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 Times to learn

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MessageSujet: Times to learn   Sam 7 Mai - 8:18
Le professeur était un habitué de la ville, bien qu'il s'était retiré à la campagne ou presque pour avoir moins d'agitations. Samuel se déplaçait avec aisance dans la mégalopole. Il avait un léger sourire sur ses lèvres. Celui disait clairement que pour lui, tout allait bien. Il avait observé des hybrides et avait fini par comprendre quelque chose à propos des attributs. Ils pouvaient vivre sans les montrer. Donc il devait se cacher durant tout leur existence de Chronos. Mais aussi que le pouvoir de l'hybride diminuerai si ce dernier ne l’exerçait de temps à autres. Ou du moins, ça serait moins évident. Tout ça n'était qu'une hypothèse. Il devait vérifier. Il marchait sans regarder trop devant lui. Il était plongé dans ses pensées. Dans ses conclusions, les réfutant ou les affirmant. Il s'arrêtait devant le dojo. Il rit tout seul. Vraiment, il y avait pire endroit où aller. Mais voir un combat d'hybride l'aiderait d'une manière ou d'une autre. Il jetais un regard autour de lui et entrait dans la bâtisse. Ce qu'il voyait le ravissait, il tombait bien, un combat. Il s'installait dans un coin, un grand sourire sur le visage.

Tout se passait bien, il pouvait voir l'action sous un angle qui le satisfaisait, c'était sans compter sur la désagréable sensation que quelqu'un voulait lui voler son épée qu'il avait pris le temps de faire briller. Il quittait des yeux le combat et croisait deux yeux verts. Il avait déjà vu ce regard quelque part. Il se mit à parpper dans la paume de sa main et sourit. Ce jeune homme l'avait en quelque sorte remonté le moral après sa malheureuse expédition à Safrania. Il s'approchait de lui-même du garçon.

« Merci encore pour la dernière fois. Je sais que je te l'ai sûrement déjà dit. Mais je t'en suis reconnaissant. Je suis professeur, je ne te l'ai pas dit la dernière fois. »

Samuel rit doucement, il n'avait assez peu de personne avec qui il pouvait être autre chose qu'un pervers, comme le disait les filles qu'il croisait. Mais d'après ce qu'il avait pu comprendre du jeune homme, il était le genre à rester souvent à Céladopole, pour une raison qui lui échappait, pour le moment. L'adulte a quelques côtés ignorant. Il aimait savoir un tas de choses, mais tout connaître était impossible. C'était ça qu'il aimait dans ce qu'il faisait, la découverte.

« Mes recherches m’amène parfois à faire des rencontres peu agréables. Si tu as une question, je ferai de mon mieux pour y répondre le mieux possible. »

Il gardait un œil sur le combat qui prenait fin, il soupirait, un peu déçu que ça se finissent sur un double KO. Mais c'était possible qu'il en ai d'autres, mais rien, juste des artistes martial, sûrement hybrides comme humain. C'était un peu moins amusant, mais il pouvait voir des similitudes dans certains gestes. Il était sincère quand il disait qu'il pouvait lui poser des questions.

« Même si, je crois qu'il serait mieux qu'on parle dehors. »

Il avait vu le regard courroucé de l'homme qui gardait le dojo.
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MessageSujet: Re: Times to learn   Sam 7 Mai - 13:04
Times to learn.
w/ Samuel B. Pinkyard
"I'm a little intellectual, someone who knows it all."
 
Si Abel refoulait inlassablement sa nature hybride à longueur du temps, il fallait bien avouer une chose : il ne pouvait qu'admirer ses compères. Le simple combat qui se déroulait devant ses yeux était à couper le souffle, sans doute le fait de ne pas en voir souvent rendait le garçon un tantinet impressionnable. Il était vrai qu'Abel avait rarement l'occasion d'en voir, il ne sortait pas assez pour ça. Il avait plutôt tendance à rencontrer les rescapés de ce genre de duels, au Centre Pokémon même. Mais quand l'occasion se présentait (entendre par là : lorsque le boulot l'incitait à y aller), il se rendait au dojo afin de s'occuper des blessés et, accessoirement, voir les combats durant lesquels ils se mettaient la misère. Ce n'était qu'une forme d'entraînement bien sûr, mais ils y mettaient quand même du leur, et l'infirmier était là pour ramasser les miettes.

Quand bien même il savait qu'il était le même genre d'être vivant que ces combattants, plus Abel y songeait et moins il se voyait faire le moindre combat dans sa vie. Il n'était qu'un simple Miaouss, un chat errant, tout juste capable de sortir les griffes. Et dire qu'il n'était même pas sûr d'évoluer un jour. Ça, pour le coup, ça avait tendance à lui plomber le morale. L'évolution d'un pokémon était quand même un but dans chaque vie, même si certains hybrides vieillissaient et mourraient avant même d'avoir évolué. C'était ainsi.

Alors que le combat était à son comble, signe qu'il se rapprochait de sa fin, Abel aperçut dans la salle un nouveau venu, et pas des moindres. Son regard resta ancré sur lui pendant de bonnes secondes avant qu'il ne se décide d'aller à sa rencontre. Faisait-il une erreur ? Sûrement. Il en faisait toujours après tout.

Plus il s'approchait de ce nouveau venu, plus il avait envie de le prendre en main. Ce n'était pas de sa faute, il était si brillant, sans doute avait-il fait un brin de toilette avant de venir. Était-ce de l'or qu'il voyait ? Peut-être était-ce lui qui hallucinait, mais tout en ce spectateur criait au luxe. Alors, il allait toucher... Juste toucher...

Avant même qu'il ne le réalise, le blondinet avait commencé à empoigner l'épée avant de la lâcher immédiatement. Le propriétaire avait amorcé un mouvement qui avait, fort heureusement, fait sortir le kleptomane de sa transe. Une fois encore, il avait faillit voler. Enfin, il aurait quand même bien eut du mal à voler une épée, non seulement c'était pas discret, mais en plus, elle avait l'air sacrément lourde.

Quoiqu'il en soit, Abel releva doucement les yeux vers le propriétaire, un grand gaillard aux cheveux bleus. Le regard du garçon s'était peu à peu éteint, recroquevillé sur lui-même comme un chaton apeuré, il craignait désormais le courroux de l'homme qui venait quand même de le prendre en -presque- plein délit.

- Merci encore pour la dernière fois. Je sais que je te l'ai sûrement déjà dit. Mais je t'en suis reconnaissant. Je suis professeur, je ne te l'ai pas dit la dernière fois.

Hein ? Abel cligna plusieurs fois des yeux avant de comprendre. Oh, alors ils se connaissaient ? Maintenant qu'il regardait de plus près, la tête de son interlocuteur lui disait quelque chose. Cela restait tout de même difficile à dire car l'infirmier voyait beaucoup de personnes en général, ajouté à cela sa mémoire sélective, et il peinait tout bonnement à se souvenir des noms et visages de son entourage.

Mais si une chose avait retenu son attention dans son discours, c'était quand même le mot "professeur". Il avait devant lui un chercheur, un savant, un connaisseur, peut-être même un génie ! Rien que pour ça, ça valait bien la peine qu'il tente de se souvenir de son prénom. Bien que la seule chose dont il se souvenait pour l'heure, c'était que ça commençait par "Sa".

- Hem, bonjour Sa...? Saaa... Sa...mir ? Non pas Samir, erm.. Sa... Sarah ? Non ça peut pas être Sarah, qu'est-ce que je dis... Sam... Salem ? Samu ? Samu... El ? Samuel ! Haha !

On ne peut plus fier de s'être souvenu tout seul, il laissa s'échapper un rire jovial, ce qui ne manqua pas d'attirer l'attention de quelques personnes. Maintenant qu'il avait son prénom, ça lui semblait plus clair en effet. Il avait déjà vu cette épée quelque part, à vrai dire, et il est vrai que le fameux Samuel lui avait fait une assez forte impression à l'époque, quand bien même leur échange n'avait été que très cordial d'après ses souvenirs. Sympathique, mais cordial.

- Mes recherches m’amène parfois à faire des rencontres peu agréables. Si tu as une question, je ferai de mon mieux pour y répondre le mieux possible.

Abel, qui était désormais bien plus à l'aise qu'auparavant -voire même un peu trop-, releva la tête vers son interlocuteur, puis lui donna un coup de coude amical dans les côtes en riant, encore une fois, un peu trop fort.


- Des rencontres peu agréables ? Vous parlez pas de moi j'espère, hein ? Haha ! Il reprit d'un ton plus calme. En vérité, c'est la première fois que je rencontre un professeur Pokémon. Vous devez savoir un tas de choses ! Rencontrer des tas de gens ! Moi, je reste toujours à Safrania, sauf quand le travail m'amène à aller dans d'autres villes, mais c'est assez rare. conclut-il avec une petite moue triste.

Abel vit le combat prendre fin. Double KO, ça voulait dire, deux fois plus de travail pour l'infirmier qui allait devoir les réanimer tous les deux et panser leurs blessures. La routine, en somme. Gracieusement, il sortit de son sac à dos sa bonne vieille blouse blanche, celle qui voulait dire "Infirmier Abel en approche" ! Elle lui donnait une certaine allure, enfin, c'est ce que prétendait Abel.

Ce-dernier aperçut alors le regard courroucé du propriétaire, destiné autant à l'infirmier qu'au professeur, qui songeait à aller parler dehors.

- Ne vous en faites pas, disons qu'il n'aime pas trop quand je papote pendant mes heures de travail. Vous ne m'aviez pas dit que vous étiez professeur, eh bien, je ne vous avais pas dit que j'étais infirmier ! Je soigne les hybrides qui se mettent la tatane, et on m'a appelé pour exercer au Dojo aujourd'hui. Vous voulez venir m'aider ? Ce sera pas long.

Sans perdre de temps, il s'approcha des deux combattants et sortit de sa trousse à pharmacie quelques bandages, pansements et autres produits. Il tendit finalement un éventail à Samuel avant de s'affairer à désinfecter les blessures, pour la plupart superficielles.

- Vous pouvez les éventer pendant que je m'occupe d'eux ? Pendant qu'on y est, racontez-moi donc ce que vous étudiez ! Je suis sûr que vous avez un tas de choses à raconter.

Abel commença à bander les combattants qui reprenaient tout juste leurs esprits. Heureusement que c'était des habitués, ils se remettraient vite de leurs blessures.

 
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MessageSujet: Re: Times to learn   Sam 7 Mai - 15:20
Le jeune prof avait surpris son interlocuteur. Mais bon, il était de nature timide et ne pas le remercier c'était un crime. Donc il avait combattu toute sa gêne pour faire le premier pas. Le jeune homme semblait fouiller dans sa mémoire, d'ailleurs ses balbutiements lui indiquait qu'il ne souvenait à peine de lui. Samuel n'était pas vexé. Il avait pas été d'une grande présence la dernière fois. Puis il trouvait, il lassait un rire discret sortir de sa gorge. Il était marrant ce jeune homme. Il sentait qu'il pourrait avoir une conversation plus agréable avec cette personne. Ça va le changer pour une fois. Il était un peu étonné de la vivacité du garçon, enfin pas tout à fait. Un coup de coude dans les côtes, vraiment comme la dernière fois, à lui remonter le moral avec sa manière d'être que le prof trouvait amusante. Il pouffait quand il demandait si ce n'était pas lui la rencontre désagréable. Il niait en secouant la tête, ce n'était pas lui. Il écoutait le discours du jeune homme et appris qu'il travaillait, c'était bien. Son travail devait être quelque chose d'agréable vu comment ce garçon en parlait. Même si sa présence en ces lieux était une chose rare, heureusement que c'était pas loin de Céladopole, ce n'était pas comme Parmanie. Remonter la piste cyclable, c'était l'enfer. Il le vit sortir la blouse blanche, celle que lui-même mettait dans de rares occasions. Il devait avoir un rapport proche ou lointain avec la science. Ce qui rendait curieux le professeur.

«  Ne vous en faites pas, disons qu'il n'aime pas trop quand je papote pendant mes heures de travail. Vous ne m'aviez pas dit que vous étiez professeur, eh bien, je ne vous avais pas dit que j'étais infirmier ! Je soigne les hybrides qui se mettent la tatane, et on m'a appelé pour exercer au Dojo aujourd'hui. Vous voulez venir m'aider ? Ce sera pas long. »

Il soupirait de soulagement, ce n'était pas de sa faute si le patron de cet endroit les regardait bizarrement. C'était à cause des deux hybrides qui avaient fait de trop. Il n'était pas infirmier, mais ces connaissances scientifiques pouvaient l'aider. Il devait peut-être enfiler sa blouse, oui, comme ça on verrait qu'il était sérieux. Il la sortait alors que le jeune homme se mettait à soigner les combattants. Il s'approchait et prit l'éventail se demandant ce qu'il pouvait faire avec un tel instrument. Mais il obtenait la réponse assez vite.

« Vous pouvez les éventer pendant que je m'occupe d'eux ? Pendant qu'on y est, racontez-moi donc ce que vous étudiez ! Je suis sûr que vous avez un tas de choses à raconter. »

Ah oui, c'était évident quand il il pensait. Il rit doucement, bien que nerveusement. Il éventait les combattants observant du coin de l’œil les blessures nombreuses qui marquaient leurs corps de sportifs.

« Quelque chose me dit que ce n'est pas la première fois que vous les soignez, content de vous être utile. Je vais vous raconter ce que j'étudie en ce moment. Mais faut pas vous moquer. J'étudie la reproduction ou plus précisément la transmission des gènes des hybrides. Je me pose des questions sur les humains qui donne la vie à des enfants ayant les deux gènes. Je me dit que c'est possible qu'un humain plus ou moins ordinaire pourrait avoir des ascendances, mais ce n'est que fabulation pour le moment. Qu'une idée. Sinon je cherche des légendaires pour savoir leur vécu, un peu. Comme ils savent des choses sur notre passé, ils sont une mine d'information non-négligeable pour l'avancée des recherches... Pardon, j'ai tendance à m'emporter quand je parle de mon travail. Pardon Abel. »

Samuel avait secouée l’éventail durant tout son discours. Il s'était souvenu de son nom assez rapidement, il faut dire que le scientifique faisait régulièrement travailler sa matière grise. Il se demandait de quel type était ces combattants. Il y avait de grande chances pour qu'il soit combat, ou en partie de ce type. Les double types existaient toujours. Sans jamais aller jusqu'au triple. C'était mieux ainsi. Les gestes de l'infirmier était précis, il était fasciné par ces mouvements sous ses yeux bleus.

« En tout vous faites un travail de maître, je n'ai jamais vu des soins d'hybrides de mes yeux. Ce que j'y vois m'impressionne. J'avoue que la première fois que je vous ai vu, je ne voyait pas avec la blouse blanche, mais elle vous va tout autant que me va la mienne, bien que je la porte peu. »

Samuel rit doucement, il se taisait quand il vit les combattants petit à petit s’éveiller, pourtant certaines blessures semblaient sérieuses. Des habitués aux bobos sûrement.
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MessageSujet: Re: Times to learn   Sam 7 Mai - 18:49
Times to learn.
w/ Samuel B. Pinkyard
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Abel peinait en réalité à s'occuper de ses deux patients pour la simple raison qu'ils avaient un gabarit pour le moins imposant. L'infirmier avait assez de connaissances générales en hybrides pour reconnaître leur espèce au premier coup d’œil à leurs attributs, quand bien même ils connaissaient déjà ces deux combattants personnellement. Un hybride Colossinge et un hybride Pandarbare, deux types combats et qui, pour cause, passaient rarement une journée sans se taper l'un sur l'autre... Dans le cadre de leur entraînement quotidien, bien sûr.

Quoiqu'il en soit, Abel avait bien du mal à soulever leurs bras musclés afin d'enrouler les bandages, ou encore soulever leurs jambes lorsqu'ils faisaient des malaises. À l'instant, il songeait qu'au final le métier d'infirmier était plus sportif que prévu. Autant d'efforts, ça mériterait bien un petit casse-croûte...

Malheureusement, il n'avait pas prit à manger sur lui -chose rare !- et sa pause déjeuner n'était pas avant un moment. Tant pis, il attendrait, la mort dans l'âme. Pour l'heure, les deux combattants reprenaient leurs esprits, une aubaine puisque Abel n'aurait plus à les soulever comme des poupées de chiffons. Poupées de chiffons particulièrement lourdes.

- Quelque chose me dit que ce n'est pas la première fois que vous les soignez, content de vous être utile.

Abel sourit en guise de réponse. C'est vrai qu'il lui arrivait souvent de s'occuper d'eux, et l'un des hybrides -le Pandarbare- sembla approuver en donnant une tape si puissante dans le dos d'Abel qu'il manqua de s'écrouler. Ce qui ne manqua pas de faire rire les deux types combats.

- Oooh, pardon, j'avais oublié que tu avais un petit corps faiblard, chaton
lâcha le Pandarbare d'un ton légèrement moqueur, sans méchanceté néanmoins.

Abel lui fit la grimace, faussement vexé. C'est clair qu'il n'avait pas la carrure d'un Colossinge, mais tout de même...

- Ouais bah en attendant le "chaton" sait comment te péter un os facilement alors me cherche pas trop ! conclut-il sur un ton beaucoup trop plaisantin pour qu'il ait l'air menaçant.

Le pandarbare leva les bras aux ciels en guise de capitulation et Abel en profita pour soigner ses plaies au torse d'un air amusé.

- Continuez Samuel, vous occupez pas de ces gros balourds !

Les "gros balourds" rirent en chœur à l'idée de se faire fermer le clapet par un minus comme Abel. C'est vrai qu'on imaginait rarement un jeunot comme lui tenir tête à deux colosses comme eux.

- Je vais vous raconter ce que j'étudie en ce moment. Mais faut pas vous moquer. La remarque arracha un sourire au blondinet. . J'étudie la reproduction ou plus précisément la transmission des gènes des hybrides. Je me pose des questions sur les humains qui donne la vie à des enfants ayant les deux gènes. Je me dit que c'est possible qu'un humain plus ou moins ordinaire pourrait avoir des ascendances, mais ce n'est que fabulation pour le moment. Qu'une idée. Sinon je cherche des légendaires pour savoir leur vécu, un peu. Comme ils savent des choses sur notre passé, ils sont une mine d'information non-négligeable pour l'avancée des recherches...

Abel avait été tellement captivé par les recherches du professeur qu'il s'était arrêté en pleins pendant ses soins. Des humains qui donnerait la vie à des hybrides ? C'était possible ça ? Abel ne s'était jamais posé la question, lui qui n'avait connu que sa mère, une hybride. Mais il fallait avouer que la question méritait d'être soulevée. Si ça se trouve, il avait un eu un père humain sans jamais le savoir. C'était tout bonnement fascinant.

Silencieusement, il commença à sortir une aiguille et du fil afin de faire quelques points de sutures chez le Colossinge qui n'était pas raté.

- Pardon, j'ai tendance à m'emporter quand je parle de mon travail. Pardon Abel.

Alors qu'il plantait son aiguille, le garçon releva les yeux vers son interlocuteur. À quoi bon demander pardon ? Il avait trouvé cela fascinant, lui.

- Pas la peine de vous excuser, c'était vraiment intéressant ! Et c'est bien d'être passionné par ce qu'on fait. Je savais même pas que les humains pouvaient donner naissance à des hybrides, vous voyez. C'est quand même un drôle de monde dans lequel on vit ! Tenez, laissez cet éventail, je pense qu'ils n'en ont plus besoin. Vous pouvez me tenir ça par contre ?

Il lui tendit du fil qui lui permettait de faire ses points de suture, et continua son travail sur l'hybride blessé. C'était rare qu'il fasse des points au dojo, même si les entraînements étaient sérieux, les blessures étaient toujours superficielles. Mais Abel savait que ces deux combattants là avaient l'habitude de vraiment donner du leur pendant leur combat, sans qu'il ne sache si c'était une bonne ou une mauvaise chose. Au bout d'une minute, les points étaient terminés et l'infirmier rangea son matériel.


- En tout vous faites un travail de maître, je n'ai jamais vu des soins d'hybrides de mes yeux. Ce que j'y vois m'impressionne. J'avoue que la première fois que je vous ai vu, je ne voyait pas avec la blouse blanche, mais elle vous va tout autant que me va la mienne, bien que je la porte peu.

Le jeune homme sentit son ego gonfler, c'était pas souvent qu'il recevait des compliments sur son travail ! Non pas qu'il s'en plaignait, mais une fois de temps en temps, ça faisait quand même plaisir. Abel se sentit rougir de plaisir et eut un sourire gêné, faussement modeste.

- Boarf, vous savez, c'est trois fois rien ! Et puis, de ce que j'ai vu, les hybrides guérissent plus vite que les humains normaux, alors ça facilite aussi le travail !

Puis il redressa le col de sa blouse avec un large sourire, sans doute pour se donner un air "classe".

- Mais je suis d'accord, la blouse blanche me va définitivement bien. À vous aussi hein. Mais peut-être pas autant qu'à moi, désolé. ajouta-t-il en riant.

La Colossinge qui venait de se faire recoudre ne perdait pas de sa superbe et il vint immédiatement ébouriffer les cheveux de l'infirmier comme s'il avait affaire à un gamin, tout en s'adressant au professeur :

- Faites gaffe Professeur, flattez pas trop l'égo de ce sale matou, il risque de se sentir pousser des ailes sinon ! Et les chats, c'est pas censé voler !

Abel esquiva une énième tape dans le dos et, plus il y songeait, plus il réalisait que toutes ces allusions à sa nature hybride allaient probablement rendre leur interlocuteur un peu confus. Bah, tout au plus il poserait des questions et l'infirmier y répondrait. S'il se présentait rarement comme "hybride" auprès des gens dont il faisait la connaissance, il ne mentait jamais sur sa vraie nature. On est comme on est après tout.


- Bon, je crois qu'on en a fini avec vous deux ! Prenez du repos, même si vous serez vite remis, j'ai pas que ça à faire de tout le temps m'occuper de vous moi ! J'ai d'autre patients sur le feu, comme on dit dans le métier.

Pas sûr que cela se disait réellement dans le métier, mais Abel s'en fichait bien. Il se contenta de ranger ses affaires et de se débarrasser de cette blouse qui lui allait si bien.

- Professeur, si vous avez besoin d'hybrides comme cobayes, vous avez deux beaux spécimens ici ! Bon pas sûr qu'ils vous aident pour vos études de reproduction par contre...

Une fois de plus, Abel ricana à sa propre remarque tandis que les deux colosses lui lancèrent un regard affligé. Peu importe. Il restait néanmoins particulièrement intéressé par les études de son interlocuteur et, au fond, espérait quand même en apprendre plus en détails sur ses recherches et théories...

 
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MessageSujet: Re: Times to learn   Sam 7 Mai - 20:00
Samuel pouvait remarqué les deux hommes musclés qui parlaient en se moquant un peu de celui qui les soignait. D'ailleurs, il ne savait pas s'il ne serait pas tombé si lui aurait reçu la tape. Il devait être un plus fort qu'il semblait paraître. Ou l'hybride de type combat était trop fatigué pour le renverser. Les deux hypothèses se valaient. Le scientifique était du genre à réfléchir à tout. Il soulevait au surnom, chaton ? Il rit doucement quand l'infirmier répondait à la provoc du sportif. Il savait des choses que ces deux tas de muscles ignoraient, comme ignorait sûrement certaines choses sur les hybrides. Il n'avait cessé d'agiter l'éventail. Il servait un peu d'assistant, il se revoyait à l'époque où il était encore si innocent et loin d'assumer ses affirmation. Maintenant c'était différent. Il avançait des choses plausible émettant le doute. Car il se trompait. Il n'aimait pas ça. Et sa fierté à chaque fois prenait un coup. Celle de scientifique, celle qui ne blessait que rarement.

" ¨Pas la peine de vous excuser, c'était vraiment intéressant ! Et c'est bien d'être passionné par ce qu'on fait. Je savais même pas que les humains pouvaient donner naissance à des hybrides, vous voyez. C'est quand même un drôle de monde dans lequel on vit ! Tenez, laissez cet éventail, je pense qu'ils n'en ont plus besoin. Vous pouvez me tenir ça par contre ?  "

Il pris ce que lui tendait le jeune homme, un peu surpris de prendre à nouveau ce genre de matériel. Car oui, il avait déjà tenu un fil chirurgical. Pourquoi ? Les études d'infirmier n'était pas si éloigné de celles pour devenir prof. Même si c'était un accumulation de savoir et réflexion plus ou moins utile. Le travail était fini, c'était agréable de voir qu'ils iraient bien. C'était cool. Il rit un peu en voyant des gars aussi solide se faire soigner par quelqu'un de frêle, bon, il n'était pas mieux. Mais il avait un peu de musculature.

" Boarf, vous savez, c'est trois fois rien ! Et puis, de ce que j'ai vu, les hybrides guérissent plus vite que les humains normaux, alors ça facilite aussi le travail ! "

Samuel se doutait qu'il soignait vite, mais l'entendre d'un soigneurne faisait qu'affirmer son hypothèse. Il sortit d'une main et se mit à griffonner rapidement, avec ces pattes de mouches ce qu'il avait conclu. Fièrement, il rangeait son carnet.

"Mais je suis d'accord, la blouse blanche me va définitivement bien. À vous aussi hein. Mais peut-être pas autant qu'à moi, désolé. "

Le prof rit franchement, il savait que complimenter quelqu'un était à double-tranchant. Ce jeune homme ne manquait pas de confiance, c'était sûr. Cela faisait plaisir de voir une personne comme ça. Un homme solide se mit à ébouriffer les cheveux du garçon, assez vivement.

" Faites gaffe Professeur, flattez pas trop l'égo de ce sale matou, il risque de se sentir pousser des ailes sinon ! Et les chats, c'est pas censé voler ! "

Il hochait la tête, un hybride, chat, il avait trois ou quatre à sa connaissance, évolution non comprise dans le lot. Il se disait que qu'importe le chat, il devait avoir du jaune sur lui, et le seul en lisse, c'était Miaouss. Le chat qui aimait les choses qui brillent. Il n'avait pas vu les hommes charrier le pauvre pauvre garçon tentant de le frapper encore.

"Bon, je crois qu'on en a fini avec vous deux ! Prenez du repos, même si vous serez vite remis, j'ai pas que ça à faire de tout le temps m'occuper de vous moi ! J'ai d'autre patients sur le feu, comme on dit dans le métier. "

Au moins, ça avait le mérite d'être clair. Il ne voulait plus les voir. À force de taquinerie, Abel avait sûrement fini par se vexer. C'était que pensait Samuel. Tandis qu'il rangeait ses affaires, il était train de regarder les mouvements du garçon. Par simple curiosité. Il était vrai qu'ils étaient félins, ces mouvements.

"Professeur, si vous avez besoin d'hybrides comme cobayes, vous avez deux beaux spécimens ici ! Bon pas sûr qu'ils vous aident pour vos études de reproduction par contre..."

Samuel pouffait pas très discrètement en voyant les deux brutes qui pensaient sûrement qu'à se battre, il avait sûrement des personnes qui s'intéressait à eux pour autre chose que leur exploi. Et les aimait pour la personne qu'ils sont. Mais ce n'était pas lui. Il voyait ces hommes comme un moyen de voir comment un combat monotype se déroulait.

« Je crois qu'en effet, pour eux, ça semble un peu raté. Mais pour ce qui du combat, tel qu'il ets aujourd'hui, pour revoir la stratégie à adopter pour qu'elle s'adapte aux hybrides. On est toujours dans l'ancien système alors que ça fait presque un siècle qu'il y a eu changement. Sinon pour mes question sur la reproduction... »

Samuel se mit à rougir, c'était plus fort que lui. Il pouvait s'empêcher de se sentir un peu gêné par ce genre de chose qu'il trouvait naturel. Juste qu'il s'imaginait assez mal faire ça sans aimer. Il devait sûrement avoir un moyen de connaître si c'était possible. Il n'allait pas demander à toutes les femmes enceinte de qui elles étaient enceintes. Déjà que les baffes pleuvaient sur son visage.

« Merci d'avoir affirmer une hypothèse. Mes collègues hybrides ont du garder ce secret pour eux. Régénération un peu plus rapide. Car je sais que ces deux gars ont été assez blessé pour figé un humain bien entraîné quelque jours. J'en apprends encore aujourd'hui. Ce monde est empli de secrets. Il est du devoir du prof de les éclaircir un peu tout ce sac de nœud. »

Comme le jeune homme, Samuel se surprenait à se jeter des fleurs. Il fallait bien qu'il se mette un peu en avant. Il avait en quelque sorte suivit le le jeune homme dans son rangement et son prémisse de départ.

« Sinon vous êtes un hybride Miaouss ? Dites-moi si je me trompe.. »

Il y avait une chance qu'il dise cette conclusion et tomber à côté. Mais il s'aidait de son observation et de son savoir presque encyclopédique sur les hybrides.
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MessageSujet: Re: Times to learn   Dim 8 Mai - 18:17
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Abel plia soigneusement sa blouse avant de la mettre dans son sac, suivies de son matériel précédemment éparpillé sur le tapis du dojo. Le jeune infirmier sentait le regard du propriétaire poser sur lui, il aurait mit sa patte à couper qu'il était en train de surveiller le moindre de ses mouvements. Sans doute était-il pressé qu'il s'en aille afin de reprendre les entraînements. Abel aussi souhaitait partir maintenant que son travail était fait, il n'avait aucune raison de s'attarder ici, bien qu'observer les combats n'était pas une chose déplaisante.

Sans doute retournerait-il au Centre Pokémon, au cas où on aurait besoin de lui. En tant que médecin, il avait constamment un biper sur lui que ses collègues faisaient sonner en cas d'urgence. Autant vous dire qu'Abel était parfois appelé à des moments improbables, en pleine nuit ou en pleine douche, les urgences n'attendaient jamais. Quoiqu'il en soit, si aucune urgence n'était annoncée, Abel songeait qu'il aurait aimé passer plus de temps avec ce professeur, dont les études l'intéressait fortement pour le coup. Et pour qu'Abel s'intéresse autant à quelqu'un, il fallait vraiment lui en mettre plein la vue.


- Je crois qu'en effet, pour eux, ça semble un peu raté. Mais pour ce qui du combat, tel qu'il est aujourd'hui, pour revoir la stratégie à adopter pour qu'elle s'adapte aux hybrides. On est toujours dans l'ancien système alors que ça fait presque un siècle qu'il y a eu changement. Sinon pour mes question sur la reproduction...

... Même si les combats d'hybrides et leur stratégie étaient loin d'être son fort. Il avait l'habitude de recevoir des hybrides KO, épuisés, blessés à l'issue de leurs combats, ces-derniers dont il écoutait les moindres détails sans en comprendre le sens. C'est vrai, d'accord c'était impressionnant, mais à quoi bon combattre ? Quelle était l'utilité derrière tout ça ? Il n'en savait strictement rien. En revanche, ce qu'il savait, c'est que ça lui faisait quand même un métier. Alors bon, même s'il ne comprenait pas les combats, il songeait que ce n'était pas si mal tant qu'il y avait des infirmiers comme lui pour ramasser les morceaux à la fin.

Enfin, le rougissement du professeur n'échappa hélas pas à Abel, qui dut réprimer un sourire. Il était gêné de parler reproduction ? Pour le blond, ça semblait normal, voire même naturel au bout du compte. Pas le moins du monde gêné, il était même du genre à faire des allusions au sexe facilement, sans aucune pudeur. Bien sûr, il savait se tenir devant certaines personnes. Mais savoir qu'un Professeur, naturellement plus âgé que lui, était gêné à l'idée d'aborder ce genre de sujets avait de quoi l'amuser un peu.

- Merci d'avoir affirmer une hypothèse. Mes collègues hybrides ont du garder ce secret pour eux. Régénération un peu plus rapide. Car je sais que ces deux gars ont été assez blessé pour figé un humain bien entraîné quelque jours. J'en apprends encore aujourd'hui. Ce monde est empli de secrets. Il est du devoir du prof de les éclaircir un peu tout ce sac de nœud.

Abel hocha la tête en guise d'approbation, jetant son sac sur son épaule. Lui aussi songeait que ce monde était décidément rempli de mystères, même pour un hybride comme lui.

- Je suppose que cette génération doit tenir de ces... Ancêtres. Enfin, elle semble logique quand on y pense. Les hybrides ont beau avoir un corps humain, ils n'en sont pas pour autant, et... Enfin, imaginez quoi ! Les combats seraient quand même vachement plus compliqués sans ça non ?

Le jeune infirmier marqua une pause, avant de reprendre plus calmement :

- C'est... Un peu comme si ces corps étaient fait pour combattre. Ou au moins endurer la douleur plus facilement. lâcha-t-il, songeur. Mais je divague sûrement !

Il secoua simplement la tête et salua les deux combattants, ainsi que le propriétaire des lieux, le tout avant de faire demi-tour en direction de la sortie. D'un signe de la main, il intima le professeur de le suivre. De toute façon, le prochain combat ne serait pas avant une bonne heure. Alors qu'il s'apprêtait à sortir, une simple question de Samuel le fit tomber des nues.

- Sinon vous êtes un hybride Miaouss ? Dites-moi si je me trompe..

Le blond manqua de trébucher sous la surprise. Il lança un regard abasourdi vers le professeur, des étoiles pleins les yeux.

- Ça alors, mais alors ça ! Comment vous avez deviné ?! Vous êtes vraiment un professeur vous, pas de doute possible !

Autant il avait prévu que l'homme se doute de sa vraie nature, autant il n'avait pas imaginé une seule seconde qu'il devine son espèce exacte ! Abel aussi connaissait beaucoup d'espèce, son métier forcément l'y obligeait, et il savait donc de source sûr que des félins, il y en avait un certain nombre ! Le fait que le professeur tape dans le mille du premier coup forçait quand même le respect.

- Eh bien, je vous félicite, je suis un hybride Miaouss en effet. Désolé de ne pas l'avoir dit plus tôt, je ne précise pas vraiment ce genre de chose quand on me rencontre. J'y accorde pas beaucoup d'importance. conclut-il en haussant des épaules.

Sur ces mots, il sortit de la bâtisse et respira un grand bol d'air frais. Il était dans ce dojo depuis très tôt le matin, il n'en pouvait plus. L'intérieur sentait la chaleur, la sueur, et l'odeur du tatami. Même si Safrania ne possédait pas un air des plus purs, ça faisait du bien de respirer un peu.

Le blond se tourna alors vers le professeur, naturellement.

- Vous m'avez proposé de vous poser des questions, et je ne me suis pas gêné. Maintenant, comme vous étudiez les hybrides, vous pouvez également me poser des questions si vous voulez. J'y répondrai avec plaisir !

Le garçon commença à marcher, ses pas traçant naturellement leur route comme à l'heure habitude. Réalisant ce qu'il faisait, il s'arrêta net, puis se tourna vers Samuel.


- Ca vous dérange si on va au Centre Pokémon ? Normalement, je suis sur mes heures de travail là, je peux pas trop aller gambader. Mais on peut toujours discuter là-bas si vous voulez.

Tant qu'aucune urgence ne sonnait à son biper, il pouvait très bien discuter dans le Centre. Le tout était de rester à porter de main du moindre patient, sinon, il était assez libre de faire ce qu'il voulait. De toute manière, ils avaient un peu de trotte à faire, le Centre Pokémon étant situé à l'exacte opposé du Dojo. Restait à savoir si le professeur avait autre chose de prévu.
 
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MessageSujet: Re: Times to learn   Dim 8 Mai - 21:36
Samuel n'était pas infaillible, mais sentir ses mots utile d'une manière ou d'une autre l'avait flatté. Il sentait une fierté grandir en lui. Il aimait cette douce sensation que lui provoquait son savoir apprécier à sa juste valeur. Il avait un peu du mal avec les choses de la vie, car le demander à une dame c'était un peu rentrer dans sa vie privée. Heureusement certaines se vantait assez fort pour qu'il pose des questions ni vu ni connu. Il devrait penser à porter sa blouse plus souvent. Ça le rendait plus sérieux. Même s'il avait retiré, car il avait chaud.

Le jeune homme disait qu'on tenait peut-être trop à nos traditions. Il avait bien fallu tout un temps à la population pour accepter que les hybrides puisse travailler et avoir un salaire. Ce qu'il disait était logique. Il grattait son menton en hochant la tête. Il savait que les combats étaient faits ainsi. Certains humains se battaient bien entre eux pour le simple plaisir. Il devait en être de même pour les gens dans le dojo. Il se disait que cette capacité de soin était là en partie pour ça. C'était fascinant.

« Ça alors, mais alors ça ! Comment vous avez deviné ?! Vous êtes vraiment un professeur vous, pas de doute possible ! »

Samuel rit doucement, il avait juste relier les point entre eux et il était tombé juste. Il aimait bien quand il devinait juste. Il fallait dire que les indices avaient été assez nombreux pour arriver à toute cette déduction. Il gonflais le torse fièrement. Les compliments étaient assez rare pour lui, alors il en profitait. C'était plaisant pour son égo.

« Eh bien, je vous félicite, je suis un hybride Miaouss en effet. Désolé de ne pas l'avoir dit plus tôt, je ne précise pas vraiment ce genre de chose quand on me rencontre. J'y accorde pas beaucoup d'importance. » 

Il secouait simplement la tête, il ne lui en voulait.

« C'est votre choix de garder ça pour vous, mais c'est formidable que vous soyez hybride... »

L'extérieur était plus agréable, au niveaux odeurs. Ok, c'était la ville, mais mieux que transpiration de ces hommes musclés, bien plus que lui-même. Bien qu'il en soit dépourvu. Le prof se défendait pas trop mal. La pollution n'était face à cette odeur concentrée. Il se demandait si les combattants la sentait encore, sûrement que non.

« Vous m'avez proposé de vous poser des questions, et je ne me suis pas gêné. Maintenant, comme vous étudiez les hybrides, vous pouvez également me poser des questions si vous voulez. J'y répondrai avec plaisir ! »

Il souriait à ces mots, il aimait étendre son savoir alors, il était prêt

« Ca vous dérange si on va au Centre Pokémon ? Normalement, je suis sur mes heures de travail là, je peux pas trop aller gambader. Mais on peut toujours discuter là-bas si vous voulez. »

Il pouvait y aller, qu'avait-il perdre, pas grand chose à vrai dire. Ce temps à parler avec Abel était bénéfique non seulement scientifiquement, mais moralement. Ce qui n'était pas rien. Il pouvait être classe aux yeux d'un jeune hybride Miaouss. Il serait le professeur idéal. Parlant avec passion de son domaine. Car c'est ce qui caractérisait Samuel, une grande implication personnelle dans son travail et il s'y plaisait beaucoup. Même s'il avait pas mal la bougeotte pour un chercheur.

« Je ne suis pas contre pour aller dans un centre pokémon, voilà au moins un an que je n'y pas mis les pieds intentionnellement. Je suis ouvert à écouter vos questions. Mais sachez ce que je dis n'est pas parole d'Arceus. Certaines choses ont été vérifiés, là je pourrait citer des exemple très concrets. Je préfère aussi que vous compreniez Abel. Donc, je vais tenter de pas emprunter du jargon professionnel, sauf peut-être du domaine médical. Vous en savez bien plus que moi dans ce cas. »

Samuel flattait un peu le garçon, parce que lui aussi se faisait brosser dans le sens du poil par le jeune homme. Il marchait en sa compagnie. Et vraiment voir que personne ne le regardait avec des yeux méchants, c'était apaisants. Il fallait dire que tu avais un sujet devant toi. Bien que ce garçon était quoi un collègue, pas tout à fait... Un ami ? Non, pas encore, c'était trop tôt et trop précipité. Il sourit. Tenant son épée d'une main, l'arme était toujours là. Tant mieux. Sans elle, il sentait un peu comme nu. Une sensation bien ridicule, mais justifié par son habitude de l'avoir sur lui quotidiennement.
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MessageSujet: Re: Times to learn   Mar 10 Mai - 20:36
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- C'est votre choix de garder ça pour vous, mais c'est formidable que vous soyez hybride...

Marchant d'un pas décidé en direction du centre Pokémon, Abel se repassait cette phrase dans sa tête, sans en saisir le réel sens. Le point de vue du professeur n'était, de toute évidence, pas très objectif. Mais c'était normal, le jeune homme avait l'habitude de ce genre de discours, quand bien même il ne les comprenait jamais. Devait-il saisir cette occasion pour en parler avec ce professeur ? En débattre avec un connaisseur en la matière ne pouvait être que bénéfique. Et, à vrai dire, cette envie lui brûlait les lèvres et le consumait de l'intérieur.

L'infirmier avait peu de gens avec qui avoir ce genre de discussion, et avoir ce professeur dans ses connaissances était une aubaine en réalité. S'il ne se trompait pas, il était natif de Kantô et y vivait, bien qu'il ignorait s'il vivait directement à Safrania où ailleurs. Tout ça pour dire qu'Abel comptait bien rester en contact avec Samuel quoiqu'il en coûte : c'était bien trop agréable de pouvoir discuter de ce genre de choses avec quelqu'un.

- Je ne suis pas contre pour aller dans un centre pokémon, voilà au moins un an que je n'y pas mis les pieds intentionnellement. Je suis ouvert à écouter vos questions. Mais sachez ce que je dis n'est pas parole d'Arceus. Certaines choses ont été vérifiés, là je pourrait citer des exemple très concrets. Je préfère aussi que vous compreniez Abel. Donc, je vais tenter de pas emprunter du jargon professionnel, sauf peut-être du domaine médical. Vous en savez bien plus que moi dans ce cas.

Abel sourit en hochant simplement la tête. C'était attentionné de sa part, mais peut-être Samuel était-il un habitué de la vulgarisation scientifique. Tout le monde n'avait pas accès à une certaine forme de connaissance, sans pour autant être le dernier des idiots. Abel était assez curieux pour savoir pas mal de choses, ses études de médecines l'avaient amené à aborder des thèmes scientifiques spécifiques, et il avait fini par apprendre le vocabulaire de domaines différents du sien. Néanmoins, il ne serait jamais un expert, et beaucoup de choses lui échappaient encore. Disons qu'il avait simplement les bases, le minimum nécessaire.

Et puis, qu'il fasse allusion aux théories non-vérifiées le fit frémir. Il ne pouvait s'empêcher que cela avait du charme, ces recherches, ces idées, ces questions sans réponses mais dont certains Hommes, hommes avec un grand H, s'acharnaient à chercher la réponse, quitte à y passer leur vie. Le monde de la recherche avait décidément quelque chose de fascinant. Et en tant que petit infirmier en Centre Pokémon, Abel se montrait parfois ambitieux, et s'imaginait découvrir des secrets incroyables sur les hybrides rien qu'en les côtoyant d'aussi près. Peut-être y avait-il des choses qu'il savait sur lui-même sans que les chercheurs ne sachent. Quoique, il avait plutôt l'impression de ne pas se connaître assez, et sans doute ces fameux chercheurs en savaient plus sur lui qu'Abel en personne. Il venait quand même de découvrir que les humains pouvaient faire des hybrides, c'était pas rien. Ce qui l'amena justement à un certaine question.

- Dites-moi, puisque les humains peuvent donner naissance aux hybrides, apparemment... Est-ce que l'inverse marche aussi ? Je connais pas vraiment d'hybrides ayant donné naissance à des enfants, je n'en côtoie pas et je n'y ai jamais vraiment réfléchi avant. Mais du coup, tant qu'on y est, est-ce que des hybrides peuvent donner naissance à des humains ?

Tout était une question de gène et de chromosomes après tout. Si le gène qui définissait à la naissance si un être était hybride ou non était comme celui qui définissait la couleur des yeux, alors ce n'était qu'une question de statistique pour savoir si un enfant naîtrait hybride ou humain. Et alors, il serait presque possible à l'aide d'une modification génétique de choisir avant la naissance la nature de son futur bébé.

Cette idée lui donna froid dans le dos et le fit réaliser à quel point l'avancée scientifique était aussi bénéfique que dangereuse pour la société.

Car on pouvait bien dire ce qu'on voulait sur l'égalité entre hybride et humain, on ne pouvait nier la présence de cette discrimination se basant sur la nature d'une personne. Des hybrides rejetés ou des humains lynchés, il y avait son quota de violence dans les deux camps. On parlait d'égalité, mais on voulait établir une hiérarchie entre des soi-disant races. Des humains purs, des hybrides surnaturels, c'était à qui se vendait le mieux. Mais ça, ça n'était que dans le pire des cas.

Dans le meilleur, on avait le droit à une admiration mutuelle. Abel avait l'habitude de faire face à ce fameux émerveillement qu'il déclenchait chez certains humains quand il avouait être hybride. Puis cette incompréhension quand il déclarait qu'il ne mettait pas trop en avant cette nature presque bestiale. Car il n'y avait pas d'autre mot : Abel était un être bestial, tout du moins en partie.

- J'aurais une autre question, d'ordre un peu plus... Personnel. Il se racla la gorge, plus pour se donner contenance qu'autre chose. - D'où vous viens cette fascination des hybrides ? C'est dur de comprendre pourquoi les humains s'intéressent à nous d'aussi près, tout âge confondu, alors qu'on se considère comme... Normaux ?

Il laissa sa phrase en suspend. C'était quoi être normal après tout ? Être un humain sans sous-espèce définie ? Il avait une part humain et une part animal donc il était moins normal ? Il ne comprenait pas trop, à vrai dire, et pourtant il y mettait du sien.

- J'ai tendance à penser que les humains ont la belle vie. Ils sont libre d'être ce qu'ils veulent, ont une égalité mieux définie chez eux. Vous avez pleins de choses à apprendre de vous-même. Et je me pose pleins de questions sur vous aussi !

Une main vint se promener dans ses cheveux blonds, signe que son cerveau tournait à grande vitesse.

- Tenez, pourquoi vous vous n'arrivez pas à faire ça ?

Tout aussi souplement que gracieusement, il s'élança dans une souplesse avant, suivie d'une roue et d'un salto et une autre souplesse, ses jambes allant et venant du sol vers le ciel, et à nouveau au sol. Un enchaînement digne d'un spectacle de gymnastique qui avait été réalisé à une vitesse surhumaine. Le petit spectacle ne s'arrêtait pas là, puisque avec tout autant d'agilité le jeune homme avait escaladé un simple lampadaire pour bondir sur une gouttière et grimper ainsi sur un balcon un peu plus haut. Aucun effort pour le jeune homme, ses attributs de Miaouss s'étaient d'ailleurs révélés naturellement au début de ses quelques mouvements, sans doute agir ainsi avait réveillé ses instinct primitifs, comme un chat en chasse.

Abel avait une allure désormais tout à fait féline. Ses oreilles noires à découvert dans ses cheveux totalement ébouriffés par ses acrobaties, sa queue beige qui glissait hors de son t-shirt et ondulait allègrement dans son dos, ses griffes, ses crocs, et... Et ce regard. Ce regard perçant, ce regard de félin qui n'avait plus rien d'humain, puisqu'il ne présentait plus que deux fentes à la place des pupilles, lui donnant une vision du monde si différente. Il était un fauve.

- Pourquoi les humains ne peuvent pas ? On a beau dire que nous sommes aussi humains, c'est faux. On est comme des versions primitives de vous. Alors qu'est-ce que vous êtes, vous, au final ?

La question devait sonner idiote et singulière aux oreilles d'un humain, mais pour Abel, elle avait tout son sens. Et pour lui, la question de savoir ce qu'était un hybride comme lui ne sonnait pas spécialement pertinente.

N'arrivaient-ils pas à un débat stérile, au bout du compte ?

 
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MessageSujet: Re: Times to learn   Mar 10 Mai - 22:36
Samuel avait été quelqu'un de très observateur, toute sa vie durant. Il ratait certaines choses, il n'était infaillible. Mais c'était quelqu'un d'assez attentif à l'autre. Malgré qu'il est du genre à faire ses recherches et rien penser d'autres. Tellement des questions sous-jacente venait quand sa matière grise fonctionnait à plein régime. Ce qui était le cas assez régulièrement, pour ne pas dire tout le temps. Il avait des moments, où il se reposait, histoire de laisser toutes ces questions et y revenir plus tard. Les idées mises en place. Il avançait des choses. Vu que Arceus avait donné une apparence humaines à toutes ces créatures nommées autrefois pokémons. Ils se nommaient hybrides, maintenant. Pas totalement humain, comme pour marquer une limite que peu s'amusaient à franchir. Les mélanges d'hybride étaient plus fréquents que l'amour humain et hybride. Coincé dans ce temps qui n'était plus le leur.

« Dites-moi, puisque les humains peuvent donner naissance aux hybrides, apparemment... Est-ce que l'inverse marche aussi ? Je connais pas vraiment d'hybrides ayant donné naissance à des enfants, je n'en côtoie pas et je n'y ai jamais vraiment réfléchi avant. Mais du coup, tant qu'on y est, est-ce que des hybrides peuvent donner naissance à des humains ? »

La question était pertinente, si l'inverse était possible... Si une hybride donnait naissance à un enfant sans pouvoir, simple humain, par les nombreux croisement avec les humains dans les génération. Il était trop tôt encore pour que ce genre de choses arrivent. Mais cette hypothèse méritait qu'on s'y intéresse, vraiment. Samuel avait vraiment de quoi réfléchir pour les prochaines semaines, avant de trouver un autre sujet tout aussi intéressant, ne délaissant pas celui-ci. Mais le gardant dans un coin de sa tête.

« J'aurais une autre question, d'ordre un peu plus... Personnel. »

Samuel craignait le pire, il fallait dire que ce n'était pas commun qu'on lui demande quelque chose de personnel. Mais il devait être un bon interlocuteur pour Abel. Il lui avait donné des pistes pour progresser dans ses recherches. Ça valait tout l'or du monde.

« D'où vous viens cette fascination des hybrides ? C'est dur de comprendre pourquoi les humains s'intéressent à nous d'aussi près, tout âge confondu, alors qu'on se considère comme... Normaux ? »

Là, il ne s'y attendait pas vraiment, étais-ce mal d'aimer étudier ce corps différent, ces pouvoirs ce qui avait comme conséquences sur le corps. Ils ne pouvaient pas nier être différents des simples humains. Mais serais-ce une manière de les rabaisser. Jamais, Le jeune prof n'avait voulu ça. Il s'en voulait un peu. Il n'avait pas voulu blesser Abel, ni Eve, ni aucun hybride qu'il avait pu croisé.

« J'ai tendance à penser que les humains ont la belle vie. Ils sont libre d'être ce qu'ils veulent, ont une égalité mieux définie chez eux. Vous avez pleins de choses à apprendre de vous-même. Et je me pose pleins de questions sur vous aussi ! »

Il savait pas quoi dire, Sauel avait la sensation qu'on le poignardait. Ça faisait mal. La vérité. C'était toujours douloureux. Mais c'est avec elle qu'il avançait. Il n'allait pas déprimer pour si peu, c'était mal le connaître. Mais le jeune homme n'avait pas fini de le surprendre.

« Tenez, pourquoi vous vous n'arrivez pas à faire ça ? »

Il sautait avec élégance sur le toit. Comme si de rien n'était. Le prof était pas jaloux, juste impressionné. Pour lui, ça devait être ordinaire. Ça ne l'était pas à tes yeux. Qu'importe ce qu'il allait dire ou faire. Il était sûrement amer, Abel. De la nature humaine du scientifique. Il n'en pouvait pas grand chose en fin de compte.

« Pourquoi les humains ne peuvent pas ? On a beau dire que nous sommes aussi humains, c'est faux. On est comme des versions primitives de vous. Alors qu'est-ce que vous êtes, vous, au final ? »

« Bien, je vois, les humains ont des limites, certains pourrait faire certaines choses que vous avez faites, Abel. Vous êtes en partie humain, pour effacé une inégalité, encore plus forte que celle en place à ce jour. Celle prônée par Chronos et ses fervents suiveurs. Après comme je pars du principe que j'étudie les vôtres, des scientifique humains étudient les humains depuis que l'homme existe. Je ne suis spécialisé en ça. Je me suis toujours intéressé à ce qui nous différencie. J'aimerai savoir comme vous si les hybrides peuvent donner naissance à des humains. Peut-être pas tout de suite, si on suit la logique génétique... »

Il marquait une pause là, il était sérieux, comme jamais. Il n'avait pas l'occasion de l'être souvent en présence de quelqu'un qui contre-disait ces mots. Lui prouvait qu'il s'y prenait mal. Il lâchait un soupir. Il sentait un poids sur ses épaules. Il devait assumer le pêchés des humains. Il savait qu'il devrait se confronter à ça un jour. Mais aujourd'hui. Tout était différent. Il avait voullu un ami pour parler de ces choses, et pensait l'avoir trouver, peut-être qu'il s'était trop précipité.

« Fascination, c'est une chose que je ne peux nier, elle fait partie de mon être. Je suis une personne qui a toujours été tournée vers la science, la recherche. Les humains ne m'apportait pas le défi que vous me poser. Ne croyez pas que je sais rien de ma propre espèce, ça serait me dire que je suis qu'un idiot de rêveur. Je peux pas faire vos acrobaties. Mais j'ai quelque chose que les autres n'ont pas. Un certain degré de recul. L'être humain ou l’hybride se pose des questions. Je suis désolé de vous décevoir Abel, vraiment. »

Il marchait toujours en sa compagnie, mais peut-être n'était-il plus le bienvenu, certains de ces mots avaient été teinté de sa douleur intense. Il savait que Abel était fier, c'était un homme avec un égo. Il s'était peut-être trompé dans la façon de parler. Il savait plus rien. Il serrait son épée, ce qu'il pouvait être idiot, bon sang. Il se maudissait, parce qu'il avait voulu faire le fier. Et ça lui avait plaisir, beaucoup plus qu'il l'imaginait.
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MessageSujet: Re: Times to learn   Sam 14 Mai - 1:52
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Abel avait toujours été, d'aussi loin qu'il se souvienne, quelqu'un de particulièrement maladroit. Autant dans ses paroles que dans ses mouvement, il avait ce quelque chose qui faisait qu'il parvenait, en un seul mot dit ou un seul geste fait, tout foutre en l'air. C'était bien sûr totalement involontaire, parfois même inconscient, mais malgré toute la bonne volonté qu'il pouvait mettre, il n'avait jamais réussi à vaincre cette maladresse. Une maladresse plutôt étrange venant d'un hybride Miaouss, les hybrides chats étant réputés pour leur agilité.

Lui, n'était agile ni avec sa parole, ni avec son attitude, et il lui arrivait facilement de faire une bourde en parlant, ou de casser des objets. En l’occurrence, là, il s'était laissé emporter par son discours et n'avait pas très bien manié ses mots, à tel point que Samuel, en contre-bas, avait adopté un air grave, et semblait dans une attitude bien moins joviale que quelques minutes plus tôt.

Abel était-il allé trop loin ? Il n'avait pas une seule fois pensé à mal en débitant ces paroles, sa pensée s'était juste égarée un peu loin et avait laissé sous-entendre quelques accusations. Les humains étaient loin d'être irréprochables, mais jamais l'infirmier n'aurait osé les insulter d'une quelconque manière, ni même pointer du doigt leurs défauts -et pourtant, Arceus savait qu'ils étaient nombreux-. Au contraire, il les admirait d'une manière peu commune, et voyait leur mode de vie comme un modèle. Mais sa maladresse habituelle ne l'avait pas épargné lorsqu'il avait voulu exprimer cette admiration, et il avait fini par avoir l'air amer, presque haineux. Peut-être les avait-il jalousé fut un temps, étant plus jeune, mais ça n'était plus le cas. Là, il les aimait, profondément même.


- Bien, je vois, les humains ont des limites, certains pourrait faire certaines choses que vous avez faites, Abel. Vous êtes en partie humain, pour effacé une inégalité, encore plus forte que celle en place à ce jour. Celle prônée par Chronos et ses fervents suiveurs. Après comme je pars du principe que j'étudie les vôtres, des scientifique humains étudient les humains depuis que l'homme existe. Je ne suis spécialisé en ça. Je me suis toujours intéressé à ce qui nous différencie. J'aimerai savoir comme vous si les hybrides peuvent donner naissance à des humains. Peut-être pas tout de suite, si on suit la logique génétique...

Abel se tenait en équilibre sur la rambarde du balcon d'un air distrait, filtrant les paroles du professeur dans son esprit. Il ne comprenait pas tout, comme toujours. L'esprit d'Abel était comme un grand mécanisme auquel il manquait certains rouages pour comprendre le monde, mais aussi comprendre ce qui pouvait se passer autour de lui. Et les personnes comme Samuel étaient justement ceux qui lui permettaient d'obtenir de nouveaux rouages, en quelques phrases échangées.

Alors lorsque le nouveau rouage s'installait, son mécanisme redémarrait et un nouveau fil de pensée venait à son esprit.

Oui, ça semblait évident, en suivant la génétique... Mais ce gène qui déterminait la nature de l'être vivant à naître était-il exploitable ? Abel craignait de connaître la réponse. Tant pis, il garderait cette question un peu fantasque pour plus tard. Ou pour jamais.

Le blond baissa les yeux vers Samuel lorsqu'il l'entendit soupirer. L'avait-il contrarié ? Il avait voulu lancer un débat, débat qui lui semblait d'une importance assez conséquente, mais la tournure de ses phrases n'avaient peut-être pas été bonnes. Il n'en savait trop rien, Abel n'était ni professeur, ni orateur, simple infirmier en centre Pokémon. Il n'avait pas l'habitude des grands discours de ce genre.

- Fascination, c'est une chose que je ne peux nier, elle fait partie de mon être. Je suis une personne qui a toujours été tournée vers la science, la recherche. Les humains ne m'apportait pas le défi que vous me poser. Ne croyez pas que je sais rien de ma propre espèce, ça serait me dire que je suis qu'un idiot de rêveur. Je peux pas faire vos acrobaties. Mais j'ai quelque chose que les autres n'ont pas. Un certain degré de recul. L'être humain ou l’hybride se pose des questions. Je suis désolé de vous décevoir Abel, vraiment. 

Les oreilles baissées de l'hybride indiquèrent qu'il était finalement le plus contrarié des deux. Non, non, non et non, ce n'était pas ce qu'il avait voulu provoquer chez le scientifique. Créer un débat, pourquoi pas, mais pas qu'il se sente coupable ou quoique ce soit d'autre. Ces questions étaient très sérieuses pour le jeune homme, et voir qu'il ne pouvait obtenir de réponse sans provoquer de malaise lui fit un pincement au cœur. Tant pis, sans doute était-ce trop tôt. L'humanité et les pokémons se remettaient tout juste de ses plaies encore ouverte. C'était déplacé de vouloir précipiter les choses vers une idée d'égalité de pensée inter-espèces. Et peut-être un peu utopique, aussi.

Gracieusement, Abel descendit de son perchoir en retombant avec légèreté sur ses deux pieds. Il vint vers, Samuel, calmement, droit comme un i, mais le visage peint d'une expression particulièrement dure, qui ne lui allait décidément pas.

- Je vous pardonne. À une condition.

Le blond laissa volontairement une certaine tension s'installer, avant de déclarer :

- Que vous me donniez votre épée.

Un ange passa.

- MAIS NON, je plaisante ! En vérité, pas la peine de vous excuser pour quoique ce soit, j'ai du vous prendre de court avec mes questions bizarres ! Et puis, j'ai été un peu déplacé, il faut l'admettre.

Il rit de bon cœur en donnant des coups de coude dans les côtés du professeur. Là pour être déplacé, il l'était, quand bien même il ne se rendait pas toujours compte des gestes qu'il avait envers les autres. Il appréciait être familier avec n'importe qui, considérer quiconque comme son égal.

- Bon, je me suis un peu emporté, reprenons la route, le Centre Pokémon est encore à quelques pas ! conclut-il joyeusement en donnant une tape dans le dos de Samuel.

Abel avait souvent l'air de passer vite à autre chose, quand bien même il lui arrivait de penser à certaines discussions interrompues pendant plusieurs heures. Il n'en avait pas fini avec le professeur, mais il tenait à balayer ce malaise qu'il avait provoqué inconsciemment, et qu'ils discutent normalement.

L'infirmier reprit la route, voyant le Centre et son toit rouge se rapprocher. Il en profita pour glisser malicieusement, reprenant le sujet l'air de rien :

- Cependant, je dois vous contredire sur un point : les humains n'ont pas de limites. Je le sais, car c'est ce qui me plaît le plus chez vous ! En dépit de vos faiblesses, vous êtes parvenus à vous imposer au fil de l'histoire, à parer les problèmes que la nature vous causait. Pas toujours de la bonne façon, mais vous y êtes arrivés. Lorsque vous avez besoin de quelque chose, vous faites tout pour l'avoir, quitte à le faire vous même. Vous êtes persévérants je trouve et, sans ça, vous seriez déjà éteints.

Sans plus de formalités, Abel amorça les derniers pas vers le Centre et vit les portes coulissantes s'ouvrir immédiatement devant lui.

- Vous voulez voir où je travaille ? Enfin, je suis sûr que vous avez déjà vu des Centres Pokémons, mais celui-là reste le meilleur...

Il marqua une pause.

- ... Parce que j'y travaille !

Un rire fier et un peu pompeux s'échappa une nouvelle fois de la gorge de l'infirmier dont les chevilles allaient tellement enfler qu'il ne pourrait plus marcher. À vrai dire, quand bien même il plaisantait, il était difficile parfois de savoir si Abel était sérieux ou pas. Mais bon, c'était ce qui faisait son charme. Peut-être.
 
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MessageSujet: Re: Times to learn   Lun 16 Mai - 8:56
Samuel pouvait dire un tas de choses, surtout quand il s'y mettait, ce qui n'était pas du tout évident. Parce que il avait tendance à tout ramener à la science, celle qui régissait sa vie, son existence et surtout ses choix. Il n'en avait aucune honte. Pourtant ses paroles pouvaient blesser. Le garçon était descendu de son perchoir. Il avait un visage qui renvoyait rien de chaleureux. Le prof avait-il été trop loin dans ses justifications ? Peut-être.

« Je vous pardonne. À une condition. »

Il écoutait attentivement la suite, retenant son souffle. Il s'attendait au pire comme au meilleur, après tout il avait été l'esclave d'une jeune hybride...

« Que vous me donniez votre épée. »

Moment de bug pour Samuel, son épée... Il la serrait, il ne voulait pas la perdre. C'était la sienne, celle qu'il avait acheté par pur caprice. Le scientifique restait là à se demander jusqu'où il était prêt à aller pour se faire pardonner. Son arme, sa compagne durant ses voyages. Celle qui permettait de se défendre. Il ne pouvait pas lui donner. Bien que sa verve lui manquerait. Ce garçon avait accepté le côté un peu fou de son être. Il était en train de se morfondre quand il entendait le jeune homme revenir sur ces paroles.

« MAIS NON, je plaisante ! En vérité, pas la peine de vous excuser pour quoique ce soit, j'ai du vous prendre de court avec mes questions bizarres ! Et puis, j'ai été un peu déplacé, il faut l'admettre. »

A ces mots, il recevait un coup de coude qui coupait son souffle, heureusement que le scientifique n'était pas frêle. Il avait très bien encaisser ce dernier. Comme le prof n'avait pas eu beaucoup d'amis, même lorsqu'il étudiait, il avait un peu de mal à comprendre le geste. Bien qu'il connaissait la théorie comme quoi ça rapprochait. Ça faisait surtout un peu mal.  

« Bon, je me suis un peu emporté, reprenons la route, le Centre Pokémon est encore à quelques pas ! »

Samuel rassuré, rit un peu. Ils avaient passé un peu ce malaise où lui s'en voulait, ils avaient tous les deux leurs tords.

« Je me suis pas mal emporté, je suis humain et j'ai envié les vôtres un peu stupidement. Je vous suis toujours. »

Il avait beau savoir des choses, il était un peu crétin d'une certaine façon. Il aimait décidément cette rencontre, pleines d'enseignements pour lui. L'être humain, d'autres hybrides en voulait sûrement aux humains. Alors que le jeune homme glissait, le scientifique lui regardait le centre pokémon tout proche. L'infirmière ne pouvait pas le virer, vu qu'il était avec l'un d'entre eux. C'était pratique.


« Cependant, je dois vous contredire sur un point : les humains n'ont pas de limites. Je le sais, car c'est ce qui me plaît le plus chez vous ! En dépit de vos faiblesses, vous êtes parvenus à vous imposer au fil de l'histoire, à parer les problèmes que la nature vous causait. Pas toujours de la bonne façon, mais vous y êtes arrivés. Lorsque vous avez besoin de quelque chose, vous faites tout pour l'avoir, quitte à le faire vous même. Vous êtes persévérants je trouve et, sans ça, vous seriez déjà éteints. »

Samuel souriait, il savait que l'humain pouvait faire des choses, il ne le niait pas. Juste que l'homme avait appris à sublimer ses limites, les rendant floues. Presque inexistante pour un regard extérieur. Pourtant elles étaient là. Et ça, le prof le savait. Les portes coulissantes s'ouvrait à lui. Il arrivait à son tour dans la bâtisse, regardant les hybrides autour de lui. De quoi rendre le jeune scientifique heureux. Un peu distrait il sursautait à la reprise de parole de son interlocuteur.

« Vous voulez voir où je travaille ? Enfin, je suis sûr que vous avez déjà vu des Centres Pokémons, mais celui-là reste le meilleur...  »

Il riait, sentant la suite arriver grosse comme un immeuble de vingt étage. Il l'attendait pourtant. Cette suite.

«  ... Parce que j'y travaille ! »

Il en était sûr. Il étouffait son rire qui s'amplifiait au fur et à mesure de son hilarité. Ce garçon ne perdais pas le nord. Il était dans un centre, alors, il reprenait son souffle, il avait plus ris comme ça depuis des années. Il avait même du mal à se souvenir de son dernier fou-rire. Trop sérieux peut-être.

« Je n'en doute pas une seconde, Abel, je n'en doute pas. Persévérance, c'est un pouvoir typiquement humain. Celui d'outre-passer ses limites pour les rendre inutiles. Toujours aller plus loin c'est qui fait de nous des créatures évolués. C'est pour palier à cette faiblesse qu'on as, que l'humanité s'est imposé en leader. Mais soit. Faites-moi visiter. J'avoue qu'à d'autres moment je serai sûrement déjà mis dehors... »

Il se grattait l'arrière du crâne. Il savait que c'était un risque. Parce qu'il aimait être poussé dans ses retranchements. Bien qu'il s'en voulait pour s'être emporté, le garçon ne lui en voulait pas. Ce qui suffisait d'allumer le feu en lui. Ce brasier que l'on nommait amitié. Sans trop oser y croire. Une personne qui le voyait pas maladroit, pervers ou incroyablement timide. Juste une scientifique avec ces connaissances. Il devait pas laisser les siens tombés pour ses sujets d'études, ils étaient important à leur manière. Toujours à se glisser dans cet univers qui les regardait pas tant que ça. Les hybrides le pouvaient aussi à présent. Sinon il n'y aurait pas Avalon, la team opposé à Chronos.

« Un infirmier bien efficace, je suis sûr que les centres envie celui-ci. Vous abritez encore les dresseurs, je suppose.  Parfois des gamins irresponsable, heureusement que les hybrides ont le droit à la parole. Ils peuvent lui dire à quel point c'est un imbécile. Arceus a peut-être créer un bordel sans nom, mais lui, on serait pas là parler tranquillement, j'avoue que votre discussion me manquerait. »

Il notait dans un coin de son esprit ce qui se passait sous ses yeux, ne ratant pas une miette du spectacle. Les plaies qui se soignent, comme l'avait dit l'infirmier. Les hybrides comme humain qui s'entraidaient à panser leurs blessures, c'était beau. Il voulait en savoir plus sur cet univers. Abel était une belle porte d'entrée. Un univers différent du sien.

« Si vous passez par Bourg Palette, je vous ferai visiter mon laboratoire en retour de votre service. »
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MessageSujet: Re: Times to learn   Mar 24 Mai - 23:31
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Entendre le rire de son nouvel ami professeur, si sage jusqu'à lors, avait quelque chose de définitivement grisant d'après Abel. Faire rire les autres était quelque chose qui avait toujours réussi à la maintenir de bonne humeur, à lui donner la pêche d'une certaine manière. Il était déjà quelqu'un de naturellement énergique lorsqu'il avait quelque chose à faire (Sinon, il dormait, remettant en cause ce fameux trait « énergique »). Être entouré de personnes souriantes et riant aux éclats pouvait presque influer sur son humeur générale pour toute une journée. Cette forme d'extraversion était une force dont Abel avait su tirer profit depuis bien longtemps, surtout dans un métier comme le sien, qui n'était pas toujours très joyeux.

Quoiqu'il en soit, le rire d'Abel était communicatif visiblement, et les deux jeunes hommes rirent ensemble, quoique Samuel sembla prit d'un fou rire semblait-il. Le blond l'observa gentiment se remettre de ses émotions, un rictus amusé collé aux lèvres, heureux de voir un visage qu'il ne s'était pas attendu à voir de la part du professeur, qui paraissait si sérieux.

- Je n'en doute pas une seconde, Abel, je n'en doute pas. Persévérance, c'est un pouvoir typiquement humain. Celui d'outre-passer ses limites pour les rendre inutiles. Toujours aller plus loin c'est qui fait de nous des créatures évolués. C'est pour palier à cette faiblesse qu'on as, que l'humanité s'est imposé en leader. Mais soit. Faites-moi visiter. J'avoue qu'à d'autres moment je serai sûrement déjà mis dehors...

L'hybride accompagna le discours de Samuel de quelques hochements de têtes, avant de prendre un air surprit, puis finalement d'éclater de rire. Être mit dehors ? Lui ?

- Comment un professeur de votre envergure pourrait être mit dehors d'un tel endroit ! À moins d'aller draguer les infirmières – ou les infirmiers ! - (il fit un petit clin d'oeil, ponctué d'un ricanement, signe qu'il ne faisait que taquiner son interlocuteur) Vous ne risquez pas grand chose. Surtout avec moi, haha !

Comme pour se donner de l'assurance, le blondinet se frappa le torse bruyamment, sous les regards tantôt amusés, tantôt gênés des personnes aux alentours. Il n'y faisait pas vraiment attention, car l'avis de pauvres inconnus ne l'intéressaient pas et que, après tout, il était dans son Centre et pouvait bien faire ce qu'il voulait !

- Un infirmier bien efficace, je suis sûr que les centres envie celui-ci. Vous abritez encore les dresseurs, je suppose.  Parfois des gamins irresponsable, heureusement que les hybrides ont le droit à la parole. Ils peuvent lui dire à quel point c'est un imbécile. Arceus a peut-être créer un bordel sans nom, mais sans lui, on serait pas là parler tranquillement, j'avoue que votre discussion me manquerait.

Abel ne put s'empêcher de se sentir extrêmement flatté, ce qui n'était jamais très bon signe. Son ego était comme un ballon de baudruche que chaque personne gonflait un peu plus à chaque compliment lancé. Pour le coup, Samuel devait avoir beaucoup de souffle pour faire gonfler son ego à ce point, avec autant de compliments lâchés en un discours. L'infirmier qui, malgré tout ce qu'on pourrait penser, connaissait le concept de modestie se gratta la nuque d'un air faussement gêné. Ô grand jamais le blond n'avait ressentit le moindre malaise face à tant d'éloges, mais il savait qu'il était coutume d'être modeste et de ne pas s'arracher les compliments des autres sous peine d'être impoli, de ne pas être civilisé, ou tout simplement d'être un parfait connard, pour dire les choses plus simplement. Abel n'était pas un connard -enfin, il ne pensait pas en être un, et ceux qui pensaient le contraire étaient les vrais connards donc- il était juste poli, et se pliait un peu aux règles non-officielles d'une société établit sur l'hypocrisie.

- Haha, vous me touchez Samuel, mais vous exagérez... Je ne suis pas SI efficace que ça, je fais de mon mieux. Et puis les autres centres ne m'envient probablement pas... Ou peut-être un peu... ajouta-t-il tout bas, avant d'enchaîner comme si de rien n'était. C'est tellement étrange de se dire que, né à une autre époque, je n'aurais jamais pu réellement discuter avec qui que ce soit. Arceus aurait pu au moins donner la parole aux pokémons à leur première création, peut-être que ça aurait évité des ennuis ? Si ça se trouve, certains parlaient, et on le sait même pas... Un miaouss qui parle, par exemple ! Vous pensez que ça existait ?

Il lâcha un ricanement plutôt innocent, donnant l'impression d'un enfant qui s'imaginait des théories farfelues sur son propre monde, sa propre existence. Abel était loin d'être ignorant, mais il se disait toujours que rien ne pouvait être aussi simple que ça le paraissait. Tout était beaucoup plus complexe que ces banals à-priori inculqués,  la science lui avait apprit tout ça. Celui qui pensait que la science lui apprendrait toutes les vérités de l'univers était un idiot.

Quoiqu'il en soit, Abel hésitait à faire visiter les lieux, comme s'il craignait que son hôte s'ennuie profondément, ayant accepté l'idée par simple courtoisie. L'hôpital n'était pas un lieu toujours très joyeux, et en tant que Professeur, peut-être l'avait-il déjà côtoyé ?

Il suffit pourtant d'une phrase pour lui faire envoler tous ses doutes.

- Si vous passez par Bourg Palette, je vous ferai visiter mon laboratoire en retour de votre service. 

Le sang d'Abel ne fit qu'un tour : visiter le laboratoire d'un professeur, le rêve ! Le jeune homme observait désormais le plus vieux avec des étoiles dans les yeux. Sans plus de formalités, il le tira par le bras afin de l'embarquer au plus profond du centre.

Avec une rapidité déconcertante, le jeune homme le fit traverser des couloirs, lui montra des machines pour le moins étonnantes, des lieux aussi banals que pouvait être le placard à balais. Le tout, avec des descriptions détaillées, à la Abel quoi.

- Par là, c'est un secteur de remise en forme, et de ce côté, c'est pour les soins légers, comme les plaies, les brûlures légères, ce genre de choses... Pour les urgences, le Centre est relié au Complexe Hospitalier plus gros, qui gère les très, très gros bobos, et les maladies plus graves aussi !

Finalement, Abel arbora un air mystérieux et emmena Samuel dans une dernière pièce plongée dans le noir. Le jeune homme incita le professeur à entrer et, lorsque la lumière du jour entra suite à l'ouverture des volets, on put reconnaître un cabinet tout ce qu'il y avait plus de normal. Il était comme tous les autres, et pourtant, il était très différent.

- Et voilà MON lieu de travail ! conclut-il en s'affalant sur la chaise derrière le bureau, fier de montrer son cabinet ridicule à quelqu'un. - Regardez, y'a même une plaque avec mon nom !

En effet, sur le bureau trônait fièrement un petit écriteau doré sur lequel on pouvait lire « Abel R. Mestres ». Cela avait été le premier vrai accomplissement d'Abel d'avoir cette petite plaque, quand bien même ça ne semblait pas être grand chose. Restait à savoir si Samuel apprécierait son engouement pour une chose aussi insignifiante qu'un nom et prénom sur un bout de plastique.

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MessageSujet: Re: Times to learn   Mer 25 Mai - 18:08
Samuel était d'excellente humeur, presque rien ne pourrait entachée cette dernière. Pas même les paroles maladroites du jeune hybride. Parler comme à un égal était quelque chose de beau. Il ne voulait pas le gâcher avec son obsession du savoir. Mais bon.

« Comment un professeur de votre envergure pourrait être mit dehors d'un tel endroit ! À moins d'aller draguer les infirmières – ou les infirmiers ! - (il fit un petit clin d'oeil, ponctué d'un ricanement, signe qu'il ne faisait que taquiner son interlocuteur) Vous ne risquez pas grand chose. Surtout avec moi, haha ! » 

Samuel savait que ce garçon avait beaucoup de confiance, ça ne serait pas lui qui l'écraserait ou du moins intentionnellement. Le scientifique que les personnes se blessaient, c'était inévitable. Il n'était pas complètement débile. Loin de là. Il savait que ce garçon était sincère. Cela suffisait pour que ces compliments sortent d'eux-même.

« Haha, vous me touchez Samuel, mais vous exagérez... Je ne suis pas SI efficace que ça, je fais de mon mieux. Et puis les autres centres ne m'envient probablement pas... Ou peut-être un peu... ajouta-t-il tout bas, avant d'enchaîner comme si de rien n'était. C'est tellement étrange de se dire que, né à une autre époque, je n'aurais jamais pu réellement discuter avec qui que ce soit. Arceus aurait pu au moins donner la parole aux pokémons à leur première création, peut-être que ça aurait évité des ennuis ? Si ça se trouve, certains parlaient, et on le sait même pas... Un miaouss qui parle, par exemple ! Vous pensez que ça existait ? »

Ces mots étaient justes. Pourquoi pas donner la paroles aux pokémons, même aux animaux. Il était sûr que ces derniers ne serait pas avares sur leur condition, bien terrible par moment. Il ne pouvait pas grand chose contre ça. Il devait accepter la condition actuelle. Un pokémon parler, là c'était la question.

« Ce que je sais moi, c'est que certains en étaient sûrement capable, déjà les types psy ou encore Lucario. Pour Miaouss, je suppose qu'avec de la détermination, la langage est une chose possible pour une créature assez intelligente. Le pokémon aurait du avoir un grand intérêt pour y arriver. »

Samuel répondait que vaguement à sa théorie, après tout les légendaires s'était mis à parler progressivement, il devait en être de même pour les hybrides. Ils étaient les héritiers de cette époque révolue depuis des lustres. Le prof était content qu'il expose ses idées. Il avait de quoi réfléchir à ses questions. La langue humaine n'était pas si compliquée que ça. Enfin, c'était sûrement parce qu'il est humain qu'il pense ainsi. Mais en était-il de même pour les hybrides ? Ceux qui était là attendant la suite des événements. Il en savait pas grand chose, il devait se pencher sur ça et demander à un linguiste. Il était en train de réfléchir quand il sentait un bras l'emporter. Il était surpris. Il lui faisait bel et bien la visite. Mais à une vitesse hallucinante. Il avait bien du mal à suivre. Il manquait plusieurs fois de se retrouver au sol. Heureusement, il s'arrêtait pas moment.

« Par là, c'est un secteur de remise en forme, et de ce côté, c'est pour les soins légers, comme les plaies, les brûlures légères, ce genre de choses... Pour les urgences, le Centre est relié au Complexe Hospitalier plus gros, qui gère les très, très gros bobos, et les maladies plus graves aussi ! » 

Samuel hochait la tête, très intéressant, c'était à la fois semblable et différent aux centre de soins pour les être humains. Ce n'est pas tout les jours qu'on pouvait voir une lampe imitant le soleil ou un batterie sur le sol ; chaque type devait demander certains soins. Il se mit à noter tout ça. Il avait le temps d'écrire à la va vite. Des vraies pattes de mouches. Pas sûr qu'il sache se relire après mais bon. Puis vint le tour d'une pièce sombre. Il frissonnait de tout son long. Il s'attendait au pire. Il se mettait à rougir comme un fou. Il n'était pas pour les hommes, mais ce genre de situation, c'était très bizarre pour lui. Il clignait simplement les yeux avant de voir la lumière éclairer la pièce. C'était un cabinet de médecin pour hybrides, ces yeux s'illuminèrent. Il voyait en vrai ce qu'était un lieu de travail d'infirmier. Il avait envie de tout toucher. De tester des choses. Il se sentait plus. Si bien que les mots de Abel avait bien du mal à parvenir à ses oreilles.

« Et voilà MON lieu de travail ! conclut-il en s'affalant sur la chaise derrière le bureau, fier de montrer son cabinet ridicule à quelqu'un. - Regardez, y'a même une plaque avec mon nom ! »

Il voyait son nom entier. Il se mit à rire un peu. C'était son lieu de travail. Abel était ici le chef, bon, en vrai il était le subordonné d'autres. Mais c'était trop bien. Il se mettait à s'approcher des objets, sans les toucher. Il devait tout de même le respect à Abel. Il l'avait guidé.

« Merci pour cette visite, elle m'as beaucoup appris, tu ne sais pas à quel point. Ça me fait plaisir. C'était beau. Vraiment, je m'attendais pas du tout ce que j'ai vu. Ma proposition tiens toujours. Donc, je me demande à quoi servent toutes ces choses. Je peux toucher ? »

La question qui tue, mais bon, Samuel était curieux, il était normal qu'il se pose des questions. Surtout en ce qui concernait les soins des hybrides. Il était en train d'analyser ce qu'il voyait, notant de temps à autre dans son carnet, à nouveau des pattes de mouches. Mais il ne fallait lui en vouloir pour ça. Il se posait un milliers de questions. C'était plus fort que lui. Son cerveau marchait à plein régime.
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MessageSujet: Re: Times to learn   Dim 5 Juin - 20:59
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Affalé dans son fauteuil, les pieds négligemment posés sur son bureau lui retirant tout effet de professionnalisme, Abel astiquait du bout de sa manche l'écriteau où figurait son nom et prénom. Lorsqu'il jugea qu'elle brillait assez à son goût, il la remit délicatement à l'avant de son bureau, sous le nez de son compère, afin qu'il puisse l'admirer de plus près. Ce n'était pas la modestie qui l'étouffait, mais Abel avait fait beaucoup d'efforts pour en arriver là, alors oui, il se montrait un peu imbu quand il s'agissait de lui-même. Naturellement, il aimait les éloges, et s'en faisait même à lui-même quand ça lui plaisait. Même s'il préférait nettement quand c'était les autres qui s'en chargeaient, chose que Samuel faisait à merveille, flattant l'infirmier sans vergogne.

L'hybride faisait rarement visiter son lieu de travail pour la simple et bonne raison que cela n'intéressait personne. Tout du moins, il ne pensait pas un jour trouver quelqu'un qui partagerait son enthousiasme à l'idée de visiter un simple centre hospitalier. Pour le coup, Abel s'était fait un vrai ami, et c'était parti pour durer, vu l'intérêt que Samuel portait au matériel médical.

-  Merci pour cette visite, elle m'as beaucoup appris, tu ne sais pas à quel point. Ça me fait plaisir. C'était beau. Vraiment, je m'attendais pas du tout ce que j'ai vu. Ma proposition tiens toujours. Donc, je me demande à quoi servent toutes ces choses. Je peux toucher ?

Et en tant qu'ami, il allait devoir supporter l'humour un peu lourd et singulier d'Abel, qui ne ratait décidément pas une occasion pour embêter Samuel. Abel s'approcha de ce dernier et prit un air faussement gêné, lançant d'un ton hésitant :

- Écoute, je trouve que ça va un peu trop vite entre nous, faut qu'on apprenne à se connaître avant. Tu préfères pas aller boire un verre plutôt ?  

Il n'ajouta rien d'autre, laissant l'information faire son parcours puis jaugeant la réaction de son vis-à-vis, avant finalement d'exploser de rire. Comme il en avait prit l'habitude, il lui donna à nouveau des coups de coude dans les côtes, plié en deux sous l'hilarité. Il n'était pas sûr que la plaisanterie fasse réellement rire le scientifique, mais ne s'en souciait pas vraiment non plus. Abel était déjà content de se faire rire lui même, faire rire son entourage n'avait jamais été sa priorité.

- Haha, je déconne, j'te fais marcher ! Mais faut dire que tu m'as tendu la perche aussi ! récupérant son souffle, il reprit d'un ton plus calme Touche autant que tu veux, explore, ça ne me dérange pas.

Dans l'idée, Abel songeait que s'il laissait Samuel s'amuser avec son matériel, alors il serait bien obligé d'autoriser l'infirmier à faire de même lorsqu'il viendrait visiter son laboratoire. Non, ça n'était pas de la manipulation, non... Disons plus simplement qu'Abel voulait s'assurer de garder de bons souvenirs de sa future visite. Bien que l'idée qu'elle puisse être mauvaise ne lui avait jamais effleuré l'esprit, probablement car Samuel s'était toujours montré de très bonne compagnie jusqu'à maintenant.

L'infirmier contourna le scientifique et saisit une machine assez imposante, de la taille d'une photocopieuse, posée sur un chariot. De cette machine pendouillait tristement deux câbles dont les bouts étaient en forme de vis, qui semblaient pouvoir accueillir des pinces de toutes tailles, à condition de les viser. Ces dernières étaient disposées sur un plateau lui même placé sur le haut de la machine, et Abel en saisit une paire de taille moyenne pour les accrocher au bout des deux câbles et commencer une démonstration.

- Tiens, tu connais cette machine ? C'est un des derniers modèles, on en a reçu plusieurs comme ça il y a quelques semaines. Et c'est vachement pratique !

Abel appuya donc sur un bouton pour allumer l'engin, et commença à en tourner un autre, laissant apparaître « 100V » sur un petit écran. Les pinces en main, Abel les ouvrit et les ferma rapidement, provoquant des petits bruits statiques, créant des coups de jus à travers l'objet.

- On s'en sert pour les hybrides de type électrique ! On accroche les pinces sur le patient et là, PAF ! il accompagna son cri d'un bruit statique plus fort que les précédents. Six-cent volts dans sa face ! Ça leur redonne la pêche tu peux me croire, dommage qu'on n'en ait pas un sous la main pour une belle démonstration !

L'infirmier éteignit finalement l'appareil -mieux valait éviter d'électrocuter son pote humain- et reposa délicatement les pinces après les avoir dévissées. Puis, d'un geste solennel, il désigna le reste de la pièce d'un coup de bras.

- Vas-y, mets-toi à l'aise et fouille si tu veux ! On a pleins de petites machines comme ça pour être sûr de répondre à chaque type de patient. Les hybrides ont tous des attentes différentes physiquement, donc autant dire que notre matériel est assez varié. Allez, regarde, touche, lèche, renifle, et pioche ce que tu veux là-dedans, je t'en ferai une démonstration si tu veux !

Il conclut en s'adossant au mur, les bras croisés, ses yeux pétillants posés sur le scientifique. Pour une fois que quelqu'un s'intéressait de très près à son travail, Abel n'allait pas le laisser dans l'ignorance. S'il voulait s'approche du domaine complexe qu'était celui du Médical chez les Hybrides, alors il allait être servi.

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MessageSujet: Re: Times to learn   Dim 5 Juin - 22:13
Samuel n'avait aucune arrière, vraiment aucune. Il avait poser cette question avec un intérêt purement scientifique pourtant la réponse du jeune homme le troublait. Il trouvait que ça allait vite. Mais de quoi il parlait donc ? Il n'avait pas bien saisi ce que ce jeune infirmier disait. Il avait juste visiter un centre pokémon sans se faire jeter comme un malpropre. Apprendre à se connaître, autour d'un café. Oh bon sang, par Arceus. Il avait compris mal ses mots. Le prof se mettait à sentir ses joues se chauffer. Il buguait. Il allait vraiment faire des choses pas nettes avec tous ces instruments inconnus. Il n'était pas prêt pour ça. Bon sang. Si bien que le rire de l'homme de la médecine avait du mal à parvenir à ses oreilles. Il le remarquait quand ce dernier le frappait. Un moyen efficace de remettre la machine qu'était le cerveau du scientifique. Il avait beau dire qu'il plaisantait. Il restait méfiant. Il n'avait tendu cette fameuse perche, enfin pas exprès.

Samuel était à présent rassuré, il pouvait toucher autant qu'il se voulait. Il se mit à applaudir vivement. Il se mettait à toujours les objets. Des atèles pas ordinaires. Des choses visqueuse dont il voulait savoir l'origine. Le jeune prof était au paradis. Il se mettais à toucher ce qu'il pouvait, ses mains étaient avides de découvertes. Mais une voix l'interrompais dans ses explorations tactiles plus ou moins agréable. Il tournait la tête et vit une machine imposante. Elle lui coupait le souffle.

« C'est de la machine où je m'y connais pas. »

Il expliquait la machine brièvement, il était passionné par le sujet. C'était normal après tout. Il en dépendait de son travail. De savoir à quoi ces choses étrange pouvaient servir. La machine faisait un bruit qui lui disait ce n'était pas une machine faite pour ceux de son espèce. Il finirai carboniser tel un hybride après une attaque déflagration. Il disait que c'était pour le type électrique. Il faisait du bruit pour illustrer son propos, fascinant. Il était carrément fasciné par toutes ces choses. Il aurait très mal avec ce voltage. Il n'y survivrai pas sûrement. Pour un hybride du type foudre. C'était agréable.  Il voulait tester ça sur un type électrique. Le prof n'avait pas de partenaire pokémon. Donc, il ne pouvait pas aider. L’appareil était éteint, supprimant ainsi le tintamarre qu'il provoquait. C'était plus agréable pour ses oreilles. Il autorisait vraiment à fouiller. Il ajoutait même qu'il pourrait faire une démonstration. Il ne fallait pas le dire deux fois à Samuel ça. Il se mettait à fouiller ce qu'il y avait à portée de main. Palpant les différentes matières, objets et autres choses dont il ignorait jusqu'à là l’existence.

« Merci Abel, c'est juste de trop. Ce que je vois dépasse l'entendement. Merci. »

C'est lui qui cette fois se mit à auteur de l'autre homme et lui serrait la main avant de lui faire deux tapes dans le dos qu'il espérait viriles. Il prit un objet étrange, des sorte de crochets.

« C'est quoi ça ? Ça doit faire mal, vous ne croyez pas ? »

Il tenait de façon un peu étrange et sûrement mal. Car il voyait pas grand intérêt à ces derniers. Ça ressemblait vaguement à un instrument pour les femmes. Bizarre.
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