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 Quand on cherche le chat, on voit le bout de ses oreilles.

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MessageSujet: Quand on cherche le chat, on voit le bout de ses oreilles.    Ven 3 Juin - 15:46
Tu n'aimes pas spécialement être dans ce genre de situation gênante. Mais ta taille assez réduite avait permis d'avoir des réduction pour le voyage. Sauf que tu étais adulte et c'était juste un adulte très grand qui te collait au cul parce que ta jupe était ce qu'elle était c'est à dire réglementaire. Elle n'allait pas mettre de pantalon pour ce genre de pervers. D'ailleurs, il avait eu une belle marque de ta part suite à ta montée à bord. Tu avais du te le coltiné durant a descente, heureusement, Carmin-sur-mer était une ville portuaire assez active. Tu avait réussi à le semer à une vitesse raisonnable. C'est là que tu pouvais envier les type électrique. Ton uniforme se perdant dans la foule. Tu soupirai de soulagement.Même si une partie de toi était flaté du regard de ce malotru. Tu les aimais pas et tu les aimerais jamais. Tu t'installais à l'ombre. Tu avais un rendez-vous ici. Pourquoi ? Pour un courrier, pardi. Pourquoi te déplacer ici alors. Une seule chose était sûre c'est qu'au retour, tu mettrai les point sur les « I » à la demoiselle du port. Te prendre pour une gamine.

« Quel soleil, j'y étais plus habitué, ça fait un sacré bout de temps que je n'avais pas mis les pieds dans cette bourgade. Je me demande si le courrier sera là. »

Bien entendu, il n'était pas le seul à réclamer tes services. Des alliés à ta cause profitait de ton passage en ville pour te dire des choses à transmettre au Quartier général. Tu notais en langage codé sur une feuille, pour être sûre de rien oublié. Ce qui était assez rare, il fallait le dire. Car tu faisais assez bien ton boulot. Messagère fidèle à Avalaon. La seule et unique, laissant les réseaux sociaux pourrir dans leur coin. Toi et les ordinateurs, ce n'était pas une grande histoire d'amour. Tu restais définitivement dans un temps qui n'était pas le tien. Ton sac se remplissait petit à petit. Sûrement dans le lot, il y avait celui que tu attendais. Mais il s'était pas signaler. Il y avait tellement de gens. Tu croisais les jambes t'appuyant contre le mur blanc en pierre de l'endroit où tu attendais. Tu le voyais de loin, ce pervers. Tu roulais des yeux en le voyant sortir de ville avec un tas de pokéballs. Un dresseur. Tu grognais furieusement, faisant apparaître tes oreilles de Delcatty. Ta colère te faisais toujours cet effet. Tu ne voulais pas d'un contrat, tu donnerai jamais ton sang ou autre chose à un humain. Tu voulais la liberté des hybrides. Mais tu ne tomberais pas non plus dans les même travers que Chronos en soumettant des humains.

« Je resterai peut-être un peu, boire un peu de Soda cool tout frais. Et voir le Machoc construire un truc. En restant loin de lui. »

Ton type normal te rendait faible aux capacités de cet ouvrier du bâtiment qui réparait son toit avec minutie. Tu attendais toujours que quelqu'un vienne. Pour autre chose, sans avoir peur de se faire chopper, vu le brouhaha, peu de chance que les ennemis ai vent de ce qui se passait là.
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MessageSujet: Re: Quand on cherche le chat, on voit le bout de ses oreilles.    Ven 3 Juin - 16:49

C'est avec le coeur lourd mais l'esprit bien plus léger que je me tourne vers les horizons ensoleillés de Carmin-sur-Seine, même si j'aurais préféré atterrir ailleurs. Le sentiment maritime a toujours cette fâcheuse tendance à provoquer un grésillement désagréble au fin fond de mes narines, en plus de me remémorer une enfance d'antant que j'ai depuis lors répudiée. Mais ce n'est pas aussi simple de gommer ainsi certains pans de sa vie, et je trouve le destin particulièrement mesquin de toujours me renvoyer à ces images. Ceux d'un temps où je pouvais me déclarer heureux, sans doute. Mais assez de tergiversations, je n'en suis plus à me lamenter sur mon sort. Ou du moins pas en public, n'en déplaise à ces... gens qui autrefois se nommaient mes collègues. Je n'ai pas fuis cet environnement nocif pour les laisser me noircir ma nouvelle vie, je sais que je n'aurais probablement d'autre chance.

Revenons-en à notre histoire ; j'ai  rendez-vous avec un individu qui pourrait me renseigner sur le mouvement de rébellion Avalon. La chose a commencé il y a de cela quelques semaines, quand je me suis installé à Safrania en tant de médecin généraliste et consultant. Ayant traité humains et pokemon sans distinction, et m'étant fait remarqué pour mon savoir sur la nouvelle constitution des hybrides j'ai été approché par un membre de l'Avalon.
Sans rentrer dans les détails, celui-ci a grandement insisté que je fasse la rencontre de plus de ses membres, et peut être même leur chef pour illustrer sa reconnaissance vis-à-vis des soins prodigués. C'était une demande sans aucune arrière-pensée, mais j'ai du lui refuser cette offre pour bien des raisons. Premièrement, je ne souhaite pas me retrouver au coeur du conflit opposant ces deux factions, qui-plus-est sans raisons ni motivation personnelle, et deuxièmement, malgré ma résignation je reste toujours apparenté à la Team Chronos, et rien de ce que je ferait n'effacera ce que j'y ai fait là-bas.
Bien qu'il ait été déçu par mon manque de coopération, il m'aura proposé une alternative : puisque je ne voulais pas me révéler en personne aux membres de l'Avalon je pouvais toujours passer par un intermédiaire. Je n'avais en effet aucune raison de priver cet organisme des connaissances acquises jusque là, et les aiderait sans aucun doute à améliorer leur conditions de vie sans forcément mettre en danger les humains. Je me suis donc mis à rédiger une lettre à l'attention de leur chef, Roxanne, lui faisant mention de connaissances et de médicaments dont je taisais l'origine pouvant remédier à certaines maladies apparues depuis leurs transformation en hybride. Sans inscrire de détails, je précisai simplement mon souhait de vouloir rester anonyme et de ne pas être impliqué de quelque façon que ce soit.

Cela étant fait, un arrangement fut convenu avec un "messager" permettant le relai d'information de façon sure et vérifiée au sein du réseau Avalon. Ainsi, en passant par l'un d'eux j'étais certain d'avoir une oreille attentive.




Arrivant au point de rendez-vous, j'ignore ce à quoi je m'attendais... Mais certainement pas à une enfant.
Il était peu probable qu'elle se soit égarée par hasard ici, au vu de l'endroit en retrait bien mal n'ayant rien pour lui. A la voir, ce devait être une collégienne tout au plus à qui on demanderai de faire son sac.

L'Avalon recrute même des mineurs pour faire son job ? Je suppose que vous avez vos propres règles sur lesquels nous humains n'avons pas de regard.


Mais après réflexion, ce n'était peut être pas si mal. La Team Chronos aurait probablement moins de méfiance à l'égare d'une enfant. Mais que dis-je, est-ce que je vais vraiment la laisser courir un tel risque alors que je n'ose même pas sortir le bout de mon nez ?


Malheureusement, je ne peux pas laisser une enfant faire un tel travail. Je ne veux pas avoir ta mort sur ma conscience.





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MessageSujet: Re: Quand on cherche le chat, on voit le bout de ses oreilles.    Ven 3 Juin - 17:38
Tu avais vu un type t'approcher de toi, et il te disais des choses peu agréable. Tu grimaçais. Ce que tu pouvais détester passer pour une gamine. Tu le fusillais du regard. Tu avais seize ans ; Bon, tu es jeune, mais tu étais utile, pour Avalon. Tu grondais, tu avais peut-être deux attaque offensives, elles étaient là pour prouver que tu pouvais te défendre. De quel droit il se donnait de juger. C'était un humain, à l'odeur. Tu plissais le nez un peu. Il venait de confirmer qu'il était bel et bien humain. Tu te levais et croisais les bras sous ta poitrine, presque inexistante, mais bon, là c'était que du détail. Il continuait en disant que c'était trop dangereux de te confier un paquet. Mais quoi ? Pour qui il se prenait ce crétin ? Comme si elle était facile à battre. N'importe quoi. Type normal ne voulait pas dire faible. Tu pouvais le prouver un millier de fois.

« De quel droit pensez-vous dire que je suis inutile, que ce pourquoi je suis là est trop dangereux. Vous me prenez pour une faible. Oui, je suis jeune, mais je ne manque pas de force. Misérable humain, tu crois supérieur par ce que tu es plus âgé. Tu peux dire ce que tu veux. Mais je suis hyper fiable. Tu vas pas me croire, tu crois que ce sac sert à rien ? Qu'il est juste rempli d'effets personnels ? »

Tu étais à quelques centimètres de lui. Tu avais beau être plus petite que lui. Tu serai pas la plus faible de Avalon. Loin de là. Bon, tu n'étais pas une guerrière, comme l'étais Roxane. Ce qu'elle pouvait être classe. Son courrier, tu le fouillerai sûrement. S'il était dangereux. Tu n’allais pas laisser les autres risquer leur vie. Tu jouerai avec la tienne. Tu avais résisté aux assauts d'un hybride combat. Un simple humain pouvait te tuer avec des armes et tout. Mais niveau combat à la main tu pouvais te débrouiller. Il y avait mieux et pire niveau premier contact ; Tu avais laissé parler ta fierté. Tu faisais la grande. Mais tu semblais bien ridicule, avec ta tête qui disait aux gens de pas te chercher. Même le pervers aurait eu peur de toi. Du moins, tu l'espérais de tout cœur.

« Confiez-moi le colis, et je pourrai vous le prendre de force. »

Hybride oblige, tes capacités étaient supérieures aux siennes. Tu pourrai grimper sur lui pour récupérer le fameux colis. Car si tu avais rendez-vous avec lui. Tu ne devais pas oublier ce courrier, il était plus important que les autres. Un humain aidant l'organisation, c'était drôle rien que d'y penser. Que d'autres de son espèce tomberait pour un traître. Il y avait sûrement un chez vous aussi. Mais tu n'étais pas tombé dessus. Heureusement, car tu l'aurai donné une de tes célèbres baffes. D'ailleurs une se préparait. Cet homme était un goujat de la pire espèce. Même Mikelangelo était plus sympa, oui, c'est à ce point.
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MessageSujet: Re: Quand on cherche le chat, on voit le bout de ses oreilles.    Ven 3 Juin - 21:23

C'était le pompon, aussi  ne suffisait-il pas de tomber sur une gamine le hasard lui a donné un caractère digne d'une adolescente en pleine crise et de révolte. Comme si j'avais le temps de babysitter un tel caractère.. Pensais-je, tout en expirant avec résignation un long soupire après avoir écouté sa plainte. Elle était à coté de la plaque.

Me passant les mains dans les cheveux, il me fallait choisir avec précaution les mots à utiliser afin de ne pas la froisser. Les jeunes filles à cet âge sont connues pour être particulièrement émotives, et je ne voulais pas finir du mauvais coté d'une attaque d'hybride. Me pinçant, je l'abordais en commençant par la partie qui m'avait le plus interpellé.


Je n'ai jamais prétendu appartenir à une race supérieure. Vous avez évolué en une espèce plus intelligente, de surcroît votre potentiel intellectuel équivaut au notre, c'est indéniable. Pour preuve, beaucoup d'entre vous se sont insérés dans notre société et vivent comme s'ils étaient humains. Toute personne qui pense le contraire possède la même activité cérébrale que celle d'un primate arriéré.  


Enfin, dans le cas de cette hybride son intelligence était discutable. Mais je me gardais bien de le lui faire remarquer, car je ne tenais pas à perdre la tête sur une simple taquinerie.
J'avais un peu de mal à comprendre ce qui avait provoqué sa colère, n'ayant fait que déclarer l'évidence. C'était une gamine, pas un soldat prêt à laisser sa vie pour une cause jugée juste.



Tout ce que je dis, c'est que je n'ai pas envie de mêler une mineure dans une affaire où moi-même je refuse de tremper. A mes yeux tu es une enfant avant d'être une hybride. Tu devrais être à l'école comme tous ceux de ton âge à faire sembler d'écouter tes profs pendant que tu envoies des textos à tes copines, à passer du temps dans des cafés à discuter de vos premiers amours ou que sais-je...


J'étais un lâche, ça je n'avais aucun mal à l'admettre.
Mais pour tout dire, la peur qui m'habite ne vient pas de l'ignorance mais bien le contraire. Je sais trop de choses, des choses que je n'aurais jamais du connaître, et vu et entendu trop d'horreurs entre les quatres murs blancs de la Team Chronos pour rester silencieux, mais je sens ma peur faire frétiller mes os le moment même où je tente d'en parler. Un jour peut être parviendrais-je à m'ouvrir, mais pour l'heure durant cette enfant devra se contenter de mon refus sur cette excuse d'âge.

Passant mes mains dans mon jean serré, je pouvais sentir la lettre de ma main droite et en for intérieur je pouvais m'entendre hurler de la lui présenter. Mais quelque chose, j'ignore quoi me faisait penser que cet acte signait pour moi la fin de mon monde tel que je le connaissais. Étrangement, la Team Chronos m'aura laissé tranquille à la condition que je ne leur pose plus problème, faire la causette à une membre de l'Avalon ne comptait-elle comme une offense majeur ?

Toujours est-il que cette offense me permettrai de voir les choses avec plus de clarté. Après tout,  nous en savons si peu sur les Pokemon depuis leur mutation que chaque découverte, si petite soit elle est un pas supplémentaire pour hommes et hybrides de coexister ensemble.

Mais tout cela, n'était vraiment possible à la seule condition que si l'on restait en vie. Nous ne sommes pas dans une situation de confiance humains et hybrides pour permettre ça.


La vie est une chose précieuse, je le sais un peu trop bien pour la voir gaspiller si facilement.




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MessageSujet: Re: Quand on cherche le chat, on voit le bout de ses oreilles.    Sam 4 Juin - 7:56
Tu avais toujours ce regard qui disait, essaye de dire un truc de travers, je te massacre. Il te disait qu'être hybride n'était pas forcément une personne dénué d'intelligence. Qu'il y avait des personnes comme elle, qui s'était intégré à la société. Et heureusement. Car Avalon ne prônait pas le retour à l'état sauvage. Il suffisait voir toute la technologie qu'on pouvait utiliser. On voulait cette égalité. Ne plus être une excuse pour combattre. Il continuait sur sa lancée sur quoi tu étais trop jeune ou d'autres connerie du genre. Mais il n'y avait pas d'âge pour être responsable. Il avait même parler d'école et d'amis. Tu aurais pu rire tellement ces paroles étaient ridicules. Mais ton humour était assez peu développé. Une vraie plaie. Tes premiers amour, la seule personne qui arrivait assez pour te toucher était Hana, que tu considérait comme une sœur à protéger, à la limite Heiji. Et tu savais que tu étais sauf la candidate idéale pour une amoureuse. Déjà que l'amitié était un concept flou pour toi. Il insistait en disant que la vie était précieuse.

« Je ne sais pas ce que vous avez vécu, et c'est sûrement quelque chose qui peux passionner. Mais on dirait que vous allez trahir une partie de vous-même en me donnant ce fichu courier. Je suis assez mature pour être confié de diverses missions. Même si je n'ai montrer que mon côté fier. Quand à ma vie sans ce que je fais, ça serait le désert. L'école, ça existe une sans catégorie à la noix pour protéger les humains parce qu'on est trop dangereux. Vous croyez que je ne suis pas instruite ? Grossière erreur. »

Pour le cas des amours,tu laissais tombé cette idée farfelue, tu avais des sentiments, le nier serait rejeter une partie de ton être. Mais tu n'étais pas comme ça. Tu préférais être ignorante sur certaines choses, ça te permettait de pas trop te poser des question. Comme la force qu'avait Roxane à tes yeux. Presque imbattable, impitoyable et ce malgré son double type qui prenait cher avec un type fée. Il faudrait des soldats de touts les types possibles. Ce qui s'annonçait un peu compliqué tout de même. N'importe qui peut devenir n'importe quoi.

« Puis j'ai toujours voyagé, avec ou sans cette affiliation, je serai sur les routes. Autant faire profiter une cause qui m'est positive. Alors cette lettre, vous allez me la donner. Faudra me faire confiance et mon âge n'est en aucun cas une excuse. »

Cet homme avait fait sortir le pire côté de ta personne. Tu aurais pu en avoir honte. De te montrer aussi haineuse et monter sur tes Galopa facilement. Mais tu avais encore un caractère. Tu te contentais pas de transmettre le courrier, tu vivais à ta façon. Profitant de ta liberté, celle que tu avais acquise malgré toi. Un sentiment illusoire dans le quel tu te complaisait. Tu étais plus proche de lui. Te demandant si les talons serait pas une bonne idée pour obtenir quelques centimètres.
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MessageSujet: Re: Quand on cherche le chat, on voit le bout de ses oreilles.    Sam 4 Juin - 10:23

En cet instant précis, j'avais la sensation désagréable d'avoir posé le doigt sur un aspect de la vie des hybrides qu'il vallait probablement mieux taire. Malgré leur adaptabilité, rien ne leur retirait leur statut de marginaux ; aucune loi ni principe humains ne régissait leur vies, la seule identité qu'ils se forgeaient était auto-proclamée et la structure même d'une famille n'était que rarement biologique. A ce propos, je me suis souvent demandé jusqu'à quels points les organes reproducteurs d'un hybride étaient semblables aux humains, leur compatibilité à s'accoupler avec un être humain ainsi que le résultat d'une telle union. Loin du genre de sujet que je soulèverai en compagnie d'une gamine, et ce même si cet âge se démarque par une curiosité particulièrement dévorante.

Aussi préférais-je ne pas continuer sur le sujet, et puis je ne pense pas qu'elle soit particulièrement ouverte à une telle discussion avec un inconnu. Un jour peut être lorsque j'en saurais plus sur elle et les hybrides pourrions-nous en parler librement, mais en attendant je m'en tiendrai à mon intention de départ.


Si je garde le silence, c'est mon humanité que je risque de trahir. Enfin ça c'est une tout autre histoire.
 


Détournant le regard, mon intuition me dictait de faire quelque chose en désaccord complet avec la raison. Je ne sais trop pourquoi, mais quelque part en moi j'avais envie de lui faire confiance, et pas seulement à cause du manque d'alternatives, mais parce que son caractère de battante m'encourageait à en faire de même.

« L'âge n'est qu'un nombre » ne cessait-elle de me répéter, bien que nous passerons sur les interprétations sordides d'une telle déclaration, elle n'avait pas entièrement tord.

Elle était désormais toute proche, suffisamment pour lui deviner une odeur légère et très féminine qui en disait long sur le genre d'hybride dont elle pouvait venir. Un genre de félin, probablement un persian ou un chacripan, voir même un delcatty. Cela ne m'aidait guère à lui remettre mon message en sachant que ces pokemon n'étaient pas destinés au combat, mais quoiqu'on en dise j'avais déjà pris ma décision.

Soupirant une dernière fois, les épaules baissées en signe d'abandon mes paroles accompagnaient cette résignation.


Bon. Puisque tu insistes tellement, la voilà ma fichue lettre. Mais qu'on se comprenne bien. A la moindre occasion de danger on arrête tout et tu la brûles, c'est compris ? C'est destiné à la chef d'Avalon, mais si tu arrives à atteindre un officier qui peut remonter jusqu'à elle... c'est largement suffisant.





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MessageSujet: Re: Quand on cherche le chat, on voit le bout de ses oreilles.    Sam 4 Juin - 16:59
Tu avais en face de toi un homme bien chiant. Tu n'étais pas surprise de le voir rejoindre Mikelangelo dans les gens que tu aimerai assez peu recroiser. Mais contrairement au grand dadet, lui, tu avais vraiment un chance de pas le revoir, sauf si on venait à nouveau te confier une mission avec lui comme but. Il disait lui-même qu'en faisant ce qui était prévu, il trahirait une partie de son humanité. Comme si Chronos était une gentille organisation. Quelle vaste plaisanterie. Il tournais la tête, comme ton regard. Tu souriais, arrivais-tu à le faire questionner sur sa force d'humain, voilà qui était bien pour toi. Il ne te prenais moins pour une gamine effrontée. Il soupirait, comme si un poids venait de se poser sur ses épaules. Toi, tu le fixais juste. Il te donnait la lettre. Il te demandait de faire des choses si quelque chose arrivait. Tu soulevais un sourcil. Surtout quand il ajoutait que tu pouvais la donner à un subordonné. Tu la remettrais en main propre. Qu'importe si tu devais jouer des coudes avec le bras droit de la belle qui dirigeait l’organisation. Tu avais un regard hautain pour cet homme. Il te sous-estimait, tu n'aimais pas ça du tout. Mais que pourrais-tu dire pour le convaincre, rien, il ne te croirait même pas. Tu étais déçue de ça.

« Comme si je ne connaissais pas les choses à faire en cas de danger. Dans ma carrière, bien que courte, c'est arrivé qu'une fois. Je part assez positive pour votre pli. Il arrivera à bon port. Je la donnerai à la patronne. Je préfère, on es pas à l'abri d'un traître. »

Tu failli ajouter qu''il suffisait de le voir lui. Mais tu t'abstenais de le dire ; Si tu devrai le voir autant ne pas trop te fâcher avec cet homme des plus étranges. Tu ignorait son métier, sa vie, tout, mais pas sûr que tu veuille savoir. Tout ce qui t'importait, c'était ton boulot. Tu pouvais reprendre ta route. Revenir sur tes pas. Le sac un peu lourd te faisais un peu vaciller. Mais tu étais forte. Tu le prouverai maintes et maintes fois. Tu le remettais en place, ce fameux sac, celui qui en avait vu des vertes et des pas mures.

« Autre chose ou tu as envie d'ajouter que c'est trop lourd pour pour une personne aussi jeune que ça m'empêchera de grandir, ce genre de bêtise ? »

Tu n'étais pas partie de la bonne patte avec lui. Et tu te souviendrai de cette arrogance. Tu lâchais un soupir ; tu en avais assez qu'on te juge comme ça. Comme si tu avais choisi ta nature ou ce qui faisait de toi une chose qui n'était pas grande. Génétique quand tu nous tiens. Quel que soit cet homme, il devait en savoir assez pour qu'on te demande de venir toi. Et non qu'un autre vienne récupérer la fameuse missive. Tu étais en partie fière de cette mission confiée à toi seule. Sans garde de corps, lourd comme un Wailmer.
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MessageSujet: Re: Quand on cherche le chat, on voit le bout de ses oreilles.    Lun 6 Juin - 1:44

A la voir enchaîner successivement des expressions de dégoût et boutades à mon encontre, le moins qu'on puisse en dire, c'est que je ne devais pas faire forte impression. Très franchement, je n'ai jamais été très doué pour le social, et cette nouvelle rencontre inopinée ne m'arrangeait en rien ; je n'étais tout de même pas venu pour faire la causette dans le coin d'une rue pour cette affaire, si ? Et le fait qu'elle soit une enfant ou une jeune fille n'a que peu d'incidence sur mon jugement, j'aurais été réticent envers presque n'importe qui. Et je me garderai de lui dire que la raison m'ayant poussé à l'en dissuader était parce que je ne la considérais pas sérieuse dans son travail, un peu comme le ferai un acheteur de stupéfiants rencontrant un vendeur adolescent trafiquant pour la première fois. Enfin, elle devais probablement s'en douter...

Je lui haussais les épaules à son égard, l'air de rien pour lui répondre que je ne voyais pas quoi ajouter de plus. Ni elle ni moi ne souhaitions nous éterniser ici, auquel cas je ne voyais pas vraiment comment la retenir plus longtemps.

Un rire cependant s'échappa de ma bouche après sa petite pique, c'était un rire léger mais aussi un peu gêné... le genre que certains donnent quand ils ne savent pas vraiment si la blague devait être drôle ou non. Roulant des yeux, je ne pouvais m'empêcher un petit commentaire à ce sujet.


Je ne pense pas qu'une petite lettre affectera ta croissance. Mais en effet je ne peux que t'encourager à ne pas porter d'objets lourds sur des durées prolongées. Tu ne voudrais pas rester à cette taille toute ta vie, hmmm ?



C'était facile et puéril, je l'admets. Mais en toute connaissance de cause, cette gamine m'avait tendu une telle perche que ne pas la prendre aurait été presque malvenu. Et puis elle ne se gênerait pas pour me rendre la pareille le moment venu.
Croisant les bras, je me laissais à un sourire légèrement suffisant de derrière mes lunettes à montures épaisses, comme l'air de dire « tu ne t'y attendais pas hein petite ? ». Puis en penchant ma tête sur le coté, je me suis à réfléchir.

Avais-je envie d'avoir un statut actualisé du message... façon colissimo ? Ce serait pratique, mais en même temps encore plus risqué autant pour elle que pour moi. Je ne savais pas comment la chef d'Aval allait réagir à mes informations, et je souhaitais rester anonyme. Mais si elle souhaitait communiquer ensuite, ou encore par un concours de circonstance hautement improbable il me fallait recontacter la gamine... Tout en me massant les tympans, je ne pouvais que me dire qu'il serait plus judicieux de lui laisser un numéro, et de choisir de rappeler ou non. J'avais un portable exprès pour ça acheté à la va-vite avant d'arriver ; pas question de leur donner un numéro personnel rattaché à mon domicile ou un cellulaire appartenant à l'hôpital.


Ah oui, une dernière chose. Voilà mon numéro, si tu pouvais m'appeler ou me laisser un message quand tu auras délivré ce serait parfait. Je te paies d'avance, donc je doute qu'on se reverra. Mais fais attention à toi d'accord ?






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MessageSujet: Re: Quand on cherche le chat, on voit le bout de ses oreilles.    Lun 6 Juin - 8:05
Tu en étais sûre, tu aurai pu le parier. Il faisait une remarque sur le poids de ton sac. Mais aussi sur ta croissance. C'était les mots qu'ils ne fallait pas pour te calmer. Comme si tu avais envie de rester aussi petite. C'était vraiment casse-pied pour toi. On te prenais pour une enfant. Pas digne de confiance et ce genre de choses. Tu ne te retenais pas. Et tu frappais de ton pied son tibia. On ne rigolait pas avec ta taille. Oui, c'était digne d'une enfant. Mais tu avais une fierté, trop grande, sans doute. Tu n'avais pas besoin de lui. Tu pouvais continuer ta route, paisiblement. Le retour que tu espérais moins agité que l'aller. Mais fort à parier que ça serait pas aussi calme que prévu, quelle galère. Mais ce n'était pas fini. Ce mec disait qu'il voulait savoir si sa missive était livré. Il te donnait un numéro. Tu avais un téléphone, mais tu t'en servais presque jamais. Donc tu le prenais, par ce tu avais une conscience professionnelle. Il parlait de paye, c'était bien pratique d'obtenir de l'argent comme ça. C'est aussi pour ça que tu aimais être messagère. Tu faisais un métier bien utile pour de nombreuses personnes. Et tes seize ans n'avaient rien à voir avec tout cela. Il te disait même de faire attention. Tu roulais des yeux.

« Oui Papa, je ferai attention... Je t'enverrai un message électronique quand ça sera fait. Et je préférerai qu'on se recroise pas. Vu mes voyages, c'est fort probable que l'inverse arrive. Vu Ma chance jusqu'à présent. »

Si tes premiers mots étaient teintés de moqueries digne de toi. Ou pas. La suite l'était moins. Bien plus celle qui était fière de son travail et l'accomplissait de son mieux malgré sa taille et son incapacité à voler comme un oiseau. C'était aussi être un hybride terrestre, même si on disait parfois qu'elle était féerique. Elle se voyait mal de ce type. Ou n'importe quel autre type que Normal ou vol par commodité. Tu n'avais plus qu'à voyager, tu te dirigeais vers le port. Celui que tu avais quitté plus tôt. La dame te faisais des signes de loin. Elle commençait déjà à t'énerver. Elle allait voir que tu étais pas une enfant. Tu lui montrerai quoi au juste. Ce n'est pas comme si les hybrides possèdent des cartes d'identités, si ? Tu n'en savais pas grand chose. Tu avais fui longtemps, trop longtemps.

« Au revoir quand même monsieur. »

Ta voix était teinté de ta colère. Celle qu'il avait provoquée. Tu laisserai pas tomber ta mission première, car le courrier était plus important que tes sentiments. Qu'importe ce qu'on peut en dire de ces derniers. Ils resteront une partie de ton être, c'est ce qui pouvait te rendre supportable ou l'inverse. Tu n'étais pas intéressé de savoir son avis. Tu le saluais poliment avant de prendre un peu d'argent et prouver par a plus b que tu étais plus âgée qu'elle croyait. Cette dame devrais faire face à tes arguments. Et tu en avais.
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