tyran dans la même pièce.

Prenant doucement une canette, en lisant les notices dessus, car tu voulais tout de même savoir ce qu’il a prit. Bien que tu sois surprise de voir un lait chocolaté, tu t’attendais à un soda, ou une boisson un peu plus… Tu ne sais pas vraiment, tu es juste devant un lait chocolat, mais tu ne vas pas dire non, car il semble tout de même bon, te contentant clairement du minimum, puis c’est bon un chocolat. Cependant, tu n’as pas eu ne serait-ce le temps de prendre la goupille pour l’ouvrir, que tu vois un mouvement plutôt brusque. C’est juste Akainu qui se lève, arrête d’être si méfiante tout de même, levant les yeux aux cieux, calmant les palpitations de ton cœur, laissant retomber quelques secondes la méfiante. Mais sans t’en rendre compte, il quitte peu à peu ton champ de vision, se situant au point mort.

Brusquement, tu sentis un poids considérable, te retournant rapidement comme effrayé. Mais elle n’eu pas le temps de juste pousser une respiration qu’elle se retrouve dans une position de faiblesse, tu fais de gros yeux en voyant l’homme en question au dessus de toi en califourchon, il était là, en totale dominance sur ta personne, qui fait de gros yeux presque comme un animal apeuré.  Par réflexe, en voyant sa main approché, tu as mis tes bras en protection, mais c’était juste pour te coller un truc sur le front….

« Là, comme ça je suis pas le seul à avoir l’air con avec un autocollant sur la tronche, et pas le seul non plus à manquer de vivacité. C’est Mélanie, l’amoureuse de Maxime qui m’a filé ça en me faisant promettre de te la donner. C'est un cœur, parce que... parce qu’il paraît que c’est bien d’avoir quelqu’un qui donne un joli coeur, quand on ne sait plus trop ce que c’est que d’avoir quelqu’un qui nous aime à nos côtés. »

Tu affiches des rougeurs à ses paroles, c’est assez mignon pour des paroles d’un Tyran, tu affichas presque un visage souriant, un sourire presque timide, c’est mignon… Laissant retomber tes bras en soulagement, c’était juste ça.

« Il est vert. Parce que le vert, ça porte chance il paraît. Même si, te concernant, le vert, t’en as déjà beaucoup. »

Le vert sa porte chance.

Une lueur plutôt brillante dans tes yeux apparait, ça porte chance le vert. La chance. Le vert porte chance ? C’est quoi cette histoire ? Depuis quand cette couleur ne t’aurais ne serait-ce aider dans ta vie à avoir de la chance ? Revoyant quelques passages, cherchant où est-ce qu’il y a de la chance. Tu regardes encore une fois tes souvenirs, mais tu n’y vois rien de positive. Car la chance n’existe pas. Ou sinon, on c’est bien foutu de ta gueule en te disant que ta vie c’est une chance de l’avoir. Comment peut on croire ne serait-ce un instant que c’est une chance incroyable d’être à ta place… Tu l’aurais tellement vite donné si une personne aurait voulu ta vie, car ta vie n’est qu’une suite de malchance et de chemin perdu, alors si c’est ça avoir de la chance.

Tu voudrais avoir de la malchance pour le reste de ta vie.

Levant un peu ton regard jaune, ton sourire disparut d’un coup, affichant presque un air blasé, l’amusement est retombé. Tu plonge ton regard perçant vers le jeune homme, haussant les sourcils légèrement, même comme ça, tu remets un mur devant vous.

« Si tu le dis, tu devrais t’en coller alors plein la tronche alors. »

Un ton ironique, tu ne peux pas croire à des choses si stupides. Non, impossible, bien que sur le coup, tu oublias la gommette sur ton front, détournant ton attention vers le repas qui n’a rien eu heureusement, tu essaie de bouger avec du mal, bien que tu ne tentes pas grand-chose en vrai.

« Tu tiens trop chaud Tyran ! Je meurs. »

C’est un ton plutôt froid, non étrange, y a peu tu étais gêné, maintenant tu es entrain de mettre comme une sorte de paroi entre lui et toi. Juste car il a parlé de chance ? Tu es si bouleversé, mais qui ne le serait pas ? Tu as fait de ta vie un enfer, un poids que tu portes du haut de ta tour comme Raiponce.

« Et tu vas faire quoi là ? Vu la position, tu ne vas pas me manger dessus quand même ! Je savais que t’avais un délire avec la bouffe, je l’aurais bien deviné ! »

Affichant cette mine plutôt narquoise, tu ne bouges pas vraiment, car tu ne peux pas aussi, le dos dit non, Tyran dit non. Tu peux qu’admirer le plafond et apprécier le confort de ton lit, bien que tu baisses un peu les yeux en remarquant un certain détail plutôt… Gênant.

« Dois-je te souligner qu’avec ta position, tu as remonté mon haut, et donc que je suis en slip alors que t’es au dessus de moi ? C’est Gênant quand même là. »

Tu tournes ton visage comme pour ne pas voir, avec certaine rougeur sur le visage. De toute façon, tu ne peux rien faire qu’être à sa merci, tu es trop faible pour lutter, alors tu lances des paroles vénéneuse à son égard, bien qu’une vampiregraine bien placé serait la bienvenue, mais tu ne veux pas lui…

Tu ne veux pas lui faire mal. Il ne l’a pas fait exprès après tout…
Que penses-tu donc là ? Tu pardonnes ? Oui, tu pardonnes.


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MessageSujet: Re: Réfia ; all the girls do not want flowers.   Dim 8 Mai - 12:16
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Elle avait rougi, elle avait souri lorsqu’il s’était lancé dans sa tirade, en tâchant d’être fidèle à ce que Mélanie lui avait confié. Il ne savait pas trop s’il y croyait, à tout ça, aux mots doux d’une enfant qui ne savait pas grand chose du monde à son âge. Aujourd’hui, pourtant, elle avait vu l’horreur de la réalité. Et elle continuait de voir du bon en les autres, elle continuait de sourire et de prendre soin de ceux qui l’entouraient. Elle continuait d’aimer, aussi, de son petit coeur pas encore si écorché que ça —elle avait quelques années encore devant elle, il l’espérait. C’était peut-être pour ça qu’il avait refusé de retirer l’autocollant de sa joue, peut-être pour ça aussi qu’il avait promis de donner l’autre à Réfia ; peut-être parce qu’elle voyait des choses qui échappaient aux grands, il décidait de la croire les yeux fermés, de se plier à sa volonté, alors que c’aurait été si vite réglé de se débarrasser des autocollants dés qu’elle n’aurait plus été en capacité de les voir. C’était peut-être parce que, du haut de son mètre d’innocence, elle voyait le vrai dans les yeux des gens qu’il ne pouvait pas s’ôter ce qu’elle lui avait dit de l’esprit.

Non, Réfia n’était pas sa reine.
Mais lui pouvait être son bouffon le temps d’un moment, si ça suffisait à la faire sourire encore, rien qu’un peu, rien qu’une seconde, de ce sourire qui venait de s’effacer, aussi vite qu’il était apparu. A nouveau, c’était la lassitude dans son regard, et quelque chose d’indéchiffrable. La madame à l’air un peu triste, il la voyait, là, sous ses yeux. Tout à coup, les mots de la gamine prenaient sens dans son esprit. Pourquoi, comment, il n’en savait rien ; mais Réfia était là, elle portait ce masque qui lui collait à la peau, et Akainuu cherchait encore dans l’or de ses prunelles la réponse à ses questions, la cause à ces tourments qu’il y lisait sans être capable de les définir. Chacun ses démons, disait-on ; mais quels étaient les siens ?

« Tu tiens trop chaud Tyran ! Je meurs. Et tu vas faire quoi là ? Vu la position, tu ne vas pas me manger dessus quand même ! Je savais que t’avais un délire avec la bouffe, je l’aurais bien deviné ! »

Malgré le ton employé, tout à coup froid, sarcastique, il ne bougea pas d’où il se trouvait. Il était suffisamment près d’elle pour la maintenir prisonnière, mais en même temps il tâchait de conserver un tant soit peu de distance entre eux deux, pour ne pas achever d’outrepasser les limites de l’indécence —d’ors-et-déjà bien écorchées cela dit.

« Perso, l’idée me tente bien, souffla-t-il sur le même ton que celui qu’elle empruntait, railleur et tout à coup distant.
Dois-je te souligner qu’avec ta position, tu as remonté mon haut, et donc que je suis en slip alors que t’es au dessus de moi ? C’est Gênant quand même là.
...Merci de te soucier de mon degré de malaise, mais c’est pas la première paire de jolies jambes que je vois, tu sais ? »

Il se moquait d’elle, ouvertement. Et il ne bougeait toujours pas d’où il était, au moins honnête dans ce qu’il venait d’affirmer le concernant : ça n’était pas deux jambes mises à nu qui l’effrayaient. A la vérité, il était de nouveau comme… attendri ? par les teintes proches du cramoisie qui reprenaient leurs droits, sur les pommettes de la Bulbizarre. Il demeura immobile, l’espace d’un instant qui paru sans doute durer une éternité à l’hybride prisonnière des caprices d’un Tyran, avant de daigner enfin s’écarter. Cela dit, lorsqu’il se redressa, il laissa malencontreusement l’une de ses mains glisser contre l’une des jambes dévoilées de Réfia, ses doigts effleurant à peine sa peau alors qu’il se reculait, l’air de rien.

Il ne reprit pas sa place sur le sol —puisqu’il était grimpé sur le lit, c’était à présent hors de question qu’il en redescende—, aussi il se pencha simplement pour récupérer sa canette abandonnée au sol. Il la porta à ses lèvres pour boire une gorgée du lait chocolaté, mais se ravisa bien vite, pour la tendre en direction de Réfia, sourire en coin et éclat indéfinissable dans le regard. Il savait qu’il venait de réduire à néant les limites qu’il avait posées depuis le début, mais il se défendrait en disant que c’était de sa faute, l’air narquois et presque sur un ton de défi, si elle venait à le lui reprocher. Alors, il faisait semblant de rien, comme s’il n’avait pas eu le moindre geste déplacé, canette tendue en avant et malice au fond de l’ambre de ses prunelles.

« On trinque ? Me demande pas à quoi, j’en sais rien… On a qu’à dire, à nos trois jours de repos à venir ? »
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MessageSujet: Re: Réfia ; all the girls do not want flowers.   Sam 25 Juin - 15:00
all the girls do not want flowers.
Parle moi de toi feat Akainu

Le tyran était au dessus de la plante, elle était en ce moment même soumise à cet homme. Il avait plus de force, plus de présence et beaucoup plus de force de caractère que toi. Tu étais totalement effacé par sa présence, comme une impression d’être étouffée par le simple fait qu’il pouvait faire ce qu’il voulait de toi, tu sais très bien qu’il est dangereux. Pourtant, son regard te fige, il t’emprisonne, il te capte, vos yeux était presque semblable. Pourtant, bien qu’ils soient l’essence de l’âme, ils étaient à la foi semblable et différents, ils n’ont pas vu la même chose. Deux mondes qui s’affrontent ? Deux mondes différents ? Tu ne sais pas, tu ne le connais pas. Tu ne pensais pas le revoir de sitôt.

« ...Merci de te soucier de mon degré de malaise, mais c’est pas la première paire de jolies jambes que je vois, tu sais ? »

Plus adulte que toi. Bien qu’il ne bouge pas tout de suite. Il a vu que tu as rougis, il a sûrement vu cet innocence qui est en toi. Tu ne connais pas bien les hommes, tu ne connais rien de certaine chose, tu n’es qu’une petite fille qui se trouve devant un adulte… Pourtant, tu ne le sais pas, mais il est plus jeune que toi. Cela serait peut être trop douloureux de le savoir maintenant ? Tu détournes d’un coup le regard, tu ne sais pas quoi dire, ni quoi faire, tu es totalement démunis par la situation… Par cet homme. Bien que tu sentes un mouvement, il décide enfin de se lever. Tu pensais respirer, mais tu sentis cette main baladeuse effleurer à peine l’une de tes jambes. En jeune fille totalement chaste de cela, tu deviens toute rouge et vient de frissonner d’un coup, bien que ne te contrôlant pas, il vient d’éviter à quelques micro seconde les picots de choc venin se relever… Passant la main sur son visage, elle se calme doucement…

Bien que dés qu’il c’est écarté de toi, tu sentis ce voile de froid te caresser, c’était bizarre. Tu te relèves doucement, ne voulant pas tirer sur ton dos trop douloureux. Par pur réflexe, tu viens de glisser tes jambes sous une couverture, tu as peur ? Non, tu as froid d’un coup. Tu le regarde se pencher, se saisir facilement de sa boisson, qu’il allait boire, mais qu’il rapprocha de ta personne.

Tu n’as pas remarqué qu’il n’est pas redescendu de ton lit, cela ne te dérange pas en vrai. C’est presque normal de le voir à ton niveau.

« On trinque ? Me demande pas à quoi, j’en sais rien… On a qu’à dire, à nos trois jours de repos à venir ? »

Trinquer ? Tu n’as que rarement fait ce mouvement pour fêter quelque chose. Tu ne fêtes pas grand-chose en vrai, anniversaire, noël, jour de l’an, cela était juste des petites fêtes limite obligé de le faire. Néanmoins, tu saisis ta canette, cela porte mauvais œil de ne pas trinquer il parait. Tu approches ta canette de lait chocolaté.

« A qu’on soit en vie. »

Tu tape dans la canette puis boit derrière. Cela te rafraichit un peu et apprécie ce moment, un instant de calme et de silence. Bien que tu la repose sur le sol en te frottant les lèvres pour enlever la possible moustache de lait. Ton regard dorée se retourne encore à fixer le jeune homme.

« Merci du compliment monsieur Tyran, mes jambes sont ce que j’ai de plus génial, ma fierté. »

Affichant un petit sourire en regardant les dites partie cité, tu ne pourras pas trop les utiliser dans un moment, donc il faut attendre un peu. Bien qu’en regardant la canette du roux, tu approche avec un petit sourire en la pointant du doigt.

« Tu m’as ramené du lait pour être sur que je te lance pas de l’eau à la figure ou ça marche pareil le four ambulant ? »

Ton regards voulait tout dire, c’est vrai qu’il était très tentant de vouloir l’arroser pour voir sa réaction, bien que du lait au chocolat soi beaucoup plus salissant qu’autre chose. Peut être que c’était calculé, peut être que ce n’était juste par une pure envie. Bien qu’en vrai, tu viens de clairement briser un semblant de silence, étrangement t’aime pas trop le silence, surtout quand quelqu’un est avec toi, l’entendre parler c’est savoir sa position, savoir qu’il est occupé à parler et qu’il ne pense à rien te faire, c’est une façon de parler plutôt étrange, plutôt stupide.

A force de trop le regarder, car tu ne pouvais t’empêcher de le fixer un peu trop en vrai. Tu étais assez proche pour lui saisir les épaules et le forcer à se coucher pour juste avoir ton visage au dessus de lui, tu as juste voulu reprendre un peu de dominance ? Non juste une envie stupide.

« Au fait, tu as une queue grosse toute touffu ? Et aussi une sorte de col de touffue au cou ? Bon tu dois avoir les oreilles au moins ! Montre-moi ! »

C’était presque un ordre, mais tu n’avais jamais vu de Pyroli, enfin, tu n’as jamais vu d’évolution d’Evoli. Tu as toujours était curieuse des forme hybride, puis cela t’inspire souvent pour des idées de dessin…

« Puis c’est tout doux ? T’es une peluche ?»

Tu étais vraiment trop curieuse. Tu voulais juste voir, découvrir cet homme que tu ne connais que son prénom, certaine capacité, tu voulais juste connaitre cet homme qui approche de ta zone de confort, tu veux le connaitre pour te méfier ? Non, tu veux juste le connaitre par pure curiosité.

Tu te remets un peu bien, prenant un peu de hauteur, bien que tes cheveux encadre son visage, vu que ta tête était baissé, encore une fois vos regards se sont croisé, encore une fois tu sentais cette différence, et pourtant ce regard qui te transperce, frôle cette carapace que tu t’es faites, tu te sens comme transpercé.

« Et aussi, pourquoi tu as voulu faire ton crétin de mec qui se sacrifie ? T’es vraiment idiot quand tu t’y mets en vrai. »

Une leçon de morale ? C’est bien le moment Réfia de vouloir ramener la morale, surtout de ta part. Mais étrangement, tu ne comprends pas ce que c’est que le sacrifice de pour les autres, tu es trop égoïste pour ça.


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MessageSujet: Re: Réfia ; all the girls do not want flowers.   Lun 4 Juil - 1:37
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« A qu’on soit en vie. » Quelques mots, criants de vérité, et elle vint heurter la canette d’Akainu de la sienne. Être en vie. Sans doute qu’après une mission de cet acabit, l’on pouvait s’en réjouir — respirer encore, tenir sur ses deux jambes, ne compter aucune perte dans les effectifs. Lui n’avait hérité que de quelques coups, une lèvres sanguinolente et une arcade ouverte, un hématome qui se faisait une place au bord de son oeil peut-être, mais c’étaient des plaies superficielles, un miracle presque — le pire avait été Maxime, et il s’en était sorti. Réfia aussi avant manqué être fauchée d’une balle de plomb — et elle aussi s’en était sortie.
Le sourire d’Akainu se fit différent sur ses lèvres, plus léger, un peu lointain — ils étaient en vie, il le réalisait doucement, et ç’avait quelque chose de doux, de tendre à penser. Ils étaient en vie, et tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, d’une certaine façon. « A qu’on soit en vie. » Il l’avait simplement répété, bonheur au bout des lèvres.

Être en vie, bien que l’on pensait trop souvent acquis, comme si c’était un dû, peut-être même un devoir. Être en vie, comme s’il n’y avait rien d’autre dans le champ des possibles. Pourtant, la mort guettait toujours, au détour d’un chemin un peu plus escarpé que les autres. Il déglutit, renversa sa tête en arrière pour boire de longues gorgées de son lait chocolaté, avant de se lécher les lèvres. Regard au plafond, yeux dans le vague plus qu’autre chose, c’étaient deux prunelles d’acier qui flottaient dans le vide de ce blanc au dessus d’eux. La mort l’avait attrapée, elle.
« Merci du compliment monsieur Tyran, mes jambes sont ce que j’ai de plus génial, ma fierté. » Il reporta son attention sur elle, et le sourire revint instantanément sur ses lèvres — c’était instinctif, parce qu’elle était à ses côtés, aussi désagréable puisse-t-elle avoir été, il lui trouvait quelque chose d’attachant. D’apaisant, même, d’une certaine façon. « De rien, petite Plante Verte. » C’était de bonne guerre ; un surnom en valait bien un autre, et ces deux-là semblaient avoir été adoptés sans même qu’ils n’y réfléchissent. A vrai dire, ça l’amusait.

Elle s’était approchée, tout à coup — un sourire aux lèvres, et ça la rendait tellement belle qu’il en fut un instant troublé, avant que son regard ne se heurte à la canette qu’elle désignait. « Tu m’as ramené du lait pour être sur que je te lance pas de l’eau à la figure ou ça marche pareil le four ambulant ? » Il cligna des yeux, pris au dépourvu ; ça n’était pas tant la question qui le surprenait que sa propre ignorance quant à la réponse. Aussi, ce fut dans le silence qu’il se mua, le temps d’une réflexion — brève, tant il était évident que tout liquide aqueux agissait de la même façon sur lui que de l'eau pure — qui, si elle fut sérieuse, ne donna lieu à aucune justification qui soit du même genre. « Je ne sais pas, demain j’irai dévaliser la machine de toutes ses canettes pour prendre une douche avec et je te dirai le résultat ? » Jamais. Jamais de la vie il ne ferait ça — mais ça le faisait doucement rire d’imaginer la chose, et plus encore d’imaginer les images qu’il était peut-être en train d’insuffler à l’esprit de la Bulbizarre. Peut-être, aussi, était-ce la fatigue, dont le poids venait peu à peu se faire une place sur ses épaules, qui le poussait à prononcer moult bêtises plus grandes que lui-même.

Il la toisait, un sourcil haussé — quand bien même c’était douloureux, il avait déjà connu pire mal dans sa vie que la vague sensation d’une arcade tiraillée par une plaie qui ne réclamait pas le moindre point de suture — lorsqu’elle se fit plus proche encore. Tout à coup, il bascula, renversé sur le lit ; elle était là, au dessus de lui, son visage suffisamment proche pour que son souffle l’effleure quelque peu, le rideau de ses cheveux tout autour d’eux. Rempart au monde, ce moment n’appartenait qu’à eux deux. « Au fait, tu as une queue grosse toute touffu ? » Il en eut le souffle coupé, et ses ambres s’élargirent sous le coup de la surprise — que venait-il d’entendre ? « Et aussi une sorte de col de touffue au cou ? Bon tu dois avoir les oreilles au moins ! Montre-moi ! » Il secoua la tête, les mains levées en un signe de capitulation. Il n’y comprenait plus rien. « Puis c’est tout doux ? T’es une peluche ? » Silence. Il s’était figé, pour mieux la fixer, sourcils froncés, traits d’incompréhension esquissés sur le visage. « Tu te fous de ma gueule, un peu, non ? » Et il éclata de rire, un de ces rires francs, sans retenue, un de ces rires qui donnent des crampes à l’estomac tant ils ont virulents — pourtant délicieux. L’un de ces rires doux à l’oreille, qui se tut pourtant lorsqu’elle reprit. « Et aussi, pourquoi tu as voulu faire ton crétin de mec qui se sacrifie ? T’es vraiment idiot quand tu t’y mets en vrai. »

Il se redressa sur les coudes, prenant soin à ne pas s’approcher de trop près du visage de sa collègue — par crainte, certainement, d’un faux mouvement, qui risquerait de les mettre dans l’embarras. Il n’y avait que dans les mauvais films stéréotypés que l’on voyait de telles situations arriver, mais il était prévoyant — le karma avait tendance à jouer de sales tours dans les moments où l’on s’y attendait le moins. « J’ai tout ce que tu viens de citer, oui, je suis un Pyroli donc ça me paraît plutôt logique. Cela dit, j’ai pas vraiment envie de montrer ça à une inconnue, tu sais… C’est plutôt intime. » Un rictus moqueur s’installa sur ses lèvres, avant qu’il ne ricane de nouveau. « Je ne sais pas si t’as idée de la température à laquelle un corps de Pyroli peut grimper, mais je t’assure que ça fait effet lisseur et adoucissant du même coup. » Il n’en était pas pour autant une peluche. Quoique c’était plutôt amusant, d’imaginer certains camarades de sa connaissance réduits à cet état-ci — Heiji, par exemple ; en sa condition de Caninos, il était plutôt aisé de se représenter mentalement la chose.
« Tu traites souvent ton entourage comme un amas de boules de poils synthétiques à câliner, sinon ? » Aussi étrange la question puisse-t-elle être, elle dénotait un certain sérieux — il se demandait s’il y en avait beaucoup d’autres, avant lui, qui avaient été victimes des extravagances de Réfia.

Il soupira, se laissa retomber contre les draps froissés, et ferma les yeux un instant avant de les rouvrir, plongeant ses ambres au fond des iris d’or liquide de la jeune femme qui le surplombait. Il avait perdu un peu de sa malice, s’était à nouveau paré du masque d’adulte qu’il avait bien trop tôt appris à porter — à son âge, on devait toujours être un peu fou, un peu frivole, se moquer du monde et rire au nez du danger, et pourtant la maturité avait si vite pris le pas sur sa jeunesse qu’il n’avait pas pris le temps ni le soin d’en profiter vraiment. C’était cette fin d’adolescence ternie, ce début de majorité hésitant qui luisait dans ses prunelles, lorsqu’il inspira puis se jeta à l’eau. « Et pour te répondre, je ne sais pas. C’est ce qui m’a paru juste, sur le coup. Tu sais, c’est un peu comme l’expérience de pensée que s’amusent à faire les psychanalystes un peu partout. T’as un chemin de fer, deux voies, un levier pour faire basculer le train. Sur la première voie, celle qu’emprunte habituellement le train, t’as une dizaine de personnes, sur la deuxième, une seule. Dix vies contre une, et on te demande de choisir si tu baisses le levier pour sauver plusieurs vies en sacrifiant celle d’une seule, ou si tu t’abstiens de quoique ce soit et tu laisses les dix se faire faucher. » Il soupira, ferma de nouveau les yeux, et sa langue glissa un instant sur la plaie de sa lèvre — ça le gênait, plus que ça n’était douloureux, en vérité. « C’était ma seule vie, contre celle d’un groupe de gosses… et la tienne. Le choix était vite fait. »
Un rire, de nouveau, franchit la barrière de ses lèvres — les airs d’adulte s’atténuaient, il redevenait le jeune de dix-huit ans qui avait le monde à ses pieds. « Et puis, peut-être aussi que j’aime bien être un crétin stéréotypé des bouquins d’aventure qui se sacrifie au nom du bien pour vaincre les forces obscures du mal ? » Et il riait, il riait — et ça sonnait tellement doux, à l’oreille, qu’on lui aurait peut-être pardonné jusqu’à la plus grandes de ces idioties, pour ce soir.
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MessageSujet: Re: Réfia ; all the girls do not want flowers.   Dim 17 Juil - 14:59
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C'est stupide... feat Akainu

La curiosité est clairement ton point fort comme faible. La demoiselle verte était vraiment interroger par l’apparence de cet homme, il change beaucoup selon ses attributs ? Certain change beaucoup quand ils les font apparaitre. Toi tu ne changes pas tellement, juste un bulbe qui apparait des oreilles toutes pointues semblables à des cornes, bleu. La jeune femme n’a rien d’autre d’exceptionnel, pas de griffe, pas d’aile, pas de queue, rien de génial on dirait. Son père a les crocs et la réserve naturelle sur la tête, certes ce n’est pas génial d’être de ta race, on vous regarde bizarrement pour une fleur sur la tête, enfin bizarre pour un Bulbizarre et un Florizarre… c’est un comble. Rien de sexy c’est sûr, mais c’est ainsi que vous êtes, au moins, tu es original ? On va dire ça.

Tu regardes le Pyroli qui se redresse en prenant garde de votre distance. Ta question est certes très étrange, ce n’est pas du tout du foutage de gueule comme il a souligné, c’est juste de la curiosité pour toi. Il a rit, ta question fait rire, on dirait celle d’une enfant qui découvre le monde, tu n’es pas loin de cela en vrai. Tu ne savais pas trop comment prendre son rire, mais on va dire que cela n’est pas du tout blessant tout de même, tu as été surprise d’entendre son rire. Tout simplement.

«J’ai tout ce que tu viens de citer, oui, je suis un Pyroli donc ça me paraît plutôt logique. Cela dit, j’ai pas vraiment envie de montrer ça à une inconnue, tu sais… C’est plutôt intime. » Dit-il le sourire mauvais. « Je ne sais pas si t’as idée de la température à laquelle un corps de Pyroli peut grimper, mais je t’assure que ça fait effet lisseur et adoucissant du même coup. »

Pratique ? Tu clignes plusieurs fois des yeux surprises, tu l’attendais pas du tout celle-là. Un petit pouffement de rire. Comme toi tu respires un air un peu trop frais, il est vrai quand statut de plante, il parait que tu rends l’air pure, objet de dépollution ? Lui c’est un sèche linge-chauffage, n’est-ce pas magnifique ? C’est ridicule, voir amusant d’imaginer chaque utilité de vos formes pour des tâches quotidienne, le purificateur d’air et le chauffage, la bonne paire.

« Tu traites souvent ton entourage comme un amas de boules de poils synthétiques à câliner, sinon ? »

Te revoilà à papillonner du regard, considérer les amas de boules de poils à câliner ? Neo ? Non, jamais tu ne t’amuses à câliner cela, c’est pas du tout ton kiff de le câliner, surtout lui. Bien que des souvenirs te remontent un peu en tête… « Heiji, Heiji ! Je peux caresser ta grosse queue ! » Tu parles du double sens foireux… « Oreille pelucheuuuuuse ! Si t’aime ça ! Regarde ta queue comment elle bouge trop ! » Heiji ? Oui, c’était ta peluche en vrai. La grosse peluche que tu adorais emmerdé car il détestait ce statut, il détestait les papouilles et les câlins de fille, cela t’amusait souvent, cela était le passé… Bien que quand tu l’as retrouvé, tu as refait le coup des oreilles, le passé t’as explosé devant la figure, Heiji c’est ta peluche, ton doudou. Tu serres un peu les draps en te disant que c’est pas le moment de devenir nostalgique.

Tu sentis un mouvement dans le lit, tu regardes le jeune homme rouge se revêtir d’un visage presque trop mature pour ta personne, comme pour reprendre une sorte de sérieux presque inexistant chez toi, pourquoi lui parait si mature et toi si enfantine ?

« Et pour te répondre, je ne sais pas. C’est ce qui m’a paru juste, sur le coup. Tu sais, c’est un peu comme l’expérience de pensée que s’amusent à faire les psychanalystes un peu partout. T’as un chemin de fer, deux voies, un levier pour faire basculer le train. Sur la première voie, celle qu’emprunte habituellement le train, t’as une dizaine de personnes, sur la deuxième, une seule. Dix vies contre une, et on te demande de choisir si tu baisses le levier pour sauver plusieurs vies en sacrifiant celle d’une seule, ou si tu t’abstiens de quoique ce soit et tu laisses les dix se faire faucher.  C’était ma seule vie, contre celle d’un groupe de gosses… et la tienne. Le choix était vite fait. » Puis un rire résonne. « Et puis, peut-être aussi que j’aime bien être un crétin stéréotypé des bouquins d’aventure qui se sacrifie au nom du bien pour vaincre les forces obscures du mal ? »

Comme une sorte de réalité qui vous sépare, comme une façon de pensé qui vient de faire un mur géant entre vous deux. Il est l’opposé même de ta propre pensée. Sauver des gens ? Sauver une personne contre dix ? Sérieux, cela n’aura aucun impacte sur ta vie de sauver l’un ou les autres, cela ne fera que te plomber si tu touches ce levier… Tu ne vois pas cet intérêt stupide de vouloir sauver des gens. Tu ne comprends pas surtout, le sacrifice ? C’est quoi ce Pokémon sérieux, tu détestes l’égoïsme même du sacrifice. C’est quoi l’honneur là dedans ? L’espoir juste de crever pour une personne qui ne te sera jamais redevable, l’espoir de juste voir chialer les gens car t’es mort comme une merde ? Et si c’était une personne important sur cette voie, tu changerais la voie pour lui ?

Bien sûr que non.
S’il ne peut pas s’aider lui-même, c’est qu’il est faible.
Ta propre pensée sur le coup vient de t’effrayer tout d’un coup
Tu es un monstre Réfia.


Tu es le genre de personne qui n’a aucune pitié, même pour quelqu’un de proche. Peut être t’en voudras tu de voir cette personne crever sous tes yeux car tu n’as pas eu le courage juste de changer la direction d’un train, car tu ne voulais tout simplement pas être coupable –encore- de meurtre de plusieurs personnes pour une, tu ne veux pas porter de poids pour ta vie, ta propre vie est un poids, alors celle de dizaine de personne… Non, c’est horrible comme pensée, pourquoi ton visage affiche cette mine dégouté par toi-même, pourquoi tu as voulu faire cette expérience seule dans ta tête. Tu es ridicule Réfia. Tu ne peux pas comprendre cet honorable geste de la part d’un homme qui est prêt à sacrifier sa propre vie pour des dizaines d’autres, tu ne peux pas ? Non, tu ne veux pas comprendre. Cette pensée de sacrifice est bien la seule chose qu’on t’a interdit de pensée. Cette pensée que toi-même ne peut comprendre. Qui trouve cela ridicule. Ton visage reprend le masque de cette femme hautaine, reprend cette femme qui ne cherchera pas à comprendre ce genre d’explication.

De toute façon, le sacrifice de soi, c’est de la bêtise pure. Ta mère c’est sacrifié pour Neo, ta mère l’a fait elle aussi, et elle en est morte. Cette pensée revient, cette colère, cette tristesse, tout se confronte dans ta tête. Le sacrifice ?

« Se sacrifie ? C’est juste un acte égoïste. C’est une excuse pour ne pas subir le chagrin des autres, on prétend tout faire pour que ceux qui sont chers ne soient pas blessés ou tués. Pourtant on en oublie les souffrances de ceux qui sont sauvés. C’est imposé le chagrin que tu ne veux pas subir aux autres. » Ton visage prend ce voile de tristesse, de vécu, tu en es la première victime. « Si tu crois pouvoir sauver quelqu’un avec ce genre d’attitude, tu rêves bien. Une personne qui fait si peu cas de sa propre vie, ne mérite pas de défendre celle des autres. En fait ce n’est pas un héros de Shonen que t’es, c’est un héros de Tragédie. » Tu penches légèrement, la tête, tu ne t’es pas rendu compte que ton visage possède maintenant celui de la tristesse… Ta voix se réduit peu à peu, comme pour finir sur un chuchotement« Comme ça tu feras mal à toi-même et auss aux personnes les plus proches… »

Tu fais de gros yeux, tu as trop parlé, tu as trop dit. Tu te surprend à faire la morale, tu te fais presque peur de te dévoilé, pourquoi son regard te mets presque à nu ? Pourquoi ? Tu te mords la lèvre, tu t’allonges en faisant dos, tu ne veux pas le regarder, tu as peur de son regard, la peur c’est ce qui te fait vivre. Tu serres les draps, tu serres ton poing, t’en as trop dit.

« Enfin, c’est juste une pensée comme ça. »

Mensonge, c’est tout ce que tu relates sur ce sujet, c’est pour ça que tu lui as demandé pourquoi se sacrifier, c’est pour comprendre pourquoi les gens font souffrir gratuitement, c’est pour avoir le point de vue qu’a du avoir ta propre maman, c’est ça. Tu n’es que les lambeaux d’un sacrifice. Regarde toi Réfia, tu es le résultat même de ce qu’a dit cet homme, tout ta vie c’est fait autour de ce propre Sacrifice.

Et ça te fait terriblement mal, tu te mords la lèvre, tu veux oublier, tu veux juste ne plus repenser à tout cela. Oublier encore, juste pour ne plus souffrir, oublier juste les minutes qui viennent de passer. Ta faiblesse que tu tentes toujours de cacher déborde de plus en plus, tu es à bout Réfia. Tu tends la main derrière toi pour tenter de prendre un beignet, manger pour oublier, la réaction typique d’une femme qui veut oublier, bien que c’est n’est pas un ex qui t’a plaqué que tu pleures.

C’est ta propre déchéance.



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MessageSujet: Re: Réfia ; all the girls do not want flowers.   Dim 18 Sep - 19:59
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Son regard s’était assombri, son visage s’était fermé ; comme s’il avait dit quelque chose de déplacé, quelque chose qu’il ne fallait pas. Comme si, tout à coup, c’avaient été les mots de trop, ceux qui changent la donne, ceux qui dressent un mur entre un être et le monde. Et il ne comprenait pas, il ne comprenait pas pourquoi ses traits s’étaient teintés de dégoûts, pourquoi ses sourcils s’étaient froncés, pourquoi, tout à coup, il y avait ce mélange de colère et de tristesse dans ses prunelles d’or coulé. C’était déchirant, de lire cette esquisse de douleur sur un portrait aux airs un peu trop fiers pour être écorchés. C’était si étrange, si soudain, qu’Akainu ne trouva rien à dire, rien à faire ; il se mua dans le silence et détailla chaque courbe de son faciès, comme s’il pouvait y trouver la réponse à ses questions, qui se résumaient toutes en un vague pourquoi ? on ne peut plus frustrant lorsque c’était le silence qui y répondait — celui de son esprit.

« Se sacrifie ? C’est juste un acte égoïste. » Il cilla, cligna des yeux, soufflé, pris au dépourvu. « Hein ? » C’était une voix basse, à peine audible, qui n’arrêta pas Réfia ; elle enchaîna, et chaque mot lui fit écarquiller les yeux, chaque fois un peu plus. « C’est une excuse pour ne pas subir le chagrin des autres, on prétend tout faire pour que ceux qui sont chers ne soient pas blessés ou tués. Pourtant on en oublie les souffrances de ceux qui sont sauvés. C’est imposé le chagrin que tu ne veux pas subir aux autres. » Il secoua la tête, sourcils froncés à son tour ; comment pouvait-elle…? « Non, ce — » Il n’eut pas le temps de rétorquer qu’elle continua, et c’était plus difficile encore de l’écouter à mesure que son flot de paroles se poursuivait. « Si tu crois pouvoir sauver quelqu’un avec ce genre d’attitude, tu rêves bien. Une personne qui fait si peu cas de sa propre vie, ne mérite pas de défendre celle des autres. En fait ce n’est pas un héros de Shonen que t’es, c’est un héros de Tragédie. »
Alors, c’était ça, c’était aussi simple ? C’était ainsi qu’elle le voyait, tel un égoïste pour qui il valait mieux faire souffrir plutôt que de souffrir ? Il se sentait mal à l’aise, comme un enfant à qui l’on demande si son mensonge est vrai, et qu’il a l’impression que n’importe laquelle des réponses potentielles le condamne. Au mépris, à la colère, à la punition, à la déception, qu’importe, il n’y a rien de plus désagréable que de se sentir pris au piège. Et c’était précisément ce sentiment dérangeant qui glissait le long de la colonne vertébrale du Pyroli, qui s’immisçait sous sa peau par chaque pore, jusqu’à son palais, pour y laisser son goût infect. Il n’avait donc l’air que de ça, que d’un avare individualiste, narcissique et trop faible pour supporter la douleur de perdre ?

Il voulu tendre la main en direction de cette esquisse aux airs décolorés qui lui faisait face, effleurer cette pommette comme rougie sous l’oeil affligé de la Neiraste, et pourtant à peine amorça-t-il le moindre geste vers elle qu’il se suspendit dans son propre élan — comme s’il n’avait pas le droit, comme s’il craignait que ce soit la rancœur qui revienne incendier les iris de la Bulbizarre, alors même qu’il préférait y lire toute la rage du monde plutôt que d’y deviner les battements d’ailes des papillons noirs d’encre, ceux de la douleur, ceux du chagrin, de la nostalgie quelquefois, celle qui blessait aussi sûrement qu'une lame glissée sur une carotide. « Comme ça tu feras mal à toi-même et aussi aux personnes les plus proches… » Elle s’allongea, lui tourna le dos, et il resta là, son regard voguant sur le plafond sans trouver rien pour accrocher son attention. Il divaguait, il s’interrogeait, c’étaient encore tant de pourquoi ? qui le secouaient qu’il ne parvenait pas tout à fait à reprendre pied. Comme s’il manquait une pièce, comme s’il y avait quelque chose qu’il ne pouvait saisir, cette sensation déplaisante de n’avoir pas toutes les cartes en mains, de n’être pas capable de répondre sans connaître l’impact que les mots pourraient bien avoir sur sa vis à vis. Il détestait ça.

Il demeura immobile, même lorsque la voix de Réfia s’éleva de nouveau à ses côtés. Il ne bougea pas, il ne parla pas non plus ; pour peu, il en aurait presque oublié de respirer, s’il n’avait pas tout à coup soupiré — de l’un de ces soupirs sonores qu’on lâche de lassitude. Il glissa ses mains sur son visage, dans ses cheveux, et laissa encore défiler quelques secondes, cherchant ses mots, et le ton qu’il fallait pour les énoncer. « Si tu prends le sacrifice au sens auquel chacun l’entend aujourd’hui, oui, d’accord, t’as raison. Dans ce cas-là, je ne suis rien d’autre qu’un égoïste. » Il laissa retomber ses bras, dégageant ainsi son visage, et se mit à jouer avec la montre à son poignet, sans trop y prendre garde. « Cela dit, se sacrifier n’implique pas forcément de mourir au nom d’une cause, Réfia. Je tiens trop à la vie pour me laisser abattre comme un chien, et je sais un peu trop à quel point l’arrière-goût d’un deuil peut être amer, si tu veux mon avis. » Il s’interrompit, une seconde, désabusé. Tant pis, c’était dit.

« Se sacrifier c’est pas forcément physique ou littéral. Se sacrifier, parfois c’est juste renoncer à nos valeurs, à nos certitudes, à nos priorités, à nos ressentiments ou qu’est-ce que j’en sais… Se sacrifier c’est sauver cet ennemi que l’on se jurait de tuer trois heures auparavant, se sacrifier c’est préférer la morale franche aux émotions, se sacrifier c’est admettre que l’on a tort pour donner raison à ce qui peut nous sauver. Se sacrifier, c’est pas forcément se laisser tuer pour la bonne cause comme on dit, mais se sacrifier c’est toujours abandonner un peu de soi pour espérer quelque chose de meilleur en contrepartie. »

Risquer le pire et rêver haut, c’était étrange, incompatible pour beaucoup — que pouvait-on bien gagner, à renier certaines parts de soi-même ? Lui-même n’en était pas toujours bien certain, mais il essayait d’y croire, que le sacrifice n’était pas toujours mauvais, et que l’intérêt de plusieurs valait plus grand que celui d’un seul — que le sien simplement.
Il se redressa, réprimant un nouveau soupir tout aussi las que celui d’un peu plus tôt, et se pencha légèrement au dessus de la Bulbizarre. D’un geste presque hésitant, il vint glisser les mèches smaragdin derrière son oreille, pour dégager le visage de la jeune femme à sa vue, quand bien même celle-ci ne le regardait-elle pas franchement. « Pas un seul instant je n’ai voulu mourir, Réfia. Je ne suis pas un appât, ni même un abruti de poisson qui vient mordre à l’hameçon. Je suis le pêcheur, celui qui récolte et qui ne risque pas grand chose face à une truite en furie. Même si, c’est vrai, ceux-là avaient plutôt l’air de piranhas. » Il rit, doucement, même pas honteux de sa comparaison frivole. Il lui fallut un instant pour reprendre son sérieux, et lâcher en un souffle : « Je n’avais pas en tête de les laisser me passer l’arme à gauche. »

Il se rallongea, son bras comme repose-tête, et observa un long moment encore la Bulbizarre, avant que ses yeux ne se ferment sans même qu’il ne le remarque — il était éreinté et, qu’importe à quel point son caractère incendiaire avait tendance à le tenir éveillé des heures durant, cette fois-ci l’épuisement l’emportait sans même qu’il ne puisse lutter. « Je me demande, Réfia… S’ils m’avaient tué, ça aurait changé quelque chose pour toi ? » Sa voix n’était plus rien d’autre qu’un murmure, éteint par le poids de la fatigue qui pesait sur lui. Il ne prit même pas la peine de rouvrir les yeux, en vérité ; entendre ce qu’elle avait à dire — si quelque chose à dire il y avait, tout du moins — suffirait. A quel point aurait-elle été atteinte, elle qui le connaissait à peine, elle qui paraissait tant le méprise quelquefois ; à quel point aurait-elle été affectée, s’il avait été appât plutôt que chasseur, victime plutôt que conquérant ?
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Akainu se moque en #AA8A75
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MessageSujet: Re: Réfia ; all the girls do not want flowers.   Lun 7 Nov - 19:36
all the girls do not want flowers.
C'est stupide... feat Akainu

Chacun sa façon de penser, c’est comme ça ? Enfin, cela est stupide de rester camper sur ses positions n’est-ce pas ? C’est encore plus idiot quand on espère plus avoir raison que l’autre, tu as tout vu voyons Réfia. Tu ne cherches pas à partager tes points vu avec d’autre, parler de philosophie, tout ça pour juste constater que t’es juste un monstre qui ne cherche pas du tout la compagnie des autres, si seulement tu donnais une petite chance à ces personne, de te voir tel que tu es, une fille trop terrifié de s’ouvrir, qui a peur d’avoir mal. Mais, cette peur n’est qu’un handicap qui ne fait que te paralyser, être infernal avec les autres, si tu crevais cela arrangerais bien des gens, car tu fais trop de mal à toi toute seule.

Tu grignotes comme une femme déprimé d’une rupture, le beignet à un sale goût, un goût amère de tristesse, malgré le sucre qui réchauffe l’esprit, tu ressens bien la froideur de cette ambiance à chaque bouchée, à chaque morsure dedans tu te dis que tu aurais pu te la fermer, garder cela pour toi, être juste dans ton coin et regarder le monde avec tes yeux morne et plein de haine. Peut être n’est-ce que de la jalousie devant son courage, devant sa gentillesse, devant le fait que tout le monde l’admire ? Toi t’es faites que d’un vert terne et lui d’un rouge trop brillant, sérieusement, comment peut avoir un happy ending ? Il t’efface juste par sa présence.

Il te fait juste peur.

« Si tu prends le sacrifice au sens auquel chacun l’entend aujourd’hui, oui, d’accord, t’as raison. Dans ce cas-là, je ne suis rien d’autre qu’un égoïste.  Cela dit, se sacrifier n’implique pas forcément de mourir au nom d’une cause, Réfia. Je tiens trop à la vie pour me laisser abattre comme un chien, et je sais un peu trop à quel point l’arrière-goût d’un deuil peut être amer, si tu veux mon avis. »

Deuil… ? Tes yeux se sont grossirent tout seul. Ce mot tu le hais, ce terme tu le hais, ces gens qui ont eu le droit tu les hais, en vrai tu es tellement jalouse de ces gens là, que tu t’enfermes dans une pseudo colère, le deuil c’est pas amer, c’est une corde à ton cou, une chaine qui te coule par son poids, c’est le bord d’une falaise. C’est un couteau qui est au dessus de ta tête, tu en voudras tout le temps à ta mère d’être partie… C’est sa faute si t’es comme ça, c’est SA faute. Serrant les draps de ton lit, la colère emplie encore plus ton regard.

« Se sacrifier c’est pas forcément physique ou littéral. Se sacrifier, parfois c’est juste renoncer à nos valeurs, à nos certitudes, à nos priorités, à nos ressentiments ou qu’est-ce que j’en sais… Se sacrifier c’est sauver cet ennemi que l’on se jurait de tuer trois heures auparavant, se sacrifier c’est préférer la morale franche aux émotions, se sacrifier c’est admettre que l’on a tort pour donner raison à ce qui peut nous sauver. Se sacrifier, c’est pas forcément se laisser tuer pour la bonne cause comme on dit, mais se sacrifier c’est toujours abandonner un peu de soi pour espérer quelque chose de meilleur en contrepartie. »

Espérer des choses meilleures ? C’est donc cela que croient les gens ?  Le seul sacrifice que tu as fait, c’est d’abandonner toute raison pour assassiner sans vergogne des gens qui n’ont rien demandé, qui voulait vivre leur vie paisible. Tu espérais juste survivre dans ce monde effrayant, remplie de danger et de peur, est-ce un sacrifice ou bien une bêtise ? Une bêtise, bien sûr. Tu entends du bruit derrière toi, tu sentis une mèche de cheveux glisser le long de ton corps, tu tourne ton regard d’or vers le mouvement, le voyant lui entrain de dégager ton visage pour sûrement voir si tu ne dors pas ? Si tu l’écoutes ? Ou est-ce un simple geste comme pour te dire qu’il est là ?

« Pas un seul instant je n’ai voulu mourir, Réfia. Je ne suis pas un appât, ni même un abruti de poisson qui vient mordre à l’hameçon. Je suis le pêcheur, celui qui récolte et qui ne risque pas grand chose face à une truite en furie. Même si, c’est vrai, ceux-là avaient plutôt l’air de piranhas. » Rit-il. « Je n’avais pas en tête de les laisser me passer l’arme à gauche. »

Oui, il te fait plus peur qu’autre chose. Un homme est plus terrifiant quand il a envie de vivre, quand il veut se défendre au péril de sa vie, peu importe comment il le fera, mais il voudra vivre plus que tout. Vous êtes deux ions différent, deux personnes totalement différentes l’un de l’autre. L’un croit en la vie, l’autre croit peu de chose, l’un apporte le sourire et l’autre les larmes et la colère. L’espoir ou le désespoir ?  La chaleur ou le froid ? Des paroles douces ou piquantes ? Tout vous oppose clairement, et pourtant tu ne peux qu’être étonné d’une ferveur pareil, cet homme veut tellement bien faire.

Ses mots, ses paroles étaient clairement mesuré pour ne pas que tu sois en colère.
Il te connait si peut et pourtant, il sait déjà O combien te maitriser.
C’est ça qui te fait peur en vrai.

« Je n’avais pas en tête de les laisser me passer l’arme à gauche. »

La conclusion ? Tu ne le vois plus et tu sens déjà le poids derrière toi, il semble s’être allongé. Mais, tu sens toujours le poids de ses paroles, elles t’écrasent, elle te compresse de plus en plus en vrai, il est clair que ce n’est pas toi qui va rétorquer, il t’a désarmé avec élégance et il c’est incliné avec un sourire alors que toi tu es à genoux devant lui attendant la sentence, mais il t’a tendu la main, humiliant n’est-ce pas ? C’est très humiliant, ta lèvres se fait encore plus mordre que d’habitude, c’est comme si tu te vengeais sur elle juste pour te dire que tu fais du mal à quelqu’un, mais c’est à toit qui tu fais du mal, comme d’habitude. C’est dans ses moments là, quand tu vas mal que quelqu’un arrive pour te ramener à la raison, où tu vas t’accrocher à cette personne jusqu’aspirer toute sa lumière pour toi-même… Cette nuit sans lune et sans levé de soleil qu’est ton cœur fait ce qu’elle peut pour juste avoir cette lumière que ta mère à emporter avec elle… C’est sa faute, pas la tienne n’est-ce pas ? Pourquoi tu passes ton temps à jeter la pierre, car tu ne peux digérer. Tu repars dans cette spirale de colère, ce n’est pas moi, ce n’est jamais toi de toute façon.

« Je me demande, Réfia… S’ils m’avaient tué, ça aurait changé quelque chose pour toi ? »

Tes yeux se sont grossis d’un coup, comme pour signifier ta surprise, il est sûr que c’est bien une question que tu fuis souvent. Est-ce que si j’étais mort tu pleurais ma mort ? Si j’étais décédé m’aurais-tu vengé ? Toutes ces questions où ta réponse est le simple « non », car s’ils sont mort c’est qu’ils étaient faible tout simplement. Alors cela n’aurait rien changé à toi, après tout s’il était mort, les enfants aussi et toi tu serais rentré en mauvaise état car t’aurais clairement fuit comme une garce, serrant un peu le poing. Oui, tu serais clairement rentré les épaules légères des êtres faibles en moins, que tu ne connaissais pas du tout, alors que dire ? Mentir ? C’est sûr que lui-même doit savoir que c’est un non. Alors que tu te rassois doucement, poussant un peu tes cheveux pour le voir. Il dort ? Tu clignes des yeux, il semble avoir les yeux fermé, la fatigue l’aurait emporté. Tu pousses un petit soupir, tirant alors la couverture pour le couvrir, un acte bon ?

Cela te surprend toi-même.

Tu remets bien la couverture, bien qu’il ne doive pas avoir vraiment froid. Bien que le pire, c’est qu’il dort dans ton lit, ce n’était pas vraiment prévus cela ? Est-ce qu’il dort vraiment ? Tu n’as pas envie de le bousculer, cela partirait sûrement en vrille oui. Bien que vu la journée, il est crevé cela se sentait déjà dans son tons. Bien que maintenant, tu te retrouves avec un mec dans le lit, super.

« De toute façon, t’es vivant donc le restes on s’en fout… »

T’as répondu ? Tu ne sais pas vraiment si c’est juste pour vérifier si tu ne dors pas toi aussi ? La douleur dans ton dos te rappel aussi que tu ne dors pas, cela t’emmerde pas mal.  Réfia se rallonge dans la douleur, entendant les craquements de celui-ci qui indique que la pousse risque d’ être longue, prochaine fois on n’arrache plus rien ! Bien que tu le fixes de ton regard d’or, comme curieuse de le voir comme ça, il semble si faible. Il n’y a pas grand-chose qui vous sépare en vrai, quelque centimètre, lui et sa gommette stupide sur le visage. Pourtant, tu te mords la lèvre en le voyant si tranquille, serrant du poing.

Comment fait-il pour dormir aussi paisiblement ?  
Contrairement à toi qui te retourne toujours en arrière pour voir le mal ?


Tu ne connais rien de lui, mais lui avait l’air de comprendre comment tu fonctionnes, cela te fait peur, cela te fait trembler, cela te fait tellement peur, personne ne doit comprendre cette pauvre fille sous sa carapace. Pourtant, à cet instant, cette pauvre fille comme tu le penses à fixer un homme paisible sans le poids de la vie sur ses épaules. Alors cette fille abandonné et solitaire c’est rapproché pour sentir cette chaleur et ce bouclier contre la vie. Tu n’osais pas venir plus près.

Au fond, tu as toujours peur du rejet, c’est peut être pour cela que tu ne veux tisser aucun lien ? C’est peut être cela la raison. Te mordant un peu la lèvre, tu pose un doigt sur sa main pour voir une possible réaction. Au fond, peut être recherche tu une attentions, quelque chose.

Ou juste comprendre cet homme.



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MessageSujet: Re: Réfia ; all the girls do not want flowers.   Lun 3 Juil - 15:32
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Son silence la trahissait.
Il n’avait pas besoin qu’elle parle ; pas non plus besoin d’ouvrir les yeux. C’était presque une question piège — il l’avait cernée, mieux qu’elle ne devait s’y attendre, et il imaginait la surprise, le trouble que ses fausses interrogations causaient. La sincérité ne laissait jamais place aux doutes, les propos sûrs étaient prononcés la voix claire, sans que ne soit laissé le temps au silence de s’installer. Il connaissait les codes, pour les avoir si souvent observés, si souvent appliqués. Affaire de mimétisme depuis l’enfance, normes intrinsèques, si bien intégrées que l’on y prêtait que difficilement attention, à moins de le vouloir vraiment.
Elle avait dans les yeux, dans les gestes, cette solitude, l’habitude, de ceux que l’on a forcé à faire jeu seul, à jouer des épaules, parfois du corps ou du crime pour se faire une place, pour se faire un nom, pour être respecté, survivre dans un monde où l’on égorgent ceux que l’on ne juge pas aptes à vivre autrement que par procuration, sur le dos des forts. Elle avait dans les yeux, dans les gestes, cette solitude déchirante, lancinante, qu’il avait rarement vue, de ceux qui ont trop perdu, de ceux qu’on a assassinés dès l’enfance, de ceux qui ne croient plus grand chose — plus jamais en les autres. De ceux qui s’attendent à être trahis, poignardés — tuer ou être tué.

Elle avait comme un mépris, semblable au sien, quoique différent ; elle méprisait la faiblesse, pour des raisons obscures, mais il les devinait presque : sauver la peau d’un autre, c’était mettre la sienne en jeu, prendre un risque, parfois inconsidéré, pour quelqu’un qui n’était pas soi. Il méprisait la faiblesse, parce qu’il détestait l’échec, il détestait l’idée même de la résignation, l’idée de ne même pas essayer, il croyait tout un chacun capable de vaincre, et maudissait les volontés effilochées de ceux qui cessent de lutter. Ceux-là même pour lesquels ils devaient se battre, plus tard — parce qu’eux-mêmes avaient cessé de lutter.
Il y avait des similitudes qui l’effrayaient ; qui pourtant, en même temps, lui plaisaient — parce qu’il la devinait, là, sous les barrières, derrière les murs aux briques fendues, fissurées ; il la discernait, la gamine, qui se cachait si bien.

« De toute façon, t’es vivant donc le restes on s’en fout… »

Il l’avait entendue, n’avait pas cillé. Elle l’avait couvert, et il n’avait pas bougé. La fatigue l’assommait, tant et si bien que lorsqu’une seconde de lucidité lui rappela qu’il n’était pas dans son lit, mais dans celui de la Bulbizarre, il songea qu’elle pouvait tout aussi bien le pousser à même le sol qu’il trouverait du confort à dormir sur le tapis. Il n’avait pas la force de lutter ; elle ne le chassait de toute façon pas. On les raillerait sans doute, au matin, si on le voyait sortir de la chambre de sa collègue, mais qu’importe — il n’avait rien à se reprocher.

Il n’entendit pas, les draps qui se froissaient quand elle s’allongea, quand elle s’approcha ; il ne sentit pas, son regard posé sur lui, ses prunelles d’or qui ne se détournaient pas. Il aurait pu sombrer, s’endormir si simplement, s’il n’y avait pas eu ce contact, léger, fugace ; comme un vague picotement sur le dos de la main, qui le força à ouvrir les yeux. Trouble d’une seconde, que les idées fassent sens, que les images se remettent dans l’ordre, qu’il réalise dans quel lit il était, près de quel corps, face à quel regard, qui le scrutait sans qu’il ne réalise tout à fait.

« Réfia ? »

Il n’avait que murmuré, la voix ensommeillée, avant d’étouffer un bâillement derrière son poignet. Les secondes qui suivirent, il soutint le regard de la jeune femme, puis laissa dériver le sien, jusqu’à la pastille verte ornant toujours son front, là, sous la frange dont il vint repousser les mèches, lentement. Il réalisa son geste, tout à coup ; s’immobilisa, une seconde, et sa main se glissa dans le dos de l’hybride, la rapprocha de lui, tout en douceur, pour ne pas brusquer sa nuque endolorie par la liane déchiquetée.

« Viens par ici, petite plante verte… »

Il avait soufflé, à peine audible, la voix éteinte par la fatigue, en enfouissant son visage au creux du cou de la jeune adulte, étrangement lucide sur ses gestes, conscient de ce qu’il faisait, et sans la moindre arrière pensée — parce qu’il songeait que Mélanie avait raison, du haut de ses trois pommes d’enfant : c’était important, parfois, de recevoir de l’affection, même à la volée, lorsqu’on en manquait cruellement.
© ASHLING DE LIBRE GRAPH'




Akainu se moque en #AA8A75
Tell me : would you kill to save a life ? Tell me : would you kill to prove you're right ?



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Réfia ; all the girls do not want flowers.
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